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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 16:14

(article publié en 1996 dans Réussir votre santé)

 

Depuis quelques années les médias, les laboratoires de produits pharmaceutiques et  une partie du corps médical, accusent le cholestérol d'être l'ennemi numéro un de la santé. Dans cette campagne, d'allure souvent hystérique, on dissimule des faits qui sont déroutants et peuvent discréditer le lobby anticholestérol. Il est toutefois hors de notre propos de contester que le risque de maladies coronariennes s'accroît en fonction d'un taux de cholestérol sanguin élevé. Mais suffit-il pour autant de changer son régime alimentaire ou de prendre un médicament réputé anticholestérol  pour diminuer les risques liés à ce type de pathologie ? Ce type de traitement est-il anodin, ou présente-t-il des inconvénients ?  La mortalité est-elle moins importante dans les pays ou grâce à un régime alimentaire approprié le taux de cholestérol a baissé ?

Tout d'abord, il est important de souligner à l'intention de nos lecteurs, qu'il n'est pas de notre intention de remettre en cause les traitements de l'hypercholestérolémie qui sont nécessaires dans certains cas bien définis mais toutefois limités. Il nous semble en revanche important d'être sceptique quant à la valeur d'une propagande anticholestérol exagérément amplifiée.

 

L'un des composants de la membrane cellulaire

Si on se fie aux médias, on pourrait croire que le rôle essentiel du cholestérol est de nuire à notre santé et que sa responsabilité dans l'artériosclérose est bien établi.  Pourtant, on oublie souvent de dire, qu'il est un élément clé dans la composition de la membrane cellulaire. Aucun organisme vivant ne peut continuer de vivre si on le prive de cet élément qui est à la base de l'architecture de nos cellules. Deux chercheurs américains, Michael Brown et Joseph Goldstein ont reçu en 1985, le prix Nobel pour leurs travaux qui démontraient  les mécanismes du transport du cholestérol à l'intérieur de la cellule. Ils ont découvert que ce transport n'est possible que grâce à l'existence dans la membrane de récepteurs de cholestérol. Mais leurs travaux font également ressortir, que l'hypercholestérolémie n'est possible que lorsqu'il existe un défaut génétique au niveau de ces récepteurs membranaires, car si les récepteurs fonctionnent mal, ou ne fonctionnent pas du tout, la cellule n'a plus à sa disposition son matériel de base qui lui sert à élaborer ses membranes  et elle  synthétise son propre cholestérol. Dans ce cas précis, le mécanisme auto contrôle n'existe pratiquement plus (parce que le taux ne dépend plus alors des récepteurs) et l'organisme est condamné à produire du cholestérol. Ces travaux font ressortir que nous ne sommes pas égaux devant l'artériosclérose et que l'apparition de la maladie, ne dépend pas exclusivement du régime alimentaire et du mode de vie.

 

Et les facteurs à risques ?

Il semble logique  qu'une cellule privée de cholestérol cherchera à la synthétiser et que le rapport de l'importance du cholestérol est lié au nombre et au fonctionnement des récepteurs, et que dans ce cas un régime hypocholestérolémique ne peut avoir qu'un effet limité. Certes, on sait que le café, la cigarette, le diabète, l'excès de poids sont des facteurs à risques dans les maladies coronariennes et participent à accroître le taux de cholestérol. Mais est-il pour autant possible de déduire que ce cholestérol est responsable de ces pathologies ou qu'il s'agit là de la résultante d'un  effet secondaire et non de la cause initiale ?  Par ailleurs, des scientifiques britanniques ont fait ressortir que dans de nombreux cas, la maladie coronarienne est probablement programmée dans la première période de notre vie.

La battage autour du cholestérol prétend fréquemment qu'un taux de cholestérol bas est synonyme de bonne santé et diminue les risques d'incidents cardiaques. Pourtant, nous savons maintenant que les personnes qui ont réussi à baisser leur taux de cholestérol sanguin meurent effectivement moins, d'accidents coronariens mais plus de cancers. Cette constatation rejoint celle des physiologistes du début de ce siècle qui supposaient que le cholestérol joue un rôle important dans la régulation de la perméabilité cellulaire, et que de plus il est l'un des éléments clés de l'autodéfense de notre corps contre l'infestation par les cellules cancéreuses. Certes, notre connaissance sur les mécanismes de la carcinogenèse est encore insuffisante pour pouvoir affirmer ou rejeter cette hypothèse, mais il est bien établi que la diminution du cholestérol augmente le risque de cancer. Récemment, les chercheurs japonais ont suivi plusieurs milliers habitants d'Osaka cette hypothèse a été une fois de plus confirmée, la relation entre le cancer (particulièrement chez les hommes) et un taux bas de cholestérol semble être évidente.   Des médecins pensent également que la chute du cholestérol précède la mort, chez des patients qui souffrent de maladies longues. Les chercheurs du centre médical de Baltimore quant à eux font état qu'un taux bas de cholestérol entraînent fréquemment le décès chez les personnes âgées.

 

Le cholestérol a-t-il une incidence sur la durée de vie ?

Déjà en 1981, on a commencé à faire des constatations troublantes, les personnes qui ont un taux important de cholestérol ne vivent pas statistiquement de manière significative plus longtemps que le reste de la population, mais à la grande surprise des chercheurs ceux-ci ont constaté qu'elles avaient un taux de suicide beaucoup plus important.  Bon nombre de chercheurs pensent maintenant, qu'un taux trop bas de cholestérol est à l'origine des dépressions, suicides, et de mort précoce. Les psychiatres finlandais ont observé que les individus particulièrement agressifs se caractérisent par un taux bas de cholestérol. Les nombreuses expériences faites sur les animaux confirment la relation entre le taux de cholestérol et l'agressivité.

Toutes ces recherches, soulignent que la mode pour les médicaments anticholestérolique est douteuse et que l'abaissement du cholestérol fait de manière inconsidéré peut avoir des conséquences  graves pour notre santé.

Le Cholestérol à prendre avec des pincettes

Sujet, scabreux à prendre avec des pincettes les études contradictoires se succèdent.  Ainsi que nous venons de le voir, il est présent dans toutes les cellules et dans le sang, ainsi que dans la bile. Ce stérol, se trouve dans les graisses animales, dans le tissu cérébral, dans le lait il est synthétisé par le foie. Son rôle est particulièrement important dans la synthèse des hormones stéroïdes.

L'excès de cholestérol est dangereux, il bloque les artères engendre l'artériosclérose. Si il y a formation de plaques dans le sang il y a risque de thromboses. Mais seul l'excès de cholestérol, qui provient des graisses saturées que l'on trouve dans les produits d'origines animales, les abats, la viande, le lard, les produits laitiers, le chocolat présente des inconvénients notables. Par contre les graisses non saturées présentes dans les huiles vierges ont une incidence protectrice notable.

Le seul 'hic" c'est que l'on ne sait guère quel est le rôle exact du cholestérol dans les maladies cardio-vasculaires. Ainsi que nous l'avons vu, est-il la cause, dans ce cas il est normal et judicieux d'agir pour le contrôler et le juguler, mais si il n'est que la conséquence, c'est agir sur un symptôme et l'effet protecteur ne peut être qu'illusoire.

Sur le plan pratique, lorsque l'on absorbe des  de trop nombreux aliments riches en cholestérol et que celui-ci n'est pas éliminé il se fixe sur la paroi des vaisseaux et forme une plaque qui s'épaissit avec le temps, et va jusqu'à provoquer l'obstruction des vaisseaux.

Mais comme rien n'est simple, certains chercheurs émettent l'hypothèse que celui exercerait une protection contre les radicaux libres et qu'il serait même un antioxydant (d'où son influence protectrice dans le cancer). Sa toxicité n'apparaîtrait qu'après un phénomène d'oxydation, lui même lié directement à nos conditions de vie.

 

 

Des études surprenantes

Nous fabriquons chaque jour environ 15 grammes de cholestérol, l'essentiel étant que le taux en concentration soit à un niveau optimal, tout comme pour la glycémie et tous les autres éléments indispensables au bon fonctionnement de notre corps.

En Israèl des chercheurs ont établi des taux de comparaison entre l'espérance de vie les personnes dont le taux se situe entre 2 et 2.30 ont une espérance de durées vie supérieure à celles dont le niveau se trouve entre 1.5 et 1.9. Là  non plus on ne peut tirer de conclusion hâtive, parce que l'on s'aperçoit que le mode de vie, s'il a des répercussions parfois (mais pas toujours) sur le taux, a quant à lui une incidence indiscutable.`

Les oeufs,  ont été souvent à tort sur le ban des accusés, on s'est aperçu que les oeufs utilisés pour les études étaient de la poudre d'oeuf déshydraté !  D'autres études contradictoires faites démontrent que l'oeuf, lorsqu'il est consommé dur, ou à la coque même en quantité importante joue un rôle négligeable sur le cholestérol. Il est probable que la lécithine contenue dans l'oeuf  soit un agent fortement protecteur. De plus, ils contiennent  également des protéines et des acides aminés et des nutriments divers.

 

Les véritables ennemis 

Le cholestérol n'est pas l'ennemi à abattre à tout prix. Il  peut être  le reflet  d'erreurs alimentaires et (ou) d'un hérédité  génétique  qui est la caractéristique de certaines familles, mais il est également probable que dans ce cas de figure les habitudes alimentaires familiales aient un rôle prédominant. A tout ceci peut s'ajouter l'hypertension, la suralimentation, l'excès de poids, la cigarette, l'alcool, les produits laitiers (soupçonnés par de nombreux chercheurs, plus spécialement la cuisine au beurre), les fritures, l'excès de  graisses animales, charcuteries, triperies, les sucres artificiels ainsi que tous les produits en contenant, (boissons sucrées, sodas, pâtisseries,confitures  chocolat etc.)     le diabète, le stress,  l'inactivité physique, ainsi que certains produits pharmaceutiques

 

Combattre le cholestérol naturellement

Les nutriments à base de GLA, l'huile d'onagre, l'huile de pépins de cassis ont une action anticholestérolémiante. La lécithine abaisse le taux des lipides, les huiles de poisson (elles comportent des acides gras polyinsaturés oméga 3)., les huiles végétales (de première pression à froid) lin, noix, soja, sésame, d'oeillette, de tournesol. Les céréales complètes, le riz, le millet, tous les fruits frais, et les légumes verts, les artichauts, les salades vertes, le citron, le pamplemousse, le raisin, la carotte, les aubergines, le chou, l'oignon, la ciboulette l'ail qui a une action spécifique sur la structure des artères, qui a été démontré par H. Heinle l'adjonction d'ail, à la nourriture fait diminuer de manière importante le taux de cholestérol et a une action bénéfique sur l'hypertension, cette étude a été confirmée par le Professeur A. Arekhow de Moscou, qui a quant à lui constater que la prise régulière d'ail empèche l'accumulation de cholestérol et la formation de plaques athéromateuses dans les vaisseaux sains, comme dans ceux déjà atteints. Plus curieusement, celui-ci a constaté également que l'ail différenciait les cholestérols, il combattait le nuisible (LDL), mais privilégiait le bon(HDL), le résultat dans tous les cas s'avérait positif. Mais l'ail, est un agent anti-oxydant, et il s'oppose aux effets des radicaux libres (l'ASP + l'alliine inhibe environ 46 % la péroxydation des lipides au niveau sérique et tissulaire). Ce qui expliquerait que les régimes "à la méditéranéenne" offrent une protection  aux maladies coronariennes, par rapport à ceux du  nord de l' Europe. L'acide O-linoléique contenu dans l'huile d'olive aurait une action également protectrice.

A privilégier également les vitamines du groupe A, C  et B, le sélénium, le magnésium.

J.Aikhenbaum - A. Bienert

 

 

 

 

Les plantes qui combattent  le cholestérol

L'Alfalfa - le pissenlit - le bouleau - l'olivier - l'aubier de tilleul - la bardane - le chiendent - la saxifrage - le romarin - le solidago - l'écorce de frène - l'Eupatoire -

Toutes ces plantes peuvent être préparées sous forme de décoction à raison de 5 grs pour 1 litre d'eau porter à ébullition pendant 15 minutes infuser 30 minutes, prendre 4 à 5 tasses par jour loin des repas.

Vin anti-cholestérol :

feuilles de bouleau + écorce de frène dans un litre de vin rouge de Bordeaux (si possible biologique) laisser macérer 1 semaine, filtrer et boire un verre à liqueur par jour, loin des repas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cholestérol, est-il injustement accusé ?

Depuis quelques années les médias, les laboratoires de produits pharmaceutiques et une partie du corps médical, accusent le cholestérol d'être l'ennemi numéro un de la santé. Dans cette campagne, d'allure souvent hystérique, on dissimule des faits qui sont déroutants et peuvent discréditer le lobby anticholestérol. Il est toutefois hors de notre propos de contester que le risque de maladies coronariennes s'accroît en fonction d'un taux de cholestérol sanguin élevé. Mais suffit-il pour autant de changer son régime alimentaire ou de prendre un médicament réputé anticholestérol pour diminuer les risques liés à ce type de pathologie ? Ce type de traitement est-il anodin, ou présente-t-il des inconvénients ? La mortalité est-elle moins importante dans les pays ou grâce à un régime alimentaire approprié le taux de cholestérol a baissé ?

Tout d'abord, il est important de souligner à l'intention de nos lecteurs, qu'il n'est pas de notre intention de remettre en cause les traitements de l'hypercholestérolémie qui sont nécessaires dans certains cas bien définis mais toutefois limités. Il nous semble en revanche important d'être sceptique quant à la valeur d'une propagande anticholestérol exagérément amplifiée.

L'un des composants de la membrane cellulaire

Si on se fie aux médias, on pourrait croire que le rôle essentiel du cholestérol est de nuire à notre santé et que sa responsabilité dans l'artériosclérose est bien établi. Pourtant, on oublie souvent de dire, qu'il est un élément clé dans la composition de la membrane cellulaire. Aucun organisme vivant ne peut continuer de vivre si on le prive de cet élément qui est à la base de l'architecture de nos cellules. Deux chercheurs américains, Michael Brown et Joseph Goldstein ont reçu en 1985, le prix Nobel pour leurs travaux qui démontraient les mécanismes du transport du cholestérol à l'intérieur de la cellule. Ils ont découvert que ce transport n'est possible que grâce à l'existence dans la membrane de récepteurs de cholestérol. Mais leurs travaux font également ressortir, que l'hypercholestérolémie n'est possible que lorsqu'il existe un défaut génétique au niveau de ces récepteurs membranaires, car si les récepteurs fonctionnent mal, ou ne fonctionnent pas du tout, la cellule n'a plus à sa disposition son matériel de base qui lui sert à élaborer ses membranes et elle synthétise son propre cholestérol. Dans ce cas précis, le mécanisme auto contrôle n'existe pratiquement plus (parce que le taux ne dépend plus alors des récepteurs) et l'organisme est condamné à produire du cholestérol. Ces travaux font ressortir que nous ne sommes pas égaux devant l'artériosclérose et que l'apparition de la maladie, ne dépend pas exclusivement du régime alimentaire et du mode de vie.

Et les facteurs à risques ?

Il semble logique qu'une cellule privée de cholestérol cherchera à la synthétiser et que le rapport de l'importance du cholestérol est lié au nombre et au fonctionnement des récepteurs, et que dans ce cas un régime hypocholestérolémique ne peut avoir qu'un effet limité. Certes, on sait que le café, la cigarette, le diabète, l'excès de poids sont des facteurs à risques dans les maladies coronariennes et participent à accroître le taux de cholestérol. Mais est-il pour autant possible de déduire que ce cholestérol est responsable de ces pathologies ou qu'il s'agit là de la résultante d'un effet secondaire et non de la cause initiale ? Par ailleurs, des scientifiques britanniques ont fait ressortir que dans de nombreux cas, la maladie coronarienne est probablement programmée dans la première période de notre vie.

La battage autour du cholestérol prétend fréquemment qu'un taux de cholestérol bas est synonyme de bonne santé et diminue les risques d'incidents cardiaques. Pourtant, nous savons maintenant que les personnes qui ont réussi à baisser leur taux de cholestérol sanguin meurent effectivement moins, d'accidents coronariens mais plus de cancers. Cette constatation rejoint celle des physiologistes du début de ce siècle qui supposaient que le cholestérol joue un rôle important dans la régulation de la perméabilité cellulaire, et que de plus il est l'un des éléments clés de l'autodéfense de notre corps contre l'infestation par les cellules cancéreuses. Certes, notre connaissance sur les mécanismes de la carcinogenèse est encore insuffisante pour pouvoir affirmer ou rejeter cette hypothèse, mais il est bien établi que la diminution du cholestérol augmente le risque de cancer. Récemment, les chercheurs japonais ont suivi plusieurs milliers habitants d'Osaka cette hypothèse a été une fois de plus confirmée, la relation entre le cancer (particulièrement chez les hommes) et un taux bas de cholestérol semble être évidente. Des médecins pensent également que la chute du cholestérol précède la mort, chez des patients qui souffrent de maladies longues. Les chercheurs du centre médical de Baltimore quant à eux font état qu'un taux bas de cholestérol entraînent fréquemment le décès chez les personnes âgées.

Le cholestérol a-t-il une incidence sur la durée de vie ?

Déjà en 1981, on a commencé à faire des constatations troublantes, les personnes qui ont un taux important de cholestérol ne vivent pas statistiquement de manière significative plus longtemps que le reste de la population, mais à la grande surprise des chercheurs ceux-ci ont constaté qu'elles avaient un taux de suicide beaucoup plus important. Bon nombre de chercheurs pensent maintenant, qu'un taux trop bas de cholestérol est à l'origine des dépressions, suicides, et de mort précoce. Les psychiatres finlandais ont observé que les individus particulièrement agressifs se caractérisent par un taux bas de cholestérol. Les nombreuses expériences faites sur les animaux confirment la relation entre le taux de cholestérol et l'agressivité.

Toutes ces recherches, soulignent que la mode pour les médicaments anticholestérolique est douteuse et que l'abaissement du cholestérol fait de manière inconsidéré peut avoir des conséquences graves pour notre santé.

Le Cholestérol à prendre avec des pincettes

Sujet, scabreux à prendre avec des pincettes les études contradictoires se succèdent. Ainsi que nous venons de le voir, il est présent dans toutes les cellules et dans le sang, ainsi que dans la bile. Ce stérol, se trouve dans les graisses animales, dans le tissu cérébral, dans le lait il est synthétisé par le foie. Son rôle est particulièrement important dans la synthèse des hormones stéroïdes.

L'excès de cholestérol est dangereux, il bloque les artères engendre l'artériosclérose. Si il y a formation de plaques dans le sang il y a risque de thromboses. Mais seul l'excès de cholestérol, qui provient des graisses saturées que l'on trouve dans les produits d'origines animales, les abats, la viande, le lard, les produits laitiers, le chocolat présente des inconvénients notables. Par contre les graisses non saturées présentes dans les huiles vierges ont une incidence protectrice notable.

Le seul 'hic" c'est que l'on ne sait guère quel est le rôle exact du cholestérol dans les maladies cardio-vasculaires. Ainsi que nous l'avons vu, est-il la cause, dans ce cas il est normal et judicieux d'agir pour le contrôler et le juguler, mais si il n'est que la conséquence, c'est agir sur un symptôme et l'effet protecteur ne peut être qu'illusoire.

Sur le plan pratique, lorsque l'on absorbe des de trop nombreux aliments riches en cholestérol et que celui-ci n'est pas éliminé il se fixe sur la paroi des vaisseaux et forme une plaque qui s'épaissit avec le temps, et va jusqu'à provoquer l'obstruction des vaisseaux.

Mais comme rien n'est simple, certains chercheurs émettent l'hypothèse que celui exercerait une protection contre les radicaux libres et qu'il serait même un antioxydant (d'où son influence protectrice dans le cancer). Sa toxicité n'apparaîtrait qu'après un phénomène d'oxydation, lui même lié directement à nos conditions de vie.

Des études surprenantes

Nous fabriquons chaque jour environ 15 grammes de cholestérol, l'essentiel étant que le taux en concentration soit à un niveau optimal, tout comme pour la glycémie et tous les autres éléments indispensables au bon fonctionnement de notre corps.

En Israèl des chercheurs ont établi des taux de comparaison entre l'espérance de vie les personnes dont le taux se situe entre 2 et 2.30 ont une espérance de durées vie supérieure à celles dont le niveau se trouve entre 1.5 et 1.9. Là non plus on ne peut tirer de conclusion hâtive, parce que l'on s'aperçoit que le mode de vie, s'il a des répercussions parfois (mais pas toujours) sur le taux, a quant à lui une incidence indiscutable.`

Les oeufs, ont été souvent à tort sur le ban des accusés, on s'est aperçu que les oeufs utilisés pour les études étaient de la poudre d'oeuf déshydraté ! D'autres études contradictoires faites démontrent que l'oeuf, lorsqu'il est consommé dur, ou à la coque même en quantité importante joue un rôle négligeable sur le cholestérol. Il est probable que la lécithine contenue dans l'oeuf soit un agent fortement protecteur. De plus, ils contiennent également des protéines et des acides aminés et des nutriments divers.

Les véritables ennemis

Le cholestérol n'est pas l'ennemi à abattre à tout prix. Il peut être le reflet d'erreurs alimentaires et (ou) d'un hérédité génétique qui est la caractéristique de certaines familles, mais il est également probable que dans ce cas de figure les habitudes alimentaires familiales aient un rôle prédominant. A tout ceci peut s'ajouter l'hypertension, la suralimentation, l'excès de poids, la cigarette, l'alcool, les produits laitiers (soupçonnés par de nombreux chercheurs, plus spécialement la cuisine au beurre), les fritures, l'excès de graisses animales, charcuteries, triperies, les sucres artificiels ainsi que tous les produits en contenant, (boissons sucrées, sodas, pâtisseries,confitures chocolat etc.) le diabète, le stress, l'inactivité physique, ainsi que certains produits pharmaceutiques

Combattre le cholestérol naturellement

Les nutriments à base de GLA, l'huile d'onagre, l'huile de pépins de cassis ont une action anticholestérolémiante. La lécithine abaisse le taux des lipides, les huiles de poisson (elles comportent des acides gras polyinsaturés oméga 3)., les huiles végétales (de première pression à froid) lin, noix, soja, sésame, d'oeillette, de tournesol. Les céréales complètes, le riz, le millet, tous les fruits frais, et les légumes verts, les artichauts, les salades vertes, le citron, le pamplemousse, le raisin, la carotte, les aubergines, le chou, l'oignon, la ciboulette l'ail qui a une action spécifique sur la structure des artères, qui a été démontré par H. Heinle l'adjonction d'ail, à la nourriture fait diminuer de manière importante le taux de cholestérol et a une action bénéfique sur l'hypertension, cette étude a été confirmée par le Professeur A. Arekhow de Moscou, qui a quant à lui constater que la prise régulière d'ail empèche l'accumulation de cholestérol et la formation de plaques athéromateuses dans les vaisseaux sains, comme dans ceux déjà atteints. Plus curieusement, celui-ci a constaté également que l'ail différenciait les cholestérols, il combattait le nuisible (LDL), mais privilégiait le bon(HDL), le résultat dans tous les cas s'avérait positif. Mais l'ail, est un agent anti-oxydant, et il s'oppose aux effets des radicaux libres (l'ASP + l'alliine inhibe environ 46 % la péroxydation des lipides au niveau sérique et tissulaire). Ce qui expliquerait que les régimes "à la méditéranéenne" offrent une protection aux maladies coronariennes, par rapport à ceux du nord de l' Europe. L'acide O-linoléique contenu dans l'huile d'olive aurait une action également protectrice.

A privilégier également les vitamines du groupe A, C et B, le sélénium, le magnésium.

Les plantes qui combattent le cholestérol

L'Alfalfa - le pissenlit - le bouleau - l'olivier - l'aubier de tilleul - la bardane - le chiendent - la saxifrage - le romarin - le solidago - l'écorce de frène - l'Eupatoire -

Toutes ces plantes peuvent être préparées sous forme de décoction à raison de 5 grs pour 1 litre d'eau porter à ébullition pendant 15 minutes infuser 30 minutes, prendre 4 à 5 tasses par jour loin des repas.

Vin anti-cholestérol :

feuilles de bouleau + écorce de frène dans un litre de vin rouge de Bordeaux (si possible biologique) laisser macérer 1 semaine, filtrer et boire un verre à liqueur par jour, loin des repas.

Le cholestérol, est-il injustement accusé ?

Depuis quelques années les médias, les laboratoires de produits pharmaceutiques et une partie du corps médical, accusent le cholestérol d'être l'ennemi numéro un de la santé. Dans cette campagne, d'allure souvent hystérique, on dissimule des faits qui sont déroutants et peuvent discréditer le lobby anticholestérol. Il est toutefois hors de notre propos de contester que le risque de maladies coronariennes s'accroît en fonction d'un taux de cholestérol sanguin élevé. Mais suffit-il pour autant de changer son régime alimentaire ou de prendre un médicament réputé anticholestérol pour diminuer les risques liés à ce type de pathologie ? Ce type de traitement est-il anodin, ou présente-t-il des inconvénients ? La mortalité est-elle moins importante dans les pays ou grâce à un régime alimentaire approprié le taux de cholestérol a baissé ?

Tout d'abord, il est important de souligner à l'intention de nos lecteurs, qu'il n'est pas de notre intention de remettre en cause les traitements de l'hypercholestérolémie qui sont nécessaires dans certains cas bien définis mais toutefois limités. Il nous semble en revanche important d'être sceptique quant à la valeur d'une propagande anticholestérol exagérément amplifiée.

L'un des composants de la membrane cellulaire

Si on se fie aux médias, on pourrait croire que le rôle essentiel du cholestérol est de nuire à notre santé et que sa responsabilité dans l'artériosclérose est bien établi. Pourtant, on oublie souvent de dire, qu'il est un élément clé dans la composition de la membrane cellulaire. Aucun organisme vivant ne peut continuer de vivre si on le prive de cet élément qui est à la base de l'architecture de nos cellules. Deux chercheurs américains, Michael Brown et Joseph Goldstein ont reçu en 1985, le prix Nobel pour leurs travaux qui démontraient les mécanismes du transport du cholestérol à l'intérieur de la cellule. Ils ont découvert que ce transport n'est possible que grâce à l'existence dans la membrane de récepteurs de cholestérol. Mais leurs travaux font également ressortir, que l'hypercholestérolémie n'est possible que lorsqu'il existe un défaut génétique au niveau de ces récepteurs membranaires, car si les récepteurs fonctionnent mal, ou ne fonctionnent pas du tout, la cellule n'a plus à sa disposition son matériel de base qui lui sert à élaborer ses membranes et elle synthétise son propre cholestérol. Dans ce cas précis, le mécanisme auto contrôle n'existe pratiquement plus (parce que le taux ne dépend plus alors des récepteurs) et l'organisme est condamné à produire du cholestérol. Ces travaux font ressortir que nous ne sommes pas égaux devant l'artériosclérose et que l'apparition de la maladie, ne dépend pas exclusivement du régime alimentaire et du mode de vie.

Et les facteurs à risques ?

Il semble logique qu'une cellule privée de cholestérol cherchera à la synthétiser et que le rapport de l'importance du cholestérol est lié au nombre et au fonctionnement des récepteurs, et que dans ce cas un régime hypocholestérolémique ne peut avoir qu'un effet limité. Certes, on sait que le café, la cigarette, le diabète, l'excès de poids sont des facteurs à risques dans les maladies coronariennes et participent à accroître le taux de cholestérol. Mais est-il pour autant possible de déduire que ce cholestérol est responsable de ces pathologies ou qu'il s'agit là de la résultante d'un effet secondaire et non de la cause initiale ? Par ailleurs, des scientifiques britanniques ont fait ressortir que dans de nombreux cas, la maladie coronarienne est probablement programmée dans la première période de notre vie.

La battage autour du cholestérol prétend fréquemment qu'un taux de cholestérol bas est synonyme de bonne santé et diminue les risques d'incidents cardiaques. Pourtant, nous savons maintenant que les personnes qui ont réussi à baisser leur taux de cholestérol sanguin meurent effectivement moins, d'accidents coronariens mais plus de cancers. Cette constatation rejoint celle des physiologistes du début de ce siècle qui supposaient que le cholestérol joue un rôle important dans la régulation de la perméabilité cellulaire, et que de plus il est l'un des éléments clés de l'autodéfense de notre corps contre l'infestation par les cellules cancéreuses. Certes, notre connaissance sur les mécanismes de la carcinogenèse est encore insuffisante pour pouvoir affirmer ou rejeter cette hypothèse, mais il est bien établi que la diminution du cholestérol augmente le risque de cancer. Récemment, les chercheurs japonais ont suivi plusieurs milliers habitants d'Osaka cette hypothèse a été une fois de plus confirmée, la relation entre le cancer (particulièrement chez les hommes) et un taux bas de cholestérol semble être évidente. Des médecins pensent également que la chute du cholestérol précède la mort, chez des patients qui souffrent de maladies longues. Les chercheurs du centre médical de Baltimore quant à eux font état qu'un taux bas de cholestérol entraînent fréquemment le décès chez les personnes âgées.

Le cholestérol a-t-il une incidence sur la durée de vie ?

Déjà en 1981, on a commencé à faire des constatations troublantes, les personnes qui ont un taux important de cholestérol ne vivent pas statistiquement de manière significative plus longtemps que le reste de la population, mais à la grande surprise des chercheurs ceux-ci ont constaté qu'elles avaient un taux de suicide beaucoup plus important. Bon nombre de chercheurs pensent maintenant, qu'un taux trop bas de cholestérol est à l'origine des dépressions, suicides, et de mort précoce. Les psychiatres finlandais ont observé que les individus particulièrement agressifs se caractérisent par un taux bas de cholestérol. Les nombreuses expériences faites sur les animaux confirment la relation entre le taux de cholestérol et l'agressivité.

Toutes ces recherches, soulignent que la mode pour les médicaments anticholestérolique est douteuse et que l'abaissement du cholestérol fait de manière inconsidéré peut avoir des conséquences graves pour notre santé.

Le Cholestérol à prendre avec des pincettes

Sujet, scabreux à prendre avec des pincettes les études contradictoires se succèdent. Ainsi que nous venons de le voir, il est présent dans toutes les cellules et dans le sang, ainsi que dans la bile. Ce stérol, se trouve dans les graisses animales, dans le tissu cérébral, dans le lait il est synthétisé par le foie. Son rôle est particulièrement important dans la synthèse des hormones stéroïdes.

L'excès de cholestérol est dangereux, il bloque les artères engendre l'artériosclérose. Si il y a formation de plaques dans le sang il y a risque de thromboses. Mais seul l'excès de cholestérol, qui provient des graisses saturées que l'on trouve dans les produits d'origines animales, les abats, la viande, le lard, les produits laitiers, le chocolat présente des inconvénients notables. Par contre les graisses non saturées présentes dans les huiles vierges ont une incidence protectrice notable.

Le seul 'hic" c'est que l'on ne sait guère quel est le rôle exact du cholestérol dans les maladies cardio-vasculaires. Ainsi que nous l'avons vu, est-il la cause, dans ce cas il est normal et judicieux d'agir pour le contrôler et le juguler, mais si il n'est que la conséquence, c'est agir sur un symptôme et l'effet protecteur ne peut être qu'illusoire.

Sur le plan pratique, lorsque l'on absorbe des de trop nombreux aliments riches en cholestérol et que celui-ci n'est pas éliminé il se fixe sur la paroi des vaisseaux et forme une plaque qui s'épaissit avec le temps, et va jusqu'à provoquer l'obstruction des vaisseaux.

Mais comme rien n'est simple, certains chercheurs émettent l'hypothèse que celui exercerait une protection contre les radicaux libres et qu'il serait même un antioxydant (d'où son influence protectrice dans le cancer). Sa toxicité n'apparaîtrait qu'après un phénomène d'oxydation, lui même lié directement à nos conditions de vie.

Des études surprenantes

Nous fabriquons chaque jour environ 15 grammes de cholestérol, l'essentiel étant que le taux en concentration soit à un niveau optimal, tout comme pour la glycémie et tous les autres éléments indispensables au bon fonctionnement de notre corps.

En Israèl des chercheurs ont établi des taux de comparaison entre l'espérance de vie les personnes dont le taux se situe entre 2 et 2.30 ont une espérance de durées vie supérieure à celles dont le niveau se trouve entre 1.5 et 1.9. Là non plus on ne peut tirer de conclusion hâtive, parce que l'on s'aperçoit que le mode de vie, s'il a des répercussions parfois (mais pas toujours) sur le taux, a quant à lui une incidence indiscutable.`

Les oeufs, ont été souvent à tort sur le ban des accusés, on s'est aperçu que les oeufs utilisés pour les études étaient de la poudre d'oeuf déshydraté ! D'autres études contradictoires faites démontrent que l'oeuf, lorsqu'il est consommé dur, ou à la coque même en quantité importante joue un rôle négligeable sur le cholestérol. Il est probable que la lécithine contenue dans l'oeuf soit un agent fortement protecteur. De plus, ils contiennent également des protéines et des acides aminés et des nutriments divers.

Les véritables ennemis

Le cholestérol n'est pas l'ennemi à abattre à tout prix. Il peut être le reflet d'erreurs alimentaires et (ou) d'un hérédité génétique qui est la caractéristique de certaines familles, mais il est également probable que dans ce cas de figure les habitudes alimentaires familiales aient un rôle prédominant. A tout ceci peut s'ajouter l'hypertension, la suralimentation, l'excès de poids, la cigarette, l'alcool, les produits laitiers (soupçonnés par de nombreux chercheurs, plus spécialement la cuisine au beurre), les fritures, l'excès de graisses animales, charcuteries, triperies, les sucres artificiels ainsi que tous les produits en contenant, (boissons sucrées, sodas, pâtisseries,confitures chocolat etc.) le diabète, le stress, l'inactivité physique, ainsi que certains produits pharmaceutiques

Combattre le cholestérol naturellement

Les nutriments à base de GLA, l'huile d'onagre, l'huile de pépins de cassis ont une action anticholestérolémiante. La lécithine abaisse le taux des lipides, les huiles de poisson (elles comportent des acides gras polyinsaturés oméga 3)., les huiles végétales (de première pression à froid) lin, noix, soja, sésame, d'oeillette, de tournesol. Les céréales complètes, le riz, le millet, tous les fruits frais, et les légumes verts, les artichauts, les salades vertes, le citron, le pamplemousse, le raisin, la carotte, les aubergines, le chou, l'oignon, la ciboulette l'ail qui a une action spécifique sur la structure des artères, qui a été démontré par H. Heinle l'adjonction d'ail, à la nourriture fait diminuer de manière importante le taux de cholestérol et a une action bénéfique sur l'hypertension, cette étude a été confirmée par le Professeur A. Arekhow de Moscou, qui a quant à lui constater que la prise régulière d'ail empèche l'accumulation de cholestérol et la formation de plaques athéromateuses dans les vaisseaux sains, comme dans ceux déjà atteints. Plus curieusement, celui-ci a constaté également que l'ail différenciait les cholestérols, il combattait le nuisible (LDL), mais privilégiait le bon(HDL), le résultat dans tous les cas s'avérait positif. Mais l'ail, est un agent anti-oxydant, et il s'oppose aux effets des radicaux libres (l'ASP + l'alliine inhibe environ 46 % la péroxydation des lipides au niveau sérique et tissulaire). Ce qui expliquerait que les régimes "à la méditéranéenne" offrent une protection aux maladies coronariennes, par rapport à ceux du nord de l' Europe. L'acide O-linoléique contenu dans l'huile d'olive aurait une action également protectrice.

A privilégier également les vitamines du groupe A, C et B, le sélénium, le magnésium.

Les plantes qui combattent le cholestérol

L'Alfalfa - le pissenlit - le bouleau - l'olivier - l'aubier de tilleul - la bardane - le chiendent - la saxifrage - le romarin - le solidago - l'écorce de frène - l'Eupatoire -

Toutes ces plantes peuvent être préparées sous forme de décoction à raison de 5 grs pour 1 litre d'eau porter à ébullition pendant 15 minutes infuser 30 minutes, prendre 4 à 5 tasses par jour loin des repas.

Vin anti-cholestérol :

feuilles de bouleau + écorce de frène dans un litre de vin rouge de Bordeaux (si possible biologique) laisser macérer 1 semaine, filtrer et boire un verre à liqueur par jour, loin des repas.

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 16:39

 

 

Les animaux de basse cour

 

Lorsqu'il parlait du coq, Buffon le célèbre naturaliste,  s'exprimait ainsi :

"Cet oiseau quoique domestique, quoique le plus commun de tous, n'est peut être pas assez connu". Par  ce discours, il soulignait les lacunes qu'il pouvait y avoir dans les connaissances de son époque.

Or, malgré que plus de deux siècles se soient écoulés cette réflexion nous interpelle plus que jamais. En effet, les transformations que nous avons fait subir à l'aviculture dans le but de rentabilité et de profit immédiat ont fait disparaître bon nombre de races de volailles en France, dont certaines par sélection avaient mis plusieurs siècles pour s'implanter et s'acclimater. Il en va de même pour de très nombreuses races d'animaux domestiques, de variétés et races, de plantes cultivées etc.

 

L’aviculture industrielle un système préjudiciable

 

Ces modifications génèrent des préjudices aux conséquences difficilement évaluables notamment :

            - Des préjudices culturels

- des préjudices qui entraînent un déséquilibre dans l’environnement.

- des préjudices pour le consommateur

 

Il devient donc impératif de s'interroger et d'examiner les solutions que l'on peut envisager d'apporter pour tenter d'inverser ce phénomène qui n'a fait que s'accentuer au cours de ces 50 dernières années.

Pour ce faire, nous pensons qu'il est intéressant de se référer aux naturalistes du siècle passé et à leur réflexion. L'un d'entre eux notamment définissait le coq, "comme un oiseau terrestre, avec des pattes robustes et des ailes de petites dimensions, ne lui permettant qu'un vol lourd, court, maladroit et qui cherche sa nourriture en grattant le sol". De par cette constatation on peut aisément déduire, qu'aucun animal d'élevage à l'heure actuelle ne bénéficie d'un environnement qui lui permet d'être proche de cette réalité, qui semblait à ce naturaliste aussi essentielle.

Pour le Professeur Letard, le coq est l'oiseau le plus anciennement domestiqué, il ne le fut qu'à l'âge du bronze (-3200 ans avant J.C). Il aurait été importé d'Asie en Europe par le Phéniciens. Pour Darwin son introduction daterait du 6° siècle avant Jésus-Christ. 

En 1880 dans sa monographie des "Races de Poules" V.La Perre de Roo, définissait la poule commune comme le type de plus rustique de l'espèce galline. Il disait également qu'améliorée par la sélection, c'est celle qui convient le mieux aux fermiers se contentant de mauvais grains invendables sur les marchés, et qu'elle a une aptitude particulière pour découvrir sa nourriture dans la remise, à l'écurie à l'étable et dans tous les coins de la ferme et de ses alentours. Vive, alerte, robuste et vagabonde elle ne coûte rien au fermier, et par conséquent tout ce qu'elle produit est bénéfice net.

 

Toutes les races de volailles seraient issues (?) cette thèse d’ailleurs est controversée, de différentes  espèces principales La coq Bankiva (Gallus gallus bankiva) Le coq de Lafayette (Gallus lafayettii) le coq fourchu (Gallus varius) le coq Sonnerat (Gallus sonneratii)

Races de volailles disparues ou rares

Nord

- Coucou des Flandres - Coucou de France - Coucou picarde- Hergnies - Poule de marquise - Sans queue

Ouest

Barbezieux - Poule de Blanzac - Poule de Caux

Divers

Aquitaine - Ardéale - Bresse Blanche - Caussade - Chrysanthème - Cocherelle - Ivanaise - Landaise - Malgache - Poule de Contres - Poule de Courrières - Poule de Lorraine - Poules de Serres - Provençale.

La Géline de Touraine, appelée aussi «La Dame Noire», fait partie des principales spécialités de la gastronomie tourangelle. Elle connaît ses heures de gloire dans les années 1920, se faisant remarquer dans les concours nationaux et internationaux. La deuxième guerre mondiale anéantit cette renommée. Elle disparaît des élevages de Touraine au profit de volailles plus productives et rentables. (source INRA)

 

Par le truchement de croisements les races de volailles au cours des siècles ont fini par s’imposer et devenir l'un des emblèmes  français. Le coq gaulois symbolise notre pays, alors que paradoxalement cet animal est originaire d'extrême orient.

Son acclimatation s’est faite progressivement, lentement. De nouvelles races introduites en provenance d’Asie ont permis en se croisant avec celles déjà présentes  de donner  de nouvelles souches.

Après la seconde guerre mondiale le déclin de l’aviculture a commencé et s’est accentué à tel point que de nombreuses  races communes ont totalement disparues. La sélection actuelle n’est faite qu’en fonction du rendement chair (ou oeuf pour les pondeuses) par rapport au poids d’aliment ingurgité. On privilégie donc des croisements susceptibles de donner de fort rendement au détriment de souches rustiques qui avaient au cours des décennies et parfois des siècles passés démontrées leur parfaite adaptation à leur  l’environnement. (cette remarque peut également être appliquée aux autres animaux domestiques élevés pour leur chair)

Les qualités de chair des volailles dépendent de plusieurs facteurs de l’origine, de la race, de la souche et bien entendu de l’aliment qui a été donné à l’animal pour qu’il arrive à maturité.

Dans les décennies passées et jusqu’aux années 50, l’élevage était pratiqué à petite échelle et faisait partie d'un ensemble de produits de la ferme, il était bien souvent considéré comme un appoint. Rares étaient les grands élevages spécialisés et même si certains éleveurs arrivaient parfois à obtenir de meilleurs rendements de leurs animaux c'était   souvent à l’aide  de recettes traditionnelles le plus souvent héritées de leurs proches et qu’ils gardaient jalousement. L'ensemble de la démarche était artisanale.

Bon nombre de races locales qui existent encore ne doivent leur survie qu'à quelques passionnés, à des associations, des clubs et sont considérées parfois... comme des pièces de collection

Aujourd’hui tout le monde s’accorde pour dire que la production de  poulets (et de poules pondeuses) est du point de vue biologique totalement inacceptable et ne tient aucun compte des nécessités propres à cette espèce. On peut dire sans aucune exagération, que l’animal est produit dans des conditions inadmissibles, les durées du temps d’élevage ont été écourtées divisées par 2 et même par 3. Les conditions de vie de l’animal peuvent être qualifiées de concentrationnaire, les mutilations que nous leur infligeons  sont indignes d’hommes et de femmes qui se prétendent civilisés et qui prônent le droit au respect du vivant et de l'animal. Les conséquences sur l’environnement et sur la santé des animaux  et la répercussion sur l’être humain sont indéniables. Ce type d’élevage industriel et ce quelle que soit l’espèce est à proscrire, car nous sommes dans l’incapacité de faire face ne serait ce qu’aux nuisances directes ou indirectes qu'elles entraînent sur notre santé et sur l’environnement.

Lorsqu’on y regarde d’un peu plus près, nous nous apercevons que les intérêts économiques priment sur tous les autres, y compris sur la répercussion que peut avoir les autres facteurs :

- influence sur la santé du consommateur, nuisances etc.

En ce qui concerne l’élevage de volailles biologiques, il s’agit d’un mieux indiscutable par rapport à l’élevage industriel. Toutefois, il comporte de sérieuses lacunes auxquelles il est difficile d'apporter une réponse simple et rapide.

En effet, ce qui différencie essentiellement la production biologique de poulets et de poules pondeuses (et qui amène un plus indéniable, tant dans la qualité des produits que dans les conditions de vie des animaux) c'est :

- la surface accordée aux animaux

- la possibilité d'avoir accès à une aire herbeuse

- des aliments biologiques

- Le choix de substances non toxiques pour traiter les animaux.

- l'absence de mutilation de l'animal, mesure  qui devrait être adoptée pour tous les élevages.

On peut donc déduire, que les volailles dites « biologiques » sont élevées dans des conditions industrielles, même si celles-ci sont améliorées par rapport à l’élevage intensif, comme nous l’avons vu ci-dessus.

Les élevages dits biologiques autorisent jusqu'à 10 animaux au mètre carré, ainsi que l'approvisionnement en animaux en provenance d’accouvoirs industriels.

Les volailles contrairement à ce que l’on pense généralement, ont un comportement social très développé  que le confinement rend impossible (Thorpe W.H The assessment of pain and distress in animals. In report in the technical Committee to enquire intothe welfaore of animals kept under intesive livestock systems. Charman : F.W.R Brambel cmnd 2836H.M.S.O London).

Parmi les comportements qui sont inaccessibles (ou difficiles) aux volailles y compris de celles élevées selon les critères « biologiques » on note :

  • le perchage,
  • le lissage des plumes, les bains de poussière
  • la nidification
  • la recherche de nourriture

Nous pensons qu’il est difficile de trouver des solutions même pour l'élevage biologique des animaux de basse cour en fonction des réalités biologiques propres à cette espèce, pour ce qui concerne les poulets de chair et la production d'oeuf.

On observe  que la volaille se prête apparemment à un élevage de type industriel et supporte  de fortes de concentrations de population, mais que celles-ci  ne sont  obtenues que grâce à des artifices. En l'état actuel des choses, en conservant  les productivités actuelles, il est impossible de faire des propositions susceptibles d'être retenues. Nous nous en tiendrons donc aux animaux destinés à la reproduction.

 

Nous pensons qu’il est possible avec des moyens relativement simples d'agir en étant   plus exigent pour  la production des souches reproductrices ainsi que pour la fourniture en poussins  des   élevages biologiques.

Lorsque l'on examine ce que proposait Mr Jacque, naturaliste du siècle passé et spécialiste des animaux de basse-cour on est aux antipodes de ses recommandations. Celles-ci  destinées aux  éventuels éleveurs comportaient des  méthodes et des moyens pour accroître leur production, tout en respectant les exigences de cette espèce à savoir :

- un parcage suffisant, Mr Jacque préconisait que les animaux disposent d'un minimum de 25 m2 minimum  à 100 m2 et plus si possible par famille (1 coq et 6 à 10 poules) comprenant  un terrain  sablonneux et sec ne gardant pas l'eau, planté de groseilliers, d’acacias.... La partie dite habitation ou poulailler comprenant des perchoirs, des pondoirs, une augette et un vase pour boire. Il s'agit là de formules qui peuvent être considérées comme être à l’origine de nos élevages contemporains, mais qui donnaient néanmoins la possibilité à l'éleveur de lâcher les animaux dans la nature (avec des rotations lorsque l’élevage avait plusieurs parcs).

Il y a lieu de différencier la partie de l’élevage destinée à l’alimentation à savoir la production d’oeufs et de poulets de chair, de celles des souches chargées de la reproduction.

- Les souches : doivent être prioritairement produites à partir de variétés et races locales de manière à sauvegarder la biodiversité. L'objectif souhaitable et prioritaire, est que devrait être exclus tout approvisionnement de poussins dont  l’origine sont les circuits industriels classiques.

Il est également à souhaiter, que les   reproducteurs soient produits de manière naturelle en respectant tout le cycle à savoir, la pondaison, la nidification et la couvaison naturelle  ainsi que l’élevage des poussins jusqu’à leur sevrage par la poule.

Il est aussi indispensable, que des sujets témoins issus des reproducteurs soient conservés plusieurs années et que certains même puissent vivre jusqu’à leur disparition  naturelle, de façon  à ce que des observations portant sur la vie normale de ces animaux puissent être effectuées. Ce type de système pourrait être fait relativement simplement, en fin de rotation en conservant par exemple une famille ou bien encore, en sélectionnant  des animaux afin de créer une nouvelle famille.

Il est indispensable que  les souches reproductrices puissent disposer d’espace  suffisant leur permettant de subvenir en partie à leur alimentation,  l’apport en nourriture par l’éleveur est nécessaire mais devrait être considéré comme  complémentaire.

Il est  bien évident que de telles mesures risquent dans un premier temps d’augmenter  les coûts de production (ne serait-ce que par l’organisation et la multiplication de petits parcs) ceci vu dans une optique de concentration de production. En revanche, pratiqués à petite échelle dans des élevages de type familial ces coûts  seraient insignifiants et probablement moindres que ceux des productions industrielles, l'inconvénient de cette méthode consistant en la difficulté d'assurer des produits "réguliers et standardisés" auxquels sont  habitués les consommateurs.

Les éleveurs auraient  la possibilité de vendre :

-  des oeufs fécondés  destinés à la production de poules et de poulets de chair, qui pourraient être traités dans des couveuses artificielles (ces oeufs cochés pourraient être également vendus  pour la consommation, ce qui serait un plus  par rapport à l'oeuf biologique actuel destiné à la consommation et qui est non fécondé). On pourrait pour différencier les produits prévoir un étiquetage détaillant de façon précise l'origine  comprenant  un petit historique, de la souche, du mode de couvaison utilisé, de la composition de l'alimentation, des modes de soins, de l’espace dont dispose l’animal  etc.

Dans ce type d'élevage la surface dite de parcours, devra être suffisante et calculée en fonction des variétés. Si nous considérons qu'une partie de l'alimentation des volailles leur est fourni par le milieu ambiant, il y a lieu de reconsidérer la surface minimale à leur accorder. Toutefois, en nous référant aux travaux de Ch. Jacque et à nos propres observations nous pensons que des surfaces de 2 à 400 mètres par famille serait déjà une amélioration notable par rapport aux normes actuelles (identiques pour tous les animaux), ces dimensions pourraient être réduites, dans le cas par exemple ou l'éleveur aurait la possibilité d'avoir de petits terrains qu'il utiliserait en rotation. Il nous semble important que les animaux puissent disposer dans un tel terrain en fonction des régions de divers arbustes et bosquets, ainsi que du fumier ou du compost de vache ou de cheval grâce auxquels les animaux auraient la possibilité de  trouver des éléments (vers de terre, insectes etc.) que l'alimentation fournie par l'homme est incapable de leur apporter. 

Ainsi, pour un élevage de ce type intégrer de façon harmonieuse avec un impact favorable sur l'environnement, on peut considérer que  qu’un terrain de 5000 m2 avec un bâtiment "poulailler de 300 m2 placé au centre, divisé en surface de 12 m2 nécessaire à une  famille, serait amplement suffisant pour l'élevage d'environ 300 animaux reproducteurs.

Les  avantages non négligeables de cette façon de procéder permettraient la valorisation de races locales en voie de disparition, mais également une intégration plus proche de la réalité  des animaux dans l’environnement. 

 

J.Aikhenbaum

Piotr Daszkiewicz

 

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 12:06

Petite histoire du bolchevisme

 

L'HUMANITÉ donne aujourd'hui la fin  de l'exposé du camarade Staline  devant le 17e Congrès de notre parti frère de l'Union soviétique. Ce discours connaît un énorme succès dans toute l'Union où il est déjà répandu par plusieurs millions d’exemplaires de journaux. On peut dire qu'il n'y a pas un seul ouvrier des usines soviétiques qui n'en ait déjà pris connaissance. Mais le succès du discours a dépassé toutes les frontières du pays de la révolution. Il est analysé et commenté dans toute la presse du monde entier. Comme il est naturel, l'on y dénature le sens des paroles de Staline on accumule les objections et les réserves ………
Nous demandons, quant à nous, à tous les travailleurs de lire avec la plus  grande attention ces pages admirables. Il y trouveront des explications simples, claires, des arguments irréfutables pour tous les actuels problèmes de politique…. Dans ses diverses phases avec une précision unique et une hauteur de vues que pas un autre homme politique n'est présentement capable. Quand il étudie ma raison essentielle de la victoire éclatante du bolchevisme est là, dans ce sentiment de confiance, dans cette foie en la mission du prolétariat……
 
La grande parole de Staline retentit ainsi au-dessus, bien au-dessus des scandales et des hontes, des intrigues politiciennes qui agitent les Représentants des capitalismes en décadence. C'est la voix du marxisme, non seulement respecté dans toute sa rigueur doctrinale, mais du marxisme qui se réalise, qui dirige l'économie, qui prouve ainsi sa supériorité écrasante sur le vieux libéralisme bourgeois décomposé, éliminé, pourri.
…….On comprendra alors l'abîme qui sépare la politique d'un Vandervelde ou  d’un Blum et celle du chef éprouvé du Mouvement socialiste révolutionnaire mondial.


Marcel CACHIN.

 

Petite histoire du bolchevisme

Théorie et réalité

Le bolchevisme, cet enfant terrible du socialisme, naquit à Londres, par un beau jour de juillet de l'année 1903, d'une bouderie entre deux « camarades », Oulianov-Lénine et Zederbaun-Martov.

 Le prétexte en était mince. Lénine avait proposé de ré­duire à trois les six rédacteurs du journal du parti : Martov s'y était opposé ; le congrès, indécis, se rangea, en définitive, à l'opinion de Lénine, désignant, toutefois, Mar­tov comme l'un des trois rédacteurs.

 

Mar­tov refusa avec hauteur le poste qu'on lui offrait, il dé­fendit à ses partisans de prendre part à réfec­tion du comité central, qui se trouva composé ainsi exclusivement de léninistes. Dès ce mo­ment, ces derniers prirent le nom de bolche­viks » ou majoritaires, tandis que les marteauvistes passaient à l'opposition sous l'appellation de mencheviks » ou minoritaires.

Or, à cette époque, aucune divergence de principe ne séparait encore ces deux groupes qui appartenaient à la gauche » du parti socialiste russe. Le programme, établi par le congrès de Londres, avait été rédigé avec la collaboration de ses deux chefs : Lénine et Martov. Ce document était fort modéré et ne contenait rien de spécifiquement collectiviste. Il y était question d'une Chambre des députés, élue par le suffrage universel, de diverses ga­ranties pour tous les citoyens, de la liberté....

 

Il annonçait déjà que le prolétariat victorieux se débarrasserait de ses ennemis par des moyens « plébéens » lisez : les balles ou la guillotine. Nous sommes les jacobins du socialisme », disait-il encore, des bolcheviks. Nilartov, tout en partageant ces idées, n'avait pas la même envergure ; éternel­lement ballottés entre leurs principes et leur conscience, les mencheviks étaient condamnés à une existence de plus en plus effacée, en marge de tous les régimes et de tous les principes. Plus à gauche que les socialistes-révolutionnaires, ils se laissèrent pourtant dominer par ces derniers au début de la révolution de 1917, ne surent pas s'opposer à la mainmise de Lénine et finirent par disparaître en fumée de l'horizon politique de la Russie.

 

L’équipe Lénine est finie

Tout comme les états à régime parle­mentaire, la Russie soviétique vient d'avoir, elle aussi, sa crise ministérielle. Du reste, cette crise couvait depuis long­temps ; la dictature de Staline était loin de plaire aux grands chefs du bolchevis­me, vétérans chevronnés des grandes lut­tes politiques et nouveaux venus aux am­bitions démesurées. Ils ne supportaient qu'avec impatience l'arrogance de ce Géorgien, que Lénine lui-même avait qua­lifié, dans son célèbre testament, d'indi­vidu ignorant, grossier et borné, en re­commandant à ses successeurs de ne ja­mais lui confier aucun poste important et responsable.

Pourtant, Staline, s'appuyant sur la Guépéou semblait invulnérable ; une ma­jorité terrorisée lui était toute acquise, tant dans le Comité Central Exécutif de L’U.R. S. S. que dans le Politbureau. Aussi fut-il décidé de s'en débarrasser à l'Orientale, en amorçant une dispute qui se terminerait par quelques coups de feu le tout étouffé entre les quatre murs du bureau de Staline. Une fois le dictateur mort, on désignerait un autre secrétaire général du Politbureau et le jeu des institutions soviétiques reprendrait son cours normal... jusqu'à nouvel ordre.

Pour bien comprendre la signification des derniers événements, il faut se rappe­ler que l'Union des Républiques socialis­tes soviétiques, ou l'U.R.S.S., est compo­sée de plusieurs républiques, dont la plus importante est la république russe ou R. S. F. S. P. D'après la constitution so­viétique, chacun de ces Etats a son pro­pre conseil des commissaires du peuple; la fédération elle-même est gouvernée par un conseil central, le Sovnarkom de l'U. R. S. S. présidé par Rykov. …..

Alexis Ivanovitch Rykov, dit Alexis >, dit Rojkov, dit Vlassov, dit le Bègue, dit Vassili, dit Sevostian, né en 1881, avait fait un peu tous les métiers, mais surtout celui de conspirateur……..il organise avec Lénine une école de préparation bolcheviste à Long­jumeau. De retour en Russie, il se lance dans une active propagande révolution­naire et se fait pincer par les gendarmes en février 1910 ; ………….beaucoup plus enclin au so­cialisme doré qu'au bolchevisme, Rykov ne suivit Lénine que sous l'influence du terrible ascendant que ce dernier exer­çait sur les natures faibles. Il subit plus tard Staline, comme il avait subi Lénine, mais avec moins de patience et plus de palinodie.

Quoi qu'il en soit, avec Rykov dispa­raît l'un des derniers grands lieutenants de Lénine. Sverdlov assommé par les ou­vriers, Dzerzinsky mort, Trotzky, Zinoviev, Kamenev, Radek écartés définitive­ment par Staline, Lounatcharsky réduit à des rôles de troisième ordre, il ne reste plus guère de la grande équipe que Meer Enoch, Moiseevitch…..

 

Et pendant ce temps : le bonheur soviétique disponible à porté de mains

 

Leningrad

Choses vues en Russie

Belostroff est la gare frontière qui sépare la Finlande de l'U.R.S.S. Tout le monde des­cend avec ses bagages. On passe à, la doua­ne, où toutes les Valises sont ouvertes et minutieusement visitées. Les livres surtout retiennent l'attention des douaniers un de mes amis, qui a pris avec lui un livre con­tenant une étude sur les paysages et les coutumes de la Russie d'avant-guerre, voit le livre confisqué..

La visite des passeports s'effectue sans dif­ficulté. Nous donnons comme référence le nom de la personne ou de l'organisation que nous allons voir en U.R.S.S. Sans être ainsi recommandé, il est très difficile à quiconque de pénétrer sur le sol où règne la dictature du prolétariat.

……..au fur et à mesure qu'on approche de Leningrad, on traverse des agglomérations de plus en plus denses, de pauvres petites maisons sales, délabrées, mal entretenues, misérables, nids à épidémies, à idées tristes.

 

……..Le cabinet de toilette est muni d’une baignoire et d'un appareil à douche. Nous es­sayons de faire couler de l'eau chaude en tournant à fond le robinet désigné. Peine inutile ! Nous recevons sur le corps une eau glacée tombant, non en pomme d'arrosoir, mais en unique filet !

Le restaurant est tout en haut de l'hôtel, sur le toit, sur une terrasse entourée de vitres. Quelques étrangers sont  attablés, quelques plantes vertes, un petit orchestre de trois exécutants.

Lés  nappes ont quelques trous apparents. La cuisine russe, excellente, très copieuse.

Très bons vins de Crimée etc. Les garçons, en veston blanc et pantalon noir, servent correctement- On nous présente l'ad­dition : 8 roubles par personne, soit 100 francs français...

Le lendemain, nous allons à l'Opéra de Leningrad, le Théâtre Académique d'opéra et de ballet, Voir jouer Le Pavot rouge. Le théâtre est plein de monde. Pièce avec bal­let sans grand intérêt, sujet politique à pro­pagande tendancieuse. Beaucoup d'agitation sur la scène, peu de rôles bien joués, danses exécutées de façon moyenne, décors et cos­tumes pauvres.

Après la représentation, à la sortie des artistes, toutes les petites danseuses, sordi­dement vêtues, s'en vont rapidement, sans entrain, sans gaieté, sans un sourire.

Comment, semblable tristesse a-t-elle pu s'emparer d'une ville aussi belle ?

 

Il y a à peine quelques heures que je suis à Leningrad, je n'ai pas encore eu le temps de réfléchir, de coordonner mes observa­tions, je n'ai subi que des impressions ; et cependant, j'ai le cœur serré, je ne sais pourquoi, au milieu de toute cette population, masse grise et confuse, au milieu de laquelle ne tranche aucune couleur, aucun sourire.

Je pense aux débuts de la guerre, aux arrivées de réfugiés fuyant, devant la ruée ennemie. C'est le même air lamentable et insensible, triste et stoïque, de gens qui ont tellement souffert qu'ils se consolent inté­rieurement à la pensée qu'ils ont souffert et supporté le maximum. Pauvre Russie

Pourtant, on croise à tout moment, dans les rues, des hommes à la figure fraîche et pleine, très confortablement habillés. Ce sont les soldats de l’Armée Rouge....

 

Près de l’unique hôtel où descendent, les étrangers à Leningrad, des femmes portant leurs gosses demandent l'aumône avec insistance.

Le long des maisons, le long des trottoirs, des hommes, des femmes interpellent les passants, en leur tenant une grande, conver­sation, pour leur vendre, les uns des fruits, les autres des bibelots, d'autres enfin des soutien-gorge, que sais-je encore ? Ils sont prêts à tout marchandage : Tovaritch, 30 kopeks, la poire. — Non: 25 kopeks ?... 20 kopeks. 2» — Je paie ; la poire est déli­cieuse, juteuse. .

Nous nous écartons du centre de la ville pour aller dans les quartiers avoisinants. Le même état de désolation, de manque d'entretien.

Devant des magasins d'alimentation, des femmes, leurs bébés sur les bras, font la queue pour recevoir, après une longue at­tente, le fond d'une tasse de lait. On ne trouve pas de beurre, pas de sucre. Les figu­res sont résignées, aucune récrimination ne s'élève.

 

Textes sélectionnés et mis en forme par

 

Jean Aikhenbaum

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 09:51
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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 16:29

Au cours de sa critique très pénétrante des principes qui sont à la base de la physique de l’atome, Heisenberg a été amené à une révision radicale des idées qu’on s’était fait jusqu’alors sur l’action réciproque qui, dans toute observation, s’exerce nécessairement entre l’objet et l’observateur. Les théories classiques regardaient une telle interaction comme négligeable ou tout au moins comme susceptible d’être éliminée des calculs par des expériences de contrôle. Pour Heisenberg, il ne saurait en être ainsi dans la physique atomique à cause des modifications relativement grandes et incontrôlables qu’entraîne nécessairement l’interaction entre l’objet et l’observateur.

A. Boutaric – les conceptions actuelles de la physique – la relation d’incertitude – p.188 – éditions Flammarion (bibliothèque de philosophie scientifique) 1942.


 

 

Cela veut dire en clair que lors d’une observation, l’observateur n’est jamais neutre par rapport à l’objet observé. Ce principe de la physique est quasi universel et s’applique à bon nombre des phénomènes de la vie courante, il a probablement échappé aux réflexions de nos commentateurs. Quant aux politiques, inutile d’en parler, pour eux ce sont des notions qu’ils ignorent et qui les dépassent.

 

Tiens, en passant, j’en ai même entendu un qui disait que les jeunes Français pour réussir, il faut qu’ils aient envie de devenir milliardaires ! Un autre s’est offusqué et à commenter le truc en disant que c’était réductionniste… n’ont rien compris à la vocation d’entreprendre. Ni au réductionnisme…. (J’aimerais qu’on m’explique ce que peut bien foutre là-dedans la théorie réductionniste) Devraient commencer par lire Karl Popper, ça complètera leur culture apparemment déficiente.  Évidemment, gérer l’argent des autres c’est tout de même plus facile. On peut dépenser sans compter. Hélas Messieurs, là encore vous n’avez pas compris grand-chose, pour entreprendre dans nos sociétés, il faut surtout ne pas être effrayé par les difficultés. Parce que pour les difficultés, on peut compter sur vous, vous êtes sur ce sujet particulièrement prolixes et imaginatifs. Réglementations et embûches en découragent plus d’un, et entreprendre dans nos contrées nécessite une certaine dose d’inconscience. C’est pour cela que bon nombre de jeunes entrepreneurs, s’expatrient dans des pays plus ouverts.

 

Je viens de te dire, que les Français s’exportaient bien. Même nos djihadistes on nous les envie et on nous en redemande. D’ailleurs quand ils rentrent couverts de gloire et de saines expériences, ils peuvent librement vaquer à leurs occupations partager leur savoir faire et former les jeunes générations aux joies inénarrables du maniement de la Khalachnikov.

 

Y’a p’t’être une solution, à nos problèmes de violences, d’incivilités et autres trafics en tous genre : créer un ministère ou à la rigueur un secrétariat d’état spécialisé dans l’aide et à la préparation au Jihad ; on pourrait nommer à sa tête Mme Taubira, vu qu’elle excelle dans la relaxe des délinquants. Paraît qu’elle s’est fait huer, lors de sa visite porte de Vincennes après l’attentat qui a touché l’hyper marché casher. Les ingrats, pas la moindre reconnaissance pour celle qui officie et se dépense (et qui en passant dépense sans compter notre fric) corps et âme pour veiller à notre sécurité. Ingrats va ! Y’a quand même eu rééquilibrage, y paraît que dans des banlieues les exploits de Colibany ont été fêtés comme il se doit à grands renforts de youyous et de feux d’artifice. Une chance pour la France qu’on te dit.

 

Z’ont tout de même fait fort. Même Choron, n’aurait pas pu prévoir. Dessouder toute l’équipe de Charlie hebdo. C'est vrai que des crayons cntre des kalachnikov, ça fait pas le poids. Sûr que ça va faire naître des vocations.

 

Lu ça :

4 – Ce ne sont pas les supposés « islamophobes » qui ont tué mais les islamistes

La confusion est à son comble quand, au nom de l’antiracisme, certains attribuent la responsabilité première des crimes islamistes comme une réaction au climat d’«islamophobie » censé être suscité et entretenu par certains intellectuels et écrivains. Tout ceci ne serait pas arrivé, nous dit-on, si Finkielkraut, Zemmour et Houellebecq n’avaient pas écrit « L’Identité malheureuse », « Le Suicide français » ou « Soumission ». Tous les inquisiteurs vertueux de la pensée désignent ces trois-là comme les principaux responsables des malheurs actuels de la société française. C’est contrevenir aux canons de la pensée éclairée que de considérer le port du voile islamique comme faisant problème. Ce serait là faire preuve d’un manque de respect pour les différences culturelles et « stigmatiser » les musulmans, installés dans la position de « victimes ». Sur un autre front, on juge « néo-réac », avant tout examen, toute pensée critique portant sur la notion d’identité nationale. Il n’y a pas pire en France, dans la sphère intellectuelle, que d’être qualifié de « néo-réac » ou de « néo-con ». La gauche de la gauche, qui va de Médiapart aux Verts en passant par le NPA, a tout compris, et le « pas d’amalgame ! » sonne comme une injonction conjuratoire. Le souci légitime du « pas d’amalgame », résonne désormais comme un interdit de penser. Avec la peur d’être pris en flagrant délit de « stigmatisation » de l’islam, il justifie le refus de voir la part proprement raciste de l’islamisme.

La responsabilité de ces crimes ne serait donc pas à chercher du côté des tueurs à kalashnikovs mais du côté de ces intellectuels déclarés « islamophobes ». C’est ce que Médiapart, Edwy Plenel et Noël Mamère, parmi bien d’autres, s’acharnent à instiller dans les esprits. Plus sommairement, c’est ce que certains élèves des écoles ont dit dans le 9-3 – « ils l’ont bien cherché ! » – pour justifier leur refus de respecter la minute de silence pour les morts de Charlie Hebdo. Ce renversement pervers, qui transforme la victime en bourreau, s’inspire de la grande astuce mise au point par la gauche de la gauche, consistant à transformer les Juifs/Israéliens/sionistes en nazis dans le conflit israélo-palestinien

http://www.israel-flash.com/2015/01/video-je-suis-un-epicier-casher/

 

Nous gargarisent de chiffres, de statistiques et de pronostics aussi désuets qu’inutiles, car ainsi que le cite Boutaric, ils sont incapables de prendre en compte le simple principe d’incertitude. La dangerosité des dirigeants politiques, c’est que le doute ne fait pas partie de leur conception des systèmes qui interfèrent sur le vivant. Alors ? rejettent la responsabilité sur les Zemmour de service. S’il existait pas, aurait fallu l’inventer. Il est dangereux tout est de sa faute ! Il a de la merde dans les yeux, pourtant on arrête pas de le lui répéter…. On va même jusqu’à faire des pressions discrètes… y comprend rien, y récidive et y persiste le bougre. J’vois qu’un moyen le laisser lui et autres Houellebecq défaitistes à outrance les livrer pieds et mains liés à des camps de rééducation spécialisés afin de remettre de l’ordre dans leurs idées.

 

Je est un autre…mais, heureusement fort souvent moi

Pas été à la manifestation populaire. Je n’achèterai pas le dernier Charlie hebdo, n’est plus de ma mouvance. J’ai fait  partie des pionniers pourtant, j’étais fidèle lecteur d’Hara kiri mensuel et hebdo. Est-ce moi qui ai changé, ou eux qui sont partis vers un ailleurs différent.  Inconditionnel du célèbre professeur Choron. À mon avis, il pouvait tout se permettre. Il a dû se retourner dans sa tombe quand il a entendu Mélanchon faire l’éloge funèbre de Charb. Sûr que lui et Cavanna, pères fondateurs en compagnie de quelques individus hétéroclites, aujourd’hui pour la plupart disparus n’auraient pas apprécié..

Ainsi, z’ont tous été à la manif ! tous contents ! belle cérémonie en vérité, réunis presque tous les hommes d’état que compte la planète et de têtes pensantes que compte la France. Ceux qui se sont désistés le regrettent encore. Magnifiquement gérés, les 17 morts peuvent maintenant dormir tranquille, la grand’messe républicaine n’a pas lésiné sur les détails. Leur ont donné l’absolution, c’était bien la moindre des choses. Et comme un seul homme, le bon populo admiratif, fait remonter nos dirigeants au zénith de tous les sondages….. le mérite bien, la popularité tient à peu de choses. Certains, des voyous, des mal appris pensent encore que si on avait préalablement dessouder ces trois malfrats, on aurait économisé 17 vies qui ne demandaient rien à personne. Les ingrats, n’ont rien compris. Le  combat contre la délinquance doit être fait en respectant les règles républicaines et proportionnellement aux risques encourus. D’où la nécessité de la Licra et associations droits de l’hommiste, que tu finances grassement avec tes impôts, y veillent et fixent aux règles, avec eux de victime tu te retrouves, si tu as le malheur de te défendre et de blesser ton agresseur en délinquant dans le box des accusés….

On est en guerre…. Pas tous d’accords, le PC par exemple pense que la guerre n’est pas le meilleur moyen pour résoudre les problèmes, ils nous avaient déjà servis ça dans les années 30, on a vu sur quoi ça à débouché. Discute fort, sur les mesures à prendre, nouvelles lois ou pas ? z’en ont déjà plein leurs tiroirs, savent pas quoi inventer… la finalité, faire croire qu’ils sont indispensables.

 

Jean Aikhenbaum

 

 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 10:07

 

Avec quelques moyens simples, il est possible dans la plupart des cas de contrôler l’hypertension artérielle, sans avoir recours aux médicaments.

 

Il est important de savoir  que l’hypertension, phénomène qui touche bon nombre de citoyens des pays riches,  est le premier facteur de risque de pathologies cardiaques et coronariennes. Il est d’autre part certain notre pression sanguine est directement influencée par nos habitudes vie. Cette pathologie est silencieuse, et ne s’accompagne, surtout lorsqu’elle est modérée que de peu de symptômes notables.

 

Etes-vous un sujet à risque ?

 

Nous ne sommes pas égaux devant l’hypertension – il est des facteurs sur lesquels il nous est impossible d’agir :

  • le sexe, les jeunes hommes et ce jusqu’à la cinquantaine, sont plus touchés que les jeunes femmes, au-delà ce cet âge la tendance s’inverse chez les personnes âgées,
  • les femmes sont plus touchées que les hommes
  • d’une manière générale, les risques d’hypertension augmentent avec l’âge<
  • Les antécédents familiaux
  • La dépendance au tabac et à l’alcool
  • L’embonpoint (d’une manière générale le surpoids et l’obésité)
  • Une alimentation inadaptée, la suralimentation l’excès de sel…
  • Le stress
  • Le diabète
  • La prise de certains médicaments
  • L’inactivité physique
  • Certaines pathologies<
  • Taux élevé de cholestérol

     

    Aliments à privilégier :

     

    tous les fruits frais, et les légumes verts, les artichauts, les salades vertes laitue, mâche, chicorée, le cresson, concombres, tomate, l'ail et l'oignon (pour leurs propriétés détoxicantes), la carotte, le céleri, le persil, le navet, le chou blanc ou rouge, la choucroute (sans les accompagnements), le radis, les champignons, l'abricot, l'ananas, la pomme, la poire, la mure, le cassis, le citron, la cerise, la groseille, la pèche, la pastèque, le raisin, le citron, le pamplemousse, le raisin, la carotte, les aubergines, le chou, l’oignon, la ciboulette, l’ail (qui a une action spécifique sur la structure des artères, démontrée par H. Heinle par l’adjonction d’ail à la nourriture) fait diminuer de manière significative le taux de cholestérol et ont une action bénéfique sur l’hypertension. Cette étude a été confirmée par le Professeur A. Arekhow de Moscou qui a constaté que la prise régulière d’ail empêche l’accumulation de cholestérol et la formation de plaques athéromateuses dans les vaisseaux sains, comme dans ceux déjà atteints. Plus curieusement, celui-ci a constaté également que l’ail différenciait les cholestérols, qu’il combattait le nuisible (LDL), mais privilégiait le bon(HDL).. Mais l’ail est aussi un agent anti-oxydant et il s’oppose aux effets des radicaux libres (l’ASP + l’alliine inhibe environ 46 % la péroxydation des lipides au niveau sérique et tissulaire). Ceci expliquerait que les régimes “à la méditéranéenne” sont protecteurs contre les  maladies coronariennes et que les gens qui vivent au nord de l’Europe y sont plus sensibles. L’acide O-linoléique contenu dans l’huile d’olive aurait une action également protectrice. Les poissons gras, maquereaux, sardines…

     

    Céréales, légumineuses, huiles

     

    Les céréales à consommer ainsi que les légumineuses avec modération. Les graines germées blé, tournesol, les huiles végétales obtenues par première pression à froid olive, tournesol, sésame, carthame. l’huile d’onagre, l’huile de pépins de cassis ont une action anticholestérolémiante. Le soja, ainsi que les huiles de poissons (elles comportent des acides gras polyinsaturés oméga 3)., les huiles végétales (de première pression à froid) lin, noix, sésame, d’oeillette, et de tournesol.

    Les céréales complètes, le riz, le millet, A privilégier également les vitamines du groupe A, C  et B, le sélénium, le magnésium.

     

    Cures de fruits - jour de fruit  - Jour de diète hebdomadaire boire en abondance de l'eau ou des infusions.

     

    La préparation des repas est prépondérante ainsi que la manière dont les prend. On veillera autant que possible de les prendre dans le calme. Nous rappelons également que tous les aliments doivent être soigneusement mastiqués de façon à ce l'insalivation permette leur assimilation.

     

     

     

    Les plantes qui combattent  l’hypertension

     

    L’Alfalfa - le pissenlit - le bouleau – feuilles d’olivier - l’aubier de tilleul - la bardane - le chiendent - la saxifrage - le romarin - le solidago - l’écorce de frène - l’Eupatoire -

    Toutes ces plantes peuvent être préparées sous forme de décoction à raison de 5 grs pour 1 litre d’eau. Porter à ébullition pendant 15 minutes, infuser 30 minutes, prendre 4 à 5 tasses par jour loin des repas.

     

    Efficace également :

     

    1 tête d’ail pilée dans un litre d’eau – ajouter un citron  coupé en morceaux – laisser macérer 72 heures, - filtrer – boire ½ verre avant chaque repas, est une rectte qui à la réputation de faire baisser hypertension et cholestérol.

     

     

    Mais aussi :

    - l’activité physique régulière, la pratique régulière d'une activité physique est vivement conseillée pour prévenir et soigner les incidents cardiovasculaires – 30 minutes de marche quotidienne, diminuent sensiblement les risques liés à l’hypertension.

    - Eviter le stress – pratiquer la relaxation- yoga – natation etc

    jean Aikhenbaum

     

    Références :

    Réussir votre santé 1996

    Le Pouvoir de guérir par la nature – Jean Aikhenbaum – Piotr Daszkiewicz – éditions Christian Godefroy

    Comment aider vos artères à se nettoyer naturellement – Linda M. Sciullo et Sherryl D. Wade – Presses du Châtelet

     

     

     

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 10:21

 

 

 

Quelle est la portée du putsch des nazis berlinois ?

Les dissensions chez Hitler

L'union douanière austro-allemande, les revendications extérieures sur la Sarre, Eupen-Malmédy, sur les territoires polo­nais, la préparation de la conférence du désarmement, toutes les revendications concernant l'égalité absolue des droits avec les puissances ex-alliées, voilà un programme extérieur qui suffit, ces temps- ci, à retenir l'attention de tout bon citoyen du Reich.

La nouvelle constitution munici­pale de Berlin, la nomination du nouveau bourgmestre, les recommandations de la commission instituée pour combattre le chômage et la crise économique, la prise en considération des commandes soviéti­ques, autant de préoccupations ou de cu­riosités « intérieures, susceptibles d'in­téresser ceux qui, bien rares, ne se soucie­raient pas du relèvement extérieur de la patrie allemande...

Aussi, le mouvement de dissidence qui s'est produit dans les organisations nationales-socialistes risquait-il assez peu de porter sur le public germanique et sur l'opinion internatio­nale...

 

Il faut cependant se souvenir. Le rêve passe... 14 septembre 1930, 107 députés hitlériens sont élus grâce à six millions et demi de suffrages. Dix ans avant ? Humble origine... Point négligeable pour­tant, ni dénuée de beauté. Au milieu de la champignonnière de sociétés secrètes, d'associations militaires, de ligues natio­nalistes et de groupes armés, de la pre­mière Reichsbanner au Loup-garou, en passant par l'Oberland ou le Casque d'acier, sans oublier les Sainte-Vehme caractérisées par des exécutions sanglantes

 

 

Allemagne –

Sous la rafale

.....A lire la presse allemande depuis quinze jours, on ne peut s'empêcher de songer à ces nuits d'énervement, à ces aubes de dé­sespoir. Pendant tout le temps des négo­ciations Hoover, les journaux de Berlin et de Francfort ont crâné, suivant un mot d'ordre évident, affectant une confiance solide et désintéressée, malgré les retraits mas­sifs de capitaux qui écrasaient déjà la Reichsbank. Quand l'accord eut été conclu, on se crut même sauvé et naturellement on en profita pour chercher à la France mille chicanes, accompagnées de sourires pro­vocants vers Rome, Londres et Washing­ton. Le paragraphe final de l'accord, où la France se réservait de demander à l'Alle­magne de ne pas mal user de l'argent qu'on lui laissait, fut un prétexte à défis, a menaces dont nous avons donné, la se­maine dernière, des échantillons. Le 9 juil­let, tout change : les feuilles qui avaient crié le plus fort enregistrent sans com­mentaires la démarche de M. de Seheen et déclarent que  Paris est rassuré. C'est le premier signe de la débâcle : l'Allema­gne, renonce à ses défenses avancées.

Les malédictions

C'est que déjà les événements la débor­dent : M. Luther s'envole vers les capitales de l'Ouest, le moratoire Hoover n'a plus de sens : on l'oublie. ; ce ne sont plus six milliards, mais vingt, mais trente qu'on mendie. Le Président des Etats-Unis, de­vant une seconde prière, hésite et se dérobe. La presse s'affole. Plus de mot d'ordre, plus de ces articles calculés, mas­qués, chiffrés, qui s'étaient répétés pendant des jours et des jours. Mais une série de cris incohérents, où se-mêle la colère et la supplication, la haine de l'ennemi hérédi­taire et le regret des occasions d'entente perdues, la bonne foi  et la mauvaise foi, la crainte et le désir des folies dernières. Au cours de cette semaine, les journaux allemands ont projeté sur l'âme allemande une lumière crue : c'était l'heure des mes­sages en clair...

Il y a eu d'abord les malédictions : on nous a appelés Shylock, maîtres chanteurs. On a dénoncé en nous le sang des cruels Gaulois, fidèles à leur devise : Vœ victis ! La Deutsche Allgmeine Zeitung nous a même prêté ce sentiment, qui pourtant n'a de nom qu'en langue allemande,  la « Schaden­freude » joie d'assister et de présider au mal d'autrui : « La crainte de noire catastrophe financière et de ses conséquen­ces économiques et politiques est couverte, à Paris, par la Schadenfreude qu'on éprouve devant ce qui arrive à l'Amérique et à l'Allemagne. On se réjouit à voir le moratoire Hoover, ou du moins ce que la France en a laissé, incapable de sauver l’Allemagne, à voir l’Angleterre impuissante sans la France. On triomphe : la France tient la clef de la situation......

 

.... Aucun ap­pel à la justice immanente ne peut rien changer au fait que la politique allemande se trouve présentement devant un Olmütz. Depuis quand marche-t-elle, avec l'assu­rance d'un noctambule, vers cet Olmütz ? La date est aisée à préciser : depuis que Stresemann est mort. Le rafraîchissement voulu de nos relations - avec la France, notre opposition systématique à Genève, lors des discussions préparatoires à la conférence du désarmement, enfin la folie de l'union douanière austro-allemande et, parallèlement, la construction du croiseur, les élections de septembre, la résurrection du Casque d'Acier, les poursuites pour  trahison littéraire ... Aveugle aux signes avertisseurs qui pourtant ne manquaient pas, sourde à tout conseil, la politique alle­mande a marché, volé vers l'heure où une coalition invincible devait l'écraser, la ré­duire sans qu'un coup de feu fût tiré. Et, maintenant encore, visiblement, elle ne comprend pas ce qui est lumineux aux yeux de toute l'Europe... L'Olmütz du siè­cle dernier aura été peu de chose pour la Prusse au regard de ce que celui-ci sera pour la malheureuse Allemagne. Hier, nous avons entendu la fanfare de ceux — Hitler et Hugenberg — qui veulent tirer leur pro­pre- victoire de la défaite nationale et qui ont tout fait pour amener cette défaite dont ils attendent leur triomphe... Olmütz va nous amener, au poste de chancelier, un demi-maniaque; il va nous apporter la ruine des droits ouvriers comme des liber­tés bourgeoises, l'effondrement économique et la rupture complète de nos rela­tions internationales. Peut-être, après une brève période de fascisme, nous conduira-t-il à la révolution communiste. Une lon­gue suite de défaites nationales va suivre la première ; ce sera, sur le peuple allemand, une misère telle que en regard, son état actuel aura la saveur du bien être.....

 

.... les socialistes de Londres, les fascistes de Rome et les capitalistes d’outre-Atlantique formaient devant les français et les allemands une sorte de ligue des neutres dont les sympathies n'allaient pas à la France. L'affai­re de l'Anschluss, politiquement, ne mar­chait pas mal la France elle-même, incertaine risquait de passer, au prin­temps prochain, sous la férule de M. Léon Blum...  Et voilà que la crise financière ren­verse ce château de cartes.

 

Choix de textes et mise en forme

Jean Aikhenbaum

Sources

Je suis partout 1931

 

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 09:57

 

 

 

Les cellules terroristes en action

Le jour du plébiscite a marque pour le parti communiste allemand le début d'une ère de répression. Le lendemain, l'organe  des bolcheviks allemands, était suspendu, et la maison Karl-Liebknecht fermée. On envisageait même une interdiction générale du parti rouge.

En définitive, le parti n'a pas été interdit, le gouvernement s'étant rallié à l'opinion exprimée à la fois par les politiciens libé­raux et par ceux qui ne se font pas d’illusion, dans l'état actuel des choses, sur la portée d'une pareille mesure. « L'interdic­tion dont il était question, explique la Frankfurter Zeitung, serait vaine. La ligue du Front rouge a été dissoute ; elle n'en poursuit pas moins sa carrière sous d'autres formes. En 1924, le parti lui-même fut interdit pendant quelques mois, aux élections de mai, il entraînait 3.700.000 suffrages. »

Mais la Rote Fahne fut bien suppri­mée et la Maison rouge, Bülowplatz, sur­veillée jour et nuit par la police. C'est que l'alerte avait été chaude, à Berlin surtout. Là participation communiste au plébiscite s'était, en effet, traduite beaucoup plus par des incidents sanglants que par l'afflux des bulletins de vote, et l'on se préoccupe encore en Allemagne des attentats méthodique­ment organisés par les bolcheviks à cette occasion. Les cellules de terrorisme, formées sur l'ordre de Moscou, et dont, on parlait depuis quelque temps, avaient, cette fois, manifesté leur existence.

 

Les communistes allemands ont renoncé depuis longtemps à l'usage exclusif des « masses » bolchévisées pour provoquer des troubles. Nantis d'une expérience cruelle­ment acquise au cours des nombreuses jour­nées sanglantes que le Reich a connues de­puis 1918, les chefs rouges avaient, il y a deux ou trois ans, organisé des escouades d'assaut. Le rôle de ces formations, composées chacune de cinq ou six militants, consistait à transformer les foules prolétariennes conglomérat informe, malléable, peu résistant en un bloc de béton armé....

 

Les soviets s’occupent eu ce mo­ment, avec une attention particulière, des événements germaniques, et la presse alle­mande souligne la campagne formidable faite par les journaux ou la T.S.F. russes pour annoncer au public que « l'Allemagne est à bout..., que les prolétaires ne peuvent plus y vivre..., que la révolution y est iné­vitable... ».

Il est même amusant de cons­tater comment, à ce sujet, la Frankfurter Zeitung conteste, dans une certaine mesure, cette « détresse allemande », qu'en d'autres occasions elle peint avec les couleurs les plus sombres. Cela ne va évidemment pas, accorde-t-elle ; mais, tout de même, les So­viets exagèrent pour convaincre leurs su­jets de leur bonheur relatif, pour les per­suader de la prochaine extension du régime révolutionnaire à l'étranger et aussi pour leur faire admettre la nécessité de traiter avec la France, puisque l'allié allemand est trop affaibli. D'ailleurs, d'autres organes — tous les journaux nationalistes d'extrême droite, avec le Volkischer Beobachter, et même des feuilles nationalistes modérées, tel le Jungdeutsche vont jusqu'à parler d'un « encerclement de l'Allemagne » à pro­pos des négociations franco-soviétiques et polono-soviétiques. L'U.R.S.S. ne reconnaî­trait-elle pas indirectement l'état de choses créé en 1918 aux frontières orientales du Reich ?

Il y a, enfin, pour expliquer les actes ter­roristes, d'autres causes, qui appartiennent, celles-là, à. la politique intérieure du parti communiste allemand un ancien député bolchevik, passé à la Sociale-Démocratie, M. Bartels, nous le fait pressentir en révé­lant dans la presse socialiste les incidents du Comité central communiste. Le chef of­ficiel du parti, Thälmann, était hostile à toute participation au plébiscite. Les mas­ses, disait-il, ne comprendraient jamais l'ap­pui apporté à une manifestation de l'extrê­me-droite. Heinz Neumann, l'homme de confiance de Moscou, et ses amis étaient persuadés, au contraire, que le bolchevisme ne peut aboutir pas ses propres moyens mais doit se faire ouvrir la voie par le fascisme....

 

Le chancelier Brüning

Les moindres gestes du Chancelier Brüning appartiennent aujourd'hui à l'histoire. Pour­tant l'homme reste à peu près inconnu, même dans sort propre pays. Certes, ennemis comme amis s'accordent pour rendre hommage à sa prodigieuse énergie, à l'incorruptibilité et aux conceptions d'envergure du Chancelier du Reich, mais l'auteur des décrets-lois est tou­jours, aussi bien pour l'immense majorité des politiciens que pour le grand public, un être distant, inabordable et énigmatique. Il n'est pas de ces personnalités qui passionnent les foules, car ce n'est ni un coup prodigieux de la fortune, ni une ambition âprement défendue qui l'a placé, à l'âge de 46 ans, au gouvernail d'un Etat de premier rang. Les qualités qui ont assuré le succès de sa carrière n'ont rien qui puisse donner prise à une publicité tapa­geuse : une étonnante capacité de travail, une volonté de fer et surtout un ascétisme rigou­reux.

L'auteur de l'unique brochure publiée jus­qu'ici sur la vie du Chancelier, M. R. R. Beer, commence son ouvrage par deux citations que nous jugeons intéressantes de reproduire. La première est tirée d'un numéro de l'Evening Standard de Londres : Le Chancelier du Reich est l'unique homme d'Etat européen qui ne possède qu'un seul complet de rechange. Lorsqu'il emménagea au palais de la Wilhelms­trasse, il n'apportait avec lui qu'une valise ; nul doute qu'en le quittant il n'aura pas un bagage plus encombrant.

L'autre citation reproduit les paroles de Brü­ning lui-même, prononcées, il y a quelques an­nées, lorsqu'il n'était que le syndic modeste des organisations d'ouvriers chrétiens :  La société ne peut avoir confiance dans l'homme d'Etat qu'à condition d'avoir la certitude que le politicien est à même de pousser à l'extrême l'abnégation et le dévouement dans l'intérêt de la communauté.

 

Un homme qui ne cherche pas à éblouir

Un an plus tard, lorsque Stegerwald, ministre de l'Hygiène sociale, et membre du parti catholique, a besoin d'un secrétaire particulier, c'est à Brüning qu'il s'adresse. Cependant, le ministre est de plus en plus occupé de ques­tions politiques et c'est à son secrétaire qu'in­combe le labeur écrasant de l'organisation mo­derne des syndicats ouvriers.

Sa prodigieuse capacité de travail, ses dons d'organisation tout comme sa remarquable érudition lui assurent, de plus en plus, l'estime de ses camarades de parti. C'est ainsi qu'on va lui confier bientôt le poste de rédacteur en chef de l'organe officiel des syndicats chrétiens. Toutefois, le travail de journaliste avec la re­cherche continue de l'effet qu'il comporte ne lui convient guère, et c'est avec un soupir de soulagement qu'il quitte cette fonction. Malgré son désintéressement et son intégrité incontes­tables, c'est avec une certaine réserve qu'on l'accueille, à son retour, dans les syndicats chrétiens. Néanmoins, on est vite obligé de se rendre compte que cet homme est un fanatique de l'action et qu'il ne vient pas là pour se mettre en vedette, mais pour travailler.

En 1924, Brüning est élu député. Son élec­tion n'a pas eu lieu sans difficulté. Il était le deuxième de la liste de son parti dans une circonscription paysanne où son attitude gau­che, son air myope de rat de bibliothèque et sa sobriété oratoire sont peu faits pour plaire aux foules. Ce n'est que grâce à la popularité du premier candidat catholique qu'il parvient à conquérir un siège au Reichstag.

Une fois dans l'assemblée, il se comporte comme autrefois dans son organisation poli­tique : il n'avance que très lentement. Il ne cherche ni à éblouir ni à attirer l'attention de ses collègues ; il s'occupe des questions les plus ingrates des problèmes financiers et particuliè­rement de ce qui concerne l'organisation des im­pôts. ....

 

Choix de textes :

 

Jean Aikhenbaum

 

Sources : Presse années 1930 /35 - Je suis partout 1931

 

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 17:24

Il y a deux ans, une querelle s'était élevée entre l'action catholique et les dirigeants fascistes parce que ceux-ci craignaient qu'à la suite du Concordat de Latran l'activité de cette organisation parvint à regrouper sous le signe de la Croix la jeunesse italienne que le fascisme avait enrôlée sous le signe du lecteur.

Cette querelle, qui avait paru s'apaiser après la visite de l'ancien secrétaire général du parti fasciste au Pape, s'est ranimée il y a quelques semaines. Il semble que la campagne de presse menée contre l'Action catholique par la presse fasciste, et en faveur de l'Action catholique par l'Osservatore Romano, organe officieux du Vatican, ait atteint, il y a quelques jours, son paroxysme. Nous publions ci-dessous un certain nombre de citations à titre strictement documentaire.

Le Lavoro fascista, au mois d'avril déjà, déclarait que :

« L'Action catholique » avait pris une position nettement antifasciste et contraire aux lois de l'Etat alors que son activité devait se borner au domaine religieux et moral, tandis qu'elle s'occupe résolument de l'organisation des forces ouvrières.

Plus récemment, le même journal écrivait que : Si l'Action catholique » juge nécessaire d'élargir son activité à l'assistance ouvrière, cela signifie qu'elle estime que les ouvriers ne sont pas protégés suffisamment par le syndicalisme fasciste. Et si elle refuse d'accepter cette thèse, cela signifie qu'elle cherche, par des manœuvres silencieuses et averties, à saper les fondements du syndicalisme d'Etat en espérant le supplanter dans ses fonctions et, dans ses buts.

 

D'ailleurs, ajoute le Lavoro fascista, cette manière d'agir de « l'Action catholique ne nous étonne pas, tous ses dirigeants étant d'anciens éléments du parti démocrate dissous par le fascisme. L'antifascisme et l'illégalité « l'Action catholique » sont clairs jusqu'à l'évidence, .......

 

Quant au Lavoro fascista, son langage devient de plus en plus dur et il imprime que, en organisant cette année quatre grandes manifestations :

la célébration du concile d'Ephèse, celle de l'anniversaire de l'Encyclique de Léon XIII De Rerum novarum, l'assemblée générale de « l'Action catholique » elle-même et une semaine sociale qui aura lieu à Padoue, « l'Action Catholique » s'est appliquée, à l'instigation du Vatican et de la secrétairerie d'Etat, à grouper toutes ses forces en sections spéciales afin que de telles manifestations servent d'avertissements à ceux qui, avec les erreurs actuelles, répandent comme autrefois l'hérésie à Rome même.

Tout cela, et en particulier la commémoration de l'Encyclique De Rerurn novarum qui, en raison même du changement des conditions économiques et sociales et surtout de l'organisation du mouvement syndical et corporatif en Italie, a perdu toute valeur d'actualité, se concilie mal avec le programme exclusivement religieux que l’A.C. se doit d'observer. D'ailleurs, l'activité de l'A.C. inquiète les milieux fascistes. Il n'y a pas bien longtemps qu'à Milan M. Giurati a dit : Mussolini a exprimé sa pensée religieuse et antimaçonnique avant la marche sur Rome.

 

C'est pour cela que nous assistons avec une certaine surprise à toute une grosse manœuvre destinée à sauver ce qui a été déjà sauvé. Et à ceux qui, pour justifier une action peut-être inutile et périlleuse, font appel à un paragraphe du Concordat, nous répondrons seulement que le Concordat a été stipulé par le Saint-Siège avec le régime totalitaire fasciste et avec le régime corporatif fasciste.....

 

Les jours traversés par l'A.C. sont des plus difficiles. L'ennemi a peur de nous soit à cause du courage de nos amis toujours prêts à obéir à nos ordres, soit à cause de la puissance de notre organisation répandue dans toutes les régions.

 

Nos groupements préoccupent le fascisme parce que, s'ils agissaient à un certain moment, d'accord et simultanément, ils pourraient changer la situation...

On voudrait détruire notre organisation.

Nous devons la garder et la défendre à tout prix. Nous devons agir avec une grande prudence. Notre activité doit se déployer de façon à être et à ne pas apparaître. La presse catholique a dû tomber en léthargie. Mais sa léthargie est comme celle du blaireau qui, après son sommeil, est plus fort et plus agressif qu'avant, car ses ongles ont poussé et il est mieux en mesure d'arracher sa proie.

 

D'ailleurs, nous aurons bientôt quatre grands journaux catholiques, que nous opposerons avec efficacité à la presse fasciste délétère. Le lendemain, en citant et commentant le discours fait par le Pape aux élèves de l'Institut Pie XI des Salésiens, reproduit avec vue, le Pape a qualifié l'heure présente « la plus triste parmi les plus tristes de sa vie » et a ajouté : Vous venez nous consoler au soir d'un jour qui a vu la brutale violence atteindre ce qui nous est le plus cher, « l'Action catholique, dans son élite, c'est-à-dire la jeunesse.

 

Nous avons naturellement le droit et le devoir d'invoquer un traité et un Concordat, et des démarches diplomatiques ont déjà été entamées, mais rien ne peut empêcher l'évêque de Borne d'élever la voix. On peut nous demander notre avis, mais non pas notre silence...

l'Osservatore Romano de dire : Le monde sait maintenant, au contraire, de quelle façon a été traité l'A.C. dont nous avons, à plusieurs reprises, indiqué le caractère religieux et non politique. A l'heure actuelle, étant donné les tentatives de conciliation qui ont lieu entre le Quirinal et le Vatican, le Lavoro fascista et l'Osservatore Romano ont suspendu, mais pour combien de temps ?

Choix de Textes proposés par Jean Aikhenbaum

Sources : Je suis partout du n° 31 et articles de presse divers

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 13:45

 

 

 

Quelle est la portée du putsch des nazis berlinois ?

Les dissensions chez Hitler

L'union douanière austro-allemande, les revendications extérieures sur la Sarre, Eupen-Malmédy, sur les territoires polo­nais, la préparation de la conférence du désarmement, toutes les revendications concernant l'égalité absolue des droits avec les puissances ex-alliées, voilà un programme extérieur qui suffit, ces temps- ci, à retenir l'attention de tout bon citoyen du Reich.

La nouvelle constitution munici­pale de Berlin, la nomination du nouveau bourgmestre, les recommandations de la commission instituée pour combattre le chômage et la crise économique, la prise en considération des commandes soviéti­ques, autant de préoccupations ou de cu­riosités « intérieures, susceptibles d'in­téresser ceux qui, bien rares, ne se soucie­raient pas du relèvement extérieur de la patrie allemande...

Aussi, le mouvement de dissidence qui s'est produit dans les organisations nationales-socialistes risquait-il assez peu de porter sur le public germanique et sur l'opinion internatio­nale...

 

Il faut cependant se souvenir. Le rêve passe...

le 14 septembre 1930, 107 députés hitlériens sont élus grâce à six millions et demi de suffrages.

Dix ans avant ? Humble origine... Point négligeable pour­tant, ni dénuée de beauté. Au milieu de la champignonnière de sociétés secrètes, d'associations militaires, de ligues natio­nalistes et de groupes armés, de la pre­mière Reichsbanner au Loup-garou, en passant par l'Oberland ou le Casque d'acier, sans oublier les Sainte-Vehme caractérisées par des exécutions sanglantes

 

 

Allemagne –

Sous la rafale

.....A lire la presse allemande depuis quinze jours, on ne peut s'empêcher de songer à ces nuits d'énervement, à ces aubes de dé­sespoir.

Pendant tout le temps des négo­ciations Hoover, les journaux de Berlin et de Francfort ont crâné, suivant un mot d'ordre évident, affectant une confiance solide et désintéressée, malgré les retraits mas­sifs de capitaux qui écrasaient déjà la Reichsbank.

 

Quand l'accord eut été conclu, on se crut même sauvé et naturellement on en profita pour chercher à la France mille chicanes, accompagnées de sourires pro­vocants vers Rome, Londres et Washing­ton.

Le paragraphe final de l'accord, où la France se réservait de demander à l'Alle­magne de ne pas mal user de l'argent qu'on lui laissait, fut un prétexte à défis, a menaces dont nous avons donné, la se­maine dernière, des échantillons. Le 9 juil­let, tout change : les feuilles qui avaient crié le plus fort enregistrent sans com­mentaires la démarche de M. de Seheen et déclarent que  Paris est rassuré. C'est le premier signe de la débâcle : l'Allema­gne, renonce à ses défenses avancées.

 

Les malédictions

C'est que déjà les événements la débor­dent : M. Luther s'envole vers les capitales de l'Ouest, le moratoire Hoover n'a plus de sens : on l'oublie. ;

ce ne sont plus six milliards, mais vingt, mais trente qu'on mendie. Le Président des Etats-Unis, de­vant une seconde prière, hésite et se dérobe. La presse s'affole. Plus de mot d'ordre, plus de ces articles calculés, mas­qués, chiffrés, qui s'étaient répétés pendant des jours et des jours. Mais une série de cris incohérents, où se-mêle la colère et la supplication, la haine de l'ennemi hérédi­taire et le regret des occasions d'entente perdues, la bonne foi  et la mauvaise foi, la crainte et le désir des folies dernières.

Au cours de cette semaine, les journaux allemands ont projeté sur l'âme allemande une lumière crue : c'était l'heure des mes­sages en clair...

Il y a eu d'abord les malédictions : on nous a appelés Shylock, maîtres chanteurs. On a dénoncé en nous le sang des cruels Gaulois, fidèles à leur devise : Vœ victis ! La Deutsche Allgmeine Zeitung nous a même prêté ce sentiment, qui pourtant n'a de nom qu'en langue allemande,  la « Schaden­freude » joie d'assister et de présider au mal d'autrui : « La crainte de noire catastrophe financière et de ses conséquen­ces économiques et politiques est couverte, à Paris, par la Schadenfreude qu'on éprouve devant ce qui arrive à l'Amérique et à l'Allemagne. On se réjouit à voir le moratoire Hoover, ou du moins ce que la France en a laissé, incapable de sauver l’Allemagne, à voir l’Angleterre impuissante sans la France. On triomphe : la France tient la clef de la situation......

 

.... Aucun ap­pel à la justice immanente ne peut rien changer au fait que la politique allemande se trouve présentement devant un Olmütz. Depuis quand marche-t-elle, avec l'assu­rance d'un noctambule, vers cet Olmütz ? La date est aisée à préciser : depuis que Stresemann est mort. Le rafraîchissement voulu de nos relations - avec la France, notre opposition systématique à Genève, lors des discussions préparatoires à la conférence du désarmement, enfin la folie de l'union douanière austro-allemande et, parallèlement, la construction du croiseur, les élections de septembre, la résurrection du Casque d'Acier, les poursuites pour  trahison littéraire ...

Aveugle aux signes avertisseurs qui pourtant ne manquaient pas, sourde à tout conseil, la politique alle­mande a marché, volé vers l'heure où une coalition invincible devait l'écraser, la ré­duire sans qu'un coup de feu fût tiré. Et, maintenant encore, visiblement, elle ne comprend pas ce qui est lumineux aux yeux de toute l'Europe... L'Olmütz du siè­cle dernier aura été peu de chose pour la Prusse au regard de ce que celui-ci sera pour la malheureuse Allemagne.

 

Hier, nous avons entendu la fanfare de ceux — Hitler et Hugenberg — qui veulent tirer leur pro­pre- victoire de la défaite nationale et qui ont tout fait pour amener cette défaite dont ils attendent leur triomphe... Olmütz va nous amener, au poste de chancelier, un demi-maniaque ;

il va nous apporter la ruine des droits ouvriers comme des liber­tés bourgeoises, l'effondrement économique et la rupture complète de nos rela­tions internationales. Peut-être, après une brève période de fascisme, nous conduira-t-il à la révolution communiste.

Une lon­gue suite de défaites nationales va suivre la première ; ce sera, sur le peuple allemand, une misère telle que en regard, son état actuel aura la saveur du bien être.....

 

.... les socialistes de Londres, les fascistes de Rome et les capitalistes d’outre-Atlantique formaient devant les français et les allemands une sorte de ligue des neutres dont les sympathies n'allaient pas à la France. L'affai­re de l'Anschluss, politiquement, ne mar­chait pas mal la France elle-même, incertaine risquait de passer, au prin­temps prochain, sous la férule de M. Léon Blum...  Et voilà que la crise financière ren­verse ce château de cartes.

 

Choix de textes et mise en forme

Jean Aikhenbaum

Sources

Je suis partout 1931

 

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