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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 08:19

COURRIERS                               Paris le 29 Janvier 1997

 

 

 

Monsieur Jean Jacques RATEAU

Conseiller du Directeur Général

Direction Générale XXIV

Rue de la Loi 200

B. 1049 Bruxelles

 

 

 

 

Monsieur,

 

 

Nous vous remercions vivement de nous avoir adressé le dossier concernant les informations destinées aux consommateurs sur l'E.S.B.

Nous vous prions de trouver ci-dessous sur ce sujet quelques observations,  le texte de notre intervention lors du colloque qui s'est déroulé en Octobre dernier au centre Rachi à Paris, ainsi qu'une réflexion sur le mythe de la science.

 

- Il est évident comme le fait ressortir le rapport fait par la Communauté Européenne que la transmission verticale n'est pas formellement démontrée. Rien ne prouve non plus avec certitude quelle soit totalement inexistante. On peut très bien supposer que l'agent vecteur à la possibilité de demeurer présent dans les tissus de manière silencieuse pendant des générations et devenir soudainement pathogène à la suite de circonstances imprévues qui vont lui être favorables et même penser qu'il peut engendrer d'autres types de pathologies.

- Ce rapport fait également remarquer que le franchissement de la barrière des espèces est peu probable dans des conditions naturelles, mais néanmoins que cette contamination a été possible en phase expérimentale. Nous sommes d'accord avec cette remarque, mais en revanche le fait de modifier les conditions biologiques de vie, fait que nous ne pouvons éliminer la possibilité de contamination des animaux et celle d'une contamination humaine,  nous ne pouvons non plus éliminer la possibilité qu'un virus (prion ?) soit parfaitement toléré dans une espèce et être pathogène dans une autre, ou dans diverses parties de la population d’une même espèce, ce qui est bien démontré pour l’E.S.B.

- Lorsque ce rapport fait état de l'infectivité d'un nombre limité d'organes cervelle, moelle épinière, yeux etc. chez les bovins, et qu'aucune trace n'a put être décelée dans les autres organes (la viande, le lait, le sperme). Cela est exact, mais les analyses ne sont faites et c'est logique qu'en fonction de nos moyens actuels d'investigations. Il s'agit donc d'évaluations réductionnistes, nous ne pouvons donc exclure avec une certitude absolue que ces organes apparemment non  contaminés ne le soient pas  par des pathogènes qui seraient présents dans ces organes de façon indécelable par nos actuels moyens d'analyse, que ceux-ci s'adaptent et varient en fonction des tissus infectés,  que le temps d'incubation dans ces mêmes organes soient plus longs et que des pathologies puissent s'exprimer  de manière différente tant chez les animaux que chez  les humains.

Le rapport souligne que l'E.S.B affecte les troupeaux depuis un certain temps, si cette pathologie avait dut contaminer l'être humain, celle-ci  se serait déjà manifestée de manière significative, ce qui de manière indiscutable n'a pas été le cas. La conclusion la tremblante classique est sans danger pour l'homme.

Si nous partageons, avec toutes les réserves que cela impose le peu de probabilité de contamination à l'être humain pour ce type de pathologie. Nous sommes beaucoup plus réservé sur l'affirmation qu'elle ne présente aucun danger. Rien ne permet de l'affirmer avec certitude, nous pouvons seulement dire qu'apparemment à l'heure actuelle aucune manifestation pathogène fort heureusement  ne s'est encore manifestée de façon significative. Nous pensons en revanche qu'il est trop tôt pour se prononcer avec certitude et qu'il n'est pas impossible qu'à la suite de l'E.S.B d'autres pathologies  s'expriment chez l'être humain dans un futur proche ou éloigné.

La décision du 27 mars (20-21) concernant l'interdiction d'exporter du R.U des bovins vivants, du sperme, des abats, laisse supposer que la Commission Européenne n'exclut pas les risques de contamination par la viande, car dans ce cas il lui aurait suffit d'interdire uniquement les abats, cervelles et les parties reconnues contaminées, ce qui n'a pas été le cas. Une autre remarque que l’on peut faire est que si l’on admet que la contamination a pour origine les protéines animales dans l’alimentation du bétail, il semble incompréhensible d’interdire les viandes anglaises alors que la Grande Bretagne a été la première à interdire sur le territoire ce type d’aliment  (ce qui ne l'a pas empêché d’exporter des stocks de farines qu’elle considérait comme dangereux). Ces viandes de ce fait, devraient donc présenter plus de garanties que les autres ce qui apparemment n’est pas le cas.

Cette mesure sécuritaire est une bonne chose, mais elle peut démontrer également dans l'esprit du public, que l'on ne peut exclure de manière certaine la contamination des autres viandes européennes du fait de la similitude entre les  moyens d'élevage, tant dans la sélection des races que dans l'alimentation.

Le plan d'action visant à l'abattage des troupeaux contaminés est une mesure intéressante, mais qui ne peut avoir que des effets limités. La raison est que dans cette optique on considère que seule les farines animales sont responsables de l'E.S.B, c'est une cause probable, mais là également il est impossible d'exclure d'autres hypothèses, tels que les incidences des pollutions industrielles, de la contamination des sols et des nappes phréatiques, de l'emploi en agriculture de substances toxiques de plus en plus nombreuses dont il est impossible de mesurer (ou de prévoir ?) les interactions, lorsqu'elles se trouvent associées et qui par  recombinaison pourraient devenir pathogènes. L'appauvrissement génétique par la sélection des races peut être également une cause possible de l'affaiblissement des défenses immunitaires des espèces.

On peut donc dire qu'il aurait été nettement préférable tout simplement de ne pas autoriser l'utilisation de protéines animales pour nourrir les bovins. On peut également  être étonné que des mesures identiques ne soient pas prises pour les autres formes d'élevage, notamment pour l'aviculture et la pisciculture, il est a souligner pour ceux-ci du fait de la rotation rapide des animaux la maladie n'a peut être pas le temps de s'exprimer chez ces animaux. Il n'est pas là non plus certain que ce type d'aliment soit anodin pour ces animaux, même si jusqu'à ce jour on a pas encore décelé de manifestations pathologiques chez ces espèces. Rien n'indique non plus que même si ces espèces ne développent pas de maladies spécifiques, qu'elles ne puissent servir de supports sains à des substances qui deviendraient pathogènes pour l'homme.

Les erreurs scientifiques sont innombrables, de nombreux produits de synthèse aux cours des dernières décennies ont eu des conséquences désastreuses sur la santé humaine et sur l'environnement alors qu'ils avaient été préalablement soigneusement  étudiés avant d'être mis sur le marché, du DDT à la Thalidomide la liste est hélas trop longue.

Il ressort donc de cette étude, que tant que l'on a pas démontré la toxicité d'un produit de manière évidente celui-ci est considéré comme sans risque. Il est également surprenant que personne ne songe à mettre en cause les affirmations des scientifiques et que celles-ci soient systématiquement considérées comme "Parole d'Evangile". L'emploi d'aliments carnés dans l'alimentation animale, l'a été qu'avec l'accord des autorités avec l’appui de la plupart des scientifiques spécialistes dans ce domaine, qui en ont garanti la totale innocuité. Nous n'aurons pas l'outrecuidance de penser que si les conclusions de ces études ont été favorables à leur très large diffusion, c'est parce que ceux-ci étaient peut être en partie (ou en totalité) financés par les laboratoires qui avaient charge de les commercialiser. Il semblerait que des études contradictoires aient  été systématiquement  écartées (Rudolph Steiner dans les années 20 avaient émis déjà des réserves sur les conséquences des modifications de l'alimentation sur le bétail).

Nous pensons ainsi que nous l'avons dit et écrit à maintes reprises en nous basant sur des études et des faits aisément observables (pollutions nombreuses, disparition d'espèces, multiplications des pathologies environnementales et dégénératives etc.) que le risque industriel est réel et croissant. Au cours de ces 50 dernières années, bien que des mesures aient été prises l'état global de la planète n'en a pas moins continué de se dégrader.

Nous savons également qu'il est très difficile de prendre des mesures pour tenter d'inverser ces phénomènes  parce qu'elle ne peuvent être prises qu'à l'échelon de la planète et qu'elles risquent    d'être impopulaires à des populations qui ne sont pas préparées à les recevoir.

De notre point de vue, les solutions passent impérativement par une relation différente avec notre environnement, par la remise en cause de l'industrie agro-alimentaire et de nos industries polluantes et par le retour de méthodes de culture plus respectueuses de l'environnement et du respect des réalités biologiques propres à chaque espèce, ce qui aura pour inconvénient de diminuer la productivité, d'augmenter de manière sensible les coûts de production. Mais cette approche aura comme avantage d'utiliser plus de main d'oeuvre ce qui permettrait d'éviter la paupérisation d'un nombre croissant d'individus à l'intérieur de nos sociétés et de faire revivre des villages et des petites bourgades tout en participant à la préservation des différents écosystèmes et à un retour à la biodiversité.

Vous souhaitant bonne réception de la présente,

Nous vous prions  de croire Monsieur, à l'expression de nos salutations distinguées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                          Paris le 28 Février 1997

 

 

 

 

Monsieur le Ministre de l’Agriculture

Ministère de l’Agriculture

78, rue de Varenne

75007 Paris

 

 

 

 

 

Monsieur le Ministre,

 

Nous avons  écouté récemment avec un vif intérêt comme bon nombre de nos concitoyens vos déclarations  sur la maladie de la “vache folle”. Vous trouverez sur ce sujet, un article que nous avons écrit    et qui est paru dans un catalogue présentant un salon de l’environnement qui s’est tenu récemment à Paris à l’Espace Eiffel, vous trouverez également jointes à la présente diverses correspondances adressées au Consistoire Israélite de Paris ainsi qu'à différentes autorités religieuses juives, le texte de notre intervention lors du colloque organisé sur ce thème au centre Rachi à Paris sous la présidence de Monsieur le Grand Rabbin de France.

Si nous partageons, avec toutes les réserves que cela impose votre conclusion sur les risques non clairement démontrés, de transmission à l’homme  et de la psychose injustifiée qui tourne autour de la maladie de Creutzfeldt Jakob, nous ne pensons pas  pour autant que  l’abattage systématique et le boycott de la viande bovine anglaise   puissent éradiquer tous risques de contamination, si ceux-ci devaient se produire.

Le problème qui se pose est de notre point de vue ailleurs, l’industrialisation systématique fait courir au système vivant des risques majeurs qui ont été maintes fois soulignés par de nombreux  scientifiques. A la fin du siècle dernier Mr Patzoski, Directeur de l'Ecole phytosociologique d’Europe Orientale adressait déjà une mise en garde aux  autorités de son époque. Dans les années  30 les Professeurs Delbet et Voisin soulignaient   les risques que faisaient courir l’utilisation de certains produits phytosanitaires, en agriculture notamment les engrais potassiques, dans les années 50 Gunther Swab faisait  également dans trois ouvrages paru en français un  bilan prévisionnel des plus sombre.

Dans les pays industrialisés, les catastrophes écologiques sont devenues courantes avec leurs répercussions par voie de conséquences sur la santé humaine, la vie végétale et animale dont nous dépendons et nous ne pouvons en aucune manière affirmer que nous sommes en mesure de faire face à des risques imprévus qui pourraient survenir. Les rapports sur la progression des maladies de civilisation,   de la mortalité par cancer, par maladies cardio vasculaires, l’apparition de nouvelles pathologies, la réapparition d’anciennes que l’on croyait avoir éradiquées (soulignés par le Président de la République, lors de son intervention télévisée du 14 juillet dernier) ainsi que la disparition d’espèces supérieures ne se comptent plus.  Notre erreur vient probablement du fait de croire que les problèmes que nous avons suscités et que nous avons été incapables de régler par le passé, seront solutionnés grâce à de nouvelles techniques plus performantes et non polluantes dans le futur. 

Force est de constater  que nous ne sommes pas en mesure de prévoir tous les incidents liés à “nos progrès” et que ceux-ci risquent de mettre en cause la vie des générations à venir.

Nous pensons que l’agriculture a un rôle clé prépondérant dans la santé humaine,  dans la préservation de la vie et de notre environnement. Le  public ne s’y trompe pas, parce que même si les réactions de boycott de viande bovine sont disproportionnées par rapport aux risques réels, elles soulignent une angoisse certaine quant à la qualité et l’innocuité des produits en provenance des circuits de l'agro-industrie. Contrairement à ce que l'on a pu croire, l'industrialisation de l'agriculture  et l'hyper productivité qui en a découlé a fourni certes des aliments abondants mais carencés et de ce fait a été  incapable de répondre aux exigences biologiques des consommateurs. L'approche de solution passe de notre point de vue par le retour à des méthodes plus traditionnelles de production, par l'encouragement des petites et moyennes exploitations qui  sont  à même de participer à la préservation de l'environnement, à la sauvegarde des patrimoines génétiques et biologiques  menacés de disparition. Cela passe également par la revalorisation de nos campagnes et de nos  petites bourgades et par la prise en considération des exigences biologiques particulières à chaque espèce.

Vous souhaitant bonne réception de la présente,

Nous vous prions de croire Monsieur le Ministre, à l'assurance de nos respectueuses salutations.

 

 

 

 

P

                                                                                     Paris le 28 Mai 1996

 

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur le Grand Rabbin,

 

 

 

On m’a rapporté des propos que vous auriez tenu au sujet de l’alimentation, laissant entendre  qu’il n’était pas nécessaire de consommer de la viande de boeuf et que celle-ci pouvait être remplacée par de la volaille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P.J : Note que nous avons faite à la suite de la parution de notre ouvrage « aurochs...le retour d’une supercherie nazie » dans lequel nous mettons en cause, certains services du Ministère de l’Agriculture (école vétérinaire de Nantes, Bergerie Nationale de couvrir une supercherie scientifique nazie, qui a servi à justifier les théories raciales du 3ème Reich. Si vous le souhaitez, nous pouvons vous adressé cet ouvrage, ainsi que les très nombreuses réactions qu’il a suscité dont celles de Madame Nicole Fontaine et de Monsieur Jack Lang.

 

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 07:59

La vache folle et les mythes de la science moderne 

          L'affaire de la vache folle est particulièrement intéressante pour un historien des sciences, car elle  souligne   l'existence et l'importance de plusieurs mythes et rêves que véhiculent notre société sur la science contemporaine. Quels sont ces mythes ? Quelles peuvent être les conséquences de ce regard irrationnel  sur les problèmes de santé ?

Mythe n° 1

          La science contemporaine  est si puissante qu'elle pourra résoudre tous nos problèmes. Il faut seulement lui laisser un peu plus de temps et lui donner un peu plus de moyens. Cette pensée naïve qui donne  à la science le rôle de  religion et qui   aux chercheurs leur attribue celui de prêtres peut être très dangereuse, car elle déresponsabilise la société. La science providence peut nous permettre de faire tout et  n'importe quoi, en fonction de ce mythe elle  est, et sera toujours en mesure de nous fournir les moyens nécessaires pour faire face et réparer les dommages  causés par nos comportements irresponsables.

          Pourtant l'histoire de "l'affaire de la vache folle" démontre bien les lacunes  de notre savoir même dans des domaines  étudiés depuis des décennies, la maladie de Creutzfeld-Jakob a été  décrite en 1920 pour la première fois et la tremblante du mouton  est  connue depuis au moins le dix-huitième siècle. Déjà, en 1936 les chercheurs français Cuillet et Chelle parlaient "d'un pathogène non conventionnel" de la tremblante. Ces deux chercheurs ont réussi à démontrer la possibilité de  transmission de cette maladie entre des espèces différentes (des moutons vers des chèvres). Jusqu'à ce jour, malgré des années passées et les énormes moyens financiers mis en oeuvre les scientifiques sont  totalement incapables d’apporter une réponse aux questions de base. Il existe par exemple 9 théories sur le caractère de ce mystérieux agent pathogène (virus, rétrovirus, prions etc.). On connaît très peu de choses ou presque rien sur les conditions du déclenchement de la virulence du prion-protéine, de la transmission sans ADN décelable, ainsi que l’influence que joue  les facteurs environnementaux et génétiques.

Mythe n° 2

          Un fait établit scientifiquement permet l’application rapide d'une technique efficace sur le terrain. Pourtant d'après  une  enquête menée par la BBC, malgré le dépistage obligatoire par  l’une des plus performantes équipe technique  biochimique du monde, pour l'abattage de 140.000 bêtes chaque semaine, on constate néanmoins  qu’au moins 600 bovins malades se retrouvent  dans  les assiettes des consommateurs. La raison est simple : avant que la maladie ne se manifeste il est très difficile, voire impossible de  détecter la présence d’agents  pathogènes. Enfin, jusqu'à ce jour toutes  nos techniques s’avèrent   impuissantes  face à ce micro-organisme qui peut survivre 24 h à une  température de 160°, qui résiste  aux radiations ionisantes,  aux  UV et qui peut sans dommage rester au moins trois mois enfoui dans  le sol.

Mythe n° 3

          La position sociale et le crédit accordé aux  experts  scientifiques ont une telle importance qu'il est impossible de nier et de remettre en cause les faits qu’ils décrivent  et publient.    Pourtant en mars 1989 le plus prestigieux journal de science Nature dans  un article  soulignait  les risques  de transmission de la tremblante du mouton à l'homme. Pendant sept ans les pouvoirs publics ont passé sous silence cette information et sont restés  totalement sans réaction, bien que    d’autres articles publiés par la presse scientifique faisaient  état  et confirmaient  ces découvertes. Les autorités britanniques et européennes ont même démenti des données existantes et disponibles, qui soulignaient  la possibilité de transmission verticale de la maladie de la  vache à son  veau. Le mythe de la puissance politique qui accompagne  la science permet de faire croire aux individus  que les résultats scientifiques ont des répercussions immédiates dans la vie courante et sur le plan  administratif. En  1988 l'équipe de chercheurs de Weybridge mettait en évidence que les farines animales étaient responsables  de l'épidémie. Rappelons que les premières mesures qui visaient  à interdire le  commerce de ces produits n’ont été  prises qu’en 1990.

Mythe n° 4

          Les chercheurs sont toujours honnêtes et le seul but de la recherche  est de trouver  la vérité, la science de par son caractère est éthique. Malheureusement les divers "experts", comme dans le cas du nuage de Tchernobyl, ont fourni aux décideurs politiques un alibi pour justifier leur inertie et leur absence de mesure  pour faire face  à la gravité du  problème.

Mythe n° 5

          C'est un mythe réductionniste.  On pense qu'un phénomène naturel et très complexe peut être réduit à une seule cause et expliqué par un seul facteur et remédié par la modification  de ce seul facteur. Ainsi, suivant la tradition  pasteurienne on pense qu'il suffit de déterminer et d’isoler le micro-organisme incriminé pour pouvoir trouver la solution (antibiotique vaccin etc.). C'est un mythe extrêmement  pernicieux, car il est responsable d'une croyance erronée, qui laisse supposer que grâce aux techniques scientifiques il est possible et même facile de trouver une solution rapide pour  résoudre des problèmes très complexes. De plus en choisissant cette option et en restant toujours  optimiste on peut rejeter même les évidences. Dans le  fait de la contamination à caractère alimentaire il suffit donc  au regard de ce mythe, d’abattre les animaux présumés malades et d’interdire l'usage de la farine animale pour que la maladie disparaisse  toute  seule. On a même donné comme  date la  fin de ce siècle. Comme par hasard (phénomène facilement explicable par la psychologie) on préfère aussi  longtemps que possible  ne pas prendre en compte les informations de  possibilité de contamination verticale, la possibilité de survie de ce pathogène pendant plusieurs années dans le sol, la possibilité de contamination par simple contact, l'existence de divers "réservoirs" naturels pour ce virus (prion?),  comme chez certains animaux (et chez l'homme) domestiques et sauvages (les premiers cas d'encéphalopathie ont été  découverts chez un bovidé africain le Nyala et des populations sauvages de bovidés et de cervidés en Afrique et en Amérique sont parfois très  atteintes par l'épidémie). Ainsi on a proposé comme moyen miracle tout simple de ne pas manger de viande bovine en oubliant que la maladie  à comme origine le  mouton, qu'elle touche les chèvres, les animaux à fourrure (visons), les chats (recherches de Wyatt sur le chat domestique) et que cette  maladie est présente chez les oiseaux (les recherches de Schoone en Allemagne ont démontré que la  maladie touchait également  les autruches).

          Enfin le réductionnisme permet de croire  qu'on peut négliger les facteurs environnementaux dans  le déclenchement de la maladie. On oublie que la sauvegarde de la bio-diversité (des formes sauvages mais aussi domestiques) est la seule garantie pour  limiter  l'avalanche des maladies virales qui frappent les pays industrialisés depuis  ces dernières années. En condamnant et en laissant  disparaître des races domestiques on se prive des génomes qui naturellement résistent  aux maladies et on liquide les barrières naturelles qui limitent  la propagation des pathogènes ( les expériences démontrent  que parmi  les animaux artificiellement contaminés 78% de moutons de la race Herdwick développent  la maladie, mais 0% de race Dorset Downs). Enfin on oublie  de faire le rapprochement  gênant entre  les épidémies de grippe d'origine asiatique qui frappent de plus en plus l'Europe  et l'élevage industriel de canards  en Chine.

Mythe n° 6

          Les techniques développées par la science sont toujours bienfaisantes, dans la médecine elles nous sauvent la vie. Les effets secondaires ainsi que les maladies iatrogènes (causées directement ou indirectement par un acte médical), même si elles existent n'ont pas d'importance en comparaison des bénéfices que nous en tirons. Il est donc préférable  de ne pas penser à ces   conséquences. Notre science est si efficace qu'elle permet de prévoir et de prévenir tous les dégâts éventuels. Pourtant la maladie de Creutzfeld-Jakob semble montrer l'importance de ces "insignifiants effets secondaires". Les experts sont quant à eux beaucoup plus prudents que les médias et le grand public. Par exemple, la première piste étudiée par la commission d'enquête dans l'affaire de la vache folle a été la contamination par des vaccins (par analogie avec une des épidémies de la tremblante causée par le vaccin contre le looping-ill).

          Depuis  1985, il est  prouvé que la maladie de Creutzfeld-Jakob est l’une des plus importantes maladies iatrogènes. Que plusieurs personnes ont été contaminées suite à une opération chirurgicale (greffes) ou par traitement  avec une hormone de croissance d'origine humaine  (en France 20 cas en 1993 et 34 cas en 1995).

          Plusieurs  autres  données semblent être également très inquiétantes. Citons, les risques transfusionnels. Les cas de contamination par le sang (provenant de femmes donatrices  qui par le passé ont reçu des  gonadotropines) ont été  démontrés dernièrement en Australie. On parle également des cas de  transmission de la  maladie par des appareillages  qui servent à établir des  diagnostics (notamment des électrodes utilisés pour diagnostiquer  l'épilepsie). Enfin, la contamination du personnel médical et paramédical est de plus en plus préoccupant (en 1994,  33 cas dont par exemple celui d’un chercheur travaillant sur les greffes de dures mères de moutons  et de l'homme). La contamination par simple contact est-elle possible ? Malheureusement, il est impossible encore d’exclure cette hypothèse.

          Nous savons qu'il  est difficile de parler  d’être entendu et de convaincre des lecteurs  ou un auditoire sur le caractère mythologique de certaines démarches "scientifiques". Mettre en cause "l'objectivité" de la science (déjà démontrée par les recherches de Ludwick Fleck et Karl Popper) c'est détruire un rêve sur le progrès et le bonheur. Mais nous pensons qu'il est préférable  de se réveiller avant que le rêve ne se transforme en cauchemar.

 

Perception du mythe  scientifique

 La perception  du :monde vivant aujourd'hui telle que la reçoit nos contemporains, pour reprendre un terme à la mode peut être qualifié de virtuelle. Or, l'une des particularités du vivant se caractérise par les diverses mutations et transformations qui s'opèrent et qui sont en corrélation et en interaction avec les autres organismes  vivants.  De nombreuses techniques ont ceci de commun entre autres, tenter de s'opposer à cette évolution, refuser l'impact du temps sur l'existant en voulant masquer ou retarder les transformations.

De la perception du mythe scientifique et des progrès applicables qu’elle génère, découle généralement 4 formes de pensées :

 

1°) La science et la technique sont bienfaisantesElles concourent à améliorer la situation matérielle des individus et participent à accroître  leur bien  être. Les progrès nous sont indispensables et nous ne pouvons imaginer de vie sans eux. Ils seront à même de résoudre ainsi que nous l’avons dit tous les problèmes qui se poseront aux hommes et le bonheur de l'humanité en dépend et en est l'aboutissement. La justification des actions humaines trouvent leur explication dans l'hostilité environnementale qui représente le chaos originel, ou encore le désordre suprême. Vouloir ne serait ce qu’en discuter, c’est vouloir revenir au pire à l’homme des cavernes et au mieux au moyen âge. La science dans ce cas de figure est synonyme de vie. Le discours de nos hommes politiques de quelque bord qu’ils soient, entre dans cette logique, seuls les termes de croissance et de productivité sont censés pouvoir répondre  aux attentes des citoyens et régler les problèmes de chômage, mal être etc. La seule différence que l’on peut noter entre les différents courants, c’est la manière dont ils les appréhendent. On peut être surpris ainsi que nous l'avons dit, de telles prises de positions, qui ne tiennent aucun compte des expériences même issues d'un passé récent. Les seules solutions préconisées sont le développement et l'accroissement des techniques qui ont conduit et participé aux situations dans lesquelles nous nous trouvons.

Dans cette optique sont évidemment occultées ou repoussées toutes objections dissonantes.

 

2°) La science et la technique qui en découlent sont nuisibles. C’est donc l’antithèse de la précédente, si la première a eu ses chantres avec Saint Simon, Auguste Comte, Marx, et les tenants du capitalisme libéral triomphant etc. Peu de philosophes se sont attaqués de front à la science et à ses applications. Même aujourd’hui,  ses détracteurs les plus virulents ne la remettent pas en cause en tant que telle, mais s’attaquent uniquement  au  choix de certaines de ses applications. La science est donc  bonne, mais seul le choix technologique est à revoir dans certains cas.

 

3°) La science et les techniques sont bonnes et mauvaises à la fois. Cette optique diffère des deux autres, bien qu’elle se rapproche de la première. Schématiquement ont peut la résumer ainsi, de chaque application issue des techniques découlent des effets positifs, qui eux mêmes engendrent des effets pervers. Toutefois,  les premiers sont supérieurs aux seconds, les compensent largement et sont capables de faire face et de pallier aux éventuelles nuisances.

 

4°) La science et les techniques sont bonnes ou mauvaises en fonction de l’emploi qu’on en fait. C’est l’opinion   la  plus fréquemment répandue.  L’énergie nucléaire est bonne pour ses applications civiles dans ce cas elle est au service du bien, elle est mauvaise ou au service du mal, lorsqu’on s’en sert a des fins militaires.  Cette option entre  dans la logique que l’homme a la possibilité de choisir la voie du bien ou du mal. Elle est aussi le point de jonction contemporain entre les religions monothéistes avec sous jacent la notion de péché originel ici, la remise en question des progrès technologiques possibles (pour éviter les mauvais choix) et le scientisme (bon choix) nouvelle religion de l’homo technicus, qui regroupe tous les individus des sociétés industrialisées. Il est à noter que  c’est le seul courant de pensée qui fasse l’unanimité.

Dans l’esprit du public, seuls les progrès issus des technologies sont censés être salutaires.  L’un des paradoxes de ce système, et ils sont nombreux, c’est que les applications techniques arrivent à tant d’efficacité, qu’elles en deviennent parfois inutilisables. Quant aux expériences que nous pourrions tirer des erreurs du passé, celles-ci sont systématiquement mises à l’index. La crise de la vache folle en est l’exemple frappant, nous savons que les farines contaminées sont pour partie tout au moins responsables*, ce qui ne nous empêche nullement de nous préparer à donner aux animaux destinés à l’alimentation humaine, du soja et du maïs manipulés génétiquement. Dans cette démarche, et personne n’est dupe c’est que primo rien n’indique de manière absolue que ces manipulations ne présentent aucun risque (un comité de 200 scientifiques, la plupart prestigieux se sont portés contre), et ce que tous les politiques savent également pertinemment que les seuls à en tirer profit seront les laboratoires   qui vont commercialisés ces produits manipulés.

 L’autre exemple que l’on peut prendre, est celui des possibilités qu’offrent  l’informatique, lorsqu’un  utilisateur se sert d’un programme, il n’en utilise qu’une partie, les autres possibilités   lui font perdre du temps lorsqu’il tente occasionnellement de s’en servir,  tant et si bien qu’il finit par les  ignorer.  La  machine destinée à faciliter le travail, finit très souvent par le compliquer et ce phénomène s’amplifie au fur et à mesure des avancées faites par les  nouvelles technologies.

La profusion d’informations que nous percevons  de manière irréelle par le biais des médias, nous font vivre des événements dans lesquels nous ne sommes par directement impliqués, ce qui  nous prive de la relation à la réalité. Ce truchement  a également la particularité  outre qu’il nous désolidarise du vécu, d’émousser notre sensibilité. Nous nous trouvons donc placé dans des situations telles que les événements dramatiques qui secouent la planète parfois à quelques heures d’avion arrivent à nous laisser totalement indifférents.

Si, pour des personnes  d’un certain âge l’appréciation à leur juste mesure des drames, conflits catastrophes est encore possible (pour les plus critiques d’entre elles), parce qu’elles ne sont que depuis peu confrontées aux techniques modernes de communication ; il n’en va pas de même pour les jeunes générations qui sont soumises de manière intensive à des images virtuelles, qui fait qu’il leur est difficile  de discerner la réalité de la fiction. Le seul moment ou il leur est possible de le faire, c’est lorsqu’un événement  porte directement atteinte  à leur intégrité physique ou psychique.

 

Nous devons regarder et évaluer les sciences et les techniques, non en fonction  de leurs  applications et des  définitions  habituelles qui débouchent  sur des valeurs mesurables  avec des paramètres tels que bien ou mal, bon ou mauvais ;  qui  peuvent comporter éventuellement des échelles de valeur et des  appréciations fluctuantes.  En revanche, il est plus simple   et plus cohérent de penser que la science et les  applications  techniques qui en découlent visent à créer un ordre limité à valeur humaine temporaire, dans un temps et un espace restreint aménagé et artificiel (puisque que leurs utilisations sont sujettes à différents paramètres, tels que modes, latitudes,  saisons,  coutumes, cultures etc., mais également parce qu’elles sont chassées par de nouvelles plus performantes ou innovantes).

Parallèlement, elles projettent un désordre illimité (ou partiellement  évaluable) qui modifie les paramètres de vie originels, dans le temps, l'espace et l’environnement. Ce que nous percevons comme désordre et que nous modifions en ordre justifié et limité nécessaire à nos besoins ponctuels, n'est que la création d’un  déséquilibre  global ou entropie (on peut considérer comme entropique, tout système qui vise à accroître la dégradation de l'énergie par des transformations considérées irréversibles). Les répercussions des nuisances occasionnées ne sont mesurables qu’en fonction de nos méthodes d’évaluation, qui sont elles même tributaires de  techniques. Celles-ci sont obligatoirement arbitraires, puisqu'elles font appel à des techniques d’investigations évolutives. Ce qui fait qu'une substance ou un produit en fonction de nos analyses, peut être considéré anodin aujourd'hui... et dans 5 - 10 ou 20 ans reconnu  toxique ou dangereux.

Nous  sommes obligés de constater qu'en dépit de nos moyens actuels, nous sommes dans l'incapacité comme le démontre la crise de la vache folle et les différents problèmes  auxquels l'humanité est confrontée,  de mesurer les processus irréversibles et inattendus que provoquent nos activités industrielles  au sein du système vivant. Ceci est d'autant plus préoccupant que les catastrophes (comme Tchernobyl par exemple) sont toujours d'un genre nouveau et par ce fait même imprévisibles. 

J. Aikhenbaum - écrivain - spécialiste en environnement et santé

Piotr Daszkiewicz - Biologiste, Historien des sciences.

 

 

COURRIERS                               Paris le 29 Janvier 1997

 

 

 

Monsieur Jean Jacques RATEAU

Conseiller du Directeur Général

Direction Générale XXIV

Rue de la Loi 200

B. 1049 Bruxelles

 

 

 

 

Monsieur,

 

 

Nous vous remercions vivement de nous avoir adressé le dossier concernant les informations destinées aux consommateurs sur l'E.S.B.

Nous vous prions de trouver ci-dessous sur ce sujet quelques observations,  le texte de notre intervention lors du colloque qui s'est déroulé en Octobre dernier au centre Rachi à Paris, ainsi qu'une réflexion sur le mythe de la science.

 

- Il est évident comme le fait ressortir le rapport fait par la Communauté Européenne que la transmission verticale n'est pas formellement démontrée. Rien ne prouve non plus avec certitude quelle soit totalement inexistante. On peut très bien supposer que l'agent vecteur à la possibilité de demeurer présent dans les tissus de manière silencieuse pendant des générations et devenir soudainement pathogène à la suite de circonstances imprévues qui vont lui être favorables et même penser qu'il peut engendrer d'autres types de pathologies.

- Ce rapport fait également remarquer que le franchissement de la barrière des espèces est peu probable dans des conditions naturelles, mais néanmoins que cette contamination a été possible en phase expérimentale. Nous sommes d'accord avec cette remarque, mais en revanche le fait de modifier les conditions biologiques de vie, fait que nous ne pouvons éliminer la possibilité de contamination des animaux et celle d'une contamination humaine,  nous ne pouvons non plus éliminer la possibilité qu'un virus (prion ?) soit parfaitement toléré dans une espèce et être pathogène dans une autre, ou dans diverses parties de la population d’une même espèce, ce qui est bien démontré pour l’E.S.B.

- Lorsque ce rapport fait état de l'infectivité d'un nombre limité d'organes cervelle, moelle épinière, yeux etc. chez les bovins, et qu'aucune trace n'a put être décelée dans les autres organes (la viande, le lait, le sperme). Cela est exact, mais les analyses ne sont faites et c'est logique qu'en fonction de nos moyens actuels d'investigations. Il s'agit donc d'évaluations réductionnistes, nous ne pouvons donc exclure avec une certitude absolue que ces organes apparemment non  contaminés ne le soient pas  par des pathogènes qui seraient présents dans ces organes de façon indécelable par nos actuels moyens d'analyse, que ceux-ci s'adaptent et varient en fonction des tissus infectés,  que le temps d'incubation dans ces mêmes organes soient plus longs et que des pathologies puissent s'exprimer  de manière différente tant chez les animaux que chez  les humains.

Le rapport souligne que l'E.S.B affecte les troupeaux depuis un certain temps, si cette pathologie avait dut contaminer l'être humain, celle-ci  se serait déjà manifestée de manière significative, ce qui de manière indiscutable n'a pas été le cas. La conclusion la tremblante classique est sans danger pour l'homme.

Si nous partageons, avec toutes les réserves que cela impose le peu de probabilité de contamination à l'être humain pour ce type de pathologie. Nous sommes beaucoup plus réservé sur l'affirmation qu'elle ne présente aucun danger. Rien ne permet de l'affirmer avec certitude, nous pouvons seulement dire qu'apparemment à l'heure actuelle aucune manifestation pathogène fort heureusement  ne s'est encore manifestée de façon significative. Nous pensons en revanche qu'il est trop tôt pour se prononcer avec certitude et qu'il n'est pas impossible qu'à la suite de l'E.S.B d'autres pathologies  s'expriment chez l'être humain dans un futur proche ou éloigné.

La décision du 27 mars (20-21) concernant l'interdiction d'exporter du R.U des bovins vivants, du sperme, des abats, laisse supposer que la Commission Européenne n'exclut pas les risques de contamination par la viande, car dans ce cas il lui aurait suffit d'interdire uniquement les abats, cervelles et les parties reconnues contaminées, ce qui n'a pas été le cas. Une autre remarque que l’on peut faire est que si l’on admet que la contamination a pour origine les protéines animales dans l’alimentation du bétail, il semble incompréhensible d’interdire les viandes anglaises alors que la Grande Bretagne a été la première à interdire sur le territoire ce type d’aliment  (ce qui ne l'a pas empêché d’exporter des stocks de farines qu’elle considérait comme dangereux). Ces viandes de ce fait, devraient donc présenter plus de garanties que les autres ce qui apparemment n’est pas le cas.

Cette mesure sécuritaire est une bonne chose, mais elle peut démontrer également dans l'esprit du public, que l'on ne peut exclure de manière certaine la contamination des autres viandes européennes du fait de la similitude entre les  moyens d'élevage, tant dans la sélection des races que dans l'alimentation.

Le plan d'action visant à l'abattage des troupeaux contaminés est une mesure intéressante, mais qui ne peut avoir que des effets limités. La raison est que dans cette optique on considère que seule les farines animales sont responsables de l'E.S.B, c'est une cause probable, mais là également il est impossible d'exclure d'autres hypothèses, tels que les incidences des pollutions industrielles, de la contamination des sols et des nappes phréatiques, de l'emploi en agriculture de substances toxiques de plus en plus nombreuses dont il est impossible de mesurer (ou de prévoir ?) les interactions, lorsqu'elles se trouvent associées et qui par  recombinaison pourraient devenir pathogènes. L'appauvrissement génétique par la sélection des races peut être également une cause possible de l'affaiblissement des défenses immunitaires des espèces.

On peut donc dire qu'il aurait été nettement préférable tout simplement de ne pas autoriser l'utilisation de protéines animales pour nourrir les bovins. On peut également  être étonné que des mesures identiques ne soient pas prises pour les autres formes d'élevage, notamment pour l'aviculture et la pisciculture, il est a souligner pour ceux-ci du fait de la rotation rapide des animaux la maladie n'a peut être pas le temps de s'exprimer chez ces animaux. Il n'est pas là non plus certain que ce type d'aliment soit anodin pour ces animaux, même si jusqu'à ce jour on a pas encore décelé de manifestations pathologiques chez ces espèces. Rien n'indique non plus que même si ces espèces ne développent pas de maladies spécifiques, qu'elles ne puissent servir de supports sains à des substances qui deviendraient pathogènes pour l'homme.

Les erreurs scientifiques sont innombrables, de nombreux produits de synthèse aux cours des dernières décennies ont eu des conséquences désastreuses sur la santé humaine et sur l'environnement alors qu'ils avaient été préalablement soigneusement  étudiés avant d'être mis sur le marché, du DDT à la Thalidomide la liste est hélas trop longue.

Il ressort donc de cette étude, que tant que l'on a pas démontré la toxicité d'un produit de manière évidente celui-ci est considéré comme sans risque. Il est également surprenant que personne ne songe à mettre en cause les affirmations des scientifiques et que celles-ci soient systématiquement considérées comme "Parole d'Evangile". L'emploi d'aliments carnés dans l'alimentation animale, l'a été qu'avec l'accord des autorités avec l’appui de la plupart des scientifiques spécialistes dans ce domaine, qui en ont garanti la totale innocuité. Nous n'aurons pas l'outrecuidance de penser que si les conclusions de ces études ont été favorables à leur très large diffusion, c'est parce que ceux-ci étaient peut être en partie (ou en totalité) financés par les laboratoires qui avaient charge de les commercialiser. Il semblerait que des études contradictoires aient  été systématiquement  écartées (Rudolph Steiner dans les années 20 avaient émis déjà des réserves sur les conséquences des modifications de l'alimentation sur le bétail).

Nous pensons ainsi que nous l'avons dit et écrit à maintes reprises en nous basant sur des études et des faits aisément observables (pollutions nombreuses, disparition d'espèces, multiplications des pathologies environnementales et dégénératives etc.) que le risque industriel est réel et croissant. Au cours de ces 50 dernières années, bien que des mesures aient été prises l'état global de la planète n'en a pas moins continué de se dégrader.

Nous savons également qu'il est très difficile de prendre des mesures pour tenter d'inverser ces phénomènes  parce qu'elle ne peuvent être prises qu'à l'échelon de la planète et qu'elles risquent    d'être impopulaires à des populations qui ne sont pas préparées à les recevoir.

De notre point de vue, les solutions passent impérativement par une relation différente avec notre environnement, par la remise en cause de l'industrie agro-alimentaire et de nos industries polluantes et par le retour de méthodes de culture plus respectueuses de l'environnement et du respect des réalités biologiques propres à chaque espèce, ce qui aura pour inconvénient de diminuer la productivité, d'augmenter de manière sensible les coûts de production. Mais cette approche aura comme avantage d'utiliser plus de main d'oeuvre ce qui permettrait d'éviter la paupérisation d'un nombre croissant d'individus à l'intérieur de nos sociétés et de faire revivre des villages et des petites bourgades tout en participant à la préservation des différents écosystèmes et à un retour à la biodiversité.

Vous souhaitant bonne réception de la présente,

Nous vous prions  de croire Monsieur, à l'expression de nos salutations distinguées.

 

 

 

 

 

 

* des chercheurs émettent d’autres hypothèses actuellement, notamment les moyens utilisés pour l’éradication du varron  parasite des bovins (organochlorés associés aux organophosphorés). 

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 07:51

VACHES  FOLLES  : sommes nous condamnés à devenir végétarien ?

 

Le désarroi du public  et sa désaffection envers la viande bovine a surpris tant les pouvoirs publics que les professionnels de par son ampleur. Les répercussions de cette crise n’ont pu malgré les dispositions prises par les pouvoirs publics pu convaincre  totalement le consommateur.

Nos coreligionnaires, n’ont pas n’ont plus été rassurés par les dispositions prises  par les Autorités religieuses Juives qui ont été  calquées sur celles préconisées par les responsables politiques. Ce trouble est grave à plus d’un titre, il frappe économiquement les éleveurs et tous les intervenants de cette chaîne alimentaire. Il cause également un préjudice financier  important au consistoire, qui tire une grande partie (sinon la majeure) de ses recettes de l’abattage rituel ce qui risque à court terme de mettre au chômage et en difficulté  bon nombre de familles qui en vivent.

Nous pensons, ainsi que nous l’avons dit dans le dossier que nous avons élaboré à cet effet, qu’il existe des solutions (dont certaines existent déjà) pour offrir aux consommateurs des produits sains et dénués de toxicité. Certes ces mesures vont peut être   quelque peu  bousculer certaines de nos habitudes, mais il est temps, grand temps de s’y attacher, il y va de notre santé et de celle de nos enfants.  Encore faut-il que vous soyez informés, et c’est là le mérite de Francine Ankry, qui sans compter s’est dépensée pour qu’une information libre et différente puisse être enfin à la disposition du grand public.

Jean Aikhenbaum, fondateur de Réussir votre Santé

Piotr Daszkiewicz Biologiste, Historien des Sciences

 

 

Propositions qui peuvent être prises au niveau de l’alimentation :

 

Ainsi que nous l’avons dit, le problème que nous devons résoudre est de donner aux consommateurs des produits  dénués de toxicité et  qui répondent à leurs réels  besoins physiologiques.

Il est hors de notre propos et nous insistons sur ce point de réduire la cacherout à de simples prescriptions  hygiéniques. Toutefois, force est de constater que nos Lois religieuses ainsi que les interprétations faites par nos Sages sont toujours d’une  brûlante actualité et se trouvent de plus confirmées par des recherches scientifiques actuelles. Lorsque l’on sait par exemple les risques que font courir les manipulations génétiques aux espèces vivantes on ne peut être qu’admiratif devant leur propos mettant en garde les hommes contre toutes les hybridations, alors qu’ils ne disposaient d’aucun appareil de mesure.

Actuellement une partie importante des aliments que nous consommons  provient de souches hybridées, issus de  nouvelles techniques qui touchent aussi bien le monde végétal  qu’animal. Tous les pays industrialisés (y compris Israël, qui est l’un des pays pionniers en la matière) “améliorent” par manipulation génétique et hybridation les produits destinés à l’alimentation des humains et des animaux, ces améliorations frappent Même les espèces ornementales. Ces techniques sont élaborées au grand jour dans une indifférence quasi générale y compris de celle de nos décisionnaires politiques ou religieux actuels. Nous rappelons également que celles-ci ont surtout été mises en oeuvre de façon systématique après la seconde guerre mondiale. Elles connaissent aujourd’hui, une vogue qui fait que leur développement est croissant. Leur objectif,  est de créé des souches qui résistent  aux invasions parasitaires, qui peuvent être programmées pour accepter des herbicides sélectifs afin d’éliminer les plantes concurrentes “nuisibles”, pour en améliorer l’aspect, les rendements etc.

Les inconvénients liés à l’hybridation sont multiples et si les avantages que nous avons pu en tirer ont put être considérés comme notables, nous pouvons constater aujourd’hui que les méfaits de ces améliorations commencent à être perçus, vont s’amplifiant et risquent  d’être à court terme catastrophiques.

Le fait de sélectionner des géniteurs pour arriver à une production industrielle idéale (en rendement) fait que les souches originelles sont oubliées et reléguées par nos technocrates à un rôle de pièces de musée, d’objets de curiosité. Le propre de ces variétés appelées “rustiques” est qu’elles étaient (et sont toujours) parfaitement adaptées au climat et à leur biotope et présentent des qualités de résistances environnementales exceptionnelles. Elles demandent beaucoup moins de soins, mais hélas ont souvent un aspect  esthétique qui ne correspond pas à nos critères actuels et de plus leurs rendements sont nettement inférieurs.

Quant aux hybrides, ils  nécessitent des soins intensifs, sont fragiles et au bout de quelques générations dégénèrent. Les générations à venir risquent de se trouver devant un dilemme quasi insurmontable, de n’avoir plus de produits hybridés pour se nourrir et de n’avoir plus faute de les avoir protégées de variétés  rustiques capables elles de les nourrir, comme elles l’ont fait pour les générations passées.

Les mesures actuelles prises  par les pouvoirs publics et les propos de nos rabbins, calqués sur les décisions gouvernementales n’ont toujours pas rassuré les consommateurs qui continuent à boycotter la viande bovine et commencent à juste raison de s’interroger sur la qualité de leurs autres aliments.

Les bouchers que nous avons rencontrés proposent des solutions inadéquates, qui de notre point de vue sont incapables de faire face aux  problèmes,

- Identification de l’animal, avec son origine et la façon dont il a été élevé. (traçabilité)

- Importation  de viandes d’Amérique du Sud et de Chine (voir à ce sujet, notre note précédente)

Ces mesures n’ont  rien d’original, elles existent déjà et n’offrent aucune garantie particulière nouvelle.

Quant aux produits “Label Rouge”, s’ils sont de meilleure qualité ils n’offrent pas non plus la preuve de leur totale innocuité. Les bovins, sont nourris avec des  aliments   d’origine végétale  produits  à l’aide de  traitements et d’amendements chimiques, l’élevage des animaux n’offre que peu de différence avec un élevage de type industriel (Même traitement antibiothérapeutique) la seule différence notable réside dans le fait qu’ils sont élevés en grande partie en prairie. De plus la revue “Que Choisir Février 94” fait état d’un trafic d’anabolisant le clembutérol (substance hormonale toxique) découvert dans l’Allier et destinés aux bovins “labels rouges”.

L’emploi d’engrais solubles (chimiques) carence les plantes, notamment en oligo éléments essentiels tels que le magnésium, cuivre, calcium et sélénium, dans un premier temps la plante  déséquilibrée va devenir la proie au parasitisme et aux maladies. L’organisation enzymatique des insectes parasites est différent de celui des vertébrés. On sait que les substances solubles sont dangereuses pour les espèces supérieures (végétaux, animaux et l’homme).

 L’emploi de telles substances rend nécessaire l’emploi accru de substances anti-parasitaires (pesticides) fragilisant davantage les plantes, les rendant toxiques avec des  répercussions qui vont se faire  ressentir sur toute la chaîne biologique, pour aboutir finalement à l’homme.

 

Quant au  Label Ecocert de l’ Agriculture Biologique (signe A.B) il représente une amélioration notable,  pour répondre à l’attente des consommateurs, (tant sur le plan de l’alimentation d’origine animale que végétale) bien qu’il comporte encore de notre point de vue certaines lacunes.

Nous avons soulignés sur RCJ, que les produits issus de ce type d’agriculture étaient plus chers à l’achat. Ce qui actuellement dans la crise économique que nous connaissons peut  être dissuasif. Nous devons ajouter que lorsque l’on s’oriente vers  ce type d’alimentation on se nourrit différemment, (moins) et que par ailleurs les diminutions  des dépenses de santé sont notables (et déjà mesurables sur les populations témoins pratiquant ce système d’alimentation). Les protéines d’origines animales sont  consommées qu’avec parcimonie (ce qui a toujours été le cas pour les générations passées).

L’avantage de ce type d’agriculture  est multiple,  elle s’oppose à la monoculture et à l’élevage intensif. Elle favorise la diversification ; les animaux, les plantes, les arbres fruitiers sont bien adaptés au terroir et réputés pour leur rusticité. Elle encourage la rotation des cultures, le respect du climat, le rythme des saisons et privilégie l’utilisation comme fertilisant le fumier des ruminants  composé la plupart du temps de races d’animaux  adaptés aux terres sur lesquelles ils vivent. (l’apport d’engrais est fortement réglementé) et  elle demande plus de main d’oeuvre.

Il est a noter que le cahier des charges vise  à maintenir un très bon équilibre entre l’animal et ses aliments en rapport avec les sols qui les ont produits. Ceux-ci doivent provenir en totalité de l’ Agriculture Biologique. Le maximum de confort  et d’hygiène doit être donné aux animaux tant à l’intérieur des bâtiments qu’à l’extérieur. Les systèmes de logement sans litière sont formellement interdits. La surface minimale par animal, lorsque la stabulation est libre est fixée à 5,5m2 (dont au moins 4m2 d’aire paillée).

L’alimentation principale consiste dans l’utilisation de pâturage et de fourrage  qui doit être produit sur l’exploitation (et doit être biologique). Les compléments alimentaires utilisés sont :

- le sel de mer (ou sel gemme)

- le lithotamne (algues marines) etc. ainsi que divers oligo-éléments.

Pour les soins : la prévention est de règle et passe par l’alimentation saine de l’animal, la correction des carences et le renforcement des défenses immunitaires.

En thérapeutique dans la mesure du possible les vétérinaires font appel à des substances à dilution homéopathiques, à la phytothérapie aux oligo-éléments. Toutes autres prescriptions constituent une exception  qui doit être clairement indiquée. Un bovin subissant plus de deux interventions thérapeutiques de synthèse au cours de l’année est exclu du circuit de l’ Agriculture Biologique.

Il est a envisager toutefois en fonction des Lois de la cacherout d’élargir ce cahier des charges, en veillant notamment  à l’origine de l’animal et  également à ce que dans un temps proche le système d’insémination artificielle soit rigoureusement interdit de manière a privilégié la reproduction naturelle ce qui limitera les risques  d’hybridation.

Pour ce qui concerne la production de volailles par l’agriculture biologique, le cahier des charges est nettement insuffisant et s’il constitue une amélioration notable quant à l’habitat 10 poulets au m2 (au lieu de 20 à 22 en élevage industriel, ce qui occasionne systématiquement stress et agressivité et obligent les éleveurs à diminuer l’intensité lumineuse à l’intérieur de leur locaux et à traiter systématiquement leur cheptel), le débecquage, le désonglage et le désailage est interdit ce qui est une amélioration notable. En revanche, il est à noter que ce type d’élevage ne tient pas compte de  deux particularités nécessaires aux volatils à savoir : le perchoir et la possibilité de nidifier. L’autre lacune est que les animaux peuvent provenir d’acouvoir industriel. Il y aura donc lieu de donner la préférence à des élevages traditionnels privilégiant les races adaptées au terroir  et   la reproduction naturelle,  tout du moins dans un premier temps  pour les reproducteurs et les pondeuses. (la production de poussins par système de couveuse électrique ne peut être acceptée de nombreux travaux scientifiques font  état des conséquences sur la santé des  pollutions électrique et électromagnétique).

Les oeufs de consommation courante même provenant de l’agriculture biologique, méritent de notables améliorations, tant en ce qui concerne la provenance  de l’animal  que  la manière dont l’oeuf est produit. En effet, les parcs de poules pondeuses sont sélectionnées et ne sont composés  que de femelles, l’oeuf est de par ce fait un aliment incomplet  et carencé puisqu’il n’a pas été fécondé  (coché) de plus toutes nidification leur est interdite (c’est la raison pour laquelle il est impossible actuellement de trouver des traces de sang dans les oeufs, preuve du début de la conception embryonnaire).

Il est donc souhaitable d’élaborer des cahiers des charges spécifiques à l’alimentation cachère et qui devront tenir compte et limiter les bouleversements technologiques ; faute de quoi il est à craindre que les générations à venir paieront le lourd tribut  de  nos imprévoyances.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A plusieurs reprises on nous a posé la question de savoir si la viande cachère offrait une protection particulière contre la transmission éventuelle de la maladie de la vache folle à l'homme. D'un point de vue purement biologique le fait qu'une viande soit abattue cachère, cachérisée, abattue à moins de 30 mois, d'origine française etc. ne change pas grand chose au problème.

Des récents travaux faits en Israël et aux USA  font ressortir que les juifs sépharades, notamment ceux originaires de Libye présentent un taux supérieur de contamination que les autres populations.

 

Texte de l’allocution du

 

COLLOQUE SUR LA VACHE FOLLE DU 27.10.96

 

Y-a-t-il un rapport quelconque entre les crises que traversent notre société et l’encéphalopathie spongiforme bovine, ou maladie de la vache folle ?

A de nombreuses  reprises Piotr Daszkiewicz et moi-même avons souligné que les déprédations que subit notre environnement à cause de l’industrialisation intensive à des conséquences  et des répercussions difficilement mesurables.

Les différentes  techniques que nous utilisons n’ont jamais tenu compte des   réalités liées au monde vivant, leur seul but est la recherche de l’efficacité, de la rentabilité et du profit. Nos générations ont   modifié de telles sortes nos habitudes comportementales que nous pensons que nos techniques sont indispensables à la vie. Nos raisonnements  actuels sont basés sur le fait  que sans évolution et progrès techniques, il n’y a pas de vie possible qu’elle soit humaine, animale ou végétale.

D’homo sapiens, nous sommes devenus HOMO TECHNICUS, et pour ce faire, nous travaillons pour nous payer des produits issus de techniques qui vont se démoder au fur et à mesure que de nouveaux naîtront en laissant au passage leur florilège de nuisances.  Loin d’être à notre service, c’est nous qui oeuvrons de telle sorte que nous en  sommes devenus   dépendants.

Ainsi que je viens de le dire, il n’est pas de geste que nous effectuons sans le support de la  technologie. Le monde politique pour résoudre  les problèmes que rencontrent les individus à l’intérieur de nos société  n’échappe pas non plus à ce type de raisonnement,  seuls les termes de croissance et de productivité    censés nous apporter plus de richesses et résoudre les crises économiques ont cours. On peut toutefois s’interroger et rester perplexe, en effet depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les richesses et les biens matériels se sont accrus de façon considérables, plus qu'à toute autre époque de l'histoire de l'humanité et paradoxalement  ont augmenté chômage, exclusion, mal être, consommations de drogues légales ou non, mortalité par pathologies dégénératives (cancers, Sida) réapparitions de pathologies que l’on croyait avoir éradiquées etc.

Notre société quoiqu’en dise ses ardents partisans n’a été en aucune manière capable de satisfaire les attentes des citoyens. Pourtant l’idée était belle, donner à tous et le nécessaire et l’accès au superflu, vivre enfin mieux dans un monde devenu meilleur. Hélas, force est de reconnaître qu’avoir voulu nous donner le superflu, ce système arrive à nous  priver de l’essentiel, et les dommages que nous avons créés sont à la mesure et dépassent largement les richesses éphémères que nous avons produites. Le propre de l’homo technicus, est de croire que son intelligence et ses techniques sont indispensables à assurer  sa vie, qu’il y a bien ça et là quelques petites failles, mais que  l’homme et le vivant en général s'adapteront  en fonction des nouveaux progrès issus des nouvelles technologies, ou que    nous mettrons en oeuvre d’autres techniques qui compenseront les éventuels effets néfastes des précédentes. Mais que de toutes manières, le bilan global demeure positif, vouloir le remettre en cause c'est obligatoirement être passéiste.  Ce type de raisonnement optimiste auquel je voudrais bien adhérer est hélas irréel et simpliste. Depuis plus de quarante que j’observe le monde dans lequel nous vivons, j’ai vu certes se modifier nos façons de vivre, de produire de consommer, mais j’ai également constater que les pollutions se sont accrues et que les solutions préconisées et mises en place, n’ont été que des palliatifs débouchants sur d’autres pollutions dont les effets pervers masquent les premiers et en créés de nouveaux. Le constat global que l’on peut faire est que malgré toutes les techniques compensatrices, la situation de notre environnement ne cesse de se dégrader et que bon nombre de scientifiques considèrent aujourd'hui  cette situation comme catastrophique.

Alors, le problème de la Vache folle dans tout cela, Piotr Daszkiewicz et moi-même avons écrit ces derniers mois à ce sujet, aux différentes autorités religieuses, J’ai moi-même dit qu’il s’agissait là, d’un faux problème probablement monté de toutes pièces à des fins de marchandage politique et qu’il avait du outrepasser les espérances de ses promoteurs. Nous avons également souligné que le boycott était disproportionné par rapport au risque réel encouru par les consommateurs de viandes. En effet, La contamination à l’homme n’est pas aussi évidente qu’on tenté de  nous le faire croire les médias avides de sensationnel bien qu'elle soit possible :  1cas    d’encéphalopathie  humaine de type Kreutzvel Jacob est   dénombré en Europe occidentale par millions d'individus, ce qui par rapport à l’importance de la viande bovine consommée est  sans signification. On peut donc être étonné que ce mouvement ait pris de telles proportions, alors que personne ne songe à boycotter  l’automobile bien   que les risques  encourus soient plusieurs milliers de fois supérieurs.

Nous avons également souligné que le fait de donner un aliment d’origine animale à un herbivore, faisait que la fonction de rumination ne pouvait plus s’effectuer de manière normale, puisque le ruminant herbivore par nature était incapable de transformer et de digérer des protéines animales. La première question à poser à nos décisionnaires religieux, est-ce qu’un animal privé d’une fonction aussi importante dont on peut suspecter qu’il n’est plus totalement ruminant  est encore casher ?

Les mêmes remarques peuvent être faites pour les autres formes d’élevage  :  volailles, poissons  à qui dans leur nourriture on ajoute    des quantités importantes de protéines animales. Pour l’élevage de la volailles notamment, on constate depuis ces cinquante dernières années de telles modifications que le terme d’élevage qui souligne une relation affective et respectueuse entre l’homme et l’animal devient impropre pour désigner ce type de production et le terme de fabrication est à mon sens beaucoup plus adéquat. Voulez vous un aperçu de ce type d’élevage que je connais plus particulièrement puisque ma famille et moi-même avons vendu de la volaille casher.  Lorsqu’un de nos rabbins devant le problème de la vache folle a dit que finalement il était peut être préférable de manger de la volaille, je lui ai écrit en soulignant l’irrationalité de ce type de production. On fait aujourd’hui un poulet de chair en 6 semaines alors qu’auparavant jusque  dans les années 50, lorsque ce type d’élevage était pratiqué par des petits producteurs, il fallait suivant le cas entre 4 et 6 mois, le même rapport gain de temps existe dans la production des bovins, au 19° siècle, les bovins étaient généralement sacrifiés entre 6 et 8 ans, sauf pour le Durham race originaire de Grande Bretagne qui arrivait à maturité au bout de 4 ans, il est vrai néanmoins que ces animaux étaient utilisés également pour le travail. Aujourd’hui, ces temps ont été considérablement raccourcis et divisés par 2 et même par 3. La consommation du poulet de chair était beaucoup moins courante, qu’à l’heure actuelle et on mangeait des poules arrivées en fin de ponte qui ont quasiment  disparues des étals ou des coqs en fin  de reproduction. La technique de l’élevage s’est donc perfectionnée et les animaux bénéficient de tous nos progrès technologiques... ils sont élevés dans des espaces restreints jusqu’à 20 volatiles au mètre carré, ces conditions et cette promiscuité engendrent des stress pour pallier aux inconvénients et prévenir les maladies qui pourraient  découler de cette promiscuité et du manque d'hygiène on les vaccine, et  leur administre des antibiotiques, il est de plus fréquent que des producteurs indélicats se procurent des hormones en fraude et les administre à leurs animaux. Quant à l’alimentation des volailles, elle a pour but de produire  avec efficacité aux moindres coûts  afin d'obtenir le maximum de profit et comporte des produits et sous produits d'origine animale.  L’argumentation principale des vendeurs d’aliments industriels pour animaux est toujours basée sur le pourcentage de poids obtenu par rapport au poids de nourriture ingurgitée.  Comme vous pouvez vous en rendre compte ce système  ne tient compte que de l’évaluation économique et de profits à court terme. Les réalités biologiques inhérentes à chaque espèce sont totalement occultées par nos éminents techniciens, technocrates et  scientifiques de moins en moins pour ces derniers, qui se rendent enfin compte tout au moins pour certains d'entre eux  de l'incohérence d'un tel système.

Nous avons  faits quelques recherches sur ce sujet qui de notre point de vue méritent quelques réflexions jusqu’à présent les races communes des animaux domestiques boeufs, chèvres, moutons, chevaux, volailles, ainsi que les végétaux etc.  avaient la particularité d’être adaptées à leur biotope, l’environnement familier dans lequel elles vivaient correspondaient à leurs réalités biologiques bien particulières. Les races étaient sélectionnées en fonction du rendement  des animaux, ou de leurs aptitudes au travail pour les bovins  et particulièrement pour  leur résistance. Les maladies étaient relativement rares  les bêtes et les plantes étaient réputées pour leur rusticité. Lorsqu’une bête était malade, l’éleveur  l’isolait, ou éventuellement l’éliminait de manière à éviter la contamination de son cheptel. En 1899, Monsieur CH. JACQUE qui était naturaliste,  publia un ouvrage intéressant sur l’élevage des volailles telle qu'il se pratiquait à son époque. Son contenu me semble encore actuel. Il donne des conseils  sur la basse cour, sur les races, sur les systèmes de reproduction, le choix des reproducteurs, la couvaison... son ouvrage qui fait près de 350 pages, ne consacre que 4 pages aux maladies des poules. Mr Jacque considère que si une volaille est malade, c’est que soit son alimentation est inadéquate  ou que l’hygiène des bâtiments laisse à désirer.

Aujourd’hui, que se passe-t-il, les animaux vivent dans des conditions déplorables, les souches sont sélectionnées en fonction de la rentabilité immédiate. Aucune des exigences biologiques propre à cette espèce ni à aucune autre d'ailleurs n’est respectée, on leur coupe les griffes, les ailes, le bec,  :  l’éclosion artificielle des oeufs favorise la productivité, mais elle non plus ne tient compte des réalités biologiques. Peu d’études ont été faites sur l’influence de l’électromagnétisme sur l’embryon, mais on sait toutefois que la pollution électromagnétique est un fait bien établi et qu’elle a des conséquences qui ont été soulignées par de nombreux travaux.

Les oeufs réservés à la consommation sont également produits dans des conditions inacceptables. Je voudrais sur ce sujet signalé que le fait de choisir des oeufs blancs sous prétexte qu'ils ont moins de risques d'avoir des traces de sang est sans aucun fondement. En effet, la trace de sang dans l'oeuf indique généralement que la poule après avoir été fécondée à commencé un début de couvaison. Or dans le système actuel c'est totalement impossible,  pour la raison simple que les poules pondeuses dont les oeufs sont destinés à la consommation ne sont jamais en contact de coqs, et que de ce fait l'oeuf que l'on trouve dans le commerce n'est jamais  fécondé, de plus dans les conditions dans lesquelles elles vivent toute nidification et couvaison leur est impossible.

L’insémination artificielle est également un non sens biologique. Dans tous les cas il est indispensable de revenir à des modes de reproduction proche de ce qui se fait dans la nature.

Quant à l’alimentation et aux mélanges que concoctent nos laboratoires eux aussi  ne tiennent compte que de rentabilité, côte en bourse etc.  Mr Jacque au  siècle dernier disait déjà, que le seul apport que l’homme pouvait faire en aliments à la basse cour devait être essentiellement composé de graines, de légumes et de végétaux. Il déconseillait vivement l’apport de viandes et de produits d’origines animales. Les animaux lâchés trouvaient les insectes, vers, graines germées complément à leur alimentation dans la nature.

Quand il y a 35 ans, je m’étonnais que nous juifs nous tolérions ce type d’incohérence et lorsque j'en faisais la remarque aux autorités religieuses de cette époque en soulignant qu’il fallait peut être se poser la question de savoir si l’animal souffrait de ces conditions d’élevage, on m’a toujours éconduit fort poliment, en me considérant probablement comme un original... exception faite je dois le souligner pour Monsieur le Grand Rabbin Jaïs.

Cette agriculture intensive est également sélective, bon nombre d’espèces animales sont menacées ou ont disparues une vingtaine de races de bovins sur la cinquantaine qui existaient en France ont disparues et bon nombre de celles qui restent sont menacées, aujourd’hui 85% du cheptel n’est représenté que par 5 races. Pour les volailles c’est l’identique les races locales disparaissent et sont remplacées par des variétés uniformes, certaines races locales  ne sont présentes que chez quelques collectionneurs. Pour les végétaux  on comptait au début du siècle 500 variétés de choux, on en cultive actuellement plus que 30, les mêmes remarques peuvent être faites pour les haricots, radis etc.

Mais comme en arrête pas le progrès, nos spécialistes faites leur confiance sont déjà au travail et nous préparent pour demain des produits encore plus élaborés, encore meilleurs... ils sont en train de nous concocter  la cuisine de l’ An 2000, et le fin du fin c’est le génie génétique, les O.G.M organismes génétiquement modifiés ,  avec toutes ces manipulations qui vont faire soit disant  des merveilles, fini les maladies parasitaires des plantes, de nouvelles variétés apparaissent qui résistent là à un prédateur, là à un traitement sélectif ou bien encore donne plus et encore plus. Là encore nous ne voudrions pas être les empêcheurs de génétiser en rond,  quelles sont les répercussions d’une telle technique sur l’environnement, sur notre santé, sur l’avenir des générations à venir ? Les scientifiques qui mettent au point  ce type de technique  nous assurent que tout se passera bien,  ils savent de quoi ils parlent  c’est leur métier. Je voudrais seulement leur rappeler modestement qu’en dans les années 80, le journal Nature qui est en matière scientifique le journal d’information incontournable faisait déjà remarquer que dans l’encéphalopathie spongiforme bovine la relation avec les aliments des bovins étaient en cause....on a attendu des années pour prendre quelques mesurettes, et qu'aujourd'hui de nombreux scientifiques s'opposent vigoureusement aux manipulations génétiques.

Nous pensons également qu'il est important de rappeler que les manipulations génétiques sont très souvent effectuées entre des espèces totalement différentes, en prenant  des molécules d'origines animales ou végétales ou de micro organismes totalement différents de l'organisme destinataire, le but la modification totale du patrimoine génétique et du métabolisme de l'organisme cible, il s'agit là d'hybridation, pratique totalement interdite par nos lois religieuses. De plus,  les OGM utilisent des animaux interdits également par nos lois religieuses des porcs, des souris, des cobayes, des insectes etc.

L'association Greenpeace dans un communiqué d'octobre 96, fait état que du soja transgénique en provenance   des USA va être mis prochainement en vente sur le marché européen, vendu sous le nom de Roundup Ready soybean (RRS), il a été rendu résistant au Roundup produit utilisé en agriculture comme désherbant et fabriqué par la firme Monsanto. Le soja a été manipulé pour que les agriculteurs puissent utiliser le Roundup pendant toute la période de croissance de cette plante. Pour le soja produit par Monsanto des parties d'un gène de virus, de bactéries et de pétunia ont été rajoutées, qui permet à cette plante d'absorber le double de Roundup. Le plus grave dans cette affaire, c’est qu’aucune réglementation n’oblige les manipulateurs à faire mention sur leur produit des ces transformations que l’on ne rencontre en aucune façon dans le milieu naturel. 60 % du soja consommé en Europe provient des USA et il entre dans la composition de nombreux produits, chocolat, yaourt, huiles, la lécithine de soja qui sert de stabilisant et d'émulsifiant se retrouve dans la  margarine, les pâtisseries etc. elle peut également apparaître sous la référence E.322.  Il est à noter que tous les courants de  l’agriculture biologique s’opposent aux OGM.

Il est donc indispensable que la communauté juive et ses dirigeants interviennent auprès des pouvoirs publics et des instances européennes afin qu'impérativement les mentions des produits issus de manipulations génétiques figurent de manière lisible et facilement identifiable sur les produits en question.

Piotr Daskiewicz et moi - même avons écrit un ouvrage qui sera publié très prochainement aux éditions Godefroy dont le titre est l'encyplopédie des traitements familiaux naturels, nous avons fait un travail de recherches, consulté plus de 400 ouvrages et plusieurs milliers de références scientifiques  sur des bases de données “biological abstract, medline, embase etc.. nous ne pouvons affirmer aujourd’hui qu’une seule chose avec certitude, c’est que l’ensemble des   connaissances humaines est  extrêmement modeste, et qu’agir en pensant que l’on sait, c’est prendre un risque certain non seulement pour soi, pour les autres mais aussi pour les générations à venir.  Quant aux applications pratiques qui découlent de la recherche on peut croire qu'elles sont au service de l'homme, ou comme Jacques Ellul penser qu'il s'agit là,  d'un processus automatique qui a sa propre raison d'être et qui n'a nul besoin de servir les besoins des hommes.

Le boycott  de la viande bovine, si ainsi que nous l’avons dit, nous semble injustifié est néanmoins significatif. Il démontre que le public s’interroge sur la qualité de son alimentation et plus particulièrement sur l’industrialisation intensive   et en ce sens son interrogation à tout lieu d’être. Les modifications que nous avons fait subir à nos modes alimentaires au cours de ces soixante dix dernières années, sont  plus importantes que celles qui ont été faites dans toute l’histoire de l’humanité. Ces modifications ne sont pas sans risques et personne ne peut contester l’importance  du facteur alimentaire dans notre santé. L’agriculture est devenue une industrie et tous les secteurs sont sous la coupe d’ingénieurs, de techniciens de manipulateurs en tous genres, qui s’évertuent à tenter de nous faire croire qu’ils vont demain régler des problèmes qu’ils ont été incapables de solutionner par le passé. De plus, malgré ou à cause de surproduction les agriculteurs se trouvent  très souvent dans des situations financières critiques,  et ceux qui s’en sortent le moins mal sont encore ceux qui pratiquent un type d’agriculture ou d’élevage plus respectueux de l’environnement.

 Notre alimentation comporte lors de sa production l’intervention de produits innombrables des engrais, des insecticides, des herbicides, des nitrates, des fongicides, des antibiotiques, des organos chlorés, phosphorés, des résidus de plomb, de  mercure, de  cadmium, de  nickel qui proviennent des retombées de nos industries et de diverses sources de pollutions, des agents  pour conserver, émulsifier, colorer, épaissir,  gélifier etc... et comme ceci n’est pas suffisant bon nombre de produits  subissent une ionisation destinée à supprimer les germes qui pourraient encore demeurés.

Ainsi que nous l’avons maintes fois dit, cette industrialisation est incapable de satisfaire le consommateur, puisque d’un  point de vue purement biologique ce type de production donne la plupart du temps des produits abondants, certes mais carencés.

Notre nourriture se trouve donc dénaturée et dévitalisée,  c’est une des raisons pour lesquelles on assiste actuellement à la multiplication des maladies de civilisation, cancers, diabète, maladies cardio vasculaire, arthrose dégénératives etc.

Nous Juifs, souffrons des mêmes pathologies que tous nos autres concitoyens et nous ne sommes épargnés par aucune maladie de civilisation. L’interdiction de mélange alimentaire est de toute évidence une excellente chose, l’interdiction de substances animales dans les additifs l’est également. L'interdiction de consommation de certaines espèces l'est aussi, bien qu'aujourd'hui à cause de la pollution des nappes phréatiques nous ne sommes plus comme auparavant protégés des maladies transmises par ces espèces interdites. Mais toutes ces mesures sont limitées, en effet c'est le mode de production alimentaire industriel qui est responsable en grande partie de l’abaissement des défenses immunitaires et favorise l’apparition des maladies de civilisation.

Alors aujourd’hui que faut-il faire ? Hélas, nous ne détenons  pas comme certaines sectes de recettes miracles. La seule chose que nous pouvons affirmer est que l’avenir de l’humanité passe de manière impérative et incontournable par un autre rapport avec son environnement, que l’agriculture a un rôle prépondérant à jouer et c’est pourquoi il est important de revenir à une agriculture qui tient compte des véritables réalités biologiques propres à chaque espèce de favoriser  et d’encourager de  petites et moyennes exploitations agricoles de manière à ce que les agriculteurs et les éleveurs puissent  en vivre et que nous puissions enfin consommer des produits  qui répondent à nos réalités biologiques. C’est pour cela également que nous pensons que l’agriculture biologique est le  premier pas indispensable et que celle-ci doit être encouragée, défendue et bien entendue améliorée. Enfin l’autre aspect non négligeable de l’agriculture biologique, est qu’elle est créatrice d’emploi et qu’elle concoure de manière efficace aux respect du biotope  qu’ elle favorise la diversité des espèces et qu’elle participe à la sauvegarde de celles qui sont en voie de disparition.

Je vous remercie de votre attention

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 07:49

.B/ ce dossier a été réalisé fin 96 et début 97, aujourd’hui il serait légèrement différent et tiendrait compte des dernières publications. Toutefois, l’ensemble de notre analyse est de notre point de vue toujours actuelle.

 

 

Faut-il mettre des préservatifs aux vaches folles ?

 

 

       La nature des recherches virologiques, fait que même si la  relation existe et que certaines personnes aient  été  réellement contaminées, il faudra encore prouver que cette contamination a un rapport avec   la  consommation de viande. Enfin,  on peut également s’interroger sur la  seule  médiatisation du risque encouru par  la consommation de viande britannique,  parce que l’on trouve des bêtes malades  dans les cheptels  suisses, portugais et français. Si l’on tient compte  que seul un petit pourcentage de porteurs de  virus développe la maladie, les risques de l’éventuelle contamination semble être importants même dans des élevages où la maladie ne s’est apparemment pas manifestée. Les virologistes classifient le virus responsable de la maladie de Creutzfeldt-Jakob parmi les virus lents. C’est à dire qu’entre le   moment de la contamination et l’apparition des premiers symptômes de la maladie il faut souvent plusieurs années (parfois  une vingtaine). Le cycle rapide de  production industrielle de  viande bovine fait,  que pour  la grande partie des animaux porteurs de virus, la maladie n’aura pas le  temps de se manifester. L’expérience que nous avons avec ce type de pathologies démontre que souvent ces virus échappent aux tests de contrôle de routine. C’est le fait  pour les virus lents,  car ceux-ci ne se repliquent que lentement, ils n’atteignent  pas le  stade de l’infection, sont peu nombreux donc plus difficile à détecter.

 

 

       Pour asseoir notre  argumentation,  nous voulons insister sur le fait que notre connaissance en la matière, et nos possibilités d’action sont des plus restreintes. Mais même, si nous ne savons  rien ou pas grand chose, sur les risques de transmission aux humains de la maladie de la  vache folle, en revanche l’attitude des pouvoirs publics Européens à de quoi laisser perplexe. Cette infection est connue en Europe depuis au moins dix ans. Depuis plusieurs années on sait  qu’elle est causée par un virus lent. Enfin on a l’exemple  de nombreuses maladies virales dont les vecteurs sont les animaux. Depuis plusieurs dizaines années nous savons également que très fréquemment  les virus ne sont pas spécifiques à une seule espèce, c’est à dire que le même virus peut infecter plusieurs espèces animales (et l’homme). Dans des conditions d’expérimentation in vitro il est possible de contaminer des animaux par le virus “Kuru” (dont les symptômes cérébraux sont proches de ceux  de la maladie de la  vache  folle). L’encéphalopathie spongiaire, maladie  typique des indigènes de la tribu Foré de Nouvelle Guinée, est attribuée   à l’habitude ancestrale de leurs  pratiques du cannibalisme. Depuis longtemps déjà, on aurait dû  réfléchir aux similitudes de    symptômes  entre la maladie des vaches folles et certaines maladies dégénératives du système nerveux comparable au syndrome de Creutzefeldt-Jacob.

 

 

       Pourquoi donc cette bombe politique et médiatique  ? Pourquoi a-t-il fallu  attendre dix ans pour que se pose la question de savoir si des risques de contamination pour  l’homme existait ? Le  cas de  maladie survenue parmi des employés d’élevage et parmi des individus jeunes (jusqu’alors  considérés comme ne présentant aucun  risques de contamination) a-t-il  subitement interpellé les spécialistes de politique sanitaire ? Enfin l’abattage du cheptel  britannique est-il  un moyen efficace et suffisant pour protéger  notre santé ?

 

       Depuis peu, nous observons l’apparition de nouvelles maladies mystérieuses. Qu’y a-t-il de  commun entre la maladie des vaches folles, et celles qui causent  la mort massive de phoques de Mer du Nord et qui  ravage   les écureuils marsupiaux Trichosurus vulpecula d’Australie ? Dans ces trois cas les chercheurs parlent d’un virus qui touche le système nerveux. Ces trois maladies comme par hasard, se manifestent dans un  contexte de grave crise écologique dans lequel se trouve ces populations. Les phoques subissent les répercussions  de la pollution maritime, qui dépasse leur seuil de tolérance, les écureuils australiens ont été  introduits dans différents sites d’Australie et de Nouvelle Zélande comme  animaux à fourrures,  ils se  sont échappés et ont  commencer à envahir des régions très différentes de leurs milieux naturels. Comment s’étonner, si en ajoutant à leur  nourriture des carcasses d’animaux malades, et que celle-ci comporte en outre, une antibiothérapie systématique, l’action permanente des hormones, le stress qui découle des  conditions d’élevage industriel, que ces innocents ruminants  deviennent une population à hauts risques.

 

 

 

       Nous ne voulons pas alimenter une polémique  purement académique, de savoir  si nous sommes confrontés à de  nouveaux virus ou si les conditions nouvelles de vie rendent agressifs des micro-organismes qui jusqu’alors n’étaient pas pathogènes. Par ailleurs on sait que certains virus comme le PML , responsable de la l’eucoencéphalopatie sont assez fréquents dans les populations humaines (70% des hommes sont porteurs) mais que ceux-ci ont besoin de conditions particulières pour devenir virulents. On devrait également réfléchir sur le fait démontré récemment par des chercheurs tchèques, que la carte d’évolution de  certaines maladies dégénératives est identique à celle des  sites de  pollution industrielle importante.

 

 

       Nous pensons que pour éviter ces pathologies aux bovidés  et  leur éventuelle transmission à l’homme, il  faut de toute urgence s’intéresser  à la préservation de la nature, plus  qu’à l’abattage de troupeaux même si  ce moyen semble être nécessaire, il n’est qu’un remède  symptomatique et ne traite pas les causes de la maladie. Il est évident qu’aucun des   décideurs ne suivra  nos conseils d’abandonner  la production industrielle de  viande et  que nos appels visant à la réorganisation de l’élevage et à la protection plus stricte de l’environnement resteront lettre morte. Nous savons également que les pouvoirs publics se doivent de faire quelque chose pour répondre à la pression de l’opinion publique. Nous leur conseillons donc de mettre des  capotes anglaises aux  vaches. Ce moyen de protection a eu une efficacité psychologique totale sur  l’opinion publique et les médias dans l’affaire du SIDA, même si à maintes reprises nous avons démontré que son efficacité réelle était plus que douteuse.

 

 

 

 

 

 

Jean Aikhenbaum fondateur et rédacteur en chef  de  Réussir Votre Santé

Piotr Daszkiewicz Dr es sciences - Biologiste et historien des sciences

 

 

 

 

-(97)

 

 

 

 

 

 

Monsieur le Grand Rabbin,

 

 

 

 

 

Je me permets de vous adresser ci-dessus un article que nous avons fait paraître sur la vache folle dans un catalogue sur l’environnement et la santé qui s’est tenu récemment à Paris. Lors d’une intervention sur la radio juive R.C.J à cette occasion, nous avons signalé Piotr Daszkiewicz et moi-même qu’il n’y avait aucune raison, que la communauté juive mangeant kasher bénéficie d’une quelconque protection, si la maladie de Kreutsefeld Jacob, était transmise (ce qui n’est pas démontré de manière évidente, mais reste néanmoins une probabilité) par les vaches contaminées.

Je vous signale, que j’avais dans les années 70 émis des nombreuses réserves sur les animaux à destination de l’alimentation humaine  produit dans des grands élevage. A cette époque, j’avais déjà souligné l’incohérence de ce type d’élevage et je m’étonnais que les hautes autorités juives restent indifférentes. (La plupart des animaux sont élevés dans des habitacles restreints et vivent dans des conditions de stress inadmissibles). Leur alimentation industrielle comporte des pesticides, des insecticides, des organo chlorés et phosphorés des antibiotiques divers, pénicilline, tétracycline administrés de manière systématique  ainsi que des polluants. Comment s’étonner qu’avec une telle alimentation (les mêmes remarques peuvent être faites avec les aliments d’origine végétale) que les hommes soient de plus en plus fragiles que leur défense immunitaire soit affaiblie ?

Est ce que l’alimentation cachère, offre une quelconque garantie de la qualité du produit que nous consommons ? Hélas, non. Nous sommes, logés à la même enseigne que tous nos concitoyens, nous sommes frappés des mêmes pathologies  et ni les cancers ni les maladies dégénératives et  cardio vasculaires n’épargnent les juifs spécialement.

Notre réflexion doit portée sur une approche différente de notre façon de produire et par une approche respectueuse de notre environnement.

Je vous prie de croire Monsieur le Grand Rabbin, à l’assurance de mes très respectueuses salutations.

 

J. Aikhenbaum

 

 

 

(Copie adressée par Fax, à Monsieur Le Grand Rabbin Sitruk))

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                     Note sur le dossier de la “vache folle”

 

1°) Il n’a pas été démontré que l’encéphalopathie spongiforme bovine, qui frappe les vaches soit transmissible à l’homme, bien qu’il y ait néanmoins de fortes présomptions.

2°) La maladie n’a touchée que très peu d’individus, l’expression de la maladie chez les vaches ne connaît pas de courbes exponentielles.

3°) Il est probable que cette affaire connue depuis très longtemps (années 80) ainsi que nous le soulignons  dans le dossier a été montée de toute pièce en épingle, à des fins de marchandage politique et qu’elle a outrepassée l’espérance de ses promoteurs.

4°) la réaction du public de boycott de la viande bovine est disproportionnée en fonction du risque réel, qui est insignifiant, la maladie de Kreutzeveld Jacob, n’a fait que quelques dizaines de victimes. On peut donc à première vue être étonné que les hécatombes sur les routes, les nuisances occasionnes par de très nombreuses sources de pollutions industrielles civiles ou militaires ne suscitent aucune réaction de la part de ce même public.

 En revanche, cette réaction  est significative, elle montre que le public même s’il a mal choisi sa cible, s’interroge d’une façon générale sur la qualité de son alimentation, et vue sous cette optique son interrogation a lieu d’être, comme nous l’avons maintes fois souligné et démontré. Le risque lié à nos systèmes alimentaires et aux autres sources de pollution industrielle est certain, tous les scientifiques et observateurs s’accordent sur ce point. Les conséquences de nos techniques (y compris médicales) risquent d’être catastrophiques pour les générations à venir ; celles-ci ont toujours été soigneusement occultées et par les différents pouvoirs politiques, économiques et industriels.

 

L’autre aspect a souligné, ce sont les explications et les mesures, je devrais dire l’absence de mesures des pouvoirs en place.

Les politiques, qui ont mis la responsabilité sur les farines anglaises... alors que le même type d’aliment est donné aux bovins européens élevés de façon industrielle. Pour tous ces spécialistes, il est tout naturel de nourrir des herbivores, avec des aliments contenant des déchets animaux. J’ai même entendu dire, (sans rire) sur une radio par l’un d’entre eux  pour justifier ces façons de faire, que la vache lorsqu’elle mettait bas, mangeait son placenta. On peut s’étonner qu’un spécialiste (sic) arrive avec un tel constat, qui s’observe chez bon nombre d’espèces, à de telles extrapolations... (alors qu’il s’agit là d’un phénomène bien connu d’autophagie).

La mesure prise par les pouvoirs politiques, d’interdire la consommation de cervelles et de moelle épinière peut à première vue paraître être une mesure intéressante, mais elle non plus  ne résiste pas à une analyse même superficielle. En effet, même  si le prion est plus facilement identifiable sur ces organes particuliers, rien ne certifie qu’il ne soit pas présent dans les autres tissus animaux. Je rappelle, ainsi que nous l’avons souligné (Piotr Daszkiewicz et moi-même) la particularité de ces organismes est qu’ils  mutent facilement  et qu’ils s’adaptent en fonction du milieu. Rien ne certifie, donc qu’ils sont inexistants sous d’autres formes, indécelables.

Il est a souligner qu’en 1988, un laboratoire anglais confirma que l’encéphalopathie spongiforme bovine était liée à la consommation de farines contaminées.  En juin 88, les anglais interdirent les protéines animales pour l’alimentation des ruminants. Les farines continuèrent d’être fabriquées et étaient réservées à l’exportation, vers la France, la Thaïlande et Israël. Il va sans dire que les responsables sanitaires de ces différents pays ne pouvaient ignorer que ces farines étaient interdites en Grande Bretagne, l’interdiction en France date de Juin 89 et fut appliquée au mois d’août, uniquement pour les herbivores.

 Celles-ci ont néanmoins continuer  à nourrir, les animaux d’élevage volailles, poissons, porcs. L’encéphalopathie spongiforme bovine, malgré cette interdiction à continuer à se développer plus en Grande Bretagne qu’ailleurs, ce qui laisse supposer qu’indépendamment de la responsabilité des farines d’autres facteurs environnementaux peuvent être suspectés.

Ainsi que nous l’avons dit et redit, il est indispensable de revenir à des  moyens agricoles respectueux de l’environnement.

J.Aikhenbaum

Piotr Daszkiewicz

 

 

 

 

Pourquoi y-a-t-il plus de vaches folles en Grande Bretagne ?

Voilà une question qui mérite d’être posée. En effet, rien apparemment ne distingue les vaches anglaises des nôtres, les races sont quasi identiques, et sont élevées de la même façon (nous parlons d’élevage industriel). La différence vient peut être du niveau et de la qualité des recherches, de la liberté des laboratoires publics en matière de recherche vis à vis des différents pouvoirs et lobbies en place, la décentralisation des recherches et les crédits consacrés à celle-ci.

Les virologistes anglo-américains sont moins “pasteuriens” et beaucoup moins dépendants de l’état. La différence des chiffres des bêtes malades trouvées, s’explique peut être en partie par ces faits, et non uniquement par la réalité sanitaire des troupeaux respectifs.

 

      

Les vaches nourries avec des protéines animales sont elles encore des ruminants ?

Les ruminants ont une position taxinomique bien déterminée :

Classe Tetrapoda, Sous-classe Mammalia, Infraclasse Theria, Division Eutheria, Ordre Ariodactyla, Sous-ordre Ruminantia.

Mais en dehors de leur position systématique, on peut se poser la question de la définition des ruminants. Tout d’abord ces animaux ruminent c’est à dire “mâchent de nouveau des aliments revenus de leur estomac, avant de les avaler définitivement” (petit Robert). Cette façon de se nourrir s’est  développée au cours de leur évolution pendant des millénaires. Pour pouvoir “ruminer” il faut disposer d’un appareil digestif très complexe (leur estomac est composé   de quatre parties : la  panse, la caillette, le feuillet, le bonnet). Dans ce processus digestif unique,  il faut que l’animal développe une véritable symbiose avec plusieurs millions (et même milliards) de micro-organismes, car aucun mammifère ne possède naturellement  les enzymes nécessaires pour pouvoir digérer le squelette cellulosique des plantes et les transformer en sucres assimilables. Les ruminants se servent donc  du travail des bactéries (parfois aussi des infusoires) qui possèdent à cet effet un appareil biochimique (plus particulièrement des enzymes de la classe des cellulases) capable de digérer la cellulose des plantes. On peut parler de  deux aspects intégrés à la rumination : une partie mécanique, possible grâce aux dents et  l’appareil digestif particulier et une partie biochimique, qui elle n’est possible que grâce à l’action des micro-organismes. Indépendamment  de la possibilité d’utiliser la cellulose (si abondante dans la nature) comme source énergétique “ruminer” de plus présente un   avantage. Ce mécanisme permet à ces  animaux de manger plusieurs plantes toxiques aux autres organismes, car ces bactéries ont comme particularité de détoxiquer les poisons végétaux avant que l’animal ne  les assimile. De ce fait, il est bien évident que tous les ruminants sont strictement herbivores.

       Peut-on considérer  comme   ruminants des animaux nourrit avec de la viande? De notre point de vue c’est impossible, car même si la phase mécanique peut être réalisée (mais elle n’a plus aucun sens dans ce cas) la phase biochimique est irréalisable car l’action des  bactéries est ciblée uniquement sur une alimentation d’origine végétale. Ainsi une phase intégrale de la rumination n’existe plus et l’autre partie est si modifié (par des changements apportés aux  facteurs biologiques comme la température, le pH, l’action de l’appareil digestif) qu’il est difficile de la considérer comme de la rumination. De plus tous les livres de référence définissent les “ruminants” comme des herbivores et c’est la qualité déterminative de ce groupe d’animaux.

       Nous  soulignons que dans la tradition juive les interdits alimentaires ont souvent un profond sens biologique (il est hors de nos propos de les réduire à de simples prescriptions hygiéniques). Ainsi on a observé p. ex. que de nombreux poissons sans écailles sont toxiques pour l’homme. Ce n’est pas par hasard que les ruminants, “animaux propres” de par leur mode   de  vie (herbivore) et la particularité de leur  appareil digestif (la digestion de la cellulose et la détoxication bactérienne) ne présentent  pas de risques de  transmission de maladies à l’homme. La transformation de ces animaux en omnivores ou même en  carnivores fait que la viande de ces animaux devient un aliment à risques (voir la vache folle).

       Nous aimerions Messieurs les Grands Rabbins et Rabbins savoir  si la viande d’animaux :

 

1) .qui ne sont plus herbivores   (car on les nourrit avec de  la viande qui provient de l’équarrissage d’autres animaux),

2). qui ne sont plus de véritables ruminants (car la partie la plus importante de ce processus physiologique “la digestion et la détoxication bactérienne” ne s’effectue plus)

3) qui présentent des risques de  transmission de  maladie grave (même si les règles de l’abattage rituel sont observées)

peuvent être encore considérés comme des aliments “cacher”?

        

Sauvegarder la biodiversité pour préserver notre santé

 

       La sauvegarde de la biodiversité des animaux domestiques est l’une des premières mesures à prendre pour résoudre  la “crise de vache folle”. D’après “The World Watch List for Domestic Animal Diversity “, 27% du patrimoine des animaux domestiques (dont 274 uniquement pour  l’Europe)  est menacé de  totale disparition.

       L’industrialisation de l’agriculture est la première responsable de la perte considérable qu’ont subi les variétés de bovins. En 1865 en France on  comptait environ 50 de races. En 1943, trente races  se répartissent  un troupeau de 18 millions de têtes (dont huit se partagent  50% du cheptel). Aujourd’hui   85% du cheptel français n’est représente  que par cinq races !

       Pourtant indépendamment de celles sélectionnées pour l’élevage industriel, on trouve en France et ailleurs des races à petits effectifs, parfois appelées rustiques, qui se sont  réduits comme peau de chagrin depuis les années 1950-1960. Le plus souvent ce sont des races locales, qui comportent  moins d’un millier de têtes. Citons : La Bretonne pie noir (500 vaches réparties chez 75 éleveurs), l’Armoricaine (50 femelles inventoriées dans  huit troupeaux situés dans le Finistère), l’Aure et la Saint Girons (70 femelles inventoriées), la Gasconne aréolée (170 vaches), la Béarnaise (75 vaches et 10 taureaux), la Lourdaise (45 vaches), la Marachaîne (60 bêtes), la Nantaise (60 bêtes), la Villars-de-Lans (144 vaches). Ces races ont été condamnées par nos éminents  technocrates de l’agriculture à disparaître, elles n’avaient selon eux plus aucune raison d’être. Elles ont été  souvent d’ailleurs  traitées injustement comme  signe de pauvreté et d’arriération. La Ferrandaise (actuellement 200 femelles) a été  même interdite de concours agricole dans les années 1950, tant les technocrates de l’agriculture souhaitaient la voir disparaître. Plusieurs races ont disparues définitivement (25 en France) notamment : l’Albanaise: race de la région de l’Albens en Haute Savoie,  l’Augeronne, la Betizu (race  Basque).

       Quelques unes de ces races rustiques ne survivent actuellement que grâce aux  efforts d’organismes à buts non lucratifs, comme les conservatoires biologiques régionaux (qui maintiennent entre autres le troupeau de Gasconne aérolée) ou de Parcs Naturels (la Nantaise a survécu grâce au Parc Naturel de Brière). Pourtant, il semble nécessaire de  trouver à ces races un rôle diffèrent que celui d’accessoire de décoration pour agrémenter le   paysage ou de pièces de musée ! Elles  sont connues pour leur longévité et leur  résistance à des conditions environnementales difficiles. De plus, nous savons que plus une population est  variée génétiquement, mieux elle résiste  aux maladies. Il est très certainement parmi ces races, des animaux susceptibles de résister  à la folie de l’homme. Elles  font également  partie de notre patrimoine culturel. Leur sélection s’est effectuée  pendant plusieurs milliers années. Il est impossible de penser  revoir les conditions de l’élevage “moderne” et  vouloir assurer la sécurité des consommateurs en oubliant ces races menacées de  disparition. Le fait que les règles du kasher donne la préférence  (condamne, Lévitique 19:19 ?) aux animaux non hybridés et traditionnels est  encore une raison de plus  pour sauvegarder ces animaux.

 

Source de données: Inventaire des Animaux Domestiques en France, Alain Raveneau, Ed. Nathan 1993

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 07:16

N.B/ ce dossier a été réalisé fin 96 et début 97, aujourd’hui il serait légèrement différent et tiendrait compte des dernières publications. Toutefois, l’ensemble de notre analyse est de notre point de vue toujours actuelle.

 

 

 

 

       Pourquoi donc cette bombe politique et médiatique  ? Pourquoi a-t-il fallu  attendre dix ans pour que se pose la question de savoir si des risques de contamination pour  l’homme existait ? Le  cas de  maladie survenue parmi des employés d’élevage et parmi des individus jeunes (jusqu’alors  considérés comme ne présentant aucun  risques de contamination) a-t-il  subitement interpellé les spécialistes de politique sanitaire ? Enfin l’abattage du cheptel  britannique est-il  un moyen efficace et suffisant pour protéger  notre santé ?

 

       Depuis peu, nous observons l’apparition de nouvelles maladies mystérieuses. Qu’y a-t-il de  commun entre la maladie des vaches folles, et celles qui causent  la mort massive de phoques de Mer du Nord et qui  ravage   les écureuils marsupiaux Trichosurus vulpecula d’Australie ? Dans ces trois cas les chercheurs parlent d’un virus qui touche le système nerveux. Ces trois maladies comme par hasard, se manifestent dans un  contexte de grave crise écologique dans lequel se trouve ces populations. Les phoques subissent les répercussions  de la pollution maritime, qui dépasse leur seuil de tolérance, les écureuils australiens ont été  introduits dans différents sites d’Australie et de Nouvelle Zélande comme  animaux à fourrures,  ils se  sont échappés et ont  commencer à envahir des régions très différentes de leurs milieux naturels. Comment s’étonner, si en ajoutant à leur  nourriture des carcasses d’animaux malades, et que celle-ci comporte en outre, une antibiothérapie systématique, l’action permanente des hormones, le stress qui découle des  conditions d’élevage industriel, que ces innocents ruminants  deviennent une population à hauts risques.

 

 

 

       Nous ne voulons pas alimenter une polémique  purement académique, de savoir  si nous sommes confrontés à de  nouveaux virus ou si les conditions nouvelles de vie rendent agressifs des micro-organismes qui jusqu’alors n’étaient pas pathogènes. Par ailleurs on sait que certains virus comme le PML , responsable de la l’eucoencéphalopatie sont assez fréquents dans les populations humaines (70% des hommes sont porteurs) mais que ceux-ci ont besoin de conditions particulières pour devenir virulents. On devrait également réfléchir sur le fait démontré récemment par des chercheurs tchèques, que la carte d’évolution de  certaines maladies dégénératives est identique à celle des  sites de  pollution industrielle importante.

 

 

 

 

 

 

Texte de l’allocution du

 

COLLOQUE SUR LA VACHE FOLLE DU 27.10.96

 

Y-a-t-il un rapport quelconque entre les crises que traversent notre société et l’encéphalopathie spongiforme bovine, ou maladie de la vache folle ?

A de nombreuses  reprises Piotr Daszkiewicz et moi-même avons souligné que les déprédations que subit notre environnement à cause de l’industrialisation intensive à des conséquences  et des répercussions difficilement mesurables.

Les différentes  techniques que nous utilisons n’ont jamais tenu compte des   réalités liées au monde vivant, leur seul but est la recherche de l’efficacité, de la rentabilité et du profit. Nos générations ont   modifié de telles sortes nos habitudes comportementales que nous pensons que nos techniques sont indispensables à la vie. Nos raisonnements  actuels sont basés sur le fait  que sans évolution et progrès techniques, il n’y a pas de vie possible qu’elle soit humaine, animale ou végétale.

D’homo sapiens, nous sommes devenus HOMO TECHNICUS, et pour ce faire, nous travaillons pour nous payer des produits issus de techniques qui vont se démoder au fur et à mesure que de nouveaux naîtront en laissant au passage leur florilège de nuisances.  Loin d’être à notre service, c’est nous qui oeuvrons de telle sorte que nous en  sommes devenus   dépendants.

Ainsi que je viens de le dire, il n’est pas de geste que nous effectuons sans le support de la  technologie. Le monde politique pour résoudre  les problèmes que rencontrent les individus à l’intérieur de nos société  n’échappe pas non plus à ce type de raisonnement,  seuls les termes de croissance et de productivité    censés nous apporter plus de richesses et résoudre les crises économiques ont cours. On peut toutefois s’interroger et rester perplexe, en effet depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les richesses et les biens matériels se sont accrus de façon considérables, plus qu'à toute autre époque de l'histoire de l'humanité et paradoxalement  ont augmenté chômage, exclusion, mal être, consommations de drogues légales ou non, mortalité par pathologies dégénératives (cancers, Sida) réapparitions de pathologies que l’on croyait avoir éradiquées etc.

Notre société quoiqu’en dise ses ardents partisans n’a été en aucune manière capable de satisfaire les attentes des citoyens. Pourtant l’idée était belle, donner à tous et le nécessaire et l’accès au superflu, vivre enfin mieux dans un monde devenu meilleur. Hélas, force est de reconnaître qu’avoir voulu nous donner le superflu, ce système arrive à nous  priver de l’essentiel, et les dommages que nous avons créés sont à la mesure et dépassent largement les richesses éphémères que nous avons produites. Le propre de l’homo technicus, est de croire que son intelligence et ses techniques sont indispensables à assurer  sa vie, qu’il y a bien ça et là quelques petites failles, mais que  l’homme et le vivant en général s'adapteront  en fonction des nouveaux progrès issus des nouvelles technologies, ou que    nous mettrons en oeuvre d’autres techniques qui compenseront les éventuels effets néfastes des précédentes. Mais que de toutes manières, le bilan global demeure positif, vouloir le remettre en cause c'est obligatoirement être passéiste.  Ce type de raisonnement optimiste auquel je voudrais bien adhérer est hélas irréel et simpliste. Depuis plus de quarante que j’observe le monde dans lequel nous vivons, j’ai vu certes se modifier nos façons de vivre, de produire de consommer, mais j’ai également constater que les pollutions se sont accrues et que les solutions préconisées et mises en place, n’ont été que des palliatifs débouchants sur d’autres pollutions dont les effets pervers masquent les premiers et en créés de nouveaux. Le constat global que l’on peut faire est que malgré toutes les techniques compensatrices, la situation de notre environnement ne cesse de se dégrader et que bon nombre de scientifiques considèrent aujourd'hui  cette situation comme catastrophique.

Alors, le problème de la Vache folle dans tout cela, Piotr Daszkiewicz et moi-même avons écrit ces derniers mois à ce sujet, aux différentes autorités religieuses, J’ai moi-même dit qu’il s’agissait là, d’un faux problème probablement monté de toutes pièces à des fins de marchandage politique et qu’il avait du outrepasser les espérances de ses promoteurs. Nous avons également souligné que le boycott était disproportionné par rapport au risque réel encouru par les consommateurs de viandes. En effet, La contamination à l’homme n’est pas aussi évidente qu’on tenté de  nous le faire croire les médias avides de sensationnel bien qu'elle soit possible :  1cas    d’encéphalopathie  humaine de type Kreutzvel Jacob est   dénombré en Europe occidentale par millions d'individus, ce qui par rapport à l’importance de la viande bovine consommée est  sans signification. On peut donc être étonné que ce mouvement ait pris de telles proportions, alors que personne ne songe à boycotter  l’automobile bien   que les risques  encourus soient plusieurs milliers de fois supérieurs.

Nous avons également souligné que le fait de donner un aliment d’origine animale à un herbivore, faisait que la fonction de rumination ne pouvait plus s’effectuer de manière normale, puisque le ruminant herbivore par nature était incapable de transformer et de digérer des protéines animales. La première question à poser à nos décisionnaires religieux, est-ce qu’un animal privé d’une fonction aussi importante dont on peut suspecter qu’il n’est plus totalement ruminant  est encore casher ?

Les mêmes remarques peuvent être faites pour les autres formes d’élevage  :  volailles, poissons  à qui dans leur nourriture on ajoute    des quantités importantes de protéines animales. Pour l’élevage de la volailles notamment, on constate depuis ces cinquante dernières années de telles modifications que le terme d’élevage qui souligne une relation affective et respectueuse entre l’homme et l’animal devient impropre pour désigner ce type de production et le terme de fabrication est à mon sens beaucoup plus adéquat. Voulez vous un aperçu de ce type d’élevage que je connais plus particulièrement puisque ma famille et moi-même avons vendu de la volaille casher.  Lorsqu’un de nos rabbins devant le problème de la vache folle a dit que finalement il était peut être préférable de manger de la volaille, je lui ai écrit en soulignant l’irrationalité de ce type de production. On fait aujourd’hui un poulet de chair en 6 semaines alors qu’auparavant jusque  dans les années 50, lorsque ce type d’élevage était pratiqué par des petits producteurs, il fallait suivant le cas entre 4 et 6 mois, le même rapport gain de temps existe dans la production des bovins, au 19° siècle, les bovins étaient généralement sacrifiés entre 6 et 8 ans, sauf pour le Durham race originaire de Grande Bretagne qui arrivait à maturité au bout de 4 ans, il est vrai néanmoins que ces animaux étaient utilisés également pour le travail. Aujourd’hui, ces temps ont été considérablement raccourcis et divisés par 2 et même par 3. La consommation du poulet de chair était beaucoup moins courante, qu’à l’heure actuelle et on mangeait des poules arrivées en fin de ponte qui ont quasiment  disparues des étals ou des coqs en fin  de reproduction. La technique de l’élevage s’est donc perfectionnée et les animaux bénéficient de tous nos progrès technologiques... ils sont élevés dans des espaces restreints jusqu’à 20 volatiles au mètre carré, ces conditions et cette promiscuité engendrent des stress pour pallier aux inconvénients et prévenir les maladies qui pourraient  découler de cette promiscuité et du manque d'hygiène on les vaccine, et  leur administre des antibiotiques, il est de plus fréquent que des producteurs indélicats se procurent des hormones en fraude et les administre à leurs animaux. Quant à l’alimentation des volailles, elle a pour but de produire  avec efficacité aux moindres coûts  afin d'obtenir le maximum de profit et comporte des produits et sous produits d'origine animale.  L’argumentation principale des vendeurs d’aliments industriels pour animaux est toujours basée sur le pourcentage de poids obtenu par rapport au poids de nourriture ingurgitée.  Comme vous pouvez vous en rendre compte ce système  ne tient compte que de l’évaluation économique et de profits à court terme. Les réalités biologiques inhérentes à chaque espèce sont totalement occultées par nos éminents techniciens, technocrates et  scientifiques de moins en moins pour ces derniers, qui se rendent enfin compte tout au moins pour certains d'entre eux  de l'incohérence d'un tel système.

Nous avons  faits quelques recherches sur ce sujet qui de notre point de vue méritent quelques réflexions jusqu’à présent les races communes des animaux domestiques boeufs, chèvres, moutons, chevaux, volailles, ainsi que les végétaux etc.  avaient la particularité d’être adaptées à leur biotope, l’environnement familier dans lequel elles vivaient correspondaient à leurs réalités biologiques bien particulières. Les races étaient sélectionnées en fonction du rendement  des animaux, ou de leurs aptitudes au travail pour les bovins  et particulièrement pour  leur résistance. Les maladies étaient relativement rares  les bêtes et les plantes étaient réputées pour leur rusticité. Lorsqu’une bête était malade, l’éleveur  l’isolait, ou éventuellement l’éliminait de manière à éviter la contamination de son cheptel. En 1899, Monsieur CH. JACQUE qui était naturaliste,  publia un ouvrage intéressant sur l’élevage des volailles telle qu'il se pratiquait à son époque. Son contenu me semble encore actuel. Il donne des conseils  sur la basse cour, sur les races, sur les systèmes de reproduction, le choix des reproducteurs, la couvaison... son ouvrage qui fait près de 350 pages, ne consacre que 4 pages aux maladies des poules. Mr Jacque considère que si une volaille est malade, c’est que soit son alimentation est inadéquate  ou que l’hygiène des bâtiments laisse à désirer.

Aujourd’hui, que se passe-t-il, les animaux vivent dans des conditions déplorables, les souches sont sélectionnées en fonction de la rentabilité immédiate. Aucune des exigences biologiques propre à cette espèce ni à aucune autre d'ailleurs n’est respectée, on leur coupe les griffes, les ailes, le bec,  :  l’éclosion artificielle des oeufs favorise la productivité, mais elle non plus ne tient compte des réalités biologiques. Peu d’études ont été faites sur l’influence de l’électromagnétisme sur l’embryon, mais on sait toutefois que la pollution électromagnétique est un fait bien établi et qu’elle a des conséquences qui ont été soulignées par de nombreux travaux.

Les oeufs réservés à la consommation sont également produits dans des conditions inacceptables. Je voudrais sur ce sujet signalé que le fait de choisir des oeufs blancs sous prétexte qu'ils ont moins de risques d'avoir des traces de sang est sans aucun fondement. En effet, la trace de sang dans l'oeuf indique généralement que la poule après avoir été fécondée à commencé un début de couvaison. Or dans le système actuel c'est totalement impossible,  pour la raison simple que les poules pondeuses dont les oeufs sont destinés à la consommation ne sont jamais en contact de coqs, et que de ce fait l'oeuf que l'on trouve dans le commerce n'est jamais  fécondé, de plus dans les conditions dans lesquelles elles vivent toute nidification et couvaison leur est impossible.

L’insémination artificielle est également un non sens biologique. Dans tous les cas il est indispensable de revenir à des modes de reproduction proche de ce qui se fait dans la nature.

Quant à l’alimentation et aux mélanges que concoctent nos laboratoires eux aussi  ne tiennent compte que de rentabilité, côte en bourse etc.  Mr Jacque au  siècle dernier disait déjà, que le seul apport que l’homme pouvait faire en aliments à la basse cour devait être essentiellement composé de graines, de légumes et de végétaux. Il déconseillait vivement l’apport de viandes et de produits d’origines animales. Les animaux lâchés trouvaient les insectes, vers, graines germées complément à leur alimentation dans la nature.

Quand il y a 35 ans, je m’étonnais que nous juifs nous tolérions ce type d’incohérence et lorsque j'en faisais la remarque aux autorités religieuses de cette époque en soulignant qu’il fallait peut être se poser la question de savoir si l’animal souffrait de ces conditions d’élevage, on m’a toujours éconduit fort poliment, en me considérant probablement comme un original... exception faite je dois le souligner pour Monsieur le Grand Rabbin Jaïs.

Cette agriculture intensive est également sélective, bon nombre d’espèces animales sont menacées ou ont disparues une vingtaine de races de bovins sur la cinquantaine qui existaient en France ont disparues et bon nombre de celles qui restent sont menacées, aujourd’hui 85% du cheptel n’est représenté que par 5 races. Pour les volailles c’est l’identique les races locales disparaissent et sont remplacées par des variétés uniformes, certaines races locales  ne sont présentes que chez quelques collectionneurs. Pour les végétaux  on comptait au début du siècle 500 variétés de choux, on en cultive actuellement plus que 30, les mêmes remarques peuvent être faites pour les haricots, radis etc.

Mais comme en arrête pas le progrès, nos spécialistes faites leur confiance sont déjà au travail et nous préparent pour demain des produits encore plus élaborés, encore meilleurs... ils sont en train de nous concocter  la cuisine de l’ An 2000, et le fin du fin c’est le génie génétique, les O.G.M organismes génétiquement modifiés ,  avec toutes ces manipulations qui vont faire soit disant  des merveilles, fini les maladies parasitaires des plantes, de nouvelles variétés apparaissent qui résistent là à un prédateur, là à un traitement sélectif ou bien encore donne plus et encore plus. Là encore nous ne voudrions pas être les empêcheurs de génétiser en rond,  quelles sont les répercussions d’une telle technique sur l’environnement, sur notre santé, sur l’avenir des générations à venir ? Les scientifiques qui mettent au point  ce type de technique  nous assurent que tout se passera bien,  ils savent de quoi ils parlent  c’est leur métier. Je voudrais seulement leur rappeler modestement qu’en dans les années 80, le journal Nature qui est en matière scientifique le journal d’information incontournable faisait déjà remarquer que dans l’encéphalopathie spongiforme bovine la relation avec les aliments des bovins étaient en cause....on a attendu des années pour prendre quelques mesurettes, et qu'aujourd'hui de nombreux scientifiques s'opposent vigoureusement aux manipulations génétiques.

Nous pensons également qu'il est important de rappeler que les manipulations génétiques sont très souvent effectuées entre des espèces totalement différentes, en prenant  des molécules d'origines animales ou végétales ou de micro organismes totalement différents de l'organisme destinataire, le but la modification totale du patrimoine génétique et du métabolisme de l'organisme cible, il s'agit là d'hybridation, pratique totalement interdite par nos lois religieuses. De plus,  les OGM utilisent des animaux interdits également par nos lois religieuses des porcs, des souris, des cobayes, des insectes etc.

L'association Greenpeace dans un communiqué d'octobre 96, fait état que du soja transgénique en provenance   des USA va être mis prochainement en vente sur le marché européen, vendu sous le nom de Roundup Ready soybean (RRS), il a été rendu résistant au Roundup produit utilisé en agriculture comme désherbant et fabriqué par la firme Monsanto. Le soja a été manipulé pour que les agriculteurs puissent utiliser le Roundup pendant toute la période de croissance de cette plante. Pour le soja produit par Monsanto des parties d'un gène de virus, de bactéries et de pétunia ont été rajoutées, qui permet à cette plante d'absorber le double de Roundup. Le plus grave dans cette affaire, c’est qu’aucune réglementation n’oblige les manipulateurs à faire mention sur leur produit des ces transformations que l’on ne rencontre en aucune façon dans le milieu naturel. 60 % du soja consommé en Europe provient des USA et il entre dans la composition de nombreux produits, chocolat, yaourt, huiles, la lécithine de soja qui sert de stabilisant et d'émulsifiant se retrouve dans la  margarine, les pâtisseries etc. elle peut également apparaître sous la référence E.322.  Il est à noter que tous les courants de  l’agriculture biologique s’opposent aux OGM.

Il est donc indispensable que la communauté juive et ses dirigeants interviennent auprès des pouvoirs publics et des instances européennes afin qu'impérativement les mentions des produits issus de manipulations génétiques figurent de manière lisible et facilement identifiable sur les produits en question.

Piotr Daskiewicz et moi - même avons écrit un ouvrage qui sera publié très prochainement aux éditions Godefroy dont le titre est l'encyplopédie des traitements familiaux naturels, nous avons fait un travail de recherches, consulté plus de 400 ouvrages et plusieurs milliers de références scientifiques  sur des bases de données “biological abstract, medline, embase etc.. nous ne pouvons affirmer aujourd’hui qu’une seule chose avec certitude, c’est que l’ensemble des   connaissances humaines est  extrêmement modeste, et qu’agir en pensant que l’on sait, c’est prendre un risque certain non seulement pour soi, pour les autres mais aussi pour les générations à venir.  Quant aux applications pratiques qui découlent de la recherche on peut croire qu'elles sont au service de l'homme, ou comme Jacques Ellul penser qu'il s'agit là,  d'un processus automatique qui a sa propre raison d'être et qui n'a nul besoin de servir les besoins des hommes.

Le boycott  de la viande bovine, si ainsi que nous l’avons dit, nous semble injustifié est néanmoins significatif. Il démontre que le public s’interroge sur la qualité de son alimentation et plus particulièrement sur l’industrialisation intensive   et en ce sens son interrogation à tout lieu d’être. Les modifications que nous avons fait subir à nos modes alimentaires au cours de ces soixante dix dernières années, sont  plus importantes que celles qui ont été faites dans toute l’histoire de l’humanité. Ces modifications ne sont pas sans risques et personne ne peut contester l’importance  du facteur alimentaire dans notre santé. L’agriculture est devenue une industrie et tous les secteurs sont sous la coupe d’ingénieurs, de techniciens de manipulateurs en tous genres, qui s’évertuent à tenter de nous faire croire qu’ils vont demain régler des problèmes qu’ils ont été incapables de solutionner par le passé. De plus, malgré ou à cause de surproduction les agriculteurs se trouvent  très souvent dans des situations financières critiques,  et ceux qui s’en sortent le moins mal sont encore ceux qui pratiquent un type d’agriculture ou d’élevage plus respectueux de l’environnement.

 Notre alimentation comporte lors de sa production l’intervention de produits innombrables des engrais, des insecticides, des herbicides, des nitrates, des fongicides, des antibiotiques, des organos chlorés, phosphorés, des résidus de plomb, de  mercure, de  cadmium, de  nickel qui proviennent des retombées de nos industries et de diverses sources de pollutions, des agents  pour conserver, émulsifier, colorer, épaissir,  gélifier etc... et comme ceci n’est pas suffisant bon nombre de produits  subissent une ionisation destinée à supprimer les germes qui pourraient encore demeurés.

Ainsi que nous l’avons maintes fois dit, cette industrialisation est incapable de satisfaire le consommateur, puisque d’un  point de vue purement biologique ce type de production donne la plupart du temps des produits abondants, certes mais carencés.

Notre nourriture se trouve donc dénaturée et dévitalisée,  c’est une des raisons pour lesquelles on assiste actuellement à la multiplication des maladies de civilisation, cancers, diabète, maladies cardio vasculaire, arthrose dégénératives etc.

Nous Juifs, souffrons des mêmes pathologies que tous nos autres concitoyens et nous ne sommes épargnés par aucune maladie de civilisation. L’interdiction de mélange alimentaire est de toute évidence une excellente chose, l’interdiction de substances animales dans les additifs l’est également. L'interdiction de consommation de certaines espèces l'est aussi, bien qu'aujourd'hui à cause de la pollution des nappes phréatiques nous ne sommes plus comme auparavant protégés des maladies transmises par ces espèces interdites. Mais toutes ces mesures sont limitées, en effet c'est le mode de production alimentaire industriel qui est responsable en grande partie de l’abaissement des défenses immunitaires et favorise l’apparition des maladies de civilisation.

Alors aujourd’hui que faut-il faire ? Hélas, nous ne détenons  pas comme certaines sectes de recettes miracles. La seule chose que nous pouvons affirmer est que l’avenir de l’humanité passe de manière impérative et incontournable par un autre rapport avec son environnement, que l’agriculture a un rôle prépondérant à jouer et c’est pourquoi il est important de revenir à une agriculture qui tient compte des véritables réalités biologiques propres à chaque espèce de favoriser  et d’encourager de  petites et moyennes exploitations agricoles de manière à ce que les agriculteurs et les éleveurs puissent  en vivre et que nous puissions enfin consommer des produits  qui répondent à nos réalités biologiques. C’est pour cela également que nous pensons que l’agriculture biologique est le  premier pas indispensable et que celle-ci doit être encouragée, défendue et bien entendue améliorée. Enfin l’autre aspect non négligeable de l’agriculture biologique, est qu’elle est créatrice d’emploi et qu’elle concoure de manière efficace aux respect du biotope  qu’ elle favorise la diversité des espèces et qu’elle participe à la sauvegarde de celles qui sont en voie de disparition.

Je vous remercie de votre attention

 

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 06:30

va

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 11:39

Mieux vaut découvrir ce post dans sa totalité, en ligne avec ses nombreuses photos et liens : https://www.terresacree.org/actualites/1643/ -zzz-140003

Jusqu'à présent, les symptômes décrits dans la psychose épidémique collective avait un traitement bien connu et qui résolvait le problème dans 99% des cas et ne laissait pas de séquelles. Je vous donne la recette, c'est gratuit profitez-en et ça ne coûtait rien à la société. On appelait même pas le médecin. Il avait à traiter des cas plus sérieux. Grand-mère avait une recette infaillible, qu'on se repassait. Elle marchait à tous les coups, je te la livre gratos.... mais ne va surtout pas la divulguer, ça ferait tomber à l'eau un marché plein d'avenir. Un grog maison, un lit bien chaud et après 3 ou 4 jours on passait à autre chose et au besoin avec  en prime de quelques ventouses. Gros ,, tout ça   c'est bien beau et la place de l'industrie pharmaceutique et du plein emploi. et le coronavirus dans  ? Pas de rapport. Erreur on mondialise à fond, le virtuel a pris la place du réel. Les valeurs traditionnelles sont bafouées.

Là, il faut que je m'ouvre un peu. C'est pas mon truc mais enfin, en lisant quelques unes des publications auxquelles j'ai apporté mon concours, tu 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 11:28

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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 10:41

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 13:45

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