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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 07:49

.B/ ce dossier a été réalisé fin 96 et début 97, aujourd’hui il serait légèrement différent et tiendrait compte des dernières publications. Toutefois, l’ensemble de notre analyse est de notre point de vue toujours actuelle.

 

 

Faut-il mettre des préservatifs aux vaches folles ?

 

 

       La nature des recherches virologiques, fait que même si la  relation existe et que certaines personnes aient  été  réellement contaminées, il faudra encore prouver que cette contamination a un rapport avec   la  consommation de viande. Enfin,  on peut également s’interroger sur la  seule  médiatisation du risque encouru par  la consommation de viande britannique,  parce que l’on trouve des bêtes malades  dans les cheptels  suisses, portugais et français. Si l’on tient compte  que seul un petit pourcentage de porteurs de  virus développe la maladie, les risques de l’éventuelle contamination semble être importants même dans des élevages où la maladie ne s’est apparemment pas manifestée. Les virologistes classifient le virus responsable de la maladie de Creutzfeldt-Jakob parmi les virus lents. C’est à dire qu’entre le   moment de la contamination et l’apparition des premiers symptômes de la maladie il faut souvent plusieurs années (parfois  une vingtaine). Le cycle rapide de  production industrielle de  viande bovine fait,  que pour  la grande partie des animaux porteurs de virus, la maladie n’aura pas le  temps de se manifester. L’expérience que nous avons avec ce type de pathologies démontre que souvent ces virus échappent aux tests de contrôle de routine. C’est le fait  pour les virus lents,  car ceux-ci ne se repliquent que lentement, ils n’atteignent  pas le  stade de l’infection, sont peu nombreux donc plus difficile à détecter.

 

 

       Pour asseoir notre  argumentation,  nous voulons insister sur le fait que notre connaissance en la matière, et nos possibilités d’action sont des plus restreintes. Mais même, si nous ne savons  rien ou pas grand chose, sur les risques de transmission aux humains de la maladie de la  vache folle, en revanche l’attitude des pouvoirs publics Européens à de quoi laisser perplexe. Cette infection est connue en Europe depuis au moins dix ans. Depuis plusieurs années on sait  qu’elle est causée par un virus lent. Enfin on a l’exemple  de nombreuses maladies virales dont les vecteurs sont les animaux. Depuis plusieurs dizaines années nous savons également que très fréquemment  les virus ne sont pas spécifiques à une seule espèce, c’est à dire que le même virus peut infecter plusieurs espèces animales (et l’homme). Dans des conditions d’expérimentation in vitro il est possible de contaminer des animaux par le virus “Kuru” (dont les symptômes cérébraux sont proches de ceux  de la maladie de la  vache  folle). L’encéphalopathie spongiaire, maladie  typique des indigènes de la tribu Foré de Nouvelle Guinée, est attribuée   à l’habitude ancestrale de leurs  pratiques du cannibalisme. Depuis longtemps déjà, on aurait dû  réfléchir aux similitudes de    symptômes  entre la maladie des vaches folles et certaines maladies dégénératives du système nerveux comparable au syndrome de Creutzefeldt-Jacob.

 

 

       Pourquoi donc cette bombe politique et médiatique  ? Pourquoi a-t-il fallu  attendre dix ans pour que se pose la question de savoir si des risques de contamination pour  l’homme existait ? Le  cas de  maladie survenue parmi des employés d’élevage et parmi des individus jeunes (jusqu’alors  considérés comme ne présentant aucun  risques de contamination) a-t-il  subitement interpellé les spécialistes de politique sanitaire ? Enfin l’abattage du cheptel  britannique est-il  un moyen efficace et suffisant pour protéger  notre santé ?

 

       Depuis peu, nous observons l’apparition de nouvelles maladies mystérieuses. Qu’y a-t-il de  commun entre la maladie des vaches folles, et celles qui causent  la mort massive de phoques de Mer du Nord et qui  ravage   les écureuils marsupiaux Trichosurus vulpecula d’Australie ? Dans ces trois cas les chercheurs parlent d’un virus qui touche le système nerveux. Ces trois maladies comme par hasard, se manifestent dans un  contexte de grave crise écologique dans lequel se trouve ces populations. Les phoques subissent les répercussions  de la pollution maritime, qui dépasse leur seuil de tolérance, les écureuils australiens ont été  introduits dans différents sites d’Australie et de Nouvelle Zélande comme  animaux à fourrures,  ils se  sont échappés et ont  commencer à envahir des régions très différentes de leurs milieux naturels. Comment s’étonner, si en ajoutant à leur  nourriture des carcasses d’animaux malades, et que celle-ci comporte en outre, une antibiothérapie systématique, l’action permanente des hormones, le stress qui découle des  conditions d’élevage industriel, que ces innocents ruminants  deviennent une population à hauts risques.

 

 

 

       Nous ne voulons pas alimenter une polémique  purement académique, de savoir  si nous sommes confrontés à de  nouveaux virus ou si les conditions nouvelles de vie rendent agressifs des micro-organismes qui jusqu’alors n’étaient pas pathogènes. Par ailleurs on sait que certains virus comme le PML , responsable de la l’eucoencéphalopatie sont assez fréquents dans les populations humaines (70% des hommes sont porteurs) mais que ceux-ci ont besoin de conditions particulières pour devenir virulents. On devrait également réfléchir sur le fait démontré récemment par des chercheurs tchèques, que la carte d’évolution de  certaines maladies dégénératives est identique à celle des  sites de  pollution industrielle importante.

 

 

       Nous pensons que pour éviter ces pathologies aux bovidés  et  leur éventuelle transmission à l’homme, il  faut de toute urgence s’intéresser  à la préservation de la nature, plus  qu’à l’abattage de troupeaux même si  ce moyen semble être nécessaire, il n’est qu’un remède  symptomatique et ne traite pas les causes de la maladie. Il est évident qu’aucun des   décideurs ne suivra  nos conseils d’abandonner  la production industrielle de  viande et  que nos appels visant à la réorganisation de l’élevage et à la protection plus stricte de l’environnement resteront lettre morte. Nous savons également que les pouvoirs publics se doivent de faire quelque chose pour répondre à la pression de l’opinion publique. Nous leur conseillons donc de mettre des  capotes anglaises aux  vaches. Ce moyen de protection a eu une efficacité psychologique totale sur  l’opinion publique et les médias dans l’affaire du SIDA, même si à maintes reprises nous avons démontré que son efficacité réelle était plus que douteuse.

 

 

 

 

 

 

Jean Aikhenbaum fondateur et rédacteur en chef  de  Réussir Votre Santé

Piotr Daszkiewicz Dr es sciences - Biologiste et historien des sciences

 

 

 

 

-(97)

 

 

 

 

 

 

Monsieur le Grand Rabbin,

 

 

 

 

 

Je me permets de vous adresser ci-dessus un article que nous avons fait paraître sur la vache folle dans un catalogue sur l’environnement et la santé qui s’est tenu récemment à Paris. Lors d’une intervention sur la radio juive R.C.J à cette occasion, nous avons signalé Piotr Daszkiewicz et moi-même qu’il n’y avait aucune raison, que la communauté juive mangeant kasher bénéficie d’une quelconque protection, si la maladie de Kreutsefeld Jacob, était transmise (ce qui n’est pas démontré de manière évidente, mais reste néanmoins une probabilité) par les vaches contaminées.

Je vous signale, que j’avais dans les années 70 émis des nombreuses réserves sur les animaux à destination de l’alimentation humaine  produit dans des grands élevage. A cette époque, j’avais déjà souligné l’incohérence de ce type d’élevage et je m’étonnais que les hautes autorités juives restent indifférentes. (La plupart des animaux sont élevés dans des habitacles restreints et vivent dans des conditions de stress inadmissibles). Leur alimentation industrielle comporte des pesticides, des insecticides, des organo chlorés et phosphorés des antibiotiques divers, pénicilline, tétracycline administrés de manière systématique  ainsi que des polluants. Comment s’étonner qu’avec une telle alimentation (les mêmes remarques peuvent être faites avec les aliments d’origine végétale) que les hommes soient de plus en plus fragiles que leur défense immunitaire soit affaiblie ?

Est ce que l’alimentation cachère, offre une quelconque garantie de la qualité du produit que nous consommons ? Hélas, non. Nous sommes, logés à la même enseigne que tous nos concitoyens, nous sommes frappés des mêmes pathologies  et ni les cancers ni les maladies dégénératives et  cardio vasculaires n’épargnent les juifs spécialement.

Notre réflexion doit portée sur une approche différente de notre façon de produire et par une approche respectueuse de notre environnement.

Je vous prie de croire Monsieur le Grand Rabbin, à l’assurance de mes très respectueuses salutations.

 

J. Aikhenbaum

 

 

 

(Copie adressée par Fax, à Monsieur Le Grand Rabbin Sitruk))

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                     Note sur le dossier de la “vache folle”

 

1°) Il n’a pas été démontré que l’encéphalopathie spongiforme bovine, qui frappe les vaches soit transmissible à l’homme, bien qu’il y ait néanmoins de fortes présomptions.

2°) La maladie n’a touchée que très peu d’individus, l’expression de la maladie chez les vaches ne connaît pas de courbes exponentielles.

3°) Il est probable que cette affaire connue depuis très longtemps (années 80) ainsi que nous le soulignons  dans le dossier a été montée de toute pièce en épingle, à des fins de marchandage politique et qu’elle a outrepassée l’espérance de ses promoteurs.

4°) la réaction du public de boycott de la viande bovine est disproportionnée en fonction du risque réel, qui est insignifiant, la maladie de Kreutzeveld Jacob, n’a fait que quelques dizaines de victimes. On peut donc à première vue être étonné que les hécatombes sur les routes, les nuisances occasionnes par de très nombreuses sources de pollutions industrielles civiles ou militaires ne suscitent aucune réaction de la part de ce même public.

 En revanche, cette réaction  est significative, elle montre que le public même s’il a mal choisi sa cible, s’interroge d’une façon générale sur la qualité de son alimentation, et vue sous cette optique son interrogation a lieu d’être, comme nous l’avons maintes fois souligné et démontré. Le risque lié à nos systèmes alimentaires et aux autres sources de pollution industrielle est certain, tous les scientifiques et observateurs s’accordent sur ce point. Les conséquences de nos techniques (y compris médicales) risquent d’être catastrophiques pour les générations à venir ; celles-ci ont toujours été soigneusement occultées et par les différents pouvoirs politiques, économiques et industriels.

 

L’autre aspect a souligné, ce sont les explications et les mesures, je devrais dire l’absence de mesures des pouvoirs en place.

Les politiques, qui ont mis la responsabilité sur les farines anglaises... alors que le même type d’aliment est donné aux bovins européens élevés de façon industrielle. Pour tous ces spécialistes, il est tout naturel de nourrir des herbivores, avec des aliments contenant des déchets animaux. J’ai même entendu dire, (sans rire) sur une radio par l’un d’entre eux  pour justifier ces façons de faire, que la vache lorsqu’elle mettait bas, mangeait son placenta. On peut s’étonner qu’un spécialiste (sic) arrive avec un tel constat, qui s’observe chez bon nombre d’espèces, à de telles extrapolations... (alors qu’il s’agit là d’un phénomène bien connu d’autophagie).

La mesure prise par les pouvoirs politiques, d’interdire la consommation de cervelles et de moelle épinière peut à première vue paraître être une mesure intéressante, mais elle non plus  ne résiste pas à une analyse même superficielle. En effet, même  si le prion est plus facilement identifiable sur ces organes particuliers, rien ne certifie qu’il ne soit pas présent dans les autres tissus animaux. Je rappelle, ainsi que nous l’avons souligné (Piotr Daszkiewicz et moi-même) la particularité de ces organismes est qu’ils  mutent facilement  et qu’ils s’adaptent en fonction du milieu. Rien ne certifie, donc qu’ils sont inexistants sous d’autres formes, indécelables.

Il est a souligner qu’en 1988, un laboratoire anglais confirma que l’encéphalopathie spongiforme bovine était liée à la consommation de farines contaminées.  En juin 88, les anglais interdirent les protéines animales pour l’alimentation des ruminants. Les farines continuèrent d’être fabriquées et étaient réservées à l’exportation, vers la France, la Thaïlande et Israël. Il va sans dire que les responsables sanitaires de ces différents pays ne pouvaient ignorer que ces farines étaient interdites en Grande Bretagne, l’interdiction en France date de Juin 89 et fut appliquée au mois d’août, uniquement pour les herbivores.

 Celles-ci ont néanmoins continuer  à nourrir, les animaux d’élevage volailles, poissons, porcs. L’encéphalopathie spongiforme bovine, malgré cette interdiction à continuer à se développer plus en Grande Bretagne qu’ailleurs, ce qui laisse supposer qu’indépendamment de la responsabilité des farines d’autres facteurs environnementaux peuvent être suspectés.

Ainsi que nous l’avons dit et redit, il est indispensable de revenir à des  moyens agricoles respectueux de l’environnement.

J.Aikhenbaum

Piotr Daszkiewicz

 

 

 

 

Pourquoi y-a-t-il plus de vaches folles en Grande Bretagne ?

Voilà une question qui mérite d’être posée. En effet, rien apparemment ne distingue les vaches anglaises des nôtres, les races sont quasi identiques, et sont élevées de la même façon (nous parlons d’élevage industriel). La différence vient peut être du niveau et de la qualité des recherches, de la liberté des laboratoires publics en matière de recherche vis à vis des différents pouvoirs et lobbies en place, la décentralisation des recherches et les crédits consacrés à celle-ci.

Les virologistes anglo-américains sont moins “pasteuriens” et beaucoup moins dépendants de l’état. La différence des chiffres des bêtes malades trouvées, s’explique peut être en partie par ces faits, et non uniquement par la réalité sanitaire des troupeaux respectifs.

 

      

Les vaches nourries avec des protéines animales sont elles encore des ruminants ?

Les ruminants ont une position taxinomique bien déterminée :

Classe Tetrapoda, Sous-classe Mammalia, Infraclasse Theria, Division Eutheria, Ordre Ariodactyla, Sous-ordre Ruminantia.

Mais en dehors de leur position systématique, on peut se poser la question de la définition des ruminants. Tout d’abord ces animaux ruminent c’est à dire “mâchent de nouveau des aliments revenus de leur estomac, avant de les avaler définitivement” (petit Robert). Cette façon de se nourrir s’est  développée au cours de leur évolution pendant des millénaires. Pour pouvoir “ruminer” il faut disposer d’un appareil digestif très complexe (leur estomac est composé   de quatre parties : la  panse, la caillette, le feuillet, le bonnet). Dans ce processus digestif unique,  il faut que l’animal développe une véritable symbiose avec plusieurs millions (et même milliards) de micro-organismes, car aucun mammifère ne possède naturellement  les enzymes nécessaires pour pouvoir digérer le squelette cellulosique des plantes et les transformer en sucres assimilables. Les ruminants se servent donc  du travail des bactéries (parfois aussi des infusoires) qui possèdent à cet effet un appareil biochimique (plus particulièrement des enzymes de la classe des cellulases) capable de digérer la cellulose des plantes. On peut parler de  deux aspects intégrés à la rumination : une partie mécanique, possible grâce aux dents et  l’appareil digestif particulier et une partie biochimique, qui elle n’est possible que grâce à l’action des micro-organismes. Indépendamment  de la possibilité d’utiliser la cellulose (si abondante dans la nature) comme source énergétique “ruminer” de plus présente un   avantage. Ce mécanisme permet à ces  animaux de manger plusieurs plantes toxiques aux autres organismes, car ces bactéries ont comme particularité de détoxiquer les poisons végétaux avant que l’animal ne  les assimile. De ce fait, il est bien évident que tous les ruminants sont strictement herbivores.

       Peut-on considérer  comme   ruminants des animaux nourrit avec de la viande? De notre point de vue c’est impossible, car même si la phase mécanique peut être réalisée (mais elle n’a plus aucun sens dans ce cas) la phase biochimique est irréalisable car l’action des  bactéries est ciblée uniquement sur une alimentation d’origine végétale. Ainsi une phase intégrale de la rumination n’existe plus et l’autre partie est si modifié (par des changements apportés aux  facteurs biologiques comme la température, le pH, l’action de l’appareil digestif) qu’il est difficile de la considérer comme de la rumination. De plus tous les livres de référence définissent les “ruminants” comme des herbivores et c’est la qualité déterminative de ce groupe d’animaux.

       Nous  soulignons que dans la tradition juive les interdits alimentaires ont souvent un profond sens biologique (il est hors de nos propos de les réduire à de simples prescriptions hygiéniques). Ainsi on a observé p. ex. que de nombreux poissons sans écailles sont toxiques pour l’homme. Ce n’est pas par hasard que les ruminants, “animaux propres” de par leur mode   de  vie (herbivore) et la particularité de leur  appareil digestif (la digestion de la cellulose et la détoxication bactérienne) ne présentent  pas de risques de  transmission de maladies à l’homme. La transformation de ces animaux en omnivores ou même en  carnivores fait que la viande de ces animaux devient un aliment à risques (voir la vache folle).

       Nous aimerions Messieurs les Grands Rabbins et Rabbins savoir  si la viande d’animaux :

 

1) .qui ne sont plus herbivores   (car on les nourrit avec de  la viande qui provient de l’équarrissage d’autres animaux),

2). qui ne sont plus de véritables ruminants (car la partie la plus importante de ce processus physiologique “la digestion et la détoxication bactérienne” ne s’effectue plus)

3) qui présentent des risques de  transmission de  maladie grave (même si les règles de l’abattage rituel sont observées)

peuvent être encore considérés comme des aliments “cacher”?

        

Sauvegarder la biodiversité pour préserver notre santé

 

       La sauvegarde de la biodiversité des animaux domestiques est l’une des premières mesures à prendre pour résoudre  la “crise de vache folle”. D’après “The World Watch List for Domestic Animal Diversity “, 27% du patrimoine des animaux domestiques (dont 274 uniquement pour  l’Europe)  est menacé de  totale disparition.

       L’industrialisation de l’agriculture est la première responsable de la perte considérable qu’ont subi les variétés de bovins. En 1865 en France on  comptait environ 50 de races. En 1943, trente races  se répartissent  un troupeau de 18 millions de têtes (dont huit se partagent  50% du cheptel). Aujourd’hui   85% du cheptel français n’est représente  que par cinq races !

       Pourtant indépendamment de celles sélectionnées pour l’élevage industriel, on trouve en France et ailleurs des races à petits effectifs, parfois appelées rustiques, qui se sont  réduits comme peau de chagrin depuis les années 1950-1960. Le plus souvent ce sont des races locales, qui comportent  moins d’un millier de têtes. Citons : La Bretonne pie noir (500 vaches réparties chez 75 éleveurs), l’Armoricaine (50 femelles inventoriées dans  huit troupeaux situés dans le Finistère), l’Aure et la Saint Girons (70 femelles inventoriées), la Gasconne aréolée (170 vaches), la Béarnaise (75 vaches et 10 taureaux), la Lourdaise (45 vaches), la Marachaîne (60 bêtes), la Nantaise (60 bêtes), la Villars-de-Lans (144 vaches). Ces races ont été condamnées par nos éminents  technocrates de l’agriculture à disparaître, elles n’avaient selon eux plus aucune raison d’être. Elles ont été  souvent d’ailleurs  traitées injustement comme  signe de pauvreté et d’arriération. La Ferrandaise (actuellement 200 femelles) a été  même interdite de concours agricole dans les années 1950, tant les technocrates de l’agriculture souhaitaient la voir disparaître. Plusieurs races ont disparues définitivement (25 en France) notamment : l’Albanaise: race de la région de l’Albens en Haute Savoie,  l’Augeronne, la Betizu (race  Basque).

       Quelques unes de ces races rustiques ne survivent actuellement que grâce aux  efforts d’organismes à buts non lucratifs, comme les conservatoires biologiques régionaux (qui maintiennent entre autres le troupeau de Gasconne aérolée) ou de Parcs Naturels (la Nantaise a survécu grâce au Parc Naturel de Brière). Pourtant, il semble nécessaire de  trouver à ces races un rôle diffèrent que celui d’accessoire de décoration pour agrémenter le   paysage ou de pièces de musée ! Elles  sont connues pour leur longévité et leur  résistance à des conditions environnementales difficiles. De plus, nous savons que plus une population est  variée génétiquement, mieux elle résiste  aux maladies. Il est très certainement parmi ces races, des animaux susceptibles de résister  à la folie de l’homme. Elles  font également  partie de notre patrimoine culturel. Leur sélection s’est effectuée  pendant plusieurs milliers années. Il est impossible de penser  revoir les conditions de l’élevage “moderne” et  vouloir assurer la sécurité des consommateurs en oubliant ces races menacées de  disparition. Le fait que les règles du kasher donne la préférence  (condamne, Lévitique 19:19 ?) aux animaux non hybridés et traditionnels est  encore une raison de plus  pour sauvegarder ces animaux.

 

Source de données: Inventaire des Animaux Domestiques en France, Alain Raveneau, Ed. Nathan 1993

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