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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 07:51

VACHES  FOLLES  : sommes nous condamnés à devenir végétarien ?

 

Le désarroi du public  et sa désaffection envers la viande bovine a surpris tant les pouvoirs publics que les professionnels de par son ampleur. Les répercussions de cette crise n’ont pu malgré les dispositions prises par les pouvoirs publics pu convaincre  totalement le consommateur.

Nos coreligionnaires, n’ont pas n’ont plus été rassurés par les dispositions prises  par les Autorités religieuses Juives qui ont été  calquées sur celles préconisées par les responsables politiques. Ce trouble est grave à plus d’un titre, il frappe économiquement les éleveurs et tous les intervenants de cette chaîne alimentaire. Il cause également un préjudice financier  important au consistoire, qui tire une grande partie (sinon la majeure) de ses recettes de l’abattage rituel ce qui risque à court terme de mettre au chômage et en difficulté  bon nombre de familles qui en vivent.

Nous pensons, ainsi que nous l’avons dit dans le dossier que nous avons élaboré à cet effet, qu’il existe des solutions (dont certaines existent déjà) pour offrir aux consommateurs des produits sains et dénués de toxicité. Certes ces mesures vont peut être   quelque peu  bousculer certaines de nos habitudes, mais il est temps, grand temps de s’y attacher, il y va de notre santé et de celle de nos enfants.  Encore faut-il que vous soyez informés, et c’est là le mérite de Francine Ankry, qui sans compter s’est dépensée pour qu’une information libre et différente puisse être enfin à la disposition du grand public.

Jean Aikhenbaum, fondateur de Réussir votre Santé

Piotr Daszkiewicz Biologiste, Historien des Sciences

 

 

Propositions qui peuvent être prises au niveau de l’alimentation :

 

Ainsi que nous l’avons dit, le problème que nous devons résoudre est de donner aux consommateurs des produits  dénués de toxicité et  qui répondent à leurs réels  besoins physiologiques.

Il est hors de notre propos et nous insistons sur ce point de réduire la cacherout à de simples prescriptions  hygiéniques. Toutefois, force est de constater que nos Lois religieuses ainsi que les interprétations faites par nos Sages sont toujours d’une  brûlante actualité et se trouvent de plus confirmées par des recherches scientifiques actuelles. Lorsque l’on sait par exemple les risques que font courir les manipulations génétiques aux espèces vivantes on ne peut être qu’admiratif devant leur propos mettant en garde les hommes contre toutes les hybridations, alors qu’ils ne disposaient d’aucun appareil de mesure.

Actuellement une partie importante des aliments que nous consommons  provient de souches hybridées, issus de  nouvelles techniques qui touchent aussi bien le monde végétal  qu’animal. Tous les pays industrialisés (y compris Israël, qui est l’un des pays pionniers en la matière) “améliorent” par manipulation génétique et hybridation les produits destinés à l’alimentation des humains et des animaux, ces améliorations frappent Même les espèces ornementales. Ces techniques sont élaborées au grand jour dans une indifférence quasi générale y compris de celle de nos décisionnaires politiques ou religieux actuels. Nous rappelons également que celles-ci ont surtout été mises en oeuvre de façon systématique après la seconde guerre mondiale. Elles connaissent aujourd’hui, une vogue qui fait que leur développement est croissant. Leur objectif,  est de créé des souches qui résistent  aux invasions parasitaires, qui peuvent être programmées pour accepter des herbicides sélectifs afin d’éliminer les plantes concurrentes “nuisibles”, pour en améliorer l’aspect, les rendements etc.

Les inconvénients liés à l’hybridation sont multiples et si les avantages que nous avons pu en tirer ont put être considérés comme notables, nous pouvons constater aujourd’hui que les méfaits de ces améliorations commencent à être perçus, vont s’amplifiant et risquent  d’être à court terme catastrophiques.

Le fait de sélectionner des géniteurs pour arriver à une production industrielle idéale (en rendement) fait que les souches originelles sont oubliées et reléguées par nos technocrates à un rôle de pièces de musée, d’objets de curiosité. Le propre de ces variétés appelées “rustiques” est qu’elles étaient (et sont toujours) parfaitement adaptées au climat et à leur biotope et présentent des qualités de résistances environnementales exceptionnelles. Elles demandent beaucoup moins de soins, mais hélas ont souvent un aspect  esthétique qui ne correspond pas à nos critères actuels et de plus leurs rendements sont nettement inférieurs.

Quant aux hybrides, ils  nécessitent des soins intensifs, sont fragiles et au bout de quelques générations dégénèrent. Les générations à venir risquent de se trouver devant un dilemme quasi insurmontable, de n’avoir plus de produits hybridés pour se nourrir et de n’avoir plus faute de les avoir protégées de variétés  rustiques capables elles de les nourrir, comme elles l’ont fait pour les générations passées.

Les mesures actuelles prises  par les pouvoirs publics et les propos de nos rabbins, calqués sur les décisions gouvernementales n’ont toujours pas rassuré les consommateurs qui continuent à boycotter la viande bovine et commencent à juste raison de s’interroger sur la qualité de leurs autres aliments.

Les bouchers que nous avons rencontrés proposent des solutions inadéquates, qui de notre point de vue sont incapables de faire face aux  problèmes,

- Identification de l’animal, avec son origine et la façon dont il a été élevé. (traçabilité)

- Importation  de viandes d’Amérique du Sud et de Chine (voir à ce sujet, notre note précédente)

Ces mesures n’ont  rien d’original, elles existent déjà et n’offrent aucune garantie particulière nouvelle.

Quant aux produits “Label Rouge”, s’ils sont de meilleure qualité ils n’offrent pas non plus la preuve de leur totale innocuité. Les bovins, sont nourris avec des  aliments   d’origine végétale  produits  à l’aide de  traitements et d’amendements chimiques, l’élevage des animaux n’offre que peu de différence avec un élevage de type industriel (Même traitement antibiothérapeutique) la seule différence notable réside dans le fait qu’ils sont élevés en grande partie en prairie. De plus la revue “Que Choisir Février 94” fait état d’un trafic d’anabolisant le clembutérol (substance hormonale toxique) découvert dans l’Allier et destinés aux bovins “labels rouges”.

L’emploi d’engrais solubles (chimiques) carence les plantes, notamment en oligo éléments essentiels tels que le magnésium, cuivre, calcium et sélénium, dans un premier temps la plante  déséquilibrée va devenir la proie au parasitisme et aux maladies. L’organisation enzymatique des insectes parasites est différent de celui des vertébrés. On sait que les substances solubles sont dangereuses pour les espèces supérieures (végétaux, animaux et l’homme).

 L’emploi de telles substances rend nécessaire l’emploi accru de substances anti-parasitaires (pesticides) fragilisant davantage les plantes, les rendant toxiques avec des  répercussions qui vont se faire  ressentir sur toute la chaîne biologique, pour aboutir finalement à l’homme.

 

Quant au  Label Ecocert de l’ Agriculture Biologique (signe A.B) il représente une amélioration notable,  pour répondre à l’attente des consommateurs, (tant sur le plan de l’alimentation d’origine animale que végétale) bien qu’il comporte encore de notre point de vue certaines lacunes.

Nous avons soulignés sur RCJ, que les produits issus de ce type d’agriculture étaient plus chers à l’achat. Ce qui actuellement dans la crise économique que nous connaissons peut  être dissuasif. Nous devons ajouter que lorsque l’on s’oriente vers  ce type d’alimentation on se nourrit différemment, (moins) et que par ailleurs les diminutions  des dépenses de santé sont notables (et déjà mesurables sur les populations témoins pratiquant ce système d’alimentation). Les protéines d’origines animales sont  consommées qu’avec parcimonie (ce qui a toujours été le cas pour les générations passées).

L’avantage de ce type d’agriculture  est multiple,  elle s’oppose à la monoculture et à l’élevage intensif. Elle favorise la diversification ; les animaux, les plantes, les arbres fruitiers sont bien adaptés au terroir et réputés pour leur rusticité. Elle encourage la rotation des cultures, le respect du climat, le rythme des saisons et privilégie l’utilisation comme fertilisant le fumier des ruminants  composé la plupart du temps de races d’animaux  adaptés aux terres sur lesquelles ils vivent. (l’apport d’engrais est fortement réglementé) et  elle demande plus de main d’oeuvre.

Il est a noter que le cahier des charges vise  à maintenir un très bon équilibre entre l’animal et ses aliments en rapport avec les sols qui les ont produits. Ceux-ci doivent provenir en totalité de l’ Agriculture Biologique. Le maximum de confort  et d’hygiène doit être donné aux animaux tant à l’intérieur des bâtiments qu’à l’extérieur. Les systèmes de logement sans litière sont formellement interdits. La surface minimale par animal, lorsque la stabulation est libre est fixée à 5,5m2 (dont au moins 4m2 d’aire paillée).

L’alimentation principale consiste dans l’utilisation de pâturage et de fourrage  qui doit être produit sur l’exploitation (et doit être biologique). Les compléments alimentaires utilisés sont :

- le sel de mer (ou sel gemme)

- le lithotamne (algues marines) etc. ainsi que divers oligo-éléments.

Pour les soins : la prévention est de règle et passe par l’alimentation saine de l’animal, la correction des carences et le renforcement des défenses immunitaires.

En thérapeutique dans la mesure du possible les vétérinaires font appel à des substances à dilution homéopathiques, à la phytothérapie aux oligo-éléments. Toutes autres prescriptions constituent une exception  qui doit être clairement indiquée. Un bovin subissant plus de deux interventions thérapeutiques de synthèse au cours de l’année est exclu du circuit de l’ Agriculture Biologique.

Il est a envisager toutefois en fonction des Lois de la cacherout d’élargir ce cahier des charges, en veillant notamment  à l’origine de l’animal et  également à ce que dans un temps proche le système d’insémination artificielle soit rigoureusement interdit de manière a privilégié la reproduction naturelle ce qui limitera les risques  d’hybridation.

Pour ce qui concerne la production de volailles par l’agriculture biologique, le cahier des charges est nettement insuffisant et s’il constitue une amélioration notable quant à l’habitat 10 poulets au m2 (au lieu de 20 à 22 en élevage industriel, ce qui occasionne systématiquement stress et agressivité et obligent les éleveurs à diminuer l’intensité lumineuse à l’intérieur de leur locaux et à traiter systématiquement leur cheptel), le débecquage, le désonglage et le désailage est interdit ce qui est une amélioration notable. En revanche, il est à noter que ce type d’élevage ne tient pas compte de  deux particularités nécessaires aux volatils à savoir : le perchoir et la possibilité de nidifier. L’autre lacune est que les animaux peuvent provenir d’acouvoir industriel. Il y aura donc lieu de donner la préférence à des élevages traditionnels privilégiant les races adaptées au terroir  et   la reproduction naturelle,  tout du moins dans un premier temps  pour les reproducteurs et les pondeuses. (la production de poussins par système de couveuse électrique ne peut être acceptée de nombreux travaux scientifiques font  état des conséquences sur la santé des  pollutions électrique et électromagnétique).

Les oeufs de consommation courante même provenant de l’agriculture biologique, méritent de notables améliorations, tant en ce qui concerne la provenance  de l’animal  que  la manière dont l’oeuf est produit. En effet, les parcs de poules pondeuses sont sélectionnées et ne sont composés  que de femelles, l’oeuf est de par ce fait un aliment incomplet  et carencé puisqu’il n’a pas été fécondé  (coché) de plus toutes nidification leur est interdite (c’est la raison pour laquelle il est impossible actuellement de trouver des traces de sang dans les oeufs, preuve du début de la conception embryonnaire).

Il est donc souhaitable d’élaborer des cahiers des charges spécifiques à l’alimentation cachère et qui devront tenir compte et limiter les bouleversements technologiques ; faute de quoi il est à craindre que les générations à venir paieront le lourd tribut  de  nos imprévoyances.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A plusieurs reprises on nous a posé la question de savoir si la viande cachère offrait une protection particulière contre la transmission éventuelle de la maladie de la vache folle à l'homme. D'un point de vue purement biologique le fait qu'une viande soit abattue cachère, cachérisée, abattue à moins de 30 mois, d'origine française etc. ne change pas grand chose au problème.

Des récents travaux faits en Israël et aux USA  font ressortir que les juifs sépharades, notamment ceux originaires de Libye présentent un taux supérieur de contamination que les autres populations.

 

Texte de l’allocution du

 

COLLOQUE SUR LA VACHE FOLLE DU 27.10.96

 

Y-a-t-il un rapport quelconque entre les crises que traversent notre société et l’encéphalopathie spongiforme bovine, ou maladie de la vache folle ?

A de nombreuses  reprises Piotr Daszkiewicz et moi-même avons souligné que les déprédations que subit notre environnement à cause de l’industrialisation intensive à des conséquences  et des répercussions difficilement mesurables.

Les différentes  techniques que nous utilisons n’ont jamais tenu compte des   réalités liées au monde vivant, leur seul but est la recherche de l’efficacité, de la rentabilité et du profit. Nos générations ont   modifié de telles sortes nos habitudes comportementales que nous pensons que nos techniques sont indispensables à la vie. Nos raisonnements  actuels sont basés sur le fait  que sans évolution et progrès techniques, il n’y a pas de vie possible qu’elle soit humaine, animale ou végétale.

D’homo sapiens, nous sommes devenus HOMO TECHNICUS, et pour ce faire, nous travaillons pour nous payer des produits issus de techniques qui vont se démoder au fur et à mesure que de nouveaux naîtront en laissant au passage leur florilège de nuisances.  Loin d’être à notre service, c’est nous qui oeuvrons de telle sorte que nous en  sommes devenus   dépendants.

Ainsi que je viens de le dire, il n’est pas de geste que nous effectuons sans le support de la  technologie. Le monde politique pour résoudre  les problèmes que rencontrent les individus à l’intérieur de nos société  n’échappe pas non plus à ce type de raisonnement,  seuls les termes de croissance et de productivité    censés nous apporter plus de richesses et résoudre les crises économiques ont cours. On peut toutefois s’interroger et rester perplexe, en effet depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les richesses et les biens matériels se sont accrus de façon considérables, plus qu'à toute autre époque de l'histoire de l'humanité et paradoxalement  ont augmenté chômage, exclusion, mal être, consommations de drogues légales ou non, mortalité par pathologies dégénératives (cancers, Sida) réapparitions de pathologies que l’on croyait avoir éradiquées etc.

Notre société quoiqu’en dise ses ardents partisans n’a été en aucune manière capable de satisfaire les attentes des citoyens. Pourtant l’idée était belle, donner à tous et le nécessaire et l’accès au superflu, vivre enfin mieux dans un monde devenu meilleur. Hélas, force est de reconnaître qu’avoir voulu nous donner le superflu, ce système arrive à nous  priver de l’essentiel, et les dommages que nous avons créés sont à la mesure et dépassent largement les richesses éphémères que nous avons produites. Le propre de l’homo technicus, est de croire que son intelligence et ses techniques sont indispensables à assurer  sa vie, qu’il y a bien ça et là quelques petites failles, mais que  l’homme et le vivant en général s'adapteront  en fonction des nouveaux progrès issus des nouvelles technologies, ou que    nous mettrons en oeuvre d’autres techniques qui compenseront les éventuels effets néfastes des précédentes. Mais que de toutes manières, le bilan global demeure positif, vouloir le remettre en cause c'est obligatoirement être passéiste.  Ce type de raisonnement optimiste auquel je voudrais bien adhérer est hélas irréel et simpliste. Depuis plus de quarante que j’observe le monde dans lequel nous vivons, j’ai vu certes se modifier nos façons de vivre, de produire de consommer, mais j’ai également constater que les pollutions se sont accrues et que les solutions préconisées et mises en place, n’ont été que des palliatifs débouchants sur d’autres pollutions dont les effets pervers masquent les premiers et en créés de nouveaux. Le constat global que l’on peut faire est que malgré toutes les techniques compensatrices, la situation de notre environnement ne cesse de se dégrader et que bon nombre de scientifiques considèrent aujourd'hui  cette situation comme catastrophique.

Alors, le problème de la Vache folle dans tout cela, Piotr Daszkiewicz et moi-même avons écrit ces derniers mois à ce sujet, aux différentes autorités religieuses, J’ai moi-même dit qu’il s’agissait là, d’un faux problème probablement monté de toutes pièces à des fins de marchandage politique et qu’il avait du outrepasser les espérances de ses promoteurs. Nous avons également souligné que le boycott était disproportionné par rapport au risque réel encouru par les consommateurs de viandes. En effet, La contamination à l’homme n’est pas aussi évidente qu’on tenté de  nous le faire croire les médias avides de sensationnel bien qu'elle soit possible :  1cas    d’encéphalopathie  humaine de type Kreutzvel Jacob est   dénombré en Europe occidentale par millions d'individus, ce qui par rapport à l’importance de la viande bovine consommée est  sans signification. On peut donc être étonné que ce mouvement ait pris de telles proportions, alors que personne ne songe à boycotter  l’automobile bien   que les risques  encourus soient plusieurs milliers de fois supérieurs.

Nous avons également souligné que le fait de donner un aliment d’origine animale à un herbivore, faisait que la fonction de rumination ne pouvait plus s’effectuer de manière normale, puisque le ruminant herbivore par nature était incapable de transformer et de digérer des protéines animales. La première question à poser à nos décisionnaires religieux, est-ce qu’un animal privé d’une fonction aussi importante dont on peut suspecter qu’il n’est plus totalement ruminant  est encore casher ?

Les mêmes remarques peuvent être faites pour les autres formes d’élevage  :  volailles, poissons  à qui dans leur nourriture on ajoute    des quantités importantes de protéines animales. Pour l’élevage de la volailles notamment, on constate depuis ces cinquante dernières années de telles modifications que le terme d’élevage qui souligne une relation affective et respectueuse entre l’homme et l’animal devient impropre pour désigner ce type de production et le terme de fabrication est à mon sens beaucoup plus adéquat. Voulez vous un aperçu de ce type d’élevage que je connais plus particulièrement puisque ma famille et moi-même avons vendu de la volaille casher.  Lorsqu’un de nos rabbins devant le problème de la vache folle a dit que finalement il était peut être préférable de manger de la volaille, je lui ai écrit en soulignant l’irrationalité de ce type de production. On fait aujourd’hui un poulet de chair en 6 semaines alors qu’auparavant jusque  dans les années 50, lorsque ce type d’élevage était pratiqué par des petits producteurs, il fallait suivant le cas entre 4 et 6 mois, le même rapport gain de temps existe dans la production des bovins, au 19° siècle, les bovins étaient généralement sacrifiés entre 6 et 8 ans, sauf pour le Durham race originaire de Grande Bretagne qui arrivait à maturité au bout de 4 ans, il est vrai néanmoins que ces animaux étaient utilisés également pour le travail. Aujourd’hui, ces temps ont été considérablement raccourcis et divisés par 2 et même par 3. La consommation du poulet de chair était beaucoup moins courante, qu’à l’heure actuelle et on mangeait des poules arrivées en fin de ponte qui ont quasiment  disparues des étals ou des coqs en fin  de reproduction. La technique de l’élevage s’est donc perfectionnée et les animaux bénéficient de tous nos progrès technologiques... ils sont élevés dans des espaces restreints jusqu’à 20 volatiles au mètre carré, ces conditions et cette promiscuité engendrent des stress pour pallier aux inconvénients et prévenir les maladies qui pourraient  découler de cette promiscuité et du manque d'hygiène on les vaccine, et  leur administre des antibiotiques, il est de plus fréquent que des producteurs indélicats se procurent des hormones en fraude et les administre à leurs animaux. Quant à l’alimentation des volailles, elle a pour but de produire  avec efficacité aux moindres coûts  afin d'obtenir le maximum de profit et comporte des produits et sous produits d'origine animale.  L’argumentation principale des vendeurs d’aliments industriels pour animaux est toujours basée sur le pourcentage de poids obtenu par rapport au poids de nourriture ingurgitée.  Comme vous pouvez vous en rendre compte ce système  ne tient compte que de l’évaluation économique et de profits à court terme. Les réalités biologiques inhérentes à chaque espèce sont totalement occultées par nos éminents techniciens, technocrates et  scientifiques de moins en moins pour ces derniers, qui se rendent enfin compte tout au moins pour certains d'entre eux  de l'incohérence d'un tel système.

Nous avons  faits quelques recherches sur ce sujet qui de notre point de vue méritent quelques réflexions jusqu’à présent les races communes des animaux domestiques boeufs, chèvres, moutons, chevaux, volailles, ainsi que les végétaux etc.  avaient la particularité d’être adaptées à leur biotope, l’environnement familier dans lequel elles vivaient correspondaient à leurs réalités biologiques bien particulières. Les races étaient sélectionnées en fonction du rendement  des animaux, ou de leurs aptitudes au travail pour les bovins  et particulièrement pour  leur résistance. Les maladies étaient relativement rares  les bêtes et les plantes étaient réputées pour leur rusticité. Lorsqu’une bête était malade, l’éleveur  l’isolait, ou éventuellement l’éliminait de manière à éviter la contamination de son cheptel. En 1899, Monsieur CH. JACQUE qui était naturaliste,  publia un ouvrage intéressant sur l’élevage des volailles telle qu'il se pratiquait à son époque. Son contenu me semble encore actuel. Il donne des conseils  sur la basse cour, sur les races, sur les systèmes de reproduction, le choix des reproducteurs, la couvaison... son ouvrage qui fait près de 350 pages, ne consacre que 4 pages aux maladies des poules. Mr Jacque considère que si une volaille est malade, c’est que soit son alimentation est inadéquate  ou que l’hygiène des bâtiments laisse à désirer.

Aujourd’hui, que se passe-t-il, les animaux vivent dans des conditions déplorables, les souches sont sélectionnées en fonction de la rentabilité immédiate. Aucune des exigences biologiques propre à cette espèce ni à aucune autre d'ailleurs n’est respectée, on leur coupe les griffes, les ailes, le bec,  :  l’éclosion artificielle des oeufs favorise la productivité, mais elle non plus ne tient compte des réalités biologiques. Peu d’études ont été faites sur l’influence de l’électromagnétisme sur l’embryon, mais on sait toutefois que la pollution électromagnétique est un fait bien établi et qu’elle a des conséquences qui ont été soulignées par de nombreux travaux.

Les oeufs réservés à la consommation sont également produits dans des conditions inacceptables. Je voudrais sur ce sujet signalé que le fait de choisir des oeufs blancs sous prétexte qu'ils ont moins de risques d'avoir des traces de sang est sans aucun fondement. En effet, la trace de sang dans l'oeuf indique généralement que la poule après avoir été fécondée à commencé un début de couvaison. Or dans le système actuel c'est totalement impossible,  pour la raison simple que les poules pondeuses dont les oeufs sont destinés à la consommation ne sont jamais en contact de coqs, et que de ce fait l'oeuf que l'on trouve dans le commerce n'est jamais  fécondé, de plus dans les conditions dans lesquelles elles vivent toute nidification et couvaison leur est impossible.

L’insémination artificielle est également un non sens biologique. Dans tous les cas il est indispensable de revenir à des modes de reproduction proche de ce qui se fait dans la nature.

Quant à l’alimentation et aux mélanges que concoctent nos laboratoires eux aussi  ne tiennent compte que de rentabilité, côte en bourse etc.  Mr Jacque au  siècle dernier disait déjà, que le seul apport que l’homme pouvait faire en aliments à la basse cour devait être essentiellement composé de graines, de légumes et de végétaux. Il déconseillait vivement l’apport de viandes et de produits d’origines animales. Les animaux lâchés trouvaient les insectes, vers, graines germées complément à leur alimentation dans la nature.

Quand il y a 35 ans, je m’étonnais que nous juifs nous tolérions ce type d’incohérence et lorsque j'en faisais la remarque aux autorités religieuses de cette époque en soulignant qu’il fallait peut être se poser la question de savoir si l’animal souffrait de ces conditions d’élevage, on m’a toujours éconduit fort poliment, en me considérant probablement comme un original... exception faite je dois le souligner pour Monsieur le Grand Rabbin Jaïs.

Cette agriculture intensive est également sélective, bon nombre d’espèces animales sont menacées ou ont disparues une vingtaine de races de bovins sur la cinquantaine qui existaient en France ont disparues et bon nombre de celles qui restent sont menacées, aujourd’hui 85% du cheptel n’est représenté que par 5 races. Pour les volailles c’est l’identique les races locales disparaissent et sont remplacées par des variétés uniformes, certaines races locales  ne sont présentes que chez quelques collectionneurs. Pour les végétaux  on comptait au début du siècle 500 variétés de choux, on en cultive actuellement plus que 30, les mêmes remarques peuvent être faites pour les haricots, radis etc.

Mais comme en arrête pas le progrès, nos spécialistes faites leur confiance sont déjà au travail et nous préparent pour demain des produits encore plus élaborés, encore meilleurs... ils sont en train de nous concocter  la cuisine de l’ An 2000, et le fin du fin c’est le génie génétique, les O.G.M organismes génétiquement modifiés ,  avec toutes ces manipulations qui vont faire soit disant  des merveilles, fini les maladies parasitaires des plantes, de nouvelles variétés apparaissent qui résistent là à un prédateur, là à un traitement sélectif ou bien encore donne plus et encore plus. Là encore nous ne voudrions pas être les empêcheurs de génétiser en rond,  quelles sont les répercussions d’une telle technique sur l’environnement, sur notre santé, sur l’avenir des générations à venir ? Les scientifiques qui mettent au point  ce type de technique  nous assurent que tout se passera bien,  ils savent de quoi ils parlent  c’est leur métier. Je voudrais seulement leur rappeler modestement qu’en dans les années 80, le journal Nature qui est en matière scientifique le journal d’information incontournable faisait déjà remarquer que dans l’encéphalopathie spongiforme bovine la relation avec les aliments des bovins étaient en cause....on a attendu des années pour prendre quelques mesurettes, et qu'aujourd'hui de nombreux scientifiques s'opposent vigoureusement aux manipulations génétiques.

Nous pensons également qu'il est important de rappeler que les manipulations génétiques sont très souvent effectuées entre des espèces totalement différentes, en prenant  des molécules d'origines animales ou végétales ou de micro organismes totalement différents de l'organisme destinataire, le but la modification totale du patrimoine génétique et du métabolisme de l'organisme cible, il s'agit là d'hybridation, pratique totalement interdite par nos lois religieuses. De plus,  les OGM utilisent des animaux interdits également par nos lois religieuses des porcs, des souris, des cobayes, des insectes etc.

L'association Greenpeace dans un communiqué d'octobre 96, fait état que du soja transgénique en provenance   des USA va être mis prochainement en vente sur le marché européen, vendu sous le nom de Roundup Ready soybean (RRS), il a été rendu résistant au Roundup produit utilisé en agriculture comme désherbant et fabriqué par la firme Monsanto. Le soja a été manipulé pour que les agriculteurs puissent utiliser le Roundup pendant toute la période de croissance de cette plante. Pour le soja produit par Monsanto des parties d'un gène de virus, de bactéries et de pétunia ont été rajoutées, qui permet à cette plante d'absorber le double de Roundup. Le plus grave dans cette affaire, c’est qu’aucune réglementation n’oblige les manipulateurs à faire mention sur leur produit des ces transformations que l’on ne rencontre en aucune façon dans le milieu naturel. 60 % du soja consommé en Europe provient des USA et il entre dans la composition de nombreux produits, chocolat, yaourt, huiles, la lécithine de soja qui sert de stabilisant et d'émulsifiant se retrouve dans la  margarine, les pâtisseries etc. elle peut également apparaître sous la référence E.322.  Il est à noter que tous les courants de  l’agriculture biologique s’opposent aux OGM.

Il est donc indispensable que la communauté juive et ses dirigeants interviennent auprès des pouvoirs publics et des instances européennes afin qu'impérativement les mentions des produits issus de manipulations génétiques figurent de manière lisible et facilement identifiable sur les produits en question.

Piotr Daskiewicz et moi - même avons écrit un ouvrage qui sera publié très prochainement aux éditions Godefroy dont le titre est l'encyplopédie des traitements familiaux naturels, nous avons fait un travail de recherches, consulté plus de 400 ouvrages et plusieurs milliers de références scientifiques  sur des bases de données “biological abstract, medline, embase etc.. nous ne pouvons affirmer aujourd’hui qu’une seule chose avec certitude, c’est que l’ensemble des   connaissances humaines est  extrêmement modeste, et qu’agir en pensant que l’on sait, c’est prendre un risque certain non seulement pour soi, pour les autres mais aussi pour les générations à venir.  Quant aux applications pratiques qui découlent de la recherche on peut croire qu'elles sont au service de l'homme, ou comme Jacques Ellul penser qu'il s'agit là,  d'un processus automatique qui a sa propre raison d'être et qui n'a nul besoin de servir les besoins des hommes.

Le boycott  de la viande bovine, si ainsi que nous l’avons dit, nous semble injustifié est néanmoins significatif. Il démontre que le public s’interroge sur la qualité de son alimentation et plus particulièrement sur l’industrialisation intensive   et en ce sens son interrogation à tout lieu d’être. Les modifications que nous avons fait subir à nos modes alimentaires au cours de ces soixante dix dernières années, sont  plus importantes que celles qui ont été faites dans toute l’histoire de l’humanité. Ces modifications ne sont pas sans risques et personne ne peut contester l’importance  du facteur alimentaire dans notre santé. L’agriculture est devenue une industrie et tous les secteurs sont sous la coupe d’ingénieurs, de techniciens de manipulateurs en tous genres, qui s’évertuent à tenter de nous faire croire qu’ils vont demain régler des problèmes qu’ils ont été incapables de solutionner par le passé. De plus, malgré ou à cause de surproduction les agriculteurs se trouvent  très souvent dans des situations financières critiques,  et ceux qui s’en sortent le moins mal sont encore ceux qui pratiquent un type d’agriculture ou d’élevage plus respectueux de l’environnement.

 Notre alimentation comporte lors de sa production l’intervention de produits innombrables des engrais, des insecticides, des herbicides, des nitrates, des fongicides, des antibiotiques, des organos chlorés, phosphorés, des résidus de plomb, de  mercure, de  cadmium, de  nickel qui proviennent des retombées de nos industries et de diverses sources de pollutions, des agents  pour conserver, émulsifier, colorer, épaissir,  gélifier etc... et comme ceci n’est pas suffisant bon nombre de produits  subissent une ionisation destinée à supprimer les germes qui pourraient encore demeurés.

Ainsi que nous l’avons maintes fois dit, cette industrialisation est incapable de satisfaire le consommateur, puisque d’un  point de vue purement biologique ce type de production donne la plupart du temps des produits abondants, certes mais carencés.

Notre nourriture se trouve donc dénaturée et dévitalisée,  c’est une des raisons pour lesquelles on assiste actuellement à la multiplication des maladies de civilisation, cancers, diabète, maladies cardio vasculaire, arthrose dégénératives etc.

Nous Juifs, souffrons des mêmes pathologies que tous nos autres concitoyens et nous ne sommes épargnés par aucune maladie de civilisation. L’interdiction de mélange alimentaire est de toute évidence une excellente chose, l’interdiction de substances animales dans les additifs l’est également. L'interdiction de consommation de certaines espèces l'est aussi, bien qu'aujourd'hui à cause de la pollution des nappes phréatiques nous ne sommes plus comme auparavant protégés des maladies transmises par ces espèces interdites. Mais toutes ces mesures sont limitées, en effet c'est le mode de production alimentaire industriel qui est responsable en grande partie de l’abaissement des défenses immunitaires et favorise l’apparition des maladies de civilisation.

Alors aujourd’hui que faut-il faire ? Hélas, nous ne détenons  pas comme certaines sectes de recettes miracles. La seule chose que nous pouvons affirmer est que l’avenir de l’humanité passe de manière impérative et incontournable par un autre rapport avec son environnement, que l’agriculture a un rôle prépondérant à jouer et c’est pourquoi il est important de revenir à une agriculture qui tient compte des véritables réalités biologiques propres à chaque espèce de favoriser  et d’encourager de  petites et moyennes exploitations agricoles de manière à ce que les agriculteurs et les éleveurs puissent  en vivre et que nous puissions enfin consommer des produits  qui répondent à nos réalités biologiques. C’est pour cela également que nous pensons que l’agriculture biologique est le  premier pas indispensable et que celle-ci doit être encouragée, défendue et bien entendue améliorée. Enfin l’autre aspect non négligeable de l’agriculture biologique, est qu’elle est créatrice d’emploi et qu’elle concoure de manière efficace aux respect du biotope  qu’ elle favorise la diversité des espèces et qu’elle participe à la sauvegarde de celles qui sont en voie de disparition.

Je vous remercie de votre attention

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