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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 08:19

COURRIERS                               Paris le 29 Janvier 1997

 

 

 

Monsieur Jean Jacques RATEAU

Conseiller du Directeur Général

Direction Générale XXIV

Rue de la Loi 200

B. 1049 Bruxelles

 

 

 

 

Monsieur,

 

 

Nous vous remercions vivement de nous avoir adressé le dossier concernant les informations destinées aux consommateurs sur l'E.S.B.

Nous vous prions de trouver ci-dessous sur ce sujet quelques observations,  le texte de notre intervention lors du colloque qui s'est déroulé en Octobre dernier au centre Rachi à Paris, ainsi qu'une réflexion sur le mythe de la science.

 

- Il est évident comme le fait ressortir le rapport fait par la Communauté Européenne que la transmission verticale n'est pas formellement démontrée. Rien ne prouve non plus avec certitude quelle soit totalement inexistante. On peut très bien supposer que l'agent vecteur à la possibilité de demeurer présent dans les tissus de manière silencieuse pendant des générations et devenir soudainement pathogène à la suite de circonstances imprévues qui vont lui être favorables et même penser qu'il peut engendrer d'autres types de pathologies.

- Ce rapport fait également remarquer que le franchissement de la barrière des espèces est peu probable dans des conditions naturelles, mais néanmoins que cette contamination a été possible en phase expérimentale. Nous sommes d'accord avec cette remarque, mais en revanche le fait de modifier les conditions biologiques de vie, fait que nous ne pouvons éliminer la possibilité de contamination des animaux et celle d'une contamination humaine,  nous ne pouvons non plus éliminer la possibilité qu'un virus (prion ?) soit parfaitement toléré dans une espèce et être pathogène dans une autre, ou dans diverses parties de la population d’une même espèce, ce qui est bien démontré pour l’E.S.B.

- Lorsque ce rapport fait état de l'infectivité d'un nombre limité d'organes cervelle, moelle épinière, yeux etc. chez les bovins, et qu'aucune trace n'a put être décelée dans les autres organes (la viande, le lait, le sperme). Cela est exact, mais les analyses ne sont faites et c'est logique qu'en fonction de nos moyens actuels d'investigations. Il s'agit donc d'évaluations réductionnistes, nous ne pouvons donc exclure avec une certitude absolue que ces organes apparemment non  contaminés ne le soient pas  par des pathogènes qui seraient présents dans ces organes de façon indécelable par nos actuels moyens d'analyse, que ceux-ci s'adaptent et varient en fonction des tissus infectés,  que le temps d'incubation dans ces mêmes organes soient plus longs et que des pathologies puissent s'exprimer  de manière différente tant chez les animaux que chez  les humains.

Le rapport souligne que l'E.S.B affecte les troupeaux depuis un certain temps, si cette pathologie avait dut contaminer l'être humain, celle-ci  se serait déjà manifestée de manière significative, ce qui de manière indiscutable n'a pas été le cas. La conclusion la tremblante classique est sans danger pour l'homme.

Si nous partageons, avec toutes les réserves que cela impose le peu de probabilité de contamination à l'être humain pour ce type de pathologie. Nous sommes beaucoup plus réservé sur l'affirmation qu'elle ne présente aucun danger. Rien ne permet de l'affirmer avec certitude, nous pouvons seulement dire qu'apparemment à l'heure actuelle aucune manifestation pathogène fort heureusement  ne s'est encore manifestée de façon significative. Nous pensons en revanche qu'il est trop tôt pour se prononcer avec certitude et qu'il n'est pas impossible qu'à la suite de l'E.S.B d'autres pathologies  s'expriment chez l'être humain dans un futur proche ou éloigné.

La décision du 27 mars (20-21) concernant l'interdiction d'exporter du R.U des bovins vivants, du sperme, des abats, laisse supposer que la Commission Européenne n'exclut pas les risques de contamination par la viande, car dans ce cas il lui aurait suffit d'interdire uniquement les abats, cervelles et les parties reconnues contaminées, ce qui n'a pas été le cas. Une autre remarque que l’on peut faire est que si l’on admet que la contamination a pour origine les protéines animales dans l’alimentation du bétail, il semble incompréhensible d’interdire les viandes anglaises alors que la Grande Bretagne a été la première à interdire sur le territoire ce type d’aliment  (ce qui ne l'a pas empêché d’exporter des stocks de farines qu’elle considérait comme dangereux). Ces viandes de ce fait, devraient donc présenter plus de garanties que les autres ce qui apparemment n’est pas le cas.

Cette mesure sécuritaire est une bonne chose, mais elle peut démontrer également dans l'esprit du public, que l'on ne peut exclure de manière certaine la contamination des autres viandes européennes du fait de la similitude entre les  moyens d'élevage, tant dans la sélection des races que dans l'alimentation.

Le plan d'action visant à l'abattage des troupeaux contaminés est une mesure intéressante, mais qui ne peut avoir que des effets limités. La raison est que dans cette optique on considère que seule les farines animales sont responsables de l'E.S.B, c'est une cause probable, mais là également il est impossible d'exclure d'autres hypothèses, tels que les incidences des pollutions industrielles, de la contamination des sols et des nappes phréatiques, de l'emploi en agriculture de substances toxiques de plus en plus nombreuses dont il est impossible de mesurer (ou de prévoir ?) les interactions, lorsqu'elles se trouvent associées et qui par  recombinaison pourraient devenir pathogènes. L'appauvrissement génétique par la sélection des races peut être également une cause possible de l'affaiblissement des défenses immunitaires des espèces.

On peut donc dire qu'il aurait été nettement préférable tout simplement de ne pas autoriser l'utilisation de protéines animales pour nourrir les bovins. On peut également  être étonné que des mesures identiques ne soient pas prises pour les autres formes d'élevage, notamment pour l'aviculture et la pisciculture, il est a souligner pour ceux-ci du fait de la rotation rapide des animaux la maladie n'a peut être pas le temps de s'exprimer chez ces animaux. Il n'est pas là non plus certain que ce type d'aliment soit anodin pour ces animaux, même si jusqu'à ce jour on a pas encore décelé de manifestations pathologiques chez ces espèces. Rien n'indique non plus que même si ces espèces ne développent pas de maladies spécifiques, qu'elles ne puissent servir de supports sains à des substances qui deviendraient pathogènes pour l'homme.

Les erreurs scientifiques sont innombrables, de nombreux produits de synthèse aux cours des dernières décennies ont eu des conséquences désastreuses sur la santé humaine et sur l'environnement alors qu'ils avaient été préalablement soigneusement  étudiés avant d'être mis sur le marché, du DDT à la Thalidomide la liste est hélas trop longue.

Il ressort donc de cette étude, que tant que l'on a pas démontré la toxicité d'un produit de manière évidente celui-ci est considéré comme sans risque. Il est également surprenant que personne ne songe à mettre en cause les affirmations des scientifiques et que celles-ci soient systématiquement considérées comme "Parole d'Evangile". L'emploi d'aliments carnés dans l'alimentation animale, l'a été qu'avec l'accord des autorités avec l’appui de la plupart des scientifiques spécialistes dans ce domaine, qui en ont garanti la totale innocuité. Nous n'aurons pas l'outrecuidance de penser que si les conclusions de ces études ont été favorables à leur très large diffusion, c'est parce que ceux-ci étaient peut être en partie (ou en totalité) financés par les laboratoires qui avaient charge de les commercialiser. Il semblerait que des études contradictoires aient  été systématiquement  écartées (Rudolph Steiner dans les années 20 avaient émis déjà des réserves sur les conséquences des modifications de l'alimentation sur le bétail).

Nous pensons ainsi que nous l'avons dit et écrit à maintes reprises en nous basant sur des études et des faits aisément observables (pollutions nombreuses, disparition d'espèces, multiplications des pathologies environnementales et dégénératives etc.) que le risque industriel est réel et croissant. Au cours de ces 50 dernières années, bien que des mesures aient été prises l'état global de la planète n'en a pas moins continué de se dégrader.

Nous savons également qu'il est très difficile de prendre des mesures pour tenter d'inverser ces phénomènes  parce qu'elle ne peuvent être prises qu'à l'échelon de la planète et qu'elles risquent    d'être impopulaires à des populations qui ne sont pas préparées à les recevoir.

De notre point de vue, les solutions passent impérativement par une relation différente avec notre environnement, par la remise en cause de l'industrie agro-alimentaire et de nos industries polluantes et par le retour de méthodes de culture plus respectueuses de l'environnement et du respect des réalités biologiques propres à chaque espèce, ce qui aura pour inconvénient de diminuer la productivité, d'augmenter de manière sensible les coûts de production. Mais cette approche aura comme avantage d'utiliser plus de main d'oeuvre ce qui permettrait d'éviter la paupérisation d'un nombre croissant d'individus à l'intérieur de nos sociétés et de faire revivre des villages et des petites bourgades tout en participant à la préservation des différents écosystèmes et à un retour à la biodiversité.

Vous souhaitant bonne réception de la présente,

Nous vous prions  de croire Monsieur, à l'expression de nos salutations distinguées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                          Paris le 28 Février 1997

 

 

 

 

Monsieur le Ministre de l’Agriculture

Ministère de l’Agriculture

78, rue de Varenne

75007 Paris

 

 

 

 

 

Monsieur le Ministre,

 

Nous avons  écouté récemment avec un vif intérêt comme bon nombre de nos concitoyens vos déclarations  sur la maladie de la “vache folle”. Vous trouverez sur ce sujet, un article que nous avons écrit    et qui est paru dans un catalogue présentant un salon de l’environnement qui s’est tenu récemment à Paris à l’Espace Eiffel, vous trouverez également jointes à la présente diverses correspondances adressées au Consistoire Israélite de Paris ainsi qu'à différentes autorités religieuses juives, le texte de notre intervention lors du colloque organisé sur ce thème au centre Rachi à Paris sous la présidence de Monsieur le Grand Rabbin de France.

Si nous partageons, avec toutes les réserves que cela impose votre conclusion sur les risques non clairement démontrés, de transmission à l’homme  et de la psychose injustifiée qui tourne autour de la maladie de Creutzfeldt Jakob, nous ne pensons pas  pour autant que  l’abattage systématique et le boycott de la viande bovine anglaise   puissent éradiquer tous risques de contamination, si ceux-ci devaient se produire.

Le problème qui se pose est de notre point de vue ailleurs, l’industrialisation systématique fait courir au système vivant des risques majeurs qui ont été maintes fois soulignés par de nombreux  scientifiques. A la fin du siècle dernier Mr Patzoski, Directeur de l'Ecole phytosociologique d’Europe Orientale adressait déjà une mise en garde aux  autorités de son époque. Dans les années  30 les Professeurs Delbet et Voisin soulignaient   les risques que faisaient courir l’utilisation de certains produits phytosanitaires, en agriculture notamment les engrais potassiques, dans les années 50 Gunther Swab faisait  également dans trois ouvrages paru en français un  bilan prévisionnel des plus sombre.

Dans les pays industrialisés, les catastrophes écologiques sont devenues courantes avec leurs répercussions par voie de conséquences sur la santé humaine, la vie végétale et animale dont nous dépendons et nous ne pouvons en aucune manière affirmer que nous sommes en mesure de faire face à des risques imprévus qui pourraient survenir. Les rapports sur la progression des maladies de civilisation,   de la mortalité par cancer, par maladies cardio vasculaires, l’apparition de nouvelles pathologies, la réapparition d’anciennes que l’on croyait avoir éradiquées (soulignés par le Président de la République, lors de son intervention télévisée du 14 juillet dernier) ainsi que la disparition d’espèces supérieures ne se comptent plus.  Notre erreur vient probablement du fait de croire que les problèmes que nous avons suscités et que nous avons été incapables de régler par le passé, seront solutionnés grâce à de nouvelles techniques plus performantes et non polluantes dans le futur. 

Force est de constater  que nous ne sommes pas en mesure de prévoir tous les incidents liés à “nos progrès” et que ceux-ci risquent de mettre en cause la vie des générations à venir.

Nous pensons que l’agriculture a un rôle clé prépondérant dans la santé humaine,  dans la préservation de la vie et de notre environnement. Le  public ne s’y trompe pas, parce que même si les réactions de boycott de viande bovine sont disproportionnées par rapport aux risques réels, elles soulignent une angoisse certaine quant à la qualité et l’innocuité des produits en provenance des circuits de l'agro-industrie. Contrairement à ce que l'on a pu croire, l'industrialisation de l'agriculture  et l'hyper productivité qui en a découlé a fourni certes des aliments abondants mais carencés et de ce fait a été  incapable de répondre aux exigences biologiques des consommateurs. L'approche de solution passe de notre point de vue par le retour à des méthodes plus traditionnelles de production, par l'encouragement des petites et moyennes exploitations qui  sont  à même de participer à la préservation de l'environnement, à la sauvegarde des patrimoines génétiques et biologiques  menacés de disparition. Cela passe également par la revalorisation de nos campagnes et de nos  petites bourgades et par la prise en considération des exigences biologiques particulières à chaque espèce.

Vous souhaitant bonne réception de la présente,

Nous vous prions de croire Monsieur le Ministre, à l'assurance de nos respectueuses salutations.

 

 

 

 

P

                                                                                     Paris le 28 Mai 1996

 

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur le Grand Rabbin,

 

 

 

On m’a rapporté des propos que vous auriez tenu au sujet de l’alimentation, laissant entendre  qu’il n’était pas nécessaire de consommer de la viande de boeuf et que celle-ci pouvait être remplacée par de la volaille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P.J : Note que nous avons faite à la suite de la parution de notre ouvrage « aurochs...le retour d’une supercherie nazie » dans lequel nous mettons en cause, certains services du Ministère de l’Agriculture (école vétérinaire de Nantes, Bergerie Nationale de couvrir une supercherie scientifique nazie, qui a servi à justifier les théories raciales du 3ème Reich. Si vous le souhaitez, nous pouvons vous adressé cet ouvrage, ainsi que les très nombreuses réactions qu’il a suscité dont celles de Madame Nicole Fontaine et de Monsieur Jack Lang.

 

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commentaires

Angelilie 01/09/2020 18:22

J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et un blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers (lien sur pseudo) A bientôt.