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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 10:24

Les faits à la charge de la juiverie s'accumulèrent à mes yeux quand j'observai son activité dans la presse, en art, en littérature et au théâtre. Les propos pleins d'onction et les serments ne servirent plus alors à grand'chose ; ils n'eurent même plus d'effet. Il suffisait déjà de regarder une colonne de spectacles, d'étudier les noms des auteurs de ces épouvantables fabrications pour le cinéma et le théâtre en faveur desquelles les affiches faisaient de la réclame, et l'on se sentait devenir pour longtemps l'adversaire impitoyable des Juifs. C'était une peste, une peste morale, pire que la peste noire de jadis, qui, en ces endroits, infectait le peuple. Et en quelles doses massives ce poison était-il fabriqué et répandu ! Naturellement, plus le niveau moral et intellectuel des fabricants de ces oeuvres artistiques est bas, plus inépuisable est leur fécondité, jusqu'à ce qu'un de ces gaillards arrive à lancer, comme le ferait une machine de jet, ses ordures au visage de l'humanité.

 

Mein Kampf.

     

 

 

 

Les nouveaux succès des nationaux-socialistes (article de presse publié en 1930)

 

On a vu que, contrairement à ce que l’on prévoyait, le parti de Hitler poursuit ses succès sur le terrain électoral..... ses gains sont considérables, tandis que tous les par­tis, à l'exception des communistes, perdent beaucoup de terrain ; les sociaux-démocra­tes eux-mêmes sont en régression. Mais la presse est très réservée et très sobre de  commentaires à ce sujet. Elle attend la rentrée du Reichstag, les pre­miers votes et la reprise de l'activité des racistes. Les journaux libéraux, centristes, démocrates ou socialistes, comme le Berli­ner Tageblatt, la Koelnische Zeitung, .... se contentent de dire que le peuple continue à voter pour les nazis par déception et par désespoir. Mais on sent l'inquiétude percer dans tous les milieux. On pensait que Hitler avait fait son plein ; on s'aperçoit du contraire.

La Frankfurter Zeitung, depuis plusieurs jours déjà, indique discrètement qu'il fau­dra désormais tenir un très large compte de cette combinaison nouvelle de l'esprit na­tional et de l'esprit socialiste, dégagé des utopies marxistes, à laquelle une grande partie du peuple allemand — prolétaires et bourgeois — semble s'attacher de plus en plus. A la suite des dernières élections, le Volkische Zeitung, démocrate, emboîte le pas et constate que l'État doit envisager la réforme ou la suppression du régime capi­taliste, battu en brèche à présent par les foules qui suivent le parti de Hitler.

 

 

 

Adolf Hitler :  l’irrésistible ascension d’un illuminé paranoïaque.
Né le 20 avril 1889 à Braunau, en Autriche à proximité de la frontière bavaroise

Décédé le 30 avril 1945 (à l'âge de 56 ans)


 
   

 Comment une telle ascension a-t-elle pu se réaliser et comment un individu qualifier  par de nombreux observateurs « d’artiste peintre raté » a-t-il pu parvenir à la dictature suprême. Personnalité singulière sur laquelle se sont penchés psychiatres, psychanalystes et historiens.  Comment un tel individu, a-t-il pu devenir, chef de parti, Chancelier et dictateur ? Une telle réussite politique et sociale, vue sous l’angle de la rétrospective, défie toutes les règles de la logique, à de quoi laisser perplexe. Et pourtant... 

 

 

son chef de compagnie déclara : je ne ferai jamais un sous officier de cet hystérique....

 

Après le décès de ses parents, il survit difficilement, exerce des professions diverses, manutentionnaire, manœuvre, il veng également quelques dessins et aquarelles.

Il fait la guerre de 14/18 et ne s’y distingue pas particulièrement.  « j’étais, confie-t-il, un être obscur, un simple matricule parmi 8 millions d’hommes ». Blessé en 1916, croix de fer, il n’est que peu apprécié de ses camarades qui le jugent trop servile auprès de ses chefs. Il termine la guerre comme simple caporal, alors que l’armée allemande manquait de sous-officiers. Ses supérieurs d’ailleurs avaient porté sur lui un jugement sans appel, puisque son chef de compagnie déclara : je ne ferai jamais un sous officier de cet hystérique.... Le peuple allemand fut d’un autre avis, puisque une quinzaine d’années plus tard, il en fit son chancelier. Un problème de santé, maladie de circonstance ? met un terme à sa vie de soldat, en octobre 1918 après un bombardement au gaz moutarde, il est atteint de cécité. Il guérira de cette affection miraculeusement à l’armistice. Sur ce sujet, il est particulièrement discret et il ne s’exprime guère. Les chroniqueurs sont partagés dans leur analyse, certains y voient une pathologie bien opportune et d’autres la classe dans la catégorie des cécités hystériques.

Son ascension fulgurante, ne tient pas uniquement à son indéniable talent oratoire et à la fascination qu’il exerçait sur les foules ou à l’envergure d’un personnage exceptionnel, mais également à un concours de circonstances exceptionnelles.

 

 

L’illuminé paranoïaque !

 

Hitler est sujet a des variations anormales d’humeur. Il fait partie des grands instables cyclothymiques, orgueilleux, paranoïaques, mythomanes tout en restant intellectuellement lucides. Il demeurait persuadé d’être investi d’une mission à remplir et que « l’esprit soufflait » sur lui ! il croyait à la prémonition et à son rôle face à l’histoire. Elu ( ?) pour un grand destin, et il se devait de l’accomplir.

 

Quelques épisodes de sa vie :

 

Aujourd'hui encore, son nom n'éveille en moi que le souvenir pénible de cinq années de détresse. Cinq années pendant lesquelles je dus, comme manœuvre d'abord, ensuite comme petit peintre, gagner ma subsistance, maigre subsistance, qui ne pouvait même pas apaiser ma faim chronique. Car la faim était alors le gardien fidèle qui ne m'abandonna jamais, la compagne qui partagea tout avec moi. Chaque livre que j'achetai eut sa participation ; une représentation à l'Opéra me valait sa compagnie le jour suivant ; c'était une bataille continuelle avec mon amie impitoyable. J'ai appris cependant alors comme jamais avant. Hors mon architecture, hors les rares visites à l'Opéra, fruit de mes jeûnes, je n'avais d'autre joie que des livres toujours plus nombreux. (Mein Kampf)

 

- vers l’âge de 16 ans, il est atteint d’une forme de langueur, qui fait supposer un état pré-turculeux.

- en 1918, alors qu’il est au front, il est frappé de cécité

   

 

 

 

 

           

Un putsch, l’incarcération et des idées suicidaires

 

à la suite de sa condamnation, à la suite du putsch en  novembre 1923 qui échoua lamentablement, probablement par manque de préparation, Hitler est arrêté par la police et il relate ainsi l’évènement dans Mein Kampf : 

Le 1er avril 1924, le Tribunal populaire de Munich ordonnait mon incarcération à Landsberg-am-Lech.

Pour la première fois, après des années de travail incessant. J'avais ainsi la possibilité de m'adonner à un ouvrage que beaucoup me pressaient d'écrire et que je sentais moi-même opportun pour notre cause. Je me suis donc décidé dans ces deux volumes1, à exposer non seulement les buts de notre mouvement, mais encore sa genèse. Un tel ouvrage sera plus fécond qu'un traité purement doctrinaire.

Lors de ce procès, devant le tribunal, Hitler continue à vociférer pendant de longues minutes. En vain le Président essaya-t-il de l’arrêter...

   Ce que le Führer passe sous silence, c’est qu’à la suite de la tentative de        putsch avorté, il est plongé « dans un état dépressif, en proie à des idées suicidaires ». Il ne reste emprisonné que quelques mois ce qui lui permet néanmoins de rédiger le 1er  tome de Mein Kampf.

 

Exalté, dépressif : « on rencontre chez lui une prépondérance de l’affectivité sur le jugement, une logique morbide ».

 

Des proches qui ont observé le Führer le décrivent comme un personnage exalté et  dépressif, il a des changements brusques d’humeur, il est pusillanime, craintif, pessimiste, hésitant, irrésolu alors que dans ses phases d’exaltation, il est optimiste, confiant, assuré, il se sent inspiré, capable d’un enthousiasme spontané et communicatif sans limite, il exerce alors une véritable fascination sur son entourage.

Mein Kampf, s’avère être un brûlot antisémite, qui connaît dès sa mise en vente un énorme succès de librairie, mais qu’apparemment personne ne semble lire, ni même prendre au sérieux. Hitler confirme que l’antisémitisme avec l’élimination des juifs doit faire partie intégrante de la politique de son gouvernement.

 

Hermann Rauschning décrit ainsi une de ces scènes à laquelle il a assisté : Il tombe terrassé sur son lit et est sujet à de violentes crises de larmes, de vomissements de frissons fébriles. Il se croit empoisonné. Il a peur du noir, allume la lumière, pousse des cris la nuit, appelle au secours, saisi de panique, il est comme paralysé, à des visions obsessionnelles, tient des propos débridés, vides de sens, emploie des termes bizarres vides de sens. Redevenu silencieux, il continue de remuer les lèvres, comme s’il tentait de s’exprimer. Ensuite après un long moment, il redevient normal.... ce fut ainsi pour la première fois, et non la dernière que je l’entendis  pousser des hurlements, je le vis perdre tout contrôle de lui-même, sa bouche écumait... traîtres, foutez le camp. Ses cheveux hirsutes étaient en désordre, son visage contracté, ses yeux hagards et sa face cramoisie...

 

Choix de textes et commentaires :

Jean Aikhenbaum

 

Sources : Je suis Partout

L’Humanité

Hermann Rauschning – écrits divers, Hitler m’a dit

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Published by hstes1 - dans Histoire -
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