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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 09:48

 

 

Primum non nocere (Tout d’abord, ne pas nuire…)

 

Hippocrate connaissait l'importance de l'alimentation, car il préconisait également "Que ta nourriture sois ton médicament" et également, "Lorsque quelqu'un désire recouvrer la santé, il faut lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie, alors seulement il est possible de l'aider".

Maïmonide, médecin, philosophe, rabbin qui vécut à Tolède au 12ème siècle énonce les règles suivantes :

"Ne mange, que lorsque le besoin s'en fera ressentir. L'homme sage ne mange que pour apaiser sa faim".

 

 

Distilbène, Morhange, Mediator, Vioxx, thalidomide. Ces noms vous disent probablement quelque chose.

Quelques noms pris au hasard. La liste de médicaments retirés du marché français, ne cessent de s’allonger et n’est pas à la veille de s’arrêter.

Elle en comprend plusieurs dizaines, qui au cours de ces dernières décennies, ont  fait l’objet d’une interdiction à la vente. On compte parmi eux, des antibiotiques, des anti-inflammatoires, des médicaments pour lutter contre le diabète, l’hypertension artérielle, maladies cardio-vasculaires, le cancer de la prostate, des amaigrissants, maladie de parkinson, la toux des enfants  etc.  Il est bon de rappeler que tous ces médicaments ont été prescrits pour certains d’entre eux pendant plusieurs années et avaient tous faits l’objet d’une AMM (autorisation de mise sur le marché). Pour obtenir une A.M.M les laboratoires doivent effectués de nombreux tests, investissements lourds , qui devraient non seulement démontrer que le nouveau produit qu’ils se proposent de commercialiser présente une efficacité thérapeutique réelle, mais est également sans risque pour le consommateur,  ou du moins que les effets thérapeutiques soient nettement supérieurs aux effets secondaires qu’ils pourraient occasionner.

L’industrie pharmaceutique ? la crise connaît pas !

Lorsque le ministre de la santé, tente de rassurer le consommateur en créant une xième commission d’enquête, cela ne peut prêter qu’à sourire. De qui se moque-t-on ? le marché est florissant, on ne peut  toucher à un secteur de l’économie créateur de richesses, quasi inépuisables.. … et oui bonnes gens, vos pathologies entrent dans les calculs  du PNB. Elles sont des facteurs de richesses  et de croissances économiques. Véritable tonneau des danaïdes, tout est permis avec la sécu, c’est une manne qui, jusqu’à présent paraissait inépuisable ; puisque financée avec nos cotisations. Aujourd’hui, force est de constater qu’elle est bien mal en point, moribonde même ; et que c’est elle qui aurait grandement besoin d’une médecine drastique.

L’essentiel, c’est de prescrire

L’objectif des laboratoires pharmaceutiques, n’est certes pas de vous de tuer, même si ils y réussissent quelques fois et de mon point de vue bien trop souvent, mais de créer chez le consommateur une addiction, de manière à s’assurer sa fidélité. 

Arrêter de fumer, rien de plus simple prenez du Champix, (laboratoire Pfitzer). Il y a bien quelques effets indésirables, augmentation de risques de pathologies cardio-vasculaires, idées suicidaires, dépressions nerveuses, Ce constat repose sur une étude menée par l’agence américaine des médicaments auprès de 700 fumeurs. Ces derniers, après avoir pris de la varénicline, molécule composant le Champix, ont présenté des problèmes cardiaques.

La culture pré-industrielle élève le seuil de tolérance à la douleur en lui donnant un sens. La civilisation médicale s’engage à réduire la souffrance en augmentant la dépendance. La culture rend la douleur supportable en l’intégrant à un système chargé de sens. La médecine industrielle détache la douleur de tout contexte subjectif afin de mieux la détruire. Les cultures traditionnelles, dans leur majorité, rendent l’homme responsable de son comportement sous l’impact de la douleur ; ce que l’homme industrialisé perçoit, c’est que la société est responsable envers l’individu affligé qu’elle doit le délivrer de sa douleur. (Ivan Illitch – Nemessis médicale p.136 – éditions du Seuil 1975)

Curieusement, et  ce depuis des décennies, des médecins, des chercheurs bien souvent vilipendés, poursuivis  ont tenté d’alerter les pouvoirs publics et l’opinion sur les effets indésirables, secondaires ou soupçonnés comme tels, de certaines prescriptions médicales. Sans succès notables.

Il faut dire que l’industrie pharmaceutique, représente un marché juteux, des milliards sont en jeu et à ce prix là… on peut tout ou presque tout se permettre, quelques bavures au passage… à condition que le consommateur n’en sache rien.

Si des publications scientifiques s’y mettent aussi !

Le 4 juin 2011, The Lancet, publiait une lettre ouverte de Kathy Archibald, Robert Coleman, Christopher Coloman cosignée par un groupe de 19 cliniciens et scientifiques  adressée au premier ministre David Cameron et au secrétaire de la santé Andrex Landsley  afin de mettre l’accent sur la crise de l’industrie pharmaceutique en Grande Bretagne ; dans laquelle les auteurs s’expriment ainsi :

Les “effets  iatrogènes (secondaires) des médicaments qui  augmentent à un rythme bien supérieur à  celui des prescriptions  ont atteints des proportions épidémiques.  La Commission européenne en 2008 que les effets iatrogènes  (effets secondaires liés à une prescription médicale)  auraient tués 197 000  personnes en Europe en 2008 avec un coût chiffré à 79 milliards d’euros.”

 

L’expérimentation animale, des tests non fiables

La cause repose selon les auteurs sur l’utilisation d’animaux de laboratoires: “Il est de plus en plus évident qu’un important facteur contribuant à ce problème est la l’utilisation d’animaux  de laboratoire pour effectuer les tests de tolérance, or, ceux-ci ne peuvent être considérés comme fiables en raison des différences notables entre les espèces.

http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2811%2960802-7/fulltext?version=printerFriendly

 

Maladies iatrogènes, un problème récurrent

Pourtant, ce genre de mise en garde, n’est pas un fait nouveau. De nombreux auteurs on tenté d’alerter l’opinion et les pouvoirs publics.  Le Docteur Henri Pradal, en 1974, publie aux éditions du Seuil un ouvrage intitulé : Le guide des médicaments les plus courants, il dénonce la politique des laboratoires pharmaceutiques qui mettent des produits sur le marché avec  uniquement pour objectif la rentabilité. Il dénonce également l’information partielle et partiale faite aux médecins par le biais de plaquettes publicitaires luxueuses éditées à grands frais par les laboratoires.

le Dicynone et le Sureptil. Du dernier, Pradal explique : « En faire un vaso-régulateur parce que c'est cela qui se vend le mieux, en faire une prévention des complications vasculaires parce que c'est impossible à prouver, cette politique nous semble stupide et basée uniquement sur le profit, en dehors de toute honnêteté scientifique ».

 

Le  Dr Louis Bon de Brouwer – auteur de l’ouvrage la dictatures des laboratoires chimiques et pharmaceutiques  (1994) fait également un constat similaire qui ne peut que nous interpeller. Celui-ci est le suivant, la population n’a pas doublée (chiffres de référence pour la Suisse) de 1910 à nos jours, et a augmenté de 50% de 1930 à aujourd’hui. La déduction est facile, si 10 personnes mourraient d’une maladie X en 1910, actuellement, ils devraient en mourir 15 (estimation erronée de mon point de vue, puisqu’elle ne tient pas compte de l’augmentation de la durée de vie + 20% en moyenne).  Le constat qu’il dresse me semble néanmoins intéressant. Par rapport à l’augmentation de la population, plusieurs types de cancer frappent actuellement, jusqu’à 8 fois plus que par le passé et c’est la même chose pour d’autres maladies. (ce qui ne saurait être expliqué par l'allongement de la durée de vie)Les décès pour cause de maladies cardio-vasculaires et cérébro-vasculaires ont doublé….. et un peu plus loin, il ajoute : Tous les médicaments quels qu’ils soient et toutes les drogues licites ou non présentent des risques du fait de leur nature chimique, car elles modifient le terrain et les fonctions des organismes. Les organismes constituent un monde clos dans lequel ne doivent pas pénétrer des molécules chimiques de synthèse, des molécules qui lui sont fondamentalement étrangères. Si des substances sont absorbées, l’organisme tentera de les rejeter par les émonctoires non sans léser divers organes…..

Comme d’habitude, on est les meilleurs !

Cocorico ! nous sommes imbattables, pour ce qui concerne la consommation de médicaments, 6 fois plus que le hollandais…. Je ne sache pas que les hollandais soient en moins bonne santé que les français et que leur espérance de vie s’en trouve pour autant affectée !

 

Même Kouchner

 

La iatrogénèse constitue un problème grave pour la santé …La France est un pays où la surconsommation de médicaments est flagrante et injustifiée, nous consommons 19 fois plus de vasodilatateurs qu’au Royaume-Uni, 3 fois plus de psychotropes qu’en Allemagne (Bernard Kouchner 1998).

 

Difficile d’avoir des statistiques fiables, tant les données sont floues. 

 

Il semblerait que les maladies iatrogènes seraient responsables de 130.000 hospitalisations annuelles et 8.000 décès pour la France (d’autres chiffres font état de 140.000 hospitalisations et de 13.000 décès ;

La conclusion me semble évidente : les prescriptions et actes médicaux ont au cours de ces cinquante dernières années augmentés à un rythme exponentiel, faisant au passage, la fortune des laboratoires pharmaceutiques, alors que les conditions sanitaires de nos concitoyens n’en ont, non seulement tirer aucune profit, mais continuent de se dégrader.

 

 

 

Si vous souhaitez ne pas vous empoisonner idiot, je vous recommande ce site :

http://medicament.sosblog.fr/Premier-blog-b1/maladies-iatrogenes-provoquer-par-le-medecin-b1-p11.htm

voir également :

http://www.hstes1.com/article-les-mythes-de-la-science-moderne-70765377.html

 

Jean Aikhenbaum

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Published by hstes1 - dans santé
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