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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 22:28

Alimentation  

 

Pathologies modernes :  Vache folle, grippes aviaires, porcines… pour s’en préserver

il faut enfermer l’homme d’urgence.

 

(texte publié en 1996)

 

 

Peut-on accorder quelque crédit à notre assiette ?

 

Les crises alimentaires que nous traversons n’ont rien pour rassurer le consommateur. Ca rechigne de partout, ma bonne dame, on ne sait plus très bien ce qu’il y a dans notre assiette. Notre alimentation n’est plus ce qu’elle était, les consommateurs que nous sommes inquiets s’interrogent et remettent en question le crédit qu’ils accordaient, non seulement aux professionnels de l’agro-alimentaire, mais également aux hommes politiques. Pourtant, des scientifiques aux spécialistes patentés  notamment ceux qui représentent les groupes alimentaires, tous nous assurent, que jamais auparavant nous n’avions bénéficié d’autant de sécurité. Les crises que nous traversons, notamment celle de la « vache folle », la façon dont elles sont la plupart du temps traitées par les médias avides de sensationnels, avec pour couronner le tout les incohérences de certaines mesures ont plutôt tendance à accroître le désarroi. Les types d’opinions contradictoires s’affrontent où se côtoient allègrement. Pour certains tout va très bien, nos aliments sont surs, et si il y a, ça et là quelques dérives ce sont de simples petits incidents de parcours, que nous auront tôt fait de solutionner. Pour d’autres l’alimentation industrielle, produit pour nous faire consommer et le souci de la santé publique passe au second plan. Faut-il être inquiet ? Et l’ESB ? Alors qu’en est-il réellement ? allons nous être prochainement victimes d’une catastrophe sans précédent, semblable aux épidémies de peste du Moyen Age ? A en croire les alarmistes, nous pourrions le redouter, des pronostics ont vous en sert à toutes les sauces. Le nvMCJ, pourrait faire des dizaines voire des centaines de milliers de victimes. Pour les non-initiés sous ce sigle barbare se cache « le nouveau variant de la maladie de Creutzfeld-Jakob », c’est à dire la forme humaine de l’E.S.B (encéphalopathie spongiforme bovine). Lorsqu’on y regarde d’un peu plus près, on s’aperçoit que ces extrapolations sont totalement fantaisistes, aucun pronostic ne peut être avancé sérieusement. Aujourd’hui, les chiffres pour la France font état de 5 cas pour la variante humaine et un peu plus d’une centaine pour la Grande Bretagne. On est loin très loin des 130.000 annoncés pour un futur proche. D’autres pronostics tout autant irrationnels annoncent avec certitude que l’épidémie s’arrêtera en 2010. Pourquoi à cette date, aucune explication cohérente n’est donnée ? on n’en sait trop rien. Comme certains ont la mémoire courte, rappelons-leur que dans les années 90, d’autres chercheurs tout aussi éminents avaient avancé l’an 2000, avec autant de certitude et toujours aussi peu d’arguments scientifiques. Cherchez pas à comprendre, c’est comme ça, le gogo est toujours ravi d’entendre que les malheurs qui risquent de le frapper vont bientôt prendre fin. Là-dessus on nous sert du Stanley Prusiner* qui aurait parait-il trouver le remède miracle, le lendemain la presse est beaucoup plus réservée, le chercheur quant à lui l’a toujours été. Les essais thérapeutiques sur l’homme ont été faits sur 1 ou 2 cas, extrapoler à partir d’un échantillonnage aussi réduit, même si les résultats obtenus laissent quelques espoirs à de quoi laisser rêveur. Les causes qui portent la responsabilité de l’ESB ? Il y a plusieurs dizaines de théories, les farines animales incorporées à la nourriture a qui l’on faisait porter l’entière responsabilité de l’ESB, ne semblent plus être seules en cause. D’autant que des bovins ont été atteints alors qu’ils n’avaient jamais consommés de farines animales. Parmi les autres hypothèses on trouve entre autre les moyens employés pour l’éradication du varon (parasite des bovins) la substance responsable : les organophosphorés. L’éradication de ce parasite serait censé fragiliser les défenses immunitaires de l’animal. Les carences en cuivre accompagnées d’un excès de manganèse pourraient avoir leur part de responsabilité. La transmission du prion pose également de nombreux problèmes, on ne connaît toujours pas avec certitude les modes de contamination.

L’apparition de l’ESB est probablement multifactorielle. La race la plus atteinte est la Prim’holstein, essentiellement utilisée pour la production du lait. La quasi totalité du cheptel touché (92%) est issue d’élevage à production laitière. La sélection rigoureuse effectuée pour des raisons de rentabilité fait que l’ensemble des diverses races bovines présentes ne repose que sur quelques animaux reproducteurs. Le manque de diversité génétique les modes actuels d’élevage et la concentration des animaux mettraient à mal les défenses immunitaires des animaux d’élevage. 

 

Les mesures  

 

De nombreuses techniques de contrôle ont été mises en place, elles sont censées nous apporter toutes les garanties, pourtant les scandales qui touchent de près ou de loin à l’alimentation ne cessent d’occuper la une des médias. Depuis février 1991, date de l’apparition du premier cas en France d’ESB un réseau d’épidémiosurveillance a vu le jour, il a été accompagné de différentes mesures :

- interdiction de l’importation des farines animales en provenance de Grand Bretagne.

- interdiction d’incorporer à l’alimentation des ruminants des protéines animales à l’exception de celles en provenance des produits laitiers et d’animaux marins. Ces interdictions ne concernent pas l’alimentation des volailles et des poissons d’élevage.

- suppression à la vente des parties de l’animal considérées à risques, cervelles, abats.

- abattage systématique des animaux atteints et de l’ensemble du cheptel etc...

Les énigmes

 

La tremblante du mouton est une affection bien connue, proche de l’ESB, qui n’a jamais présenté de risque pour l’homme. Elle figure comme l’une des hypothèses de l’apparition de l’ESB, les carcasses de moutons contaminées par la tremblante incorporées dans les farines animales seraient à l’origine  de la contamination des bovins.

Il a été démontré que chez les moutons, la maladie épargne les animaux génétiquement résistants, alors que d’autres animaux sont au contraire beaucoup plus sensibles. En condamnant et en laissant  disparaître des races domestiques nous nous privons des génomes qui naturellement résistent  aux maladies et nous supprimons les barrières naturelles qui limitent  la propagation des pathogènes, parmi  les animaux artificiellement contaminés 78% de moutons de la race Herdwick développent  la maladie, alors que la race Dorset Downs est totalement épargnée. Chez les animaux résistants aucune trace de prion protéine n’est présente.

 

Le responsable ?

 

Un agent pathogène inconnu jusqu’alors, est découvert dans les années 80 par S. Prusiner. C’est une protéine infectieuse appelée prion. Elle prolifère anormalement et bouscule ainsi les connaissances que nous avions sur les agents pathogènes classiques, virus, bactéries, champignons etc.  Sa particularité, c’est qu’il se multiplie sans ADN ou ARN. Cette protéine anormale serait responsable de la transmission des encéphalopathies transmissibles désignées sous le sigle (ESTT). La protéine anormale se différencie de la protéine normale par une structure tridimentionnelle. Il est probable que l’agent infectieux reste présent pendant de nombreuses années sous une forme silencieuse. Nous pouvons également supposer qu’il peut être même indécelable par nos moyens actuels d’investigation et qu’il ne va s’exprimer et devenir pathogène que dans des circonstances particulières.

 

La transmission de l’ESB

 

La contamination est difficile à détecter avant l’apparition des premiers symptômes. A l’heure actuelle, les chercheurs pensent que la voie de contamination est orale, que la maladie ne s’exprime pas durant la période silencieuse de l’incubation. Le prion franchit la barrière des défenses immunitaires par les voies intestinales, qu’il infeste le système lymphatique et finit par contaminer le système nerveux central.

Des animaux ont été atteints d’ESB alors qu’ils n’avaient jamais consommés d’aliments qui contenaient des protéines animales. On trouve également des animaux contaminés issus d’élevage bio. Tout laisse supposer que la contamination peut avoir plusieurs origines. Ainsi le prion peut durant plusieurs années être présent dans le sol, dans les boues d’épandages, l’eau etc. Des chercheurs émettent l’hypothèse que l’agent pathogène deviendrait plus virulent, au fur et à mesure des contaminations au seing d’une même espèce. Ceci en pratique n’est guère démontré, puisqu’il n’apparaît pas au regard des statistiques que les ESTT touchent davantage d’animaux ou d’humains. Bref, on est toujours et encore loin au moins en ce domaine de tous les pronostics fatalistes.

 

Une psychose entretenue ?  

 

La psychose qui frappe les consommateurs a des répercussions économiques dramatiques. La viande bovine est boudée, les ventes sur les  marchés à bestiaux s’effondrent. De nombreux producteurs sont dans une situation financière dramatique. La baisse atteint 50 %, cette désaffection provoque la chute des cours. La courbe aurait à l’heure actuelle tendance à s’inverser, d’une manière générale, les Européens ont diminué leur consommation de viande de boeuf et de volailles. Seuls les producteurs sont pénalisés l’effondrement des cours n’a aucune incidence sur le prix de vente du bœuf à l’étal, qui aurait plutôt paradoxalement tendance à flamber. Les intermédiaires compensent le manque à gagner en raison de la désaffection du consommateur par la baisse des cours.

Pourquoi donc cette bombe politique et médiatique  ? Pourquoi a-t-il fallu  attendre près de dix ans pour que se pose la question de savoir si des risques de contamination pour  l’homme existait ? Le  cas de  maladie survenue parmi des employés d’élevage qui a frappé des individus jeunes (jusqu’alors  considérés comme ne présentant aucun  risques de contamination) a-t-il  subitement interpellé les spécialistes de politique sanitaire ?

Depuis peu, nous observons l’apparition de nouvelles maladies mystérieuses. Qu’y a-t-il de  commun entre la maladie des vaches folles, et celles qui causent  la mort massive de phoques de Mer du Nord et qui  ravage   les écureuils marsupiaux Trichosurus vulpecula d’Australie ? Dans ces trois cas les chercheurs parlent d’un pathogène qui touche le système nerveux. Ces trois maladies se manifestent dans un  contexte de grave crise écologique dans lequel se trouve ces populations. Les phoques subissent les répercussions  de la pollution maritime, qui dépasse leur seuil de tolérance, les écureuils australiens ont été  introduits dans différents sites d’Australie et de Nouvelle Zélande comme  animaux à fourrures,  ils se  sont échappés et ont  commencer à envahir des régions très différentes de leurs milieux naturels. Comment s’étonner, qu’en ajoutant à leur  nourriture des carcasses d’animaux malades, et que celle-ci comporte en outre, une antibiothérapie systématique, le stress et le confinement auxquels sont soumis les animaux d’élevage, transforment d’innocents ruminants  en population à hauts risques sanitaires ?

La transmission de l’ESB à l’homme, n’est avec le recul pas aussi évident que les alarmistes ont tenté de nous le faire croire. De nombreuses années se sont écoulées depuis l’apparition du premier cas d’ESB en France en février 91. Nous connaissons actuellement 5 cas probables de Creutzfeld-Jakob imputables à l’ESB pour la France et un peu plus d’une centaine pour l’ensemble de l’Europe. Il s’agit des statistiques faites avec un recul de plus de dix ans, ces cas sont certes regrettables, mais sont sans signification en rapport du volume de viande bovine consommée. Lorsque l’on entend des extrapolations autant alarmistes que fantaisistes qui font état de 130.000 cas probables pour l’Europe dans un futur proche, on ne peut que s’étonner. En l’état actuel des connaissances, malgré des contrôles sur le terrain de plus en plus pointus le nombre de cas d’ESB stagne et aurait même tendance à diminuer. Comment dans ce cas prétendre que les hommes seront de plus en plus atteints ?  De toute manière, il est certain que le prion pathogène n’a pas attendu sa découverte par Prusiner en 1980 pour manifester sa présence. Il est plus que probable que nous sommes nombreux à avoir consommé de la viande en provenance de bêtes contaminées, saines en apparence. Il est également possible que nous ayons  été en contact avec le prion de différentes façons. Nous devons donc en déduire que la maladie ne peut s’exprimer que dans des conditions très particulières, fort rares heureusement. 

 

Les incohérences

 

Les propos alarmistes, ceux qui mettent la larme à l’oeil, rien de tel pour faire vendre, les médias connaissent le truc. Il y a dans l’affaire de l’ESB de nombreuses bizarreries qui interpellent. 

Les questions qui demeurent sans réponse sont nombreuses en voici quelques unes :

Pour quelles raisons, lorsque l’on parle d’ESB, les médias emploient-ils fréquemment le terme d’épidémie, alors que depuis le début de l’apparition de l’ESB en France, 513 animaux ont été répertoriés malades dont 173 pour l’année 2001 ? Notre cheptel compte en permanence 22 millions de bovins. Nous pouvons considérer que sur une période de 10 ans, le taux de rotation est de 3. Une épidémie est l’apparition d’un grand nombre de cas d’une maladie infectieuse transmissible... (le Robert) l’expression de la maladie n’a pas connu chez les vaches de courbes exponentielles ainsi qu’on avait voulu nous le faire croire dans les années 90. Aujourd’hui, même avec des examens nettement plus précis le nombre de bêtes malades n’a pas évolué de manière significative et aurait même plutôt tendance à régresser.

En 1988, un laboratoire anglais confirma que l’encéphalopathie spongiforme bovine était liée à la consommation de farines contaminées. En juin 88, les anglais interdirent les protéines animales pour l’alimentation des ruminants. Les farines continuèrent d’être fabriquées et étaient réservées à l’exportation. Les responsables sanitaires des autres pays ne pouvaient ignorer que les farines qui contenaient des carcasses de bovins étaient interdites en Grande Bretagne, l’interdiction en France date de Juin 89 et ne fut appliquée qu’au mois d’août, soit 15 mois plus tard et ce, uniquement pour les herbivores. Les farines animales ont continué  à nourrir, les animaux d’élevage volailles, poissons, porcs. L’encéphalopathie spongiforme bovine, malgré cette interdiction s’est développée plus en Grande Bretagne qu’ailleurs, ce qui laisse supposer qu’indépendamment de la responsabilité des farines d’autres facteurs sont en cause.

L’abattage systématique des troupeaux, est un non sens puisqu’il n’a jamais été possible de démontrer que la transmission latérale (d’un animal à l’autre) était possible. En partant de cette logique, pour quelles raisons s’arrêter à l’abattage d’un seul élevage ? Pourquoi par exemple ne pas abattre les vaches des élevages voisins ? pour quelles raisons avoir épargné les oiseaux, poules, pigeons, canards, chats alors qu’ils peuvent très bien être contaminés. (nous nous arrêterons là... mais en poursuivant dans ce sens, les humains présents sur les lieux où a été détecté un animal peuvent très bien être contaminés, porteurs sains et devenir contaminants !).

Stanley Prusiner, aurait déclaré à un journal anglais, (nous n’avons pu vérifier cette information) qu’il ne consommait plus de viandes de boeuf. Il a toutefois admis que sa réaction était totalement irrationnelle.

La réaction du public qui consiste à boycotter la viande bovine est disproportionnée en fonction du risque réel, qui au regard des statistiques est insignifiant, la nvMCJ (forme humaine de l’ESB) a fait pour l’Europe une centaine de victimes (dont 5 pour la France). Rappelons également que les premières observations datent des années 80. On peut donc à première vue être étonné que les empoisonnements alimentaires, les hécatombes sur les routes, les intoxications ménagères fréquentes, les nuisances occasionnées par de très nombreuses sources de pollutions industrielles civiles ou militaires ne suscitent aucune réaction de la part de ce même public.

Pour quelles raisons a-t-on mis un certain temps à prendre en compte la possibilité  de contamination verticale, la possibilité de survie de ce pathogène pendant plusieurs années dans le sol, la possibilité de contamination par simple contact, l'existence de divers "réservoirs" naturels pour ce pathogène,  comme chez certains animaux domestiques et sauvages (et chez l'homme). Les premiers cas d'encéphalopathie ont été  découverts chez un bovidé africain le Nyala, dans des populations sauvages de bovidés de cervidés d’Afrique et d’Amérique dont certaines ont été très  atteintes par l'épidémie. Ainsi, on a proposé comme moyen miracle tout simple de ne pas manger de viande bovine en oubliant que la maladie  peut avoir comme origine le  mouton, qu'elle touche les chèvres, les animaux à fourrure (visons), les chats (recherches de Wyatt sur le chat domestique) et que cette  maladie est présente chez les oiseaux (les recherches de Schoone en Allemagne ont démontré que la  maladie touchait également  les autruches).

 Pour quelles raisons, la transmission sanguine de la souche de l’ESB à l’homme a toujours été sous évaluée (transfusions, greffes, produits dérivés du sang, actes chirurgicaux), alors qu’expérimentalement la contamination inter espèce est possible ?

Pour qu’elle raisons également les traitements que subissent les animaux ne sont que rarement évoqués, alors que l’on sait que le vaccin  louping hill est responsable  d’EST chez le mouton, et qu’il existe probablement d’autres traitements qui peuvent avoir des conséquences iatrogènes ?

Des chercheurs (Irvine - Californie) émettent également l’hypothèse que 70 % des cas d’encéphalopathie seraient d’origine virale.

La contamination verticale (vache - veau) a été également démontrée, or le lait qui est la base de l’alimentation du veau n’a à notre connaissance jamais fait l’objet d’une quelconque suspicion, pas plus que les produits laitiers, fromages, yaourts etc. dans les encéphalopathies humaines. Ceci est d’autant regrettable lorsque l’on sait que de nombreuses études scientifiques font état de concentration de résidus chimiques utilisés dans l’agriculture et de l’industrie. Aflatoxine en provenance notamment de maïs contaminés, antibiotiques, dioxine, pesticides, PCB, Lindame, hormones, anabolisants etc. Certaines de ces substances sont réputées mutagènes (risques de cancers et de mutation génétiques), transmissibles et bio accumulatives. Le lait pour de nombreux chercheurs est également responsable  de nombreuses pathologies, coliques, hémorragies intestinales, allergies de plus en plus fréquentes, arthrites, rhumatismes, asthme etc.

Pour des chercheurs anglais, le rapport entre le prion de l’ESB et la maladie de Creutzfeld-Jakob, n’est pas établi et il y a peu de probabilité de transmission des ESTT. L’augmentation des cas de maladie chez l’homme n’est pas significative. Il ne peut y avoir de contamination d’origine alimentaire. Le nombre de cas détectés ne le sont qu’en fonction des nouvelles  mesures de détection spécifique prises par les pouvoirs publics. Pour ce chercheur, il est probable qu’il existait auparavant autant de cas de maladies non détectées etc.

 

 Victimes de réductionnisme ?

 

Nous avons trop tendance à croire qu'un phénomène naturel et très complexe peut être réduit à une seule cause et expliqué par un seul facteur et qu’on peut trouver la solution par la modification  de ce seul facteur. Ainsi, suivant la tradition  pasteurienne, nous pensons qu'il suffit de déterminer et d’isoler le micro-organisme incriminé pour pouvoir trouver la solution (antibiotique vaccin etc.). C’est un mythe extrêmement  pernicieux, il est responsable d'une croyance erronée, qui laisse supposer que grâce aux techniques scientifiques il est possible et même facile de trouver une solution rapide pour  résoudre des problèmes très complexes. De plus en choisissant cette option et en restant toujours  optimiste on peut rejeter même les évidences. Dans le  fait de la contamination à caractère alimentaire il suffit donc  au regard de ce mythe, d’abattre les animaux présumés malades et d’interdire l'usage de la farine animale, d’interdire la consommation  des parties à risque, pour que la maladie disparaisse  toute  seule.

 

 

Jean Aikhenbaum – Piotr Daszkiewicz



* Prix Nobel, découvreur du prion-protéine impliqué dans l’ESB.

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Published by hstes1 - dans sciences
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