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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 14:31

Histoire, Sciences, Totalitarisme, Ethique et Société (H.S.T.E.S)

                                                                                                association loi 1901

H.S.T.E.S

 

....la génétique médicale est une science de l’aléatoire, moins performante

que la météorologie. Elle est condamnée à n’exprimer que le résultat de calculs

de probabilités, et les progrès de la génétique moléculaire ne feront que multiplier

de tels pronostics sans produire les certitudes que beaucoup en attendent.

Jacques Testart

 

ISOLEMENT  DU GENE DE LA CONNERIE

Nous avons réussi non seulement à découvrir le gène de la connerie (GC), mais également à l’identifier et à l’isoler. Notre mérite est d’autant plus grand que tous les travaux que nous avons effectués ont été faits avec nos propres moyens. Nous n’avons demandé aucune subvention, ni aide de l’Etat, il est évident que l’argent du contribuable doit nécessairement  aller vers des priorités encore  plus vitales.

 

Le méga programme Hugo (Human Genone Organisation) dispose d’un budget d’environ 3 milliards de dollars. Nous n’avons pas demandé à ce que cet organisme prenne une partie des frais occasionnés par nos recherches à leur charge; bien que d’après les promesses des scientifiques et des politiques, celui-ci permettra d’identifier et de localiser plus de 100 000 gènes du corps humain. Nous pourrons ainsi détecter (prévenir ou soigner) les gènes de la criminalité, de l’alcoolisme, de l’homosexualité, des chasseurs d’oiseaux (découverte récente des laboratoires américains), sans parler des cancers, sidas et autres pathologies.

Quant au célèbre gène «soviétique», découvert en 1990 par les scientifiques de l’Institut génétique de Moscou, il a porté à la connaissance du public l’existence du «gène caractéristique des habitants de l’ex-URSS», bien que les observations fussent  contradictoires. Il n’est pourtant  pas nécessaire d’être agrégé en biologie moléculaire pour savoir qu’un Chinois citoyen soviétique est plus proche d’un Chinois citoyen de la République de Chine que d’un Estonien... ! Cette découverte à néanmoins été utilisée par des politiciens pour démontrer l’absurdité des Pays Baltes à demander leur indépendance.

Semblable démonstration s’est renouvelée en Chine. Ainsi, la République populaire de Chine a réussi à prouver qu’elle était en  droit de réclamer le rattachement du territoire tibétain et de sa population !

En revanche, nous avons été particulièrement étonnés par le fait que le programme Hugo ne prévoyait pas de  recherche spécifique pour le gène de la connerie. Certaines mauvaises langues laissent entendre que la découverte et la thérapie de ce gène seraient susceptibles de couper court les sources de financement des promoteurs de Hugo, puisque d’après eux, il est difficilement imaginable qu’un non-porteur du GC puisse dilapider ainsi 3 milliards de dollars pour un tel projet.

 

Comment avons-nous réussi à détecter le gène de la connerie ?

 

Nos observations ont confirmé les assertions de la sagesse populaire, laissant supposer que la connerie pouvait se transmettre de génération en génération. Avant donc de découvrir le GC, nous avons émis l’hypothèse que la connerie pouvait avoir un caractère héréditaire. Il nous a donc fallu trouver une population représentative porteuse du GC. Nous avons rejeté les suppositions de certains chercheurs sexistes, qui ont d’abord proposé d’examiner les gènes localisés sur le chromosome X.  Nous avons pensé qu’il y avait autant de porteurs de GC parmi les hommes que parmi les femmes. Il faut dire que nous avons eu un grand choix de matériel pour nos recherches et nos expérimentations, car (comme nous le savons tous) la fréquence du GC est particulièrement élevée dans nos sociétés.

Après la détermination des porteurs présumés du GC, nous avons procédé à l’isolement de manière habituelle : découpage de l’ADN par les enzymes de restrictions, analyses électrophorétiques, synthèse des copies complémentaires de brins d’ADN. Ainsi, nous avons pu localiser et déterminer que le GC est situé sur le quatrième chromosome.

Comme toutes les découvertes, son isolement pose de très nombreux problèmes de nature éthique, politique et économique. Il offre des perspectives énormes à notre société. Tout d’abord, nous pouvons imaginer (dans un avenir proche) une thérapie génique du GC. Il sera facile alors  de remplacer le gène par l’allele (les allèles, sont les divers gènes responsables pour le codage de même qualité) non GC.

Cependant, si cette technique est trop risquée ou sujette à caution, nous pourrons toujours tenter de bloquer son expression par des produits de type antiviral, comme il en existe tant sur le marché.

Toutefois, nos moyens limités ne nous ont pas permis de savoir si le «gène non GC» donnait de l’intelligence. Nous laissons le soin à nos sociétés, qui ne sont pas connes de terminer ce travail et de le déterminer.

Enfin, nous savons également que les gènes codent la séquence des acides aminés des protéines. Il nous suffira donc de connaître les protéines codées par le GC pour proposer une thérapie viable. Le comprimé anti-connerie n’est-il pas l’ultime découverte qu’attend l’humanité ? On pourrait, par exemple, le recommander à titre préventif avant la signature d’un important contrat et aux participants de rencontres internationales dans lesquelles se jouent le sort de l’humanité.

Dans le domaine de l’agriculture, la découverte de ce gène nous offre aussi de nombreux avantages, entre autres, celle de produire des animaux porteurs du GC. Nous pourrons l’inoculer aux rongeurs (et aux insectes) : ils pourront ainsi s’auto-détruire.

 

La découverte du GC constitue-t-elle une menace pour nos libertés ?

 

Malheureusement, nous sommes obligés de répondre de manière affirmative à cette question. Il est hélas facile d’imaginer que le contrôle génétique de la population - et la discrimination honteuse qui s’en suivra pour les porteurs du GC - marginalisera les individus porteurs du gène. Nous pensons que priver quelqu’un en raison de son patrimoine génétique d’exercer un métier, une haute responsabilité est une pratique inadmissible. Toutes tentatives qui tenteraient d’écarter les porteurs du GC de la fonction publique, administrative, de l’armée (y compris dans le domaine du nucléaire) sont en contradiction avec nos valeurs républicaines.

Une interrogation demeure toutefois : les essais nucléaires accéléreront-ils et favoriseront-ils la mutation  du GC ?

L’étude génétique de la population nous a fourni les premiers résultats très intéressants. Nous avons  découvert que certains milieux professionnels favorisaient sa prolifération. Ainsi, à cause de la sélection darwinienne, nous savons qu’il existe des groupes professionnels à risque,  avec des taux de fréquence du GC beaucoup plus élevés que dans le groupe témoin. Il est évident que nous considérons que cette information relève du secret d’état, et qu’il nous est impossible de la divulguer dans ces colonnes •

 

Jean Aikhenbaum et Piotr Daszkiewicz

 

Dans le but de poursuivre nos recherches avec toute l’efficacité et le sérieux que demande un tel projet, nous faisons appel à toutes les bonnes volontés et acceptons toutes les suggestions. et vos dons évidemment, soyez généreux,  la science avance, et elle à grand besoin de votre argent.

A cet effet, nous sommes prêts a être patronnés par tous ceux et toutes celles qui veulent s’associer à nos recherches : scientifiques, chercheurs (trouveurs ou non),  célébrités du monde des arts, du spectacle, de la politique. N’hésitez pas, votre place est avec nous !

 

 

UN PROGRES ESSENTIEL POUR L’HUMANITE

 

Les gènes poussent comme des champignons. Tous les jours, les scientifiques (par le biais de la presse) nous en font découvrir de nouveaux. C’est la dernière mode. Grâce à ces géniales trouvailles, soyez en certains, nous allons  enfin résoudre les problèmes de l’humanité, et demain nous serons tous beaux, grands et intelligents.

L’un des tous derniers découvert est celui de l’obésité. Nous avons la chance de connaître désormais le gène responsable des rondeurs excessives des jolies dames, de leur cellulite si disgracieuse, des excès de poids des messieurs qui vous assurent qu’ils ne mangent presque rien ! Tout ça ne serait pas arrivé si ce foutu gène responsable de l’obésité n’existait pas !

On sait bien que dans certains pays les autochtones n’ont pas nos malheurs, et qu’ils sont épargnés. Quelle chance ont tous ces petits biafrais... et autres éthiopiens qui vivent dans des pays privilégiés ! Gageons que c’est le soleil qui empêche le développement du gène. Dans les camps de concentration ou les goulags il n’y avait pas d’obèses. Pas de gènes non plus ! Là, c’était probablement les conditions idéales de vie qui faisaient que leurs occupants ignoraient les surcharges pondérales.

 

Nos scientifiques font ce qu’ils peuvent avec les deniers publics. Ils ont des comptes à rendre. Sans ça, quelle serait leur utilité ? Pourquoi tout cet argent englouti ? Pour trouver des réponses et mettre en œuvre une «thérapie génique».

Le seul problème c’est que celle-ci est comme l’arlésienne : on en parle beaucoup - nous pouvons  même dire tout le temps -, mais on ne la voit jamais. Et il est probable qu’on ne la verra jamais, ou du moins pas tout de suite.

Il y a quelques années, des chercheurs américains ont tenté sur des patients volontaires la première opération de génie génétique. Six cents personnes ont été soumises à cette thérapie révolutionnaire qui permet de créer des méthodes de traitement que beaucoup considèrent comme étant le «fin du fin» en matière de recherche scientifique. Hélas, la thérapie génique, malgré les millions de dollars investis, continue à ne donner aucun résultat positif, et rien n’indique que cette médecine de demain s’avérera un jour opérationnelle. «Les thérapies géniques ont suscité d’immenses espoirs, même si, jusqu’à présent, aucun patient n’en a tiré un bénéfice quelconque. Théoriquement, cette technique évitera (quand ? on n’en sait rien... peut-être jamais) l’apparition de maladies héréditaires grâce à l’introduction de gènes correcteurs dans les cellules des patients. Une autre application thérapeutique consiste à modifier l’information génétique des cellules cancéreuses ou infectées par le virus HIV, de manière à ce qu’elles s’autodétruisent». Ce qui, en théorie, suscite un espoir sans borne, trébuche dans la pratique sur des obstacles insurmontables. Ainsi, les scientifiques s’aperçoivent que le corps humain rejette les cellules modifiées génétiquement.

En dépit des problèmes, de nombreux scientifiques ont créé des sociétés dont la raison sociale est de couvrir le développement des thérapies géniques. Mais d’autres scientifiques (non moins renommés), parmi lesquels on compte le Directeur national de la Santé des Etats-Unis, ont observé (avec une certaine inquiétude) la facilité avec laquelle étaient prescrites des substances expérimentales.

L’ambition des scientifiques et les intérêts commerciaux qui tournent autour des thérapies génétiques menacent la toute récente industrie de la biotechnologie. On dénombre de plus en plus d’études qui ne dégagent aucun résultat concluant, ou pis encore, des patients affectés par la thérapie qui était censée les soigner.

Toutefois, les critiques les plus acerbes admettent que la thérapie génique transformera la médecine, en résolvant la cause des problèmes, pour l’instant, c’est encore loin d’être le cas. Il est probable qu’il faille attendre de très nombreuses années avant de trouver des applications à ces techniques révolutionnaires. Et le gène de la connerie dans tout ça ? merci pour lui, il se porte à merveille et il a un avenir radieux devant lui.

 

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Published by hstes1 - dans sciences
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