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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:52

La coca (Erythoxylum peruvanium)

 

L’héritage controversé de l’Amérique précolombienne.

 

Dans l’histoire européenne, aucune plante n’a joué un rôle aussi important et aussi controversé que le coca.

Aucune plante n’évoque autant d’émotion que ce petit arbuste cultivé depuis des millénaires.

Avant d’aller plus loin dans notre démarche rappelons que.

Erythoxylum peruvanium est synonyme d’ Erythoxylum coca.

 

          Le coca (nom masculin) est un arbuste du Pérou pour les feuilles ont une action stimulante et qui fournit la cocaïne.

          La coca (nom féminin) est un mastic à toi (substances que l’on mange dans l’avaler, comme le chewing-gum, pour exciter la sécrétion de la salive) ayant pour base les feuilles de coca.

La coca, est l’un des plus importants éléments de l’économie parallèle,car la valeur du marché de la cocaïne est estimée, uniquement aux États-Unis, à plusieurs centaines de millions de dollars annuels.

 

La coca, sujet tabou et ennemi numéro un des grandes puissances

Cultivée sur les yungas (nom quetcha des terrains fertiles et humides), cette plante est devenue l’ennemi numéro un des grandes puissances.

Mais l’expérience démontre que c’est un ennemi quasiment inattaquable malgré d’importantes opérations policières et militaires, malgré les bio pesticides génétiquement modifiés, malgré la destruction des cultures et la pression des forces de l’ordre sur les cultivateurs. Dans cette guerre déclarée à une plante, rares sont les personnes qui tentent de comprendre l’histoire et la tradition ethnobotanique du coca, car il est devenu le sujet tabou de la civilisation occidentale.

La coca, don divin ! Ou malédiction ?

Le coca fut longtemps considéré par les uns comme un don divin, par les autres comme une plante descendue tout droit de l’enfer, tantôt comme la panacée à toutes les maladies, tantôt comme la vengeance et la malédiction des derniers Incas ; tantôt encore comme la chance économique de l’Amérique latine, tantôt comme l’une des principales menaces des sociétés industrialisées. Enfin, le coca est une plante unique dans le contexte mondial : source de grandes fortunes sur un marché clandestin florissant, il est la cause de certaines interventions militaires, de guerre et de la chute de quelques gouvernements.

 

Ce qu’en disent les ouvrages anciens.

Pour bien comprendre le phénomène « coca », il est nécessaire de lire les ouvrages des voyageurs naturalistes de langue espagnole des siècles suivants la conquête de l’Amérique.

Manuel Fuentes, médecin botaniste péruvien, consacra plusieurs années de sa vie à l’étude du coca. Son ouvrage intitulé « mémoires sur le coca du Pérou, ses caractères botaniques, sa culture, ses propriétés hygiéniques et thérapeutiques » publié à Paris en 1868 est une source exceptionnelle d’information.

Pour les Incas, coca exprimait la présence divine sur la terre, ce qui explique que les champs d’ Erythoxylum peruvanium furent des sanctuaires.

Garcilazo, dans son « histoire des Incas » décrits les circonstances de l’utilisation de la plante sainte. Sans coca, les Incas ne pouvaient ni approcher des tombeaux, il se joindre aux esprits des défunts. Grâce à l’intervention divine, la maison dans laquelle se trouvait coca était protégé du malheur. Coca était de toutes les cérémonies sacrées et garantissait le bonheur dans l’amour, la chance pour la fortune. Son arôme était nécessaire pour que les dieux Cayas et Mamas se décidassent à montrer la richesse des montagnes et a indiquer les gisements des métaux.

 

Coca, pareil à l’or, était la plus précieuse des primes pour les guerriers ;

 il n’est donc pas étonnant que son utilisation plus réservée aux Incas est formellement interdite aux peuples conquis. Après la conquête espagnole, Erythoxylum coca devant le principal moyen d’échange de troc grâce auquel les Indiens pouvaient acheter de la nourriture. Après l’établissement de l’économie monétaire, la production de coca deviendra élément essentielle de l’économie latino-américaine.

L’importance et l’engouement que suscite la coca a eu comme résultat une grande consommation dans la région mineure de Potosi où, au XVIe siècle, elle se chiffre à 100 000 cestos (paniers) de feuilles, c’est-à-dire environ 1 million de piastres (25 millions de francs).

 

Une force économique non négligeable qui généra et génère toujours des conflits.

 

Les Espagnols se rendirent compte rapidement la force économique que représentait la culture du coca. Pour la première fois, coca deviendra la cause d’un conflit entre l’administration royale et l’église catholique (une situation analogue existait au Mexique avec Pyotle de Labophora). Pour l’église, coca était source de résistance aux nouvelles idées et incarnait la fidélité aux anciens dieux indiens. Certains prêtres l’accusait de permettre le contact avec les esprits du mal.

La position et la force de l’église obligèrent l’administration royale organiser le commerce de coca une façon plus discrète. La lettre d’un archevêque, adressée le 18 octobre 1569 au vice-roi d’Espagne dans laquelle on pouvait lire ceci :

«… La croyance des Indiens, qui s’imaginent que la coca placée dans les bouches est la source de la force, n’est que le résultat de l’influence du démon », cette lettre n’a pas modifié l’attitude de l’administration.

Le XVIIe siècle verra diminuer les bénéfices du commerce du coca.

En novembre 1619, le prince Esquilache demanda d’analyser le phénomène si inquiétant pour les finances de l’État. Aujourd’hui encore, les historiens ne sont pas d’accord quant aux causes de cette crise actuelle de la coca. Certains supposent que l’augmentation de production provoqua la baisse des prix, d’autres pensent que la diminution de la population indienne fit chuter la demande.

Quand le vin concurrence la coca

 L’apparition du vin, inconnu avant l’arrivée des Espagnols, aggrava cette crise. En outre, le vice-roi Francesco de Toledo instaura une taxe spéciale de 5 % sur la coca (elle n’était que de 2 % sur les autres activités commerciales).

La consommation de coca consistait à mâcher les feuilles, ou encore à la préparer sous forme de tisane. La richesse des coutumes conviviales liées à la coca est comparable à celle du thé en Asie. Les espagnols préféraient la coca mélangée au tabac ou au sucre, les indigènes restaient fidèles à la préparation de coca avec du pain de quinoa.

 

La coca, une plante aux mille et une vertus

Le Pérou doit son indépendance à la coca car la soutenue la capacité à combattre de l’armée républicaine pourtant privée de nourriture, exposée au froid des montagnes, fatiguée par d’incessantes marches.

Bien longtemps avant l’isolation de la cocaïne et de la production de coca cola, l’ Erythoxylum peruvanium intéresser les naturalistes des chimistes européens.

La coca fortifie les dents et les gencives, soigner les douleurs intestinales. La tisane aide les asthmatiques. Appliqué extérieurement, la pommade de coca adoucit les brûlures et soigne les blessures ; dans le traitement de la syphilis, elle était plus efficace que le gwajak. Les médecins du XIXe siècle supposé que l’habitude de marcher les feuilles de coca protéger les Indiens contre les ravages de la syphilis.

Dans l’ouvrage « Perla de la America » le missionnaire jésuite Antonio Julien décrit divers cas de guérison d’hépatite liée à la coca. On expliqua la résistance des mineurs et leur longévité des par l’action de la coca sur les celles d’antimoine et d’arsenium.

En 1836, M. Schwall, médecin botaniste allemand constatait dans les Andes, l’action bénéfique du coca dans les cas d’inflammations respiratoires. Il confirma ses observations par de maintes expériences dans les hôpitaux germaniques.

A Paris, le Docteur Reiss affirmait dans le journal des connaissances médicales et pharmaceutiques que la coca augmentait le camp de chances de survie chez les patients atteints de choléra.

Pablo Nolasco Crespo conseillait l’utilisation de la coca aux explorateurs des pays froids. Ses préceptes parvinrent à intéresser le tsar.

Au XXe siècle, le démonisme que suscitait le coca (considéré par les Indiens comme saint) plus la raison de l’interdiction de sa culture.

Les espagnols attribuèrent d’autres valeurs à la coca, en particulier son action complexe sur l’organisme humain. Ils étaient étonnés par l’augmentation de la résistance des mineurs ou vapeurs toxiques et des Berio froids. Ils admiraient l’incroyable résistance des coureurs à pied (coursiers) souffrant du froid moins que les autres, et également la force mandibulaire des mâcheurs de coca.

En revanche ils constatèrent :

          les effets de la dépendance de l’organisme à la coca.

          Les effets amoindrissants des forces physiques lorsque l’organisme est en manque.

Enfin, l’ Erythoxylum peruvanium accompagna bien des guerres de ce continent. Suite à la résurrection indienne de 1782, les Espagnols renforcèrent le contrôle sur la production de coca. Parmi les défenseurs de la ville, seuls les consommateurs de coca survécurent à la famine durant le siège de La Paz.

En conclusion, nous dirons que personne ne tente de comprendre le phénomène culturel du coca. Il est certain que la liaison facile entre coca et cocaïne nous prive des diverses aux actions bénéfiques de cette plante. Pourtant, le retour des grandes épidémies devrait nous inciter à vérifier tous les remèdes  connus dans les cultures et pharmacopée traditionnelle réputés pour leur efficacité.

 

 

Alexandre Bienert

Jean Aikhenbaum

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Published by hstes
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commentaires

seo services 02/10/2014 07:00

Mesure de l'exposition ainsi que les faits saillants et les ombres sont exposés selon les souhaits du photographe. Beaucoup de caméras modernes mètre et régler l'exposition automatiquement.

Clinkle wiki 24/09/2014 11:57

La génétique de l'île offre une explication proposé pour l'apparition soudaine, entièrement développé des plantes à fleurs. La génétique de l'île on croit être une source commune de la spéciation en général, surtout quand il s'agit des adaptations radicales qui semblent avoir besoin de formes de transition inférieurs.

buckyballs 19/05/2014 10:26

I am bit shocked to read about the side effects of Coca. Thanks for taking me through some important facts related to this plant. If it has negative effects, then growing these plants should be discouraged. You cannot put the life of people in risk.