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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 19:28


un bilan globalement positif – Georges Marchais

 

Lecture et rapprochement volontairement malhonnêtes

 

Pour l’Huma de 1927, le bilan est non seulement positif…. Mais dépasse toute espérance !

 

Amélioration spectaculaire dans les campagnes

 

Les revenus de la population paysanne ont été il y a deux ans de 3 milliards de roubles. En 1926-1927 ces revenus se sont élevés à 4 milliards 792 millions, ce qui fait 35,1 de plus, alors, que la population paysanne ne s'est accrue pendant ce temps que 2,38 . C'est la preuve qu'une amélioration matérielle se produit dans les campagnes.

Avec les paysans et les intellectuels travailleurs « L'aide que l'Etat a accordée en 1925-1926 aux paysans travailleurs s'est exprimée par 473 millions de roubles et en 1926-1927 par 427 millions, sans compter l'assistance spéciale aux paysans pauvres. La tâche du Parti est de continuer suivre cette ligne pour l'amélioration de la situation matérielle et culturelle des masses paysannes et avant tout des paysans pauvres, de raffermir l'alliance de la classe ouvrière avec le paysan, de relever l'autorité de la classe ouvrière et de son parti dans les campagnes.

Les capitalistes sont ruinés et les intellectuels rejoignent le pouvoir soviétique – question idiote d’un mécréant… avait-il d’autres choix ? .


« Le trait caractéristique de la nouvelle bourgeoisie est que contrairement a la classe ouvrière et aux paysans, elle n'a pas de raison d'être satisfaite du pouvoir soviétique. Son mécontentement n'est pas accidentel. Il a ses racines dans la vie. C'est un fait que si notre industrie et nos organes commerciaux progressent, des dizaines de milliers de capitalistes se ruinent. Mais ce serait une erreur de penser que toute la masse des employés, que tous les intellectuels sont animés de ce mécontentement et qu'ils murmurent contre le pouvoir soviétique. Nous constatons une différenciation parmi les intellectuels. Des centaines de milliers d'intellectuels travailleurs se rallient au pouvoir soviétique

 

 l’analyse quelque peu différente de ceux d’en face - Je suis partout 1932

 

Les débuts de Staline

Si j'en crois la biographie d'Essad-bey  — et cette biographie n'est point en­core, arrivée à son terme (Staline est né en 1879 et peut compter, sauf attentat, sur quelques belles années d'existence) — il y a dans la vie du dictateur tous les élé­ments d'un admirable roman d'aventures ; le conte fantasmagorique, le mélodrame, l'élégie de l'exilé, la bataille sociale — et aussi un certain relent de platitude  primaire — tout cela se mêle baroquement et vous compose « un plat humain du reste déroutant ou, pour mieux dire, effa­rant.

« Staline est grossier, déloyal et porté à abuser du pouvoir, disait Lénine (dont Staline respectait fort la parole). Et Trots­ky — un ennemi celui-là, un juif intellec­tuel — renchérissait : « Staline est la plus éminente médiocrité du parti. »

NB : ces traits de caractères ne sont pas l’apanage exclusif des dictateurs, ils sont partagés par bon nombre d’hommes et de femmes politiques démocratiquement élus.

 

A travers l’U.R.S.S

 

Pour forcer le destin, Moscou  multiplie les décrets, cela touche à tous les éléments de la vie et vise à dépouiller ce qu’il reste d’exploitants individuels.

Les commissaires du peuple ont publié un long décret  sous la direction des kolkhoz et de la direction des tracteurs ... afin d’organiser le travail des ensemencements d’automne en tenant compte des qualités agronomiques des terrains.... on prescrit d’améliorer la condition des conducteurs de tracteurs, d’améliorer l’alimentation des chevaux... tout cela pour essayer de produire du blé... que le citoyen soviétique ne mangera pas.

 

 

URSS - Vers la famine

 

La situation dans tous les domaines de la production agricole est catastrophique. Pour la betterave à sucre, la situation n'est pas moins grave. Certes, dans les bilans triomphaux du XVème  anniversaire d'octobre, on nous apprend (Léningrad-Kraskaya Pravda, 28 octobre) que les rendements des cultures techniques   n'ont cessé  croître depuis 1927 (où elles occupaient au total l7.016.000 hectares) jusqu'en 1932 (15 millions 82.000 hectares), ....

Mais si nous descendons des tableaux de propagande aux communiqués de bataille, nous voyons que la surface récoltée pour la betterave n’était que de 770.900 hectares soit 45 % environ de la surface indiquée... on est loin de la progression annoncée...

 

URSS - En marge de la famine

 

....de la viande de lapin : animal à multipli­cation rapide et abondante, à élevage rela­tivement simple. le lapin devait devenir l'un des principaux éléments du menu officiel des peuples de l'U.R.S.S. De vieilles ré­pugnances nationales, de ces superstitions qui survivent plus aisément que tout le reste aux pires bouleversements sociaux, semblent avoir paralysé l'initiative gou­vernementale. Moscou se rabat sur le co­chon. Depuis des mois, la presse mène campagne pour obtenir que les fermes qui desservent chaque usine soient enrichies en bétail porcin. Mais, ici encore, au seuil de l'hiver, les résultats sont inquiétants. Za Industrializalsion a mené une enquête par­mi les grandes usines de la ville de Mos­cou ; voici ce qu'elle a constaté.

Des usines aussi considérables que l'usine Staline (automobiles) disposent de 276 cochons. L'usine Kaoutchouk n'en a que 59... Au total, les sections de ravi­taillement de toute l'industrie moscovite n'ont que 5.432 cochons, dont 750 femelles. Sur ce chiffre, 1.700 appartiennent à l'usi­ne « Faucille et Marteau », la seule qui se soit sérieusement occupée de la question. Autrement dit, cette usine mise à part, le prolétariat de Moscou n'élève que 3.723 cochons. C'est un succès.

Comment s'excusent les sections de ravi­taillement ? A l'usine Dynamo, on déclare : « Nous n'avons pas d'installation convena­ble, pas de nourriture... » Or, le sovkhoz qui alimente Dynamo est tout .proche de Kline, sur le territoire de laquelle pros­pèrent plusieurs kolkhoz consacrés à l'élevage du porc ; ils nourrissent leurs bêtes avec les herbes abondantes et les fruits locaux. Comment se fait-il que tout voi­sins, les ravitailleurs de Dynamo soient démunis

 

Mensonges....

L’exemple de l’usine « faucille et marteau » devraient pourtant encourager les autres : dans la ferme d’Ivanov à 15 kilomètres à un troupeau de 1.700 têtes qui lui fournit par trimestre 70 tonnes de viande. Pour les nourrir on a organisé l’enlèvement des déchets dans les quartiers ouvriers, système excellent, mais qui ne rend pas ce qu’il devrait rendre, « parce que les familles ne savent pas ce qu’on leur donnera en échange de leurs déchets. Il faudrait les intéresser suggère un journal communiste. Il est toujours piquant de voir les rouges faire ainsi appel à la cupidité ? L’homme nouveau, dont on nous parle tant, n’est pas près de naître.... De plus, il est probable que les familles ouvrières préfèrent leurs déchets. Elles peuvent toujours les manger...

 

 

La famine et le cannibalisme

Malgré une rigoureuse censure, quelques lettres où les horreurs de la famine ne sont pas estompées arrivent de Russie. La Renais­sance (11 août) en a publié une, écrite par un intellectuel du Sud de la Russie.

Dans les bas quartiers de la ville de X***, dans la rue menant à. la gare, s'élevait un baraquement de planches depuis longtemps inutilisé. Récemment, on y vit s'installer des gens. Il y a dix jours, un jeune homme qui passait et qui avait faim leur demanda du pain. On, lui répondit qu'on n'en avait pas. Mais le jeune homme remarqua que les vieil­les femmes de la boutique portaient quelque chose dans un seau. Il regarda, espérant voir des vivres. Il aperçut des doigts, un mor­ceau de crâne avec des cheveux, des organes sexuels d'homme. Affolé, il courut chercher un milicien. Le baraquement fut cerné et l'on apprit que les tenanciers vendaient de la viande en divers endroits, notamment à la gare. Ils se procuraient sans peine leur denrée en égorgeant des voyageurs à qui ils donnaient l’hospitalité....

 

 

Jean Aikhenbaum

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Published by hstes
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