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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 09:07

 

       

 

( Article publié dans Réussir votre Santé n° 8 août 1994)

 

 

 

L’ Aloes est aussi un arme de séduction !

 

 

 

L’aloes est une plante d’Afrique, cultivée aussi en Amérique et en Asie. Les feuilles charnues fournisssent une résine amère employée commpe purgatif et en teinturerie. L’apparence de cette plante est trompeuse : on pense à tort que d’est un cactus . En réalité c’est une plante de la famille des liliacées (Liliacae actuellement classée Asphodellacae)

 

     

 

 

Deux cent cinquante espèces environ déterminent l'aloès. Les plus grands (comme l'Aloe arborescens) peuvent atteindre cinq mètres de hauteur.

 

 

 

L’un des plus anciens remèdes de l’humanité

 

 

 

L'Aloe succotrina fut l'un des plus anciens remèdes de l'Humanité. Son jus "alonne" était connu il y a plus de 3 000 ans en Somalie et en Egypte.

 

L’aloès est mentionné dans la Bible et fait partie des remèdes cités par le papyrus d'EdwinSmith. En Egypte, il avait la réputation de garder la vitalité et la beauté. Il est présent lors des funérailles comme le signe divin du renouvellement de la vie. Les légendes lui attribuent le rôle de composant à la préparation pour la momification.Ce n'est pas par hasard qu'il est planté autour des pyramides et le long des routes menant à la Vallée des Rois.

 

 

 

Il fait aussi partie des plantes secrètes de l'Athharvaveda

 

(l’un des quatre Veda, livres sacrés de l'hindouisme - 1800 av. J.-C.).

 

 

 

L'aloès était connu des Grecs

 

 il provenait de l'île de Socotra.

 

 

Dioscorides lui attribue des vertus de cicatrisation pour les blessures, les écorchures et les plaies ouvertes. Pline l'Ancien décrit, dans son Histoire Naturelle la guérison de la dysenterie par l'injection d'aloès par voie abdominale. La légende attribue au jus d'aloès la guérison d'Alexandre le Grand lorsqu'il fut blessé par une flèche.

 

 

 

Hippocrate mentionne les capacités de guérison des tumeurs par cette plante.

 

 

 La "plante panacée" a été découverte à nouveau par Albert le Grand, elle entre par son intermédiaire dans la pharmacopée médiévale.

 

 

 

 

L'aloès était fréquemment utilisé comme remède hépatique. La  médecine byzantine le connaissait par le Codex de Mélétios. Il était utilisé aussi par la pharmacologie chinoise. LiShih-Shen le cite comme moyen tonique en cas de maladies d'estomac ou de l'appareil digestif. Les grands voyageurs portugais, espagnols et anglais apportaient les nouvelles espèces d'Aloès avec leurs différents pouvoirs, notamment: l'aloès du Cap et l'aloès du Natal.

 

 

 

Les vertus de l'aloès sont multiples. Il est cicatrisant, cholagogue, laxatif et bon purgatif en usage interne.

 

 

Il protège des brûlures jusqu'au point de la justification de son utilisation dans les cas d'irradiation. Certaines tribus d'Afrique du Sud l'utilisent comme moyen antisyphilitique et antibiotique. Le docteur Jeffrey Bland qui étudiait l'influence de l'aloès sur le système digestif évoque :

 

l'amélioration du pH gastrique, la meilleure absorption des protéines.

 

   

 Certains chercheurs parlent de son utilité à combattre les ulcères. La tradition africaine, mais aussi les recherches américaines attribuent à l'aloès une action bienfaitrice dans les maladies des yeux.

 

On peut encore ajouter que l'aloès fut utilisé en ophtalmologie par le docteur Vladimir Filatow, l'auteur de la théorie des biostimuloteurs. Enfin, certains font état de sa capacité à diminuer les risques de crises cardiaques. On le conseille aussi en chirurgie buccale.

 

 

Quels sont les composants de l'aloès ?

 

 Il semble que la majorité de ses vertus soient liées aux hétérosides anthracéniques (au moins une quinzaine) dont l'aloine, et probablement certaines substances aromatiques.

 

Les autres éléments (les vitamines, les enzymes, les acides aminés) ne semblent pas être spécifiques à cette plante car ils sont représentés en abondance dans le monde végétal.

 

 

 

Diverses cultures primitives lui attribuent un rôle magique.

 

 

 

 En Afrique, l'aloès est sensé combattre l'influence des morts qui reviennent sur terre pour nuire aux vivants.

 

 

 

Au Cameroun, il protège les femmes contre les accidents qui pourraient leur arriver en cultivant le jardin. Au Mali, suspendu au toit, il éloigne les esprits et attire la chance.

 

Les jeunes filles Mayas enduisaient leur visage de jus d'Aloès pour attirer les garçons. La capacité phéromonique fut observée et utilisée en Afrique du Sud. Les Afrikaners et les Zoulous affirment que "l'odeur de l'aloès a une puissante force attractive sexuelle".A Santa Caterina Villarmosa, on purge au suc d'aloès les femmes soupçonnées d'adultère. L'examen des selles par une "soupçonneuse" , révèle si oui ou non les incriminées ont trompé leur compagnon. Dans différentes régions d'Asie Orientale, du bois d'aloès est brûlé pour le culte et l'odeur dégagée est reconnue comme force mystique de purification et comme protection contre les démons.

 

 une grande variété

 

La grande variété des espèces d'aloès, ainsi que l'existence de leurs différences biochimiques, obligent à une identification soigneuse. Certaines études montrent par exemple que les aloès de Curaçao ne contiennent pas d'oloine. Thomas Gthens, dans "Drug Plants of Africa*, pense que les espèces médicinales  sont limitées à A. succotrina, A. perryi, et aux aloès du Cap (A. Ferox, A. africana, A. Okatais).

 

Certes, les plantes cultivées sont fiables, plus homogènes, il est difficile de garder toute la richesse biochimique des formes sauvages dans les cultures. L'expérience montre que les monocultures appauvrissent la composition génétique des plantes, donc leur richesse biochimique.

 

De plus, on sait que certains aloès sauvages contiennent jusqu'à dix-huit pour cent d'aloine, est-ce toujours vrai pour les plantes de  culture? Il est évident que les cultures sont l'avenir de l'aloès car diverses espèces sont menacées par l'homme. L'Aloe albida est en  voie de disparition. Le nombre d'Aloe polyphylla varie entre 200 et 3000 dans le monde ; il est très difficile de le cultiver hors de ses sites naturels.

 

 

 

Certaines "interprétations biochimiques" de l'histoire de l’Aloe sont difficiles à accepter.

 

On a la certitude  que les Grecs ont utilisé l'A. succotrina, ainsi que les Egyptiens et les Somaliens.

 

Aujourd’hui,  de nombreux auteurs transposent les pouvoirs non contestables de l'Aloe succotrina sur des espèces voisines notamment de l'Aloe vera. Cette pratique est-elle acceptable ? Les différences biochimiques entre les espèces d'Aloès doivent retenir l'attention. Les produits à base d'aloès doivent être analysés avant leur mise en vente sur le marché des produits naturels, ceci permettra d'éviter des comparaisons abusives et  de jeter le discrédit sur une plante aussi précieuse en raison de raccourcis et  de simplifications hâtives.

 

 

 

Piotr Daszkiewicz

 

 

 

Sources :

 

-         La médecine des plantes à travers les âges, Loïc Gire

 

-         Encyclopédie des herbes magiques, Scott Cunningham

 

-         Guérir par l’Aloès, Wolfang Wrigth

 

-         Drugs, Plants of Africa, Thomas Githeres

 

-         Magie et pouvoir des plantes, Sciences et magie n° spécial n° 8

 

-         Le docteur vert ou docteur Aloes, Robert Dehin

 

-         L’Aloe vera, thérapeutique naturelle aux effets universels, Les médecines nouvelles

 

-         L’Aloe vera, plante des brûlures, la Vie Naturelle 89/93

 

 

 

 

 

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Published by hstes1 - dans sciences
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