Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 18:24

Esther de Racine vue par P.A Cousteau – article paru dans le n° 581  de « Je Suis Partout » le 18 septembre 1942.

 

 

Cousteau s’exprimait ainsi, quant à la façon dont il envisageait la résolution du problème juif :

J'ignore quelle solution sera donnée après la guerre au pro­blème juif. Mais je sais qu'on pourrait lui donner une solu­tion provisoire qui rétablirait sans attendre un peu d'équité dans cette France à l'envers où la Révolution nationale n'est pas encore esquissée... Après la signature de la paix, mais seulement après le retour de nos derniers prisonniers, on pourrait envisager une libération progressive de nos ennemis (les juifs)et leur exportation massive vers d’autres terres... D’ailleurs les Juifs qui envisagèrent de faire massacrer des millions de Français devraient s’estimer heureux de s’en tirer à si bon compte. Il vaut mieux après tout, remuer de la terre dix heures par jour que d’avoir six pieds de terre sur le ventre comme les victimes de la guerre juive.

Evidemment, si l’on réalisait ce projet dont je n’hésite pas à dire qu’il est plein de modération et d’humanité, la conscience universelle, si indifférente aux malheurs des Aryens pousserait des hurlements horrifiés.

Est-il besoin de dire, que nous nous fichons éperdument de la Conscience universelle ?

 

Rien de bien nouveau sous le soleil !

 Quant à Céline, dans un courrier qu'il adresse à Karl Epting, il affirme que Racine est juif : Depuis longtemps dit-il, je m'intéresse et pour cause, aux antécédents de Racine - en telle faveur suspecte à son sens chez les juifs  - dont le théâtre n'est qu'une fougeuse apologie de la juiverie - on joue rarement du Corneille au "Fançais" et presque toujours du Racine, comme cela est suspect. Or je rerouve quelques phrases précieuses dans un livre d'Elie Faure (juif et maçon) au sujet de Racine-  issu d'une ascendance champenoise et d'une ascendance allemande... La mère de Racine, Jeanne Sconin, les Sconin, violents, brutaux, de race franque et peut-être scandinave.....Ce Sconin me laisse tout à fait rêveur, est-ce juif ? Germain,? la question est posée.... (cité par Philippe Alméras - )Les idées de Céline - Pensée Politique et Sciences sociales - Berg International  p.177) 

Voilà la manière dont Cousteau  évoquait, 3 mois seulement après la rafle du vel d’hiv l’histoire d’Esther en prenant pour référence la tragédie de Racine. Ce texte est suffisamment évocateur pour se passer de commentaires. Un petit détail, Cousteau comme bon nombre d’antisémites virulents, proche des nazis et de la milice  avait transité avant la guerrre, par les mouvements pacifistes et de l’extrême gauche.(voir notamment Un paradoxe français – Simon Epstein – éditions Albin Michel)    

Rappelons  que P.A Cousteau, était le frère du célèbre commandant océanographe.

 

 

Un livre à ne pas mettre entre toutes les mains-  P.A Cousteau

L’Esther de Racine

Il ne s’agit point ici du génie poétique des écrivains. On aime ou on aime pas les grandes machines de douze pieds, les draperies gréco-romaines et les confidents à noms pharmaceutiques. Peu importe mes goûts barbares. Je veux bien que la jeunesse continue de déclamer des alexandrins et à démontrer dans les boites à bachots que Corneille peint les hommes tels qu’ils sont et Racine tels qu’ils devraient être. Mais je voudrais que l’on ne continuât pas à mettre entre les mains des enfants un petit livre qui est tout simplement abominable : l’Esther de Racine.

Qui est Esther ? Une petite garce juive qui couche avec un monarque persan pour assurer la sauvegarde de ses frères de race et faire octroyer à Israël toutes les places, tout de suite.  Racine écrivit cette histoire pour l’édification des jeunes filles nobles de Saint-Cyr. Singulier exemple à donner à ces adolescentes, singulière apologie de la prostitution...

Notez qu’il y a dans Esther tous les éléments d’un assez joli réquisitoire contre les Hébreux. Pour peu qu’on y réfléchisse, l’héroïne est, Malgré Racine, parfaitement odieuse. Jamais elle ne cède à un mouvement désintéressé, elle calcule ses moindres gestes, et elle n’a même pas besoin de dominer les entraînements de la passion, car manifestement, elle n’a pas plus de cœur que de sens. Assuérus, son époux, lui est indifférent. A aucun moment on nous dit qu’elle l’aime ou qu’elle est tentée de l’aimer. On devine par contre, qu’elle le méprise exactement comme une grue méprise le miché qui règle l’addition et réserve toute sa tendresse au coquin qui ramasse la monnaie. Le coquin d’Esther, c’est son oncle Mardochée, une sorte de vieil Horace israélite. Un sombre fanatique « du triste état des Juifs, jour et nuit agité ». Ce Mardoché a préparé son coup de longue date. Il a manifestement élevé sa nièce pour la jeter dans le lit d’Assuérus et de s’introduire, grâce à elle, dans les conseils du gouvernement. Esther se prête de bonne grâce à ces machinations. Et même elle s’en vante :

 

Il me fit d’un empire accepter l’espérance.

A ses desseins secrets, tremblante, j’obéis.

Je vins, mais je cachais, ma race et mon pays

.

Comme l’étoile jaune n’est pas inventée, Assuérus se laisse prendre au piège. Il épouse cette fille qu’il prend pour une aryenne. Dès qu’elle est en place, Esther fait ce que font en pareilles circonstances les Juifs de tous les pays. Elle se hâte de faire venir en masse compacte, les petites copines :

 

Cependant mon amour pour votre nation

A rempli ce Palais des filles de Sion

... Mais à tous les persans je cache leurs familles.

 

Ces filles d’Israël sans étoiles s’entassent à chaque acte sur le devant de la scène, pour assourdir le spectateur de leurs lamentations, sur ce ton geignard qu’affectionne la conscience universelle :

 

Pleurons gémissons mes fidèles compagnes

A nos sanglots donnons libre cours.

..... Faibles agneaux, livrés à des loups furieux,

Nos soupirs sont nos seules armes etc.

 

Quant à Esther, comblée par la fortune et placée au faite d’un immense Empire, il ne lui vient pas à l’idée, un seul instant de s’assimiler, d’adopter les coutumes de ses sujets, d’éprouver pour eux la moindre solidarité. Elle irréductiblement une étrangère, une étrangère hostile. Elle trouve spontanément les accents d’un Léon Blum lançant au Français son fameux « je vous hais ». Dans sa prière au D.ieu des Juifs, elle s’écrie :

Pour moi que tu retiens parmi ces infidèles

Tu sais combien je hais leurs fêtes criminelles...

Cette conspiration permanente des Juifs contre l’Etat et le peuple persan n’échappe pas au premier ministre Aman. Celui-ci, (Racine, en fait une sorte de brute) tient au monarque un langage plein de sagesse et de clairvoyance. Il dénonce courageusement les Juifs :

 

Jusqu’à quand souffre-t-on que ce peuple respire

Et d’un culte profane infecte notre Empire ?

Etrangers dans la Perse, à nos lois opposés

Du reste des humains, il semble divisés

N’aspirant qu’à troubler le repos où nous sommes,

Et, détestés partout, détestent tous les hommes

Prévenez, punissez leurs insolents efforts,

De leurs dépouilles, enfin, grossissez vos trésors...

.

Assuérus, qui n’avait jusque là que des idées confuses sur le problème racial, perçoit le danger et donne l’ordre d’éliminer complètement les Juifs de son Empire. C’est alors qu’interviennent Mardochée et Esther. Le vieux juif entre dans les bonnes grâce de la police en dénonçant un soi-disant complot tramé contre Assuérus. Et la favorite, de son côté joue le grand jeu. Maintenant elle tient le monarque (par les sens, sans aucun doute). Elle ne risque plus grand chose à lui révéler la vérité. Elle avoue qu’elle est Juive. Assuérus, il y a de quoi en est assommé :

 

Ah, de quel coup vous me percez le cœur !

Vous, la fille d’un Juif ! et quoi ce que j’aime,

Cette Esther, l’innocence et la sagesse même,

Que je croyais du ciel, les plus chères amours,

Dans cette source impure aurait puisé ses  jours !

 

Esther riposte par une interminable tirade, par une apologie de la juiverie. On croirait entendre du Bernard Lacache ou du Benda.

Assuérus est touché par ces arguments ? Racine feint de la croire. En réalité le monarque persan que taquine le démon de midi est tellement épris de la petite garce, qu’il en oublie ses devoirs d’Etat. Et il accorde sans se faire prier, la tête du ministre antisémite :

 

Qu’à ce monstre à l’instant, l’âme soit arrachée,

 

Aman, se voyant perdu implore la clémence d’Esther. En vain, quand Israël se venge (rappelez-vous Trotski, Bela Kuhn ou Mandel). Il est tout à fait inutile de faire appel à ses sentiments d’humanité. Le Juif est aussi impitoyable dans le triomphe, qu’il est pleurnichard dans l’infortune. Esther repousse le malheureux :

 

... Va traître, laisse-moi,

Les Juifs n’attendent rien, d’un méchant tel que toi...

 

Ils attendent cependant quelque chose : son héritage. Car la tête d’Aman ne leur suffit pas. Il leur faut aussi des bénéfices matériels. De plus en plus girouette, de plus en plus enjuivé, Assuérus charge Mardochée de former le nouveau ministère....

Je te donne d’Aman, les biens et la puissance

L’histoire est belle. Opportunément commentée, elle pourrait servir dans les lycées et les collèges à illustrer le péril juif. Le maître expliquerait pourquoi Racine a donné le beau rôle aux Hébreux. Pour lui l’aventure d’Esther n’était qu’un thème antique comme un autre. Il ne pouvait comprendre ni soupçonner la question juive (qui ne se posait en aucune façon, malgré le financier Samuel Bernard) dans une France dont le premier ministre s’appelait Colbert et non Blum... dont les écrivains s’appelaient Corneille, Pascal, La Fontaine, Molière et non Benda, Bernstein, Bloch, Hertzog, dans une France où aucun citoyen n’envisageait de s’allier aux Juifs....

Ayant accordé les circonstances atténuantes à Racine, le maître, insisterait textes à l’appui sur la malfaisance juive qui éclate à chaque ligne d’Esther, en dépit de toutes les persécutions oratoires de l’auteur. Ce pourrait être une leçon hautement profitable. Malheureusement, le corps enseignant ne paraît pas être suffisamment imprégné de l’esprit fasciste pour que l’on puisse lui confier cette tâche en toute tranquillité...

Le mieux est de bannir purement et simplement Esther des programmes scolaires. Plus tard, lorsque la Révolution nationale sera entrée dans les mœurs on pourra reconsidérer la question.

 

Texte sélectionné et mis en forme par Jean Aikhenbaum

Partager cet article

Repost 0
Published by hstes1 - dans Histoire -
commenter cet article

commentaires