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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 07:38

 

4ème  partie

Gadus morrhua L. morue fraîche ou cabillaud

 

Douleurs articulaires

 

La peau de poisson  appliquée  aux endroits des douleurs             articulaires aurait la propriété de les soulager  (pour les personnes qui pour les raisons diverses ne peuvent accepter  cette pratique, il existe en vente en pharmacie et dans les magasins spécialisés une préparation prête à l'emploi appelée hydrolysat de collagène marin).

 

Faiblesses musculaires

La peau de poisson  appliquée  aux endroits des faiblesses musculaires aurait la propriété de renforcer les muscles   (ou hydrolysat de collagène marin,  disponible dans les magasins spécialisés ou en pharmacie).

L'huile de foie de morue en application interne et externe peut dans ce cas précis être un complément précieux.

Le plasma de Quinton, pris par voie buccale à raison de 10 à 30 ml par jour en fonction de la tolérance individuelle peut accompagner ce type de traitement .

 

 

Cheveux, ongles cassants

La peau de poisson  appliquée  sur la chevelure l'embellit, sur les ongles cassants elle      aurait la propriété de les soulager  ((ou hydrolysat de collagène marin,  disponible dans les magasins spécialisés ou en pharmacie). Ce traitement peut être complété (ou éventuellement remplacé avec de l'huile de foie de morue, en application externe et en prise interne).

 

Vieillissement cutané (Elixir de jouvence ?)

La peau de poisson  appliquée à même la peau « aurait » comme  propriété de redonner à la peau son éclat et de lui rendre une seconde jeunesse  (ou hydrolysat de collagène marin,  disponible dans les magasins spécialisés ou en pharmacie).

Ainsi que nous l'avons souligné dans notre introduction sur les diverses propriétés l'huile de foie de morue celle-ci accélère et favorise la régénération cellulaire. A l'heure ou tant  de produits miracles vendus sur le marché a des prix exorbitants sont censés maintenir la forme, la jeunesse et la santé avec des résultats la plupart du temps éphémères et parfois négatifs. L'huile de foie de morue permet de garder à la peau sa souplesse et de retarder de manière naturelle (sans aucune contre indication) le vieillissement.

Redécouvrez là, faites en des cures par période de 3 à 4 semaines et servez vous en comme huile d'entretient de la peau.

 

Algues

 

L'usage thérapeutique des algues, à quelques exceptions près est récent,  nos ancêtres ont plutôt (sauf en Extrême Orient) développé une phytothérapie basée sur les plantes terrestres. De plus, pour les organismes marins, les anciens se sont plutôt intéressés à certaines toxines ou teintures d'origine animale plutôt qu'aux algues. Depuis quelques décennies, certaines substances font l'objet d'études approfondies. Ainsi, on utilise le phénomène de l'antagonisme biochimique (les organismes libèrent des substances biologiquement actives pour inhiber le développement d'autres organismes) de certaines espèces d'algues pour en rechercher des principes antibactériens et antifongiques. On a découvert que ces "antibiotiques naturels", non seulement inhibent la prolifération de certains organismes pathogènes, mais rendent également les bactéries moins agressives. Leur pénétration dans la cellule hôte devient difficile voire impossible. On a démontré que certaines substances provenant des algues (les dérivés sulfoniques de polysaccharides) ont une action sur les virus de la polio et de l'herpès et peuvent être utilisées dans le traitement de ces maladies. Les extraits d'un rodophyte du Pacifique le Schizymenia pacifiqua est uninhibiteur de la transcriptase inverse (enzyme clé dans le fonctionnement des rétrovirus) des oiseaux et des mammifères. De plus, on peut utiliser cet extrait à des doses qui ne nuisent pas aux autres enzymes. Les algues vont-elles nous fournir "une solution" pour des maladies virales ? On ne peut pas  négliger l'importance des polysaccharides, les  extraits des algues brunes comme la  Laminaria sp. qui sont appelés des alginates ainsi que les polysaccharides extraits des algues rouges comme la Chondrius crispus  sont appelés carraghénanes. Les algues sont utilisées pour l'extraction de ces substances particulières qui n'existent que chez ces végétaux et qui n'ont pas leur équivalent de synthèse.

 

En 1880 Stanford découvrait  l'algine, ses dérivés sont utilisés dans la pharmacie. L’acide alginique  véhicule d'autres substances pharmaceutiques, (par  exemple  pour traiter la  sciatique on utilise l'essence de térébenthine (8g), une solution à 2.5% d'alginate de sodium, 15 g de sucre et 125g d'eau mentholée).

 

Les préparations à base d'algues

 

En décoction (50 g de thalle séché pour 1 litre d'eau froide, laisser macérer 6 heures, puis faire bouillir un quart d’heure, laisser infuser 15 minutes et filtrer)

 

En teinture mère (50 g de plante séchée dans un demi litre d'alcool à 50 ° laisser macérer pendant 10 jours)

 

En cataplasme En bains (température de l'eau environ 36°) (possibilité de mélanges avec diverses huiles essentielles et sel marin)

 

En crèmes cosmétiques (100g de mélange d’algues coupées très finement ou réduite en poudre dans un verre ajouter 250 ml d’eau tiède (environ 35°C) de façon à obtenir une pâte homogène. Maintenez 10 minutes dans un bain marie. Appliquer.

 

 

 

Attention!!! les Lamianaria (L. hyperborea et L. saccharina peuvent être utilisées dans les mêmes conditions que L. digitata) contiennent une proportion importante d'iode, elle agissent sur les glandes hormonales, elles ont également des vertus anticoagulantes, ces espèces sont à utiliser avec  prudence, de préférence sous le contrôle d'un spécialiste

 

Allergies

Undaria sp. (favorise l’assimilation de calcium)

 

Anticoagulant

Corallina officinalis

 

Artérioscléroses

Chondrus crispus

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Vermifuges

Alsidium helminthocorton

Corallina officinalis

Dignea simples

 

Hémorragies externes

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Reminéralisation

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Respiration(problèmes de)

Chondrus crispus

 

Laxatif

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Rhumatismes

Bains de

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Ménopause

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Circulation troubles de

Bains de

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Thyroïde glande stimulation

Alsidium helminthocorton

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Tabagisme

Undaria pinnatifida

 

Hyperacidité gastrique

Chondrus crispus

Gelidium sp

Pterocladia sp

Lithothamnium calcereum

 

Ulcères

Lithothamnium calcereum

 

Inflammations intestinales

Chondrus crispus

Gelidium sp

Pterocladia sp

 

Inflammations

Spirulina maxima

Spirulina platensis

 

Constipation

Chondrus crispus

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

Gelidium sp

Pterocladia sp

 

Fatigues

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Convalescences

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Obésité

Alsidium helminthocorton

 

Rachitisme

Chondrus crispus (sous  forme de bains)

 

Goitre

Alsidium helminthocorton, en usage externe en cataplasmes

 

Diabète

Corallina officinalis

Cystoseira fibrosa

 

Névroses

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Vieillissement prématuré

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Cheveux chute de

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Asthénie

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Transpirations abondantes

Rhodymenia palmata (en décoction)

 

Cholestérol(diminution de taux)

Corallina officinalis

Cystoseira fibrosa

Hizikia fusiforme

 

Yeux maladie des

Laminaria digitata

Alaria esculenta

Fucus vesiculosus

Fucus platycarpus

Fucus serratus

 

Ambre

 

Dès la plus haute Antiquité l'ambre a été l’un des médicaments les plus précieux de la pharmacopée européenne. Diocles fut le premier médecin Grec, connu des historiens, à conseiller son utilisation dans diverses préparations médicales. Il attribuait à cette pierre des capacités purgatives, antirhumatismales et antihémorragiques. Les naturalistes grecs sont aussi les premiers qui ont tenté d'expliquer l’origine de l'ambre. Pour eux, elle provenait de l'urine de certains animaux, plus spécialement des lynx. Il a fallut attendre jusqu'au seizième siècle pour que Adrian Pauli, naturaliste de Dantzig dans son Disquisto philosophica de succini natura découvre le véritable caractère de l'ambre et décrit plusieurs animaux contenus dans cette résine pétrifiée.

 

Utilisée par les grecs et les romains

 

Dioscorides, Teophraste et Gallien ont mentionné la valeur médicale de "l'or du nord". Pline l'Ancien et Callistratus, la citaient dans leurs ouvrages. Tous ces grandes naturalistes et médecins de l'Antiquité ont estimé que c’était un médicament aux innombrablesbles vertus. Pour s’en procurer, les romains menèrent des expéditions en direction de la mer Baltique et établirent "une route de l'ambre".

La tradition du Moyen Age place l'ambre parmi les six médicaments les plus efficaces. On l'a utilisé même en fumigation pour combattre les grandes épidémies de peste. C'était l’un des médicaments les plus chers de l'époque. Son utilisation était réservée aux privilégiés, aux rois, nobles, papauté et à la riche bourgeoisie. L'ordre des chevaliers Teutoniques tenta de monopoliser son exploitation et son commerce. L'ambre fut une de sources de richesse des villes de Hanza. L'huile d'ambre a été longtemps considérée comme une panacée.

 

Martin Luther King

 

Aujourd'hui, parmi les célébres patients traités par l'ambre, on peut citer Martin Luther King qui se libéra ainsi de ses calculs rénaux. On comprend d'ailleurs mal que cette pierre médicinale si riche n'ait pas été mieux étudiée. Mais depuis quelque temps , sa grande capacité de production d'ions négatifs, ainsi que certains de ses composants aromatiques font l'objet de recherches approfondies.

 

Actuellement l'ambre est toujours utilisé par la medecine populaire dans les pays du bassin de la Mère baltique principalement en qualité d’antirhusmatimal.

Des pommades et des préparations homéopathiques d'ambre sont commercialisées en Allemagne et en Pologne. En Russie, les médecins utilisent la vitamine D3 tirée de l'ambre.

 

Exemples de préparations utilisées par la médecine populaire:

 

L'ambre bijou: se porte directement au contact de la peau; en pendentif, notamment l'hiver en période de froid ; particulièrement recommandé aux personnes sujets aux inconvénients de changements de saisons (refroidissements, grippe, rhumes, bronchites, toux, mal de gorge, etc.)

 

Macéré dans du vin: prendre un vin rouge de bonne qualité. Laisser macérer 24 heures, puis portes à ébullition. Cette préparation était plus spécialement utilisée pour les douleurs de l'estomac, calculs rénaux, hémorragies

 

Huile ambrée: laisser macérer un morceau d'ambre une huitaine de jours dans un litre d'huile d'olive. Cette huile servira dans l'assaisonnement des salades et autres crudités. Cette préparation est plus indiquée pour combattre le stress, l'angoisse et les dépressions.

 

Exemples de pathologies traitées à l'aide de préparations à base d'ambre par différentes médecines populaires

 

 

Arthrose

 

Pommade : ambre réduite en poudre et mélangée à un corps gras (vaseline)

 

Asthme

 

Porter un collier de l'ambre

Application d'huile d'ambre en usage externe

 

Gorges et amygdales

 

Colliers d'ambre de la Baltique portés autour du cou (recette de Pline Ancien et Callistratus)

 

Epilepsie

 

2g de l'ambre dans un quart du vin, boire  une cuillèrée par jour pendant au moins huit jours (recette de la médecine du moyen-âge)

 

 

Névroses

 

Faire brûler 100g de poudre d'ambre ajouter 100 ml d'alcool à 90°, 5 à 8 gouttes par jour dén un peu d’eau (remède populaire polonais du dix-neuvième siècle)

 

Rhumatismes

 

L'huile d'ambre (1 partie pour six parties de l'eau) usage externe et 10 gouttes sur un morceau du sucre par jour (usage interne) (remède populaire polonais du dix-neuvième siècle)

ambre réduit en poudre et mélangé avec de la vaseline.

 

amulette d'ambre (recette de Pline l’ancien et Callistratus)

 

Urine - rétention

 

amulette d'ambre (recette de Pline l’ancien et Callistratus)

 

Laissez macérer l'ambre dans un verre de lait de vache ou de brebis (pour une journée), faire le bouillir et boire, répéter la cure tous les jours pendant cinq jours (recette populaire allemande attribuée à St. Hildegarde de Bingen)

 

Fièvres

 

L'ambre jaune porté sur le cou (recette de Pline l’ancien et Callistratus)

 

Yeux - maladies de

 

L'ambre macéré dans le miel et dans l'huile de rose (recette de Pline l’ancien et Callistratus)

 

Estomac - douleurs d’

 

Consommation de la poudre d'ambre (recette de Pline l’ancien et Callistratus)

 

mettre de l'ambre en macération pendant quatorze jours (quotidiennement durant 1 heure ?) dans un verre de bière, boire après les repas (recette populaire allemande attribuée à St. Hildegarde de Bingen)

 

ambre macéré dans un verre du vin, (recette d'Agricola)

 

Piotr Daszkiewicz - Jean Aikhenbaum

 

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