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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 19:21

 

 

(Article publié dans Réussir votre santé n° 9 – 1994)

Le 26 avril 1986, l'explosion d'un réacteur de la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, en 1996 nous avions publié un article, qui de notre point de vue, vingt-cinq ans après, ce triste évènement est hélas toujours d’actualité. Il est vrai également, qu’aux dires de nos dirigeants politiques le nuage dévastateur s’était miraculeusement arrêter à nos frontières. Il est de bon ton de remarquer, que celles-ci étaient également imperméables à toutes intrusions en 1939, aux dires de nos politiques de l’époque. Dans les deux cas, on a pu voir ce qu’il en a été.

Vingt-cinq ans après l’explosion un petit point s’impose, la parole s’est déliée, et aujourd’hui les tenants du tout nucléaire (tout bords politiques confondus) font triste mine. Ils ont de plus en plus de mal à faire avaler la pilule nucléaire. Les statistiques sont accablantes, dans la plupart des pays (apparemment) libres et démocratiques, le verdict populaire laisse apparaître une large majorité contre le nucléaire. Nous pouvons toujours rêver d’un débat suivi d’un référendum sur le sujet… nos politiques n’en veulent pas. Ils ont la vérité infuse, ils savent ce qui est bon pour nous… Voter braves gens, élisez-nous, mais surtout après fermez vos gueules.

Aussi, le présent article est donc une reprise d’un article publié, il y a de cela une quinzaine d’années, nous vous proposerons dans un second volet actualisé qui prendra en compte les publications plus récentes, ainsi qu’un volet consacré à la catastrophe de Fukushima.

 

Tchernobyl

 

Bizarre! Consultez Le Larousse Illustré 1994. Ce

dictionnaire indique la population des grandes et

petites villes, sauf de Tchernobyl. Cela signifie-t-il

qu'entre la précédente édition et aujourd'hui, le

Larousse n'ose affirmer combien il y a eu de morts

suite à la catastrophe de 1986 due à l'explosion

d'un réacteur nucléaire. La pollution radioactive

de l'environnement, importante et étendue, fut‑

elle si meurtrière

 

 

UN SAVANT SOVIETIQUE REFUGIE A L’OUEST RIDICULISE PAR LES EXPERTS OCCIDENTAUX !

A la fin des années soixante-dix, Jaures Medvedev, biologiste russe réfugié en Angleterre, dénonça une grande catastrophe nucléaire en 1957 à Tchelabinsk, en Oural. Il est attaqué et ridiculisé par les médias et par un groupe d'experts occidentaux.

Pour prouver ses dires, il analysa soigneusement la presse scientifique soviétique (les expériences sur l'irradiation des plantes et des animaux; la composition des espèces dans des zones étudiées) et il arriva à déterminer la date et le site des catastrophes. Il publia les résultats de ses recherches dans ”Nuclear Disaster in the Ural".

Les autres dissidents et, plus tard, après les profonds changements politiques de 1988, les autorités soviétiques elles-mêmes, confirmaient les propos de Medvedev. Si on peut admettre que personne parmi les politiciens importants ne voulut écouter un réfugié isolé de l'Est, il est quand même difficile de comprendre qu'un chercheur indépendant et solitaire ait pu déceler la vérité grâce à une simple analyse de la presse, alors que les spécialistes occidentaux et les services de renseignements se sont facilement laissés berner par les politiques soviétiques.

 

L'explosion d'un dépôt de plutonium à Tchelabinsk (usine des charges des missiles)

 

a été une des plus grandes catastrophes nucléaires de l'humanité. Suite a cette catastrophe, les Soviétiques ont créé l'Institut consacré aux études des conséquences de la contamination. Bien qu’une grande partie des résultats demeure toujours secrète, on a pris connaissance de plusieurs faits comme l'accumulation radioactive de césium dans les champignons et les lichens, des changements dans la dynamique de population des rongeurs et de graves altérations physiologiques des plantes.

Constatation, les conséquences des accidents nucléaires sont entièrement imprévisibles. C’est la plus importante des remarques, que l’on est à même de faire suite à la catastrophe de Tchelabinsk. Les catastrophes de ce type sont quasiment impossibles à gérer par l'homme. L'expérience malheureusement montre qu'en aucun cas on ne peut se servir de la probabilité pour assurer la sécurité car les accidents "presque impossibles" statistiquement, arrivent quand même assez souvent (Tchelabinsk, Tree Miles Island).

L'analyse probabiliste est destinée à étudier les situations prévisibles, de phénomènes bien connus. Ce n'est pas le cas du nucléaire. En outre, on ne dispose d'aucune méthode fiable de décontamination Tchernobyl confirme cette triste vérité. (c’est également le cas aujourd’hui).

 

Des retombées aux conséquences impossibles à évaluer.

 

L'explosion a créé des modifications de l'environnement qui vont durer des siècles. Pour pouvoir découvrir le taux élevé des cancers des populations proches des centrales nucléaires en Grande-Bretagne, il a fallu attendre dix ans.

Le temps et le genre des réactions des organismes sont très variables. Les processus métaboliques sont si nombreux que souvent il est impossible de les suivre.

L'attitude d'une partie de la presse et des experts pronucléaires nous éloigne encore de la vérité. D'ailleurs, la responsabilité des experts a été peu discutée dans le cadre de Tchernobyl. La Bulgarie est le seul pays où les responsables de l'action de  désinformation ont été jugés et condamnés à des peines de prison ferme. Que penser à propos de ces politiciens français qui participèrent à l'organisation de colonies de vacances à Homel, situé à une centaine de kilomètres de l'épicentre de l'explosion? Que penser encore de ces experts occidentaux qui tentent de discréditer les analyses

indépendantes qui ne sont pas suffisamment pronucléaires ?

Il n'est pas nécessaire d'être ingénieur atomiste spécialisé pour pouvoir interpréter les statistiques comme celles du Kazakhstan (le pays des essais nucléaires soviétiques) où un enfant sur trois n'est pas normal, et porte les conséquences de la dégénérescence de son matériel génétique.

 

Et si les réels dangers étaient encore  sous estimés ?

 

S'il est toujours impossible de réaliser l'estimation globale des conséquences de Tchernobyl, certaines données sont très inquiétantes. Le taux des cancers de la thyroïde chez les enfants de Biélorussie (pourtant éloignée de plusieurs centaines de kilomètres de Tchernobyl a augmenté quatre-vingts fois (80 pour un million d'habitants au lieu de 1). Le rapport sur les conséquences de cette catastrophe en Pologne (encore plus éloignée que la Biélorussie) estime à vingt pour cent l'augmentation de la mortalité des nouveaux-nés ; à trente pour cent celle des fausses couches; à trois cents pour cent l'apparition de certains cancers; à deux cents pour cent la mortalité suite au cancer du sein. On ne dispose pas de données concernant la leucémie mais l'augmentation est constatée par plusieurs médecins. De plus, le nuage radioactif aggrave et accélère le développement des cancers existants (le fait est observé en Pologne sur les cancers du poumon). Comme d'habitude, les experts" se sont étonnés de divers phénomènes comme la concentration de césium dans les gonades; comme le fait que la terre de Tchernobyl, abandonnée par l'homme, est devenue le site préféré d'oiseaux migrateurs, aussi on chasse des canards radioactifs dans différents pays. Il y a également d'étranges phénomènes post‑Tchernobyliens : l’apparition des mutations vénéneuses des champignons habituellement comestibles.

-l'apparition de nouveaux micro-organismes, comme la bactérie du métro de Alma Ata.

Après chaque nouvelle catastrophe, les experts et les autorités sanitaires, choqués par la gravité des conséquences, changent les normes, c'est-à-dire le taux de radioactivité accepté par la législation (bien évidemment, pas par l'organisme humain, il doit s’adapter aux statistiques !). Mais même ces doses très faibles sont nocives. De plus, il n'y a pas de règles (sauf la destruction de l'A.D.N., la mutagénité et la cancérogénité) de réaction des organismes à l'action des radionuclides.

La majorité des observations concerne les animaux (ce qui n'est pas, on a pu le constater lors de nombreuses expérimentations à l'homme)

Adaptés à l'irradiation sur l'atoll Bikini, les rats et les souris résistent mieux. En Russie, c'est le contraire, les rongeurs sont très touchés par la contamination. Comment peut-on établir des normes sur des résultats contradictoires ? La catastrophe de Tchernobyl démontre non seulement la faiblesse de la civilisation technocrate mais aussi l'incompétence de la politique occidentale envers l'Est. Rapidement on abandonna l'idée de demander des dédommagements que l'U.R.S.S. aurait dû verser aux victimes.

 

L'Ukraine est devenue indépendante mais est constamment menacée.

 

Ce pays est aussi privé des possibilités d'aide bancaire et énergétique par des pressions politiques entre Moscou et l'Occident. Il n'est pas étonnant que les autorités ukrainiennes ne peuvent se permettre la fermeture immédiate de leurs réacteurs (y compris  celui de Tchernobyl malgré les risques d’une nouvelle explosion.

En ukrainien, Tchernobyl     signifie "plante noire" (absinthe, nom vernaculaire d'Artemisia absinthium). après une ancienne prédiction, c'est ici que doit commencer l’apocalypse. Il est difficile d’admettre que les vieilles prédictions soient plus "cartésiennes" que les expertises scientifiques.

 

Soures :

Five years after

-Tchernobyl une catastrophe, Bela et Roger

Belebéoch, Ed. Allia.-La catastrophe de Tchernobyl, un bilan inat

tendu, La Recherche 246/1992.-l'après Tchernobyl: des cancers en excès, La

Recherche 255/24.

The nuclear disaster in Oural, Jaures Medvevev

 

pour ne pas griller idiot 

 

Il n'est pas question de polémiquer pour savoir si oui ou non le nucléaire est nécessaire à notre économie, s'il est source de pollution ou non ;c'est un affaire de spécialistes avec tout plein de jolis diplômes.

Les savants, mandatés et accrédités par nos leaders politiques, vous savez ceux qui sont régulièrement invités par les médias, nous vantent les vertus de cette énergie nucléaire non polluante

-Faites-nous confiance, nous sommes des spécialistes et ce qui se passe ailleurs, ne peut pas arriver chez nous..

 

Ils sont rassurants ces gentils savants et c'est normal, ils travaillent généralement pour l'industrie nucléaire et de plus c'est humain, savant ou pas, il est difficile de cracher dans la soupe.

Mais quand d'autres, qui ne sont en général, pas invités par les médias, bien qu'ils aient autant de diplômes, (mais ils sont trop mal élevés; pensez, ils disent le contraire), et qui avec plein d'appareils nous démontrent que ce que prétendent les premiers est faux, on peut se poser quelques questions et se dire qu'il faudrait peut-être réfléchir un peu plus...

 

LE NUCLEAIRE

 

Hiroshima, Tchernobyl, essais nucléaires, retombées, déchets, nuages radio actifs.... Des mots qui font frémir, des mots au travers desquels se dessine en filigrane morts et désolation.

A la suite du dramatique accident de Tchernobyl, un nuage est passé... mais si un nuage chargé d'eau donne en passant naissance à des chutes de pluie, le passage du nuage radio actif de Tchernobyl, a quant à lui, donné naissance à des retombées radioactives.

Outre sur les humains pour lesquels on ne connaît pas encore toutes les conséquences, la nature a pour sa part pris le plus gros des retombées. La végétation d'abord, puis le sol, et les nappes phréatiques.

Pour rechercher l'information sur les rayonnements ionisants, pour informer le public, plusieurs savants et chercheurs ont créé une association loi 1901, sous le nom de CRIIRAD.

Cette commission de recherche et d'information sur la radioactivité, a quadrillé le territoire national de balises de contrôle munies de filtres absorbant l'air ambiant. Ces filtres sont prélevés chaque semaine

en situation normale, (sans alerte) et ponctuellement dès que la balise émet un signal d'alarme capté par une centrale de gestion.

Mais outre ces balises placées comme des sentinelles, l'association dispose d'un laboratoire d'analyse, et chacun, collectivité, producteur, consommateur, propriétaire, peut faire appel au CRII-RAD pour déterminer la radioactivité

 

 

Pour tout renseignement sur les modalités et services.

CRIIRAD

471 Avenue Victor Hugo
26000 VALENCE - FRANCE
Tél. +33 (0)4 75 41 82 50
Fax. +33 (0)4 75 81 26 48

contact@criirad.org

 

TCHERNOBYL, UNE CATASTROPHE

 

Bella et Roger BELBEOCH aux Editions Allia

 

Voilà une version de la réalité de ce que fut Tchernobyl et de ses conséquences une catastrophe minimisée par les médias, pour éviter de remettre la science et la technologie nucléaires en cause.

Quatre ans après l'événement, on découvre que les problèmes ne se limitent pas aux cités évacuées mais qu'ils s'étendent à des distances allant à des centaines de kilomètres et concerne des centaines de milliers de personnes. Juste après la catastrophe, le monde occidental censura l'information, car en fait, les journalistes soviétiques avaient publié des informations contrôlées par les autorités des pays

occidentaux par le biais de l’IPSN (Institut de protection et de sûreté nucléaire).

Les auteurs nous disent que finalement "Gérer un accident majeur, c'est essentiellement gérer ses conséquences médiatiques".

En réalité, Tchernobyl est un homicide d'un type bien particulier, puisque les victimes mourront bien plus tard et qu'on ne pourra jamais en identifier les causes rien ne différencie les cancers radio‑induits des autres cancers. Pas de spectaculaire là-dedans et par conséquent ce problème, pourtant énorme, ne peut intéresser les

Médias.

Les centrales occidentales ne sont pas à. l'abri d'une catastrophe du même type, mais pour la Russie, on a trouvé les coupables, les défauts de sécurité. Dans le cas d'un accident en Occident, la même catastrophe ne sera qu'un coup du destin, sans responsable et sans coupable l'absence absolue du danger nucléaire occidental est proclamé par nos experts sensés maîtriser complètement la technologie nucléaire.

A l'Est, on a fait croire à l'innocuité de l'irradiation les problèmes de santé pour les dirigeants sont en majorité une affaire de radiophobie et la population doit être traitée avant tout par des psychologues.

 

 

Pourtant les systèmes de régulation endocrinienne, immunitaire et cardio-vasculaires sont perturbés. on ne compte plus les cas d'anémies, les affections dermatologiques et auto-immunes, ou infectieuses, ainsi que les pathologies naso-pharyngées, les leucémies et les problèmes thyroïdiens... Nombre de nouveaux-nés naissent avec des anomalies du système nerveux central et les fausses couches ont augmenté considérablement. Les animaux donnent naissance à de véritables monstres, non viables...

Le directeur de la sûreté nucléaire de l’AEIA déclara en août 86 à la conférence de "Vienne " : Même s'il y avait un accident de ce type tous les ans, je considérerais le nucléaire comme une source d'énergie intéressante"•

Piotr Daszkiewicz - Jean Aikhenbaum

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Published by hstes
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