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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 12:58

 

 

Article publié dans « Réussir votre santé » - 1996

 

 

Faut-il avoir peur des manipulations génétiques ?

 

En 1975, un groupe de scientifiques, biologistes et chimistes dans un appel :  recommandaient la prudence et un certain principe d’éthique dans l’utilisation de nouvelles techniques et principalement la biotechnologie. Paul Berg, inventeur de cette innovation signa cet appel.

 

Les manipulations génétiques font l’objet de la plus grande inquiétude de la part d’éminents biologistes mondiaux.

 

Pour la première fois depuis la dynamite et la bombe atomique, une découverte suscitait la peur même chez ses inventeurs.

Depuis bon nombre d’années, on cesse de nous montrer le bénéfice, réel ou imaginaire de la biotechnologie ; en revanche, très rarement on nous parle des risques liés à son application. Afin de mettre en évidence l’importance du choix social concernant les manipulations génétiques, il suffit de rappeler domaines concernés de cette technique :

 

        la production des antibiotiques, hormones, interférons et autres substances difficilement accessibles à la synthèse chimique classique.

         La création de plantes résistant aux maladies et n’exigeant pas d’engrais.

         Les nouvelles sources d’énergie.

         Les micro-organismes dépolluants.

         L’élimination des maladies génétiques.

         La reconstitution d’animaux disparus.

         Des vaccins sans risque pour la santé.

         La reconstitution de l’histoire de la vie.

         Enfin, le décodage et l’intervention dans notre patrimoine génétique.

 

Tout d’abord, on constate que la biotechnologie est fort loin de réaliser une faible partie de ses promesses, et en sus, qu’elle subit de nombreux échecs. On suppose qu’une grande partie de ceux-ci est intégralement liée caractère réductionniste de la biotechnologie moléculaire en général. Ceux qui nous ont promis le décryptage de notre ADN oublient d’ajouter que cette information est vide et que seulement quelques pourcentages de cette information différencient l’homme de la bactérie et que ce pourcentage est encore plus faible si l’on se réfère à des animaux.

 

La science est donc très loin de la découverte du véritable mystère de la vie.

 

Ce mystère est-il d’ailleurs accessible à l’homme ?

Jusqu’à présent, la biologie n’est même pas capable d’établir la définition de la vie, le propre objet de ses études.

Le gène NIF (nitrogène fixation) fournit l’information selon laquelle certaines bactéries (Clostridium – Azotobacter) peuvent se fixer sans azote atmosphérique. Ces bactéries vivent en symbiose avec certaines plantes la transmission de ce gène de bactéries pourrait éviter l’utilisation des engrais.

 

Un enjeu économique colossal, qui fait taire toutes les voies dissonantes.

 

Étant donné l’importance économique et écologique de cette possibilité, plusieurs laboratoires travaillent sur le NIF. Le gène est bien déterminé on a réussi à l’isoler et on a même trouvé un vecteur, c’est-à-dire un complexe transportant le gène à divers organismes. Mais personne n’a réussi à créer une plante capable d’assimiler l’azote atmosphérique ! Peut-être que cette démarche est fausse dès son origine ? Peut-être est-il impossible de réduire les phénomènes de la symbiose et les relations très complexes entre les plantes, les micro-organismes, le sol, en une simple inscription génétique ?

 

Des risques sous-évalués ?

Il est évident que les risques sont encore plus grands lorsqu’il s’agit de recherches militaires. Rappelons qu’en 1979, l’épidémie de charbon (plus exactement une maladie intermédiaire entre le charbon et le choléra a Svierdlovsk). La poubelle de l’usine militaire, non stérilisée et jetée, causa la mort de plusieurs milliers (dizaines de milliers ?) de personnes.

 

Une propagation non maîtrisée.

Il suffit bien souvent une petite erreur ou même d’un animal contaminé pour déclencher une catastrophe. En outre, l’arme biologique (les micro-organismes manipulés ou les pathogènes ordinaires) se propage, contrairement aux autres armes, se reproduisent indépendamment de la quantité utilisée. Ajoutons que le coût relativement bas (en comparaison des recherches nucléaires et spatiales) ainsi que la facilité d’accès à l’information rend cette arme accessible a pratiquement n’importe quel laboratoire.

L’écologie bactérienne est très peu connue, il n’existe aucun moyen de contrôler les micro-organismes relâchés. Les gènes suicidaires qui s’auto détruiraient (seule garantie proposée par les généticiens) ne sont pas toujours réellement suicidaires.

De plus, ils ne sont pas capables de prévenir la propagation des informations génétiques – même mortelles – car les nombreux échanges de matériels génétiques typiques du entre les micro-organismes dans la nature.

 

La diffusion des micro-organismes suscite actuellement de fortes émotions.

 Le 24 avril 1987, un premier relâchement eu lieu en Amérique. Après un long procès juridique entre écologistes et promoteurs des bactéries (Pseudomonas recombiné protégeant les plantes contre le gel) on arrêta l’opération.

En cas de contrôle juridique, les producteurs plus exactement les manipulateurs génétiques, utilisent le chantage à la création d’emplois pour imposer leur volonté. Nordisk a quitté le Danemark pour installer son unité de production en Irlande, par ce que la législation danoise est très soucieuse à ce qui touche l’environnement et la santé publique.

Les producteurs « plus prévoyants » choisissent des pays plus conciliants tels que ceux d’Amérique latine ou d’Europe de l’Est, ils sont à peu près surs de s’épargner des procès, des condamnations, une interdiction ou encore une jurisprudence pointilleuse.

 

La génétique n’a pas de chance avec la politique du XXe siècle. Par deux fois la théorie et la pratique générées par cette science a servi les systèmes totalitaires. Les conceptions racistes de l’Allemagne nazie et le Lissenkisme du communisme sont les cartes noires de l’histoire pour certains biologistes.

Il n’est pas impossible que ces pratiques reviennent. Il y a de cela quelques années, un groupe de politiciens russes soutenus par une équipe de chercheurs de l’Académie des sciences a proposé la conception d’un « gène soviétique commun à tous les habitants de l’ex URSS ». Cette théorie a été créée dans le but de mettre en discussion l’indépendance des pays baltes. Pour cette fois, « la théorie de la génétique » n’était pas appliquée. Même dans les pays démocratiques, la génétique moléculaire peut menacer la liberté de l’individu.

 

Un risque pour les libertés individuelles.

La connaissance du génome humain (déjà utilisé par certaines agences d’assurances) peut mettre en cause le principe de l’égalité des chances. La discussion sur la génétique, la liberté et l’égalité commençait par Dobzhanski et Mayr il y a de nombreuses années (sur le principe de l’égalité des chances et non sur les résultats) est hélas, toujours d’actualité. Enfin, le fait d’utiliser des empreintes génétiques par l’appareil judiciaire indique bien la faiblesse de l’individu face a la génétique moléculaire. L’empreinte génétique est une méthode d’identification de l’individu par l’analyse de son matériel génétique, ou ADN, avec un très faible pourcentage d’erreur en théorie (en France en 1989 – 200 empreintes génétiques avaient déjà été établies).

 

Un des principes qui visent la sûreté de la méthode contesté.

L’un des principaux laboratoires commercialisant ce test, la société Lifecode a estimé à 1 pour 10 millions la probabilité que l’empreinte génétique d’un suspect innocent soit identique à celle d’une tache de sang trouvé sur le lieu d’un crime. Eric Lander, de l’université d’Harvard, repris les données et calculé la probabilité d’erreur : un pour 24 selon lui. Le test de multi systèmes (basé sur l’analyse du polymorphisme des protéines) était déjà utilisé par divers laboratoires de médecine légale lorsque, en 1987, une publication recommanda de l’utiliser seulement que pour le polymorphisme flagrant en raison des imperfections de la méthode.

La possibilité de se défendre contre l’injustice génétique est faible, rares sont les personnes qui peuvent s’offrir une contre-expertise, et aussi rares sont les laboratoires qui veulent attaquer le principe de la génétique moléculaire de plus en plus sacralisée par la presse.

 

Les échecs de la biologie moléculaire ne calme pas à notre inquiétude, les risques liés aux manipulations sont multiples.

Je ne suis pas assez compétent pour m’occuper des questions de la nature éthique concernant la destruction de notre tabou le plus profond : l’intervention dans notre ADN et ses conséquences, j’ai souhaité seulement indiquer quelques implications de la génétique moléculaire.

Le premier genre de risques est fonction de la libération des organismes génétiquement manipulés dans la nature. Il est impossible de prévoir comportement des nouveaux organismes dans l’environnement. L’histoire de l’introduction de certaines espèces animales (surtout en Australie et en Nouvelle-Zélande) montre la gravité que ce type de changement comporte.

Le son genre de risque est lié aux organismes artificiels la succession d’accidents ne peut que nous interpeller :

         1967, la brucellose dans une usine lyonnaise.

         1972, la rage dans un laboratoire américain.

         1976, l’épidémie de grippe aux États-Unis.

 

 

 

Alexandre Bienert -  Jean Aikhenbaum

 

 

 

Voir également :

 

http://www.hstes1.com/article-gene-de-la-connerie-70585272.html

 

http://www.hstes1.com/article-bio-technologies-procreation-medicale-assitee-ogm-73891758.html

 

http://www.hstes1.com/article-redouter-terrorisme-faut-il-71926457.html

 

 

 

Sources :

– Sheldom Krimsky, Genetic Alchemy, The Social History of the Recombinant DNA Controversy.

– Biotechnics and Society.

– Peter Neufeld, la science et la justice – pour la science.

       153/1990 J. Cardenas –Ethical implications of the commercialization of GeneticallyRngineered Products.

       C. Vincent biotechnologie : risque enjeu et communication.

       Haerlin, The risks are unknow- Appel to Reason concerning the Deliberate Realase of Geo.

       Kersti Gustaffon, Ecological Risk Assessment of the Deliberate Release Genetically Modified Organismes.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 18:57

La Syrie terre cosmopolite vue à travers la presse en 1937

 

 

Après le départ des anglais

La Syrie, terre cosmopolite

Voilà les Anglais partis de la Syrie  pour voler au secours de l’Egypte. Leur passage, qui n'aura été que de durée relativement courte, trop longue a notre gré, n'aura fait qu’ajouter pour quelque temps un élément de plus à la population des territoires syriens, qui est extrêmement variée. C'est, en effet, un, reste de tous les dépôts des différents peuples, des différentes races qui, au cours des âges ont possédé ou traversé la Syrie : Grecs, Arabes, Turcs, Arméniens, Juifs, Francs, Maronites, Druses, Métottalis; Ansarieh, Bédouins, Turkomans, Kurdes et, naturellement, Européens, le mélange est complet. Les Arabes, dont la langue est l'idiome principal du pays, composent la majeure partie de la population des villages. Les Turkomans habitent de préférence les plaines d'Antioche, les Kurdes sont fixés dans le Gahour, les Bédouins sur la limite de leurs déserts.

 

Dans les monts du Liban vivent les Maronites, les Métoualis et les Druzes.

 

Les Juifs ne sont qu'en minorité dans le pays qu'ils considèrent pourtant comme leur patrie. Des 15 millions d'Israélites répandus de par le monde, 40.000 à peine vivent en Palestine. Outre les chrétiens, les musulmans et les Juifs qui peuplent la Syrie, il y a beaucoup de tri­bus qui ont des cultes particuliers, notamment les Druzes, les Métoualis et les Ansarieh. On peut y ajouter les Maronites, bien qu’ils se rattachent aujourd'hui à l'église romaine.

Les Druses sont monothéistes et leur morale est très pure. Les Métoualis sont polygames, adorent Ali, sont fanatiques, s'écartent des chrétiens et ont la réputation d’hommes belliqueux mais généreux.

Les Ansarieh sont d'origine judaïque. Leurs femmes sont exclues de toute instruction religieuse….. Leur religion est un mélange de sabéisme et de christianisme.

Quant à l'église arménienne, elle a un patriarche à Jérusalem, où la communauté arménienne possède un grand couvent….

 

Notre Empire

Les mouvements antifrançais

La Syrie terre déchirée.

On ne peut exactement comprendre le drame qui se joue en Syrie et au Liban qu'en se reportant à l'avènement du Front populaire.

Cette formation électorale est composée de trois partis politiques : radical, socialiste et communiste. Seul, le premier s'est rallié depuis quelques années à l'idée coloniale. Les deux autres, les plus puissants et les plus actifs, la combattent. Ils sont anticolonialistes. Leurs doctrinaires, leurs orateurs, leurs journalistes considèrent la colonisation comme un moyen d'exploitation du capitalisme et de la bour­geoisie. Pour eux, il n'est en la matière qu'une formule : l'émancipation immédiate, la « libération » ; autrement dit, l'abandon. C'est à cela que tendent leurs efforts. Il convient de ne pas l'oublier si l'on veut saisir le sens exact de nos déboires coloniaux dans le Proche- Orient.

 

Les socialistes déjà avaient des idées bien arrêtées

 

Lorsque, en mai 1936, le Front populaire, sur un coup de dé électoral, prend le pouvoir, le second empire colonial du monde par une invraisemblance sans pareille dans l'Histoire, se trouve donc aux mains de gens qui en tous temps et en tous lieux se font les champions de sa dislocation.

Vont-ils mettre leurs projets à complète exé­cution ? L'envie ne leur en manque pas. Mais le morceau est un peu gros et les radicaux, d'ailleurs, ne marcheraient pas. Cependant, socialistes et communistes ont besoin, pour leur clientèle électorale — celle de France et d'outre-mer — d'un geste specta­culaire d'abandon.

Ce sera la Syrie qui fera les frais de cette haute trahison.

 

.....Cette situation engage entièrement la re­sponsabilité du ministère Blum, soit qu'il ait péché par ignorance, soit que ses créatures l'aient exploitée pour des fins personnelles. Ce qu'un avenir prochain nous apprendra.

 

Quand l’étranger se dispose à prendre notre place

Absorbée par des difficultés intérieures sans précédent, l'opinion publique française ne trouve ni le temps, ni le goût de se passionner pour ce qui serait pourtant susceptible de lui assurer une incomparable prospérité : son em­pire colonial.

Mais d'autres y pensent pour elle. Et il n'est pas peu désagréable de constater que dans le Proche-Orient toutes les nations inté­ressées procèdent comme si nous étions cata­logués « démissionnaires ».

 

L'Angleterre a été discuté, contesté, parfois même ridiculisé. Ce sont des choses qui ne se pardonnent pas de l'autre côté de la Manche.

C'est pourquoi, au premier signe de notre fléchissement, la Syrie est devenue un champ de luttes pour Rome et Londres : chacun vou­lant prévenir notre départ éventuel. Les livres et les lires sont tombées soudainement aux bons endroits. Et de cette agitation, bien entendu, c'est nous qui avons fait les frais.

L'Italie, solidement installée dans le Dodé­canèse, rêve de trouver sur la côte syrienne la base maritime qui ferait face à Chypre — de plus en plus fortifiée par les Anglais — et qui serait le pendant du port de guerre britannique de Haïfa, en Palestine. L'Italie rêve aussi de l'indispensable pétrole.

 

L'Angleterre, elle, sait que la Syrie com­mande géographiquement l'Irak, source du pré­cieux liquide nécessaire à la Home Fleet évo­luant en Méditerranée.

Elle sait que la route des Indes, grâce à l'avion, suit, comme il y a mille ans, le- chemin direct des caravanes, par le Levant et la Perse.

La Syrie et les terres voisines sont devenues le champ clos d'une lutte fantastique. Un champ clos retiré et silencieux comme ces pro­priétés aux abords des grandes villes où, au petit matin, adversaires et témoins se retrou­vent, loin de toute publicité, pour régler, le fer à la main, d'irréductibles haines.

Le malheur veut que ce champ clos, tout le monde s'apprête à oublier qu'il est d'abord français.

 

Il y a aussi le problème juif. Sans ce problème il est certain que nous aurions la paix…..

On dira : que « la Palestine ne nous regarde pas». Voir !

Les Anglais ont là une épine entre chair et peau qui est de taille. La finance juive, qui leur a arraché en pleine guerre la fameuse note Balfour contre espèces sonnantes et tré­buchantes, n'est pas disposée à lâcher ce gage merveilleux. Les Arabes non plus. Et l'Angle­terre éprouve pour le moins autant le besoin d'être bien avec eux durant la paix qu'elle eut celui de l'être avec l'argent juif durant les hostilités. La solidarité arabe est bien connue. Elle est, par une forme inattendue des nationa­lismes modernes, de plus en plus vive et active. Se brouiller avec les Arabes de Palestine, ce serait perdre l'amitié nécessaire de tous ceux qui, de Suez à Aden et jusqu'au Bengale, par­ticipent à cette prodigieuse et toute convention­nelle arme politique : la route des Indes.

Mettre d'accord, sur notre dos, Arabes et Juifs n'est plus, aujourd'hui, une pure vue de l'esprit. On apprend, en effet, que pour met­tre fin à l'antagonisme arabo-juif, les Anglais auraient décidé de scinder la Palestine en deux.

Cette opération, malgré les protestations de façade des Israélites, est évidemment tout à l'avantage de ces derniers puisque, d'une part, elle réalise leur grande aspiration, la création de la République de Sion, et que, d'autre part, elle se fait sur le dos des Arabes auxquels on arrache une partie de leurs terri­toires. Avec quelles compensations ? On a écrit un peu partout dans la presse française : « En rattachant la Palestine restée arabe au royaume de Transjordanie. » Mais toute la presse du Proche-Orient, d'Istanbul au Caire, a été beaucoup plus explicite et beau­coup plus compréhensible. Elle a ajouté :

... Et la Syrie du Sud...

 

Aujourd’hui comme hier, la Syrie a été divisée et a dû faire face a de nombreuses tensions internes. La succession du pouvoir en place actuel fera resurgir immanquablement les dissensions entre les minorités diverses qui composent le paysage syrien. La chute du régime actuel verra l’instauration probable d’un pouvoir totalitaire islamiste.

 Les minorités de la société syrienne, vulnérables et sans défense, sont écrasées dans le cadre d’un conflit qui augmente en intensité, se caractérise toujours plus comme lutte entre les différentes factions, se colore de sectarisme et de confessionnalisme.

C’est ce qu’indique, dans une note envoyée à l’Agence Fides, un jeune chrétien, évacué avec sa famille à Hassaké, qui y raconte l’expérience de la petite ville de Ras al-Ain, à la frontière avec la Turquie, en Haute-Mésopotamie. Jusqu’à présent, le pouvoir en place assurait la sécurité de ses minorités. Il est certain, que le départ contraint ou volontaire d’Assad débouchera sur des conflits sanglants internes, qui risquent d’être au moins aussi douloureux pour la population que l’actuelle révolte

 

Choix de textes et mise en forme 

Jean Aikhenbaum

- sources Je suis partout – Au Pilori – l’Humanité ‘années 1937 – 1938)

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:52

La coca (Erythoxylum peruvanium)

 

L’héritage controversé de l’Amérique précolombienne.

 

Dans l’histoire européenne, aucune plante n’a joué un rôle aussi important et aussi controversé que le coca.

Aucune plante n’évoque autant d’émotion que ce petit arbuste cultivé depuis des millénaires.

Avant d’aller plus loin dans notre démarche rappelons que.

Erythoxylum peruvanium est synonyme d’ Erythoxylum coca.

 

          Le coca (nom masculin) est un arbuste du Pérou pour les feuilles ont une action stimulante et qui fournit la cocaïne.

          La coca (nom féminin) est un mastic à toi (substances que l’on mange dans l’avaler, comme le chewing-gum, pour exciter la sécrétion de la salive) ayant pour base les feuilles de coca.

La coca, est l’un des plus importants éléments de l’économie parallèle,car la valeur du marché de la cocaïne est estimée, uniquement aux États-Unis, à plusieurs centaines de millions de dollars annuels.

 

La coca, sujet tabou et ennemi numéro un des grandes puissances

Cultivée sur les yungas (nom quetcha des terrains fertiles et humides), cette plante est devenue l’ennemi numéro un des grandes puissances.

Mais l’expérience démontre que c’est un ennemi quasiment inattaquable malgré d’importantes opérations policières et militaires, malgré les bio pesticides génétiquement modifiés, malgré la destruction des cultures et la pression des forces de l’ordre sur les cultivateurs. Dans cette guerre déclarée à une plante, rares sont les personnes qui tentent de comprendre l’histoire et la tradition ethnobotanique du coca, car il est devenu le sujet tabou de la civilisation occidentale.

La coca, don divin ! Ou malédiction ?

Le coca fut longtemps considéré par les uns comme un don divin, par les autres comme une plante descendue tout droit de l’enfer, tantôt comme la panacée à toutes les maladies, tantôt comme la vengeance et la malédiction des derniers Incas ; tantôt encore comme la chance économique de l’Amérique latine, tantôt comme l’une des principales menaces des sociétés industrialisées. Enfin, le coca est une plante unique dans le contexte mondial : source de grandes fortunes sur un marché clandestin florissant, il est la cause de certaines interventions militaires, de guerre et de la chute de quelques gouvernements.

 

Ce qu’en disent les ouvrages anciens.

Pour bien comprendre le phénomène « coca », il est nécessaire de lire les ouvrages des voyageurs naturalistes de langue espagnole des siècles suivants la conquête de l’Amérique.

Manuel Fuentes, médecin botaniste péruvien, consacra plusieurs années de sa vie à l’étude du coca. Son ouvrage intitulé « mémoires sur le coca du Pérou, ses caractères botaniques, sa culture, ses propriétés hygiéniques et thérapeutiques » publié à Paris en 1868 est une source exceptionnelle d’information.

Pour les Incas, coca exprimait la présence divine sur la terre, ce qui explique que les champs d’ Erythoxylum peruvanium furent des sanctuaires.

Garcilazo, dans son « histoire des Incas » décrits les circonstances de l’utilisation de la plante sainte. Sans coca, les Incas ne pouvaient ni approcher des tombeaux, il se joindre aux esprits des défunts. Grâce à l’intervention divine, la maison dans laquelle se trouvait coca était protégé du malheur. Coca était de toutes les cérémonies sacrées et garantissait le bonheur dans l’amour, la chance pour la fortune. Son arôme était nécessaire pour que les dieux Cayas et Mamas se décidassent à montrer la richesse des montagnes et a indiquer les gisements des métaux.

 

Coca, pareil à l’or, était la plus précieuse des primes pour les guerriers ;

 il n’est donc pas étonnant que son utilisation plus réservée aux Incas est formellement interdite aux peuples conquis. Après la conquête espagnole, Erythoxylum coca devant le principal moyen d’échange de troc grâce auquel les Indiens pouvaient acheter de la nourriture. Après l’établissement de l’économie monétaire, la production de coca deviendra élément essentielle de l’économie latino-américaine.

L’importance et l’engouement que suscite la coca a eu comme résultat une grande consommation dans la région mineure de Potosi où, au XVIe siècle, elle se chiffre à 100 000 cestos (paniers) de feuilles, c’est-à-dire environ 1 million de piastres (25 millions de francs).

 

Une force économique non négligeable qui généra et génère toujours des conflits.
 

Les Espagnols se rendirent compte rapidement la force économique que représentait la culture du coca. Pour la première fois, coca deviendra la cause d’un conflit entre l’administration royale et l’église catholique (une situation analogue existait au Mexique avec Pyotle de Labophora). Pour l’église, coca était source de résistance aux nouvelles idées et incarnait la fidélité aux anciens dieux indiens. Certains prêtres l’accusait de permettre le contact avec les esprits du mal.

La position et la force de l’église obligèrent l’administration royale organiser le commerce de coca une façon plus discrète. La lettre d’un archevêque, adressée le 18 octobre 1569 au vice-roi d’Espagne dans laquelle on pouvait lire ceci :

«… La croyance des Indiens, qui s’imaginent que la coca placée dans les bouches est la source de la force, n’est que le résultat de l’influence du démon », cette lettre n’a pas modifié l’attitude de l’administration.

Le XVIIe siècle verra diminuer les bénéfices du commerce du coca.

En novembre 1619, le prince Esquilache demanda d’analyser le phénomène si inquiétant pour les finances de l’État. Aujourd’hui encore, les historiens ne sont pas d’accord quant aux causes de cette crise actuelle de la coca. Certains supposent que l’augmentation de production provoqua la baisse des prix, d’autres pensent que la diminution de la population indienne fit chuter la demande.

Quand le vin concurrence la coca

 L’apparition du vin, inconnu avant l’arrivée des Espagnols, aggrava cette crise. En outre, le vice-roi Francesco de Toledo instaura une taxe spéciale de 5 % sur la coca (elle n’était que de 2 % sur les autres activités commerciales).

La consommation de coca consistait à mâcher les feuilles, ou encore à la préparer sous forme de tisane. La richesse des coutumes conviviales liées à la coca est comparable à celle du thé en Asie. Les espagnols préféraient la coca mélangée au tabac ou au sucre, les indigènes restaient fidèles à la préparation de coca avec du pain de quinoa.

 

La coca, une plante aux mille et une vertus

Le Pérou doit son indépendance à la coca car la soutenue la capacité à combattre de l’armée républicaine pourtant privée de nourriture, exposée au froid des montagnes, fatiguée par d’incessantes marches.

Bien longtemps avant l’isolation de la cocaïne et de la production de coca cola, l’ Erythoxylum peruvanium intéresser les naturalistes des chimistes européens.

La coca fortifie les dents et les gencives, soigner les douleurs intestinales. La tisane aide les asthmatiques. Appliqué extérieurement, la pommade de coca adoucit les brûlures et soigne les blessures ; dans le traitement de la syphilis, elle était plus efficace que le gwajak. Les médecins du XIXe siècle supposé que l’habitude de marcher les feuilles de coca protéger les Indiens contre les ravages de la syphilis.

Dans l’ouvrage « Perla de la America » le missionnaire jésuite Antonio Julien décrit divers cas de guérison d’hépatite liée à la coca. On expliqua la résistance des mineurs et leur longévité des par l’action de la coca sur les celles d’antimoine et d’arsenium.

En 1836, M. Schwall, médecin botaniste allemand constatait dans les Andes, l’action bénéfique du coca dans les cas d’inflammations respiratoires. Il confirma ses observations par de maintes expériences dans les hôpitaux germaniques.

A Paris, le Docteur Reiss affirmait dans le journal des connaissances médicales et pharmaceutiques que la coca augmentait le camp de chances de survie chez les patients atteints de choléra.

Pablo Nolasco Crespo conseillait l’utilisation de la coca aux explorateurs des pays froids. Ses préceptes parvinrent à intéresser le tsar.

Au XXe siècle, le démonisme que suscitait le coca (considéré par les Indiens comme saint) plus la raison de l’interdiction de sa culture.

Les espagnols attribuèrent d’autres valeurs à la coca, en particulier son action complexe sur l’organisme humain. Ils étaient étonnés par l’augmentation de la résistance des mineurs ou vapeurs toxiques et des Berio froids. Ils admiraient l’incroyable résistance des coureurs à pied (coursiers) souffrant du froid moins que les autres, et également la force mandibulaire des mâcheurs de coca.

En revanche ils constatèrent :

          les effets de la dépendance de l’organisme à la coca.

          Les effets amoindrissants des forces physiques lorsque l’organisme est en manque.

Enfin, l’ Erythoxylum peruvanium accompagna bien des guerres de ce continent. Suite à la résurrection indienne de 1782, les Espagnols renforcèrent le contrôle sur la production de coca. Parmi les défenseurs de la ville, seuls les consommateurs de coca survécurent à la famine durant le siège de La Paz.

En conclusion, nous dirons que personne ne tente de comprendre le phénomène culturel du coca. Il est certain que la liaison facile entre coca et cocaïne nous prive des diverses aux actions bénéfiques de cette plante. Pourtant, le retour des grandes épidémies devrait nous inciter à vérifier tous les remèdes  connus dans les cultures et pharmacopée traditionnelle réputés pour leur efficacité.

 

 

Alexandre Bienert

Jean Aikhenbaum

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 18:35

 

 

Débarrassez-vous de ces maux dont vous périssez ; décrétez que ceux qui ont ruiné des fermes ou des villages les rebâtissent ou les vendent à des gens décidés à les restaurer et à rebâtir sur le terrain. Mettez une limite aux achats en masse des grands et à leurs droits d’exercer une sorte de monopole. Qu’il y ait moins de gens qui vivent à ne rien faire. Qu’on revienne au travail de la laine, afin qu’une industrie honnête soit capable d’occuper utilement cette masse oisive, ce dont la misère a déjà fait des voleurs… En effet, vous laissez donner le plus mauvais pli écarté peu à peu les caractères depuis la petite enfance, et vous punissez les adultes pour des crimes dont il porte dès les premières années la promesse assurée. Que faites-vous d’autre, je vous le demande, que de fabriquer vous-même des voleurs que vous pendez ensuite ? Thomas More – utopie.

 

Les carottes sont cuites, la fin du monde n’a pas eu lieu, Maya s’est planté, c’est peut-être qu’il y aurait eu de moins terrible, mais rassure-toi, la fin des haricots approche.

 

Nouvelle année ! Entendu comme il se doit les blablateries habituelles. N’en finissent pas de nous raconter les mêmes sornettes. On est dans les difficultés, qu’ils nous disent. Et la main sur le cœur, ils nous promettent qu’on va s’en sortir, que ce sera dur certes, mais que nous avons plein de ressources et pleins de talents.

A les en croire, demain sera radieux ou presque ! De qui se moque-t-on. Plus personne ne croit à ce discours insipide et mensonger. Le bilan qu’on peut dresser est loin d’être rieur. Les grandes fortunes s’exilent, à en croire le journaleux de service aux infos, le nombre a doublé entre 2011 et 2012 – 108 grandes fortunes auraient choisi de mettre leur oseille à l’abri de la voracité de notre fisc, en Belgique. La fiscalité est plus clémente, paraît-il. Les Belges se frottent les mains, que de rentrées en perspective. Tu vois, les affaires sont pas mauvaises pour tout le monde.

Le journaliste y a été de son commentaire, on a appris que dans l’ensemble plus de Belges ont demandé la nationalité française, que de français la nationalité belge. Tu vois on est gagnant, ce que le baveux a oublié de te dire, c’est que les Belges ne sont pas devenus français à cause de la pression fiscale belge. Tout ça, me fait penser au pâté d’alouette et de cheval… On n’est gagnant en nombre, mais on perd au change.

L’autre chiffre vague et flou concerne les entrepreneurs ou les futurs entrepreneurs. Eux aussi s’expatrient, faut dire que d’un côté, les tracasseries administratives hexagonales font tout pour ; que de l’autre côté on leur met le tapis rouge et qu’on leur cire les pompes.

 

N’aime pas les riches, qu’il a dit. Ils le lui rendent bien, y s’tirent avec tout leur fifrelin grelots.

N’aime pas, non plus, les futurs riches, ceux qui le sont potentiellement en devenir. Moi qui te cause, j’aime pas les cons, pourtant avec effort, et non sans difficultés, je le reconnais, j’arrive à me supporter tant bien que mal depuis un sacré bout de temps, j’espère d’ailleurs que ça va durer encore un peu. Les entrepreneurs, créateurs de toutes sortes sont de mauvais esprits on ne veut pas ça chez nous. Qu’ils aillent porter leurs soi-disant savoir-faire à la perfide Albion ou ailleurs. Ça fait des siècles qu’elle nous tarabuste. Ceux-là, la plupart du temps, n’ont pas un rond en poche. Mais des idées parfois à revendre. Pas des gens sérieux, tu te rends compte, ils ont cassé leur tirelire et parfois aussi celle de mémé pour monter leur business. De plus, ces dingues sont prêts à bosser 20 heures par jour. Pas encore compris, qu’on était au pays des 35 heures par semaine, si tu les laisses faire, vont flinguer le boulot à Martine, et foutre en l'air tous nos acquis sociaux. Bon débarras s’ils se tirent ; ils pourraient, en plus, contaminer notre belle jeunesse qui çà et là fait des prouesses d’imagination avec des feux de joie en brûlant quelques bagnoles, pour manifester sa vitalité et en caillassant les pompiers qui se sont mis en tête d’écourter les saines expressions d’une manifestation si spontanée et poétique incomprise par notre société rétrograde. L’avenir et la chance de la France c’est eux, peuvent pas se tromper nos politiques, c’est bien connu, De toutes les façons, nous on s’en fout, on est assuré d’avoir le bonheur socialiste à portée de mains. Pas grave si quelques-uns font défaut.

 

Demain tous russes, Poutine président !

Tiens, deux qui doivent bien se marrer, c’est Poutine et Depardieu, copains comme cochons. Depardieu est maintenant russe. Avec passeport et sécurité sociale et en prime 13 % d’impôts, c’est-y pas beau ça ? Comment y peuvent s’en tirer les Russes avec des taux d’imposition aussi ridicules, alors que nous, avec 75 % pour les riches on n’est pas sûr d’y arriver ? Les commentateurs y sont allés de bon train : en gros, pour la gauche honte aux riches qui quittent un navire en train de sombrer, alors que nous avons besoin d’un effort collectif, lâchement ceux qui sont bourrés aux as foutent le camp. Ils se gardent bien de te dire qui est responsable du trou ; les autres, les impondérables, mais surtout eux n’y sont pour rien. Il ne leur viendrait pas l’esprit, que tous ceux qui se tirent en ont assez de ne pas voir la fin du tunnel. En ont assez, qu’on leur répète les mêmes conneries. D’ailleurs, ça n’a nullement empêché de décorer de la Légion d’honneur des tennismen français expatriés en Suisse, qui aux dires d’une pétillante ministre ne sont pas des exilés fiscaux mais des exilés par convenance personnelle ; tout ça dit avec beaucoup de conviction et sans rire.

La solution à nos problèmes ne passe surtout par eux, mais plus probablement sans eux.

 

 

Passons aux choses sérieuses : pourquoi pas, le mariage pour personne ?

J’ai l’honneur de ne pas te demander ta main,

ne mettons pas nos noms au bas d’un parchemin (Georges Brassens – la non demande en mariage)

mariage pour tous. C’est le dernier slogan en vogue. Les homos, c’est leur droit veulent convoler, avoir des z’enfants. Faire une famille comme toi et moi. Complètement ringard ces mecs et ces nanas. Z’étaient pas contents avec le pacs ? Égalité qu’ils disent. Le législateur socialo a dit que cette revendication était légale, qu’elle allait dans le bon sens, qu’il fallait légiférer. Tu vois bien qu’en France on est plein de sujets sérieux et qu’en plus on a de bonnes idées. J’ai bien aimé les prises de positions de Guy Bedos ; qui en est à son troisième divorce, et n’est pas prêt à convoler de nouveau. Alors, quand on lui pose la question de savoir ce qu’il pense la famille homoparentale et de l’adoption, il envoie tout ça bouler. Pourtant c’est un homme de gauche. L’autre, c’est un député anglais, homosexuel qui ne comprend pas que dans certains pays on massacre des homosexuels dans la quasi indifférence des homosexuels des pays démocratiques ; alors que dans les pays démocratiques leur seul souci est de faire reconnaître une union maritale légale dont tout le monde se fout.

 

Jean Aikhenbaum

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 15:14
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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 22:58
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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 22:54

 

Article publié dans réussir votre santé – 1996.

 

 

Quand le rire soigne,

la rigolothérapie

 

si vous voulez étudier un homme, ne faites pas attention à la façon dont il se tait, ou dont il parle, dont il pleure, ou même dont il est ému par les nobles idées. Regardez-le plutôt quand il rit  (Dostoïevski – l’adolescent).

Le rire, est une chose aussi importante qu’il occupe dans la vie du genre humain, une place extrêmement privilégiée, car « mieux est de rire que de larmes écrire, parce que le rire est le propre de l’homme » (Rabelais) au point que non seulement auteurs, acteurs, chansonniers et chançonneurs, hommes politiques ou simples citoyens l’ont utilisé, l’utiliseront comme un nectar venu du ciel, un cadeau à nul autre pareil.

« Le rire est comme la suprême image, la suprême manifestation du divin réabsorbant les dieux prononcés et prononçant le Dieu par un nouvel éclat de rire » (Pierre Klossowski – 1905 - un si funestes désir).

 

Le rire est un moyen d’expression, qui comme la parole, comme la musique est variable à l’infini, et sur le rire, : on pourrait dire, bien des choses ; tenez en variant le ton : moi Monsieur, si j’avais un tel rire… « Parodiant Rostand » en un sanglot, Cyrano de Bergerac.

Je rirais comme on mange c’est-à-dire à belles dents, et je croquerais dans le rire, comme on croque dans une pomme d’amour…

Je rirais en couleurs, en bleu, en rouge, en vert ou même en jaune, bien que coloré, c’est en l’occurrence un rire triste, teintée d’amertume, de la couleur de la bile car dans ce cas, le moins que l’on puisse dire est que « je n’essaie rire que des lèvres, et que j’ai le spleen, tristesse physique, véritable maladie» (Chateaubriand, lettres à Madame de Récamier).

Ou encore, il n’est pas impossible que je ris en noir et en blanc avec Laurel et Hardy, avec Charlot, ou avec les Maex Brothers jusqu’à en mourir de rire, car même si « le rire est ridicule » Verlaine – poèmes Saturnien.

 

Il est possible de mourir de rire, alors que le ridicule (c’est bien connu) ne tue pas, par contre en revanche… Il prête à rire.

Il est possible, que j’éclate de rire comme le ferait une bombe, qui ne serait pas offensive, qui a l’instar des exocets, de fabrication nationale serait comme « le français » il fit ce que font en toute occasion les Français, il se mit à rire » Honoré de Balzac, Massimila Doni.

Quoi de plus clair, quoi de plus heureux qu’un beau rire cristallin, frais, joyeux, roucoulant comme le ferait la colombe amoureuse…

Quoi de plus réconfortant, que le rire d’un ami qui rit à gorge déployée, se transformant en un fou rire communicatif, inextinguible une rate dilatée à son maximum et amenant petit à petit à rire aux larmes, contrariant le poète qui affirme sans vergogne que « tel qui pleure au matin, rit le soir ».

 

C’est une étrange entreprise que celle de faire rire les honnêtes gens. Étrange ? vous avez dit étrange ?

 

Oui pourquoi pas, mais combien d’agréables et mercis, devons-nous, à ceux qui nous font rire et de nous faire bénéficier du privilège, à chaque séance offerte de nous faire gagner une tranche de vie supplémentaire. Nous savons tous que « la plus perdue des journées, est celle où l’on a pas rit » (Chamfort). Mais attention, le rire moqueur est acceptable, le rire ironique l’est parfois moins, et nous devons garder à l’esprit « qui rit d’autrui, doit craindre qu’en revanche on rit aussi de lui » Molière et ne jamais perdre de vue « il faut que la bonté soit au fond de nos rires » Victor Hugo ; rendons au rire son authentique signification ! Enlevons le à ceux qui ont font une raillerie sacrilège !.

 

Que vive Polichinelle… Car si j’ai bien compris, qui mieux que lui est à même de rire comme un bossu... Et même trois fois plus.

Que demande le peuple ? Questionnait Néron, la réponse est célèbre puisqu’elle parle de pain, de jeux. Mais elle omet de parler de rire ; or le peuple et le roi ont besoin de rire… Il faudrait à tous les carrefours des baladins, au Louvre le bouffon (Victor Hugo). En ce qui concerne les ecclésiastiques un doute demeure, en effet : qu’un pape rit de bonne foi, je ne saurais l’assurer ; je tiendrai un roi bien malheureux, s’il n’osait rire : c’est le plaisir des dieux – La Fontaine.

Nul n’ira jusqu’au fond du rire d’un enfant (Victor Hugo – le crapaud) que pourtant, il faut inciter au rire, avant toute chose, avant que ne se décide pour lui les choix de la vie.

 

Il faut rire avant que d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri – La Bruyère.

De grâce, faites rire vos enfants, il est en votre pouvoir à vous les parents de transmettre ce bien précieux. Si vous ne faites pas, qui le fera ? Et alors « quelques générations encore et le rire, réservé aux initiés, sera aussi impraticable que l’extase » Cioran – syllogisme de l’amertume.

« Le rire est ridicule autant que décevant » Verlaine – poèmes Saturniens, lui, qui donnait dans un rire au goût d’absinthe pure, cynique, et pourtant cela lui aurait fait tant de bien de rire joyeusement, attendu que « le rire châtie certains défauts, à peu près comme la maladie châtie certains excès » Henri Bergson : le rire – essai sur la signification du comique.

Cela me fait penser à ce philosophe qui riait en voyant une tangente à un cercle parce que cela ressemble à un angle et que ce n’en est pas… Simone de Beauvoir – l’invitée. Rire de toi, mon cher Verlaine… Oui  « Tu me ferais rire, si cela m’était permis » Samuel Beckett – en attendant Godot.

Vive le rire – Zavatta ; car le rire me purge de mes dégoûts – Jean Cocteau

 

C’est la sagesse des orientaux que de rechercher remède à la tristesse, avec autant de soin que contre les maladies plus dangereuses – Montesquieu. En Occident, il a fallu attendre des temps plus que modernes, et c’est le New Age nous enseigne que l’on peut combattre la consomption par la rigolothérapie. Alors, je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer – Beaumarchais.

Si je m’en réfère d’après l’adage romain : un esprit sain dans un corps sain, la faculté de rire est preuve d’une âme excellente – Jean Cocteau ; et comme c’est par son âme que l’homme est relié au divin, si l’homme croit atteindre la perfection dans la morosité il se trompe car : un saint triste est un triste saint – François de Sales –

Mon passe-temps favori : rire – le Dalai lama. Si l’on ne trouve pas beaucoup d’humour et de gaieté dans le monde de la médecine, cela n’empêche pas l’humour d’être la meilleure des médecines qui soit – Joseph Billing. Et s’il est un message utile en soi… C’est que le rire est la seule chose qui nous soigne du désespoir (Caroline Serreau : avant-propos de rire pour guérir – éditions du soleil.

 

Le rire sur ordonnance

faut-il prescrire le rire ? Y aura-t-il bientôt en faculté un enseignement du rire et fera-t-on suivre au patient des cures salutaires de rigolothérapie ?

Ce serait souhaitable.

Le rire est une thérapie à part entière non négligeable, ses bienfaits se font ressentir tant sur le plan physique que sur le plan psychique.

Il fait travailler les muscles du visage : prévention des rides, retarde le vieillissement. Les muscles du dos, de la poitrine, de l’abdomen sont également sollicités. Le rire favorise d’élimination des déchets, active le foie, le cœur et la rate. Il agit sur le psychisme, stress, morosité, angoisse lui cèdent le pas. Tous les déprimés ont intérêt à se payer une bonne tranche de rire, les insatisfaits, les nerveux, les boulimiques peuvent user et abuser de cette thérapeutique. Le rire nourrit, d’où son aide pour combattre les problèmes de surpoids.

Rire calme les angoissés, les agressifs, les coléreux, il est sédatif et toni-cardiaque. Il favorise le relâchement musculaire. Il permet souvent de diminuer, de calmer et de contrôler la douleur.

 

Attention : le rire est réellement une drogue

mais du fait de sa toxicité quasi nulle, moindre que n’importe autre thérapeutique, il est vivement recommandé d’en user, d’en abuser et de dépasser gaiement toutes les doses prescrites.

Et comme toute bonne chose a une fin, je ne voudrais pas en terminer avec cet article sans vous mettre en garde contre les gens qui ne rient jamais : ce ne sont pas des gens sérieux – Fuyez-les.

  à consulter:

http://www.leriremedecin.asso.fr/ 

 

Georges Gheldman ;

 

Sources :

Archives de l’auteur

Rire pour guérir – éditions du Soleil

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 15:06
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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 15:04

 

 

PITIÉ POUR LA FRANCE

Ils
tiennent leur juif : rien ne l'arrachera de leurs griffes. Car ce juif providentiel est la justification de la haineuse doctrine dont ils ont déchaîné le fléau sur la France, l'argument vainqueur jeté à notre peuple pour l'exaspérer jusqu'au paroxysme ….………. La culpabilité de ce juif, ce n'est pas seulement en gros tirages de journaux qu'elle se monnaye : c'est en suffrages des sacristies et des salons, en applaudissements de la foule égarée, en popularité... Tu vois bien, juif, merveilleuse et irremplaçable poule aux oeufs d'or, qu'il faut de toute nécessité que tu restes le Traître ! Si tu cessais de l'être, une de nos plus notables industries péricliterait. Peu importe que la France pâlisse, pourvu que le glorieux antisémitisme prospère!
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 16-LB57-19300

 

 

On est pas antisémite, mais il faut admettre que pour les juifs, il y a souvent un problème de nationalité.

 

 

Les Juifs sont actuellement un peu nerveux.

Ils craignent que l'exemple d'Hitler ne soit contagieux. L'un d'eux, M. Philippe Marx, écrit dans Actualité : « Nous assistons en ce moment à une tentative très nette de rêve du vieux sentiment antisémite. Ce n'est certes pas celui qui connut le succès aux temps révolus de l'affaire Dreyfus — où fleurissait la prose d'Edouard Drumont et de Guérin — qui essaye de revivre. Mais on tente de l'adapter au principe hitlérien. Une pareille appréhension me semble mal fondée et propre à nuire à ceux qui la tra­hissent. Elle laisserait croire qu'Israël est incapable de supporter la moindre critique, ne vise qu'à être roi. J'ai l'autre jour déclaré qu'Hitler avait commis un crime abomina­ble » en maltraitant les Juifs qui avaient depuis la fin de la guerre, si bien servi la cause allemande, et la revue Chalom m'a taxé d'antisémitisme, estimant que mon in­tention était d'exciter les alliés contre les victimes d'Hitler. Une pareille susceptibilité est irritante ».

Je n'ai jamais été ni antisémite ni philosémite. Aux premiers jours du dreyfusisme, lorsque le « Groupe des étudiants collecti­vistes, dont j'étais membre, vota un ordre du jour de protestation contre l'arrestation du colonel Picquart et réprouva « les me­nées antisémitiques », je fis prudemment ajouter à cet ordre du jour ces deux mots : et philosémitiques. La fille de Jules Guesde me fit même, à cette occasion, les gros yeux. Elle était bien jolie, mais je ne lui cédai point pourtant. Son ardeur drey­fusiste, d'ailleurs, devait tomber vite. Son père, ne pouvait être du même côté que Jaurès dans une pareille bataille. Même lorsque l'unité socialiste fut réalisée, les deux hommes restèrent hostiles l'un à l'autre, comme en témoigne cette note extraite du septième tome des Cahiers de Maurice Barrés : « Tandis qu'il (Jaurès) parlait (Ma­roc, vers le 19 janvier 1909), Guesde avait groupé sur le haut de l'extrême gauche ses plus fidèles, Ghesquière, Delory, et leur ex­pliquait âprement les contradictions du dis­cours de Jaurès ».

Jusqu'à la guerre, le problème juif fut pour moi un problème religieux. Un Bulgare que je reçus en 1917 au Quai d'Orsay, m’obligea à admettre qu'il était pour beau­coup de Juifs un problème de nationalité. Voici d'ailleurs, le dialogue qui s'établit alors entre mon interlocuteur et moi :

 

« les Juifs constituent une nation parmi les nations, et moi, qui suis Bulgare, qui ait servi dans l'armée bulgare pendant les guerres balkaniques, Je déserte aujourd'hui... parce que je prends parti contre l’Entente, car j’estime que cette dernière est solidaire de la cause juive.

 

Faut-il, en France organiser des pogroms ?

Cette réponse pleine de bon sens limite étroitement l'action antisémite. Des deux, il faut opter : faire entendre de vaines protestations ou organiser des pogroms. En France, seul l'intrépide Urbain Gohier, qui ne souffre point pourtant qu'on maltraite les animaux, publia naguère qu'il ne répu­gnerait pas au massacre des Juifs.

 

Au temps d'Alexandre III, écrivit-il dans sa Vieille France, il pouvait paraître impossible ou cruel de jeter six millions de Juifs dans la mer Noire. Depuis lors, les Juifs ont prouvé qu'il leur était possible et profitable de faire égorger trente millions de chrétiens, dont dix millions de Russes, et d'en tuer une partie avec d'effroyables raffinements de cruauté.

 

Exterminer les juifs russes aurait été salutaire !

Donc, il eût été très humain - du seul point de vue arithmétique — d'exterminer les Juifs russes il y a vingt ans.

Ohé, les huma­nitaires, savez-vous compter ou prétendez-vous que la vie d'un Juif est plus précieuse que celle de cinq blancs ?

 

Difficile de démontrer que la révolution russe a été le fait exclusif des juifs

Si l'on était disposé à rendre le mal pour le mal, il resterait à démontrer que la révolution russe fut uniquement le fait des Juifs.

Démonstration malaisée ! Lénine n'était pas Juif, et, parmi ses adversaires, se rencontrèrent nombre de Juifs.

 

Dans une récente conférence. Léon Dau­det s'est élevé les immondes pro­cédé« du Saint-Office » mis en œuvre, en Allemagne et ailleurs contre les Juifs, dont, certains, a t il dit, ont mérité son estime et même son amitié. Mais, considérant qu’ils participent d'un état d'esprit subversif et qu'un Français d'origine ne saurait accepter d’être commander  et juger par eux il entend leur donner un statut spécial, statut de minorité.

 

Problème juif ? Seul remède :

La solution sioniste 

 

Les Arabes auraient tôt fait de massacrer les Juifs malheureux ou mystiques accourus de toutes parts vers la patrie qu'ils croyaient à jamais morte, si les soldats anglais ne les protégeaient point.

 

Alexandre III réaliste, jeter tous les juifs à la mer est impossible

Quelle solution autre que le sionisme don­ner au problème juif ? Comme le tsar Alexandre III posait un jour au comte Witte cette question : « Est-il vrai que vous ayez de la sympathie pour les Juifs ? », celui-ci lui déclara :  Pour répondre à Votre Majesté, je voudrais d'abord savoir si elle croit possible de jeter tous les Juifs russes dans la mer Noire ? Agir ainsi serait une solution radicale du problème. Mais, si Votre Majesté veut bien reconnaître que les Juifs ont le droit de vivre, alors il faut créer pour eux des conditions de vie pos­sible. »

 

 

Je suis sûr que si le Roi revenait, il écarterait sans autre exa­men cette solution du problème juif, à vrai dire impossible dans notre pays. Je me souviens que, dans une réunion te­nue en 1919 à l'Éclair, j'étais le di­recteur, à l'effet de constituer les listes pari­siennes du Bloc National, un jeune protes­tant proposa une représentation proportion­nelle des religions. Ce fut un beau scan­dale ! L'excellent Joseph Reinach éclata contre le malencontreux parpaillot « Et la Révolution française ! Et la Révolution française ! », hurlait-il. Après tout, les Ro­main Rolland, les Henri Barbusse, les André Gide ne sont pas Juifs !

 

Des juifs ? Certes il en faut, mais dans quelle proportion ?

 

Jérôme et Jean Tharaud, dont le livre : Quand Israël n'est plus roi

 a fait tant de bruit, ne sont pas loin de croire, eux aussi, qu'aucune nation non juive n'est capable de réduire jamais ni l'exclusivisme, ni l'es­prit de révolte, qui sont inhérents au ju­daïsme. Difficile et impossible ne sont pas synonymes. Mon regretté ami Maurice Schwob, qui dirigea avec tant de clairvoyan­ce patriotique le Phare de la Loire, me di­sait, parlant de ses coreligionnaires : « Le Juif, c'est comme certains poisons : à petite dose, ils guérissent, à haute dose, ils tuent ». Que le nombre de Juifs de la région parisienne, qui était de 70.000 avant guerre, soit maintenant de 150.000, cela ne manque pas d'être inquiétant. D'autant que les associations, les ligues et la Banque in­ternationale, qui ne cessent de contrarier l'intérêt français, sont profondément enjui­vées. Karl Marx et Bernard Lazare, avec une grande honnêteté intellectuelle, ont dé­noncé les tares de ceux de leur race qu'ex­plique la situation qui leur fut faite au cours des siècles passés.

 

Des étrangers asiatiques !

Ils vécurent en marge de la société au Moyen Âge.

…….. et ils se trouvèrent investis d'un véritable mono­pole de fait en ce qui concernait « les affai­res » et tout particulièrement les affaires d'argent. A l'endroit de ces dernières, ils n'avaient, en effet, à tenir compte d'aucune des dispositions restrictives et prohibitives du droit canon. Ils furent, leurs relations s'é­tendant sur tout le monde, les agents tout désignés du capitalisme à sa naissance. Les rois les estimèrent à leur valeur-or, et la Révolution, en les libérant, leur donna un immense pouvoir dans une société dont l'ar­mature est faite du précieux métal. Mais je crois, moi, qu'un gouvernement fort n'aurait rien à redouter d'eux.

 

 Ils ont témoi­gné d'un parfait dévouement à la patrie allemande au temps du kaiser, et Hitler, qui s'en souvient, n'a guère chassé que ceux d'entre eux dont l'esprit par trop « eu­ropéen », par trop internationaliste, lui pa­raissait dangereux. A chacun ses moyens : la France, pays de la mesure, doit tendre non pas à l'anéantissement, mais à l'assimi­lation des Juifs. Ceux-ci se marient généra­lement entre eux, ils priveraient de tout aliment l'antisémi­tisme s'ils admettaient plus volontiers les mariages mixtes.

Maurice Barrès a consacré de fort belles pages aux Juifs morts pour la patrie pen­dant la guerre. Et, en terminant, je veux, moi, rappeler le souvenir du frère d'une de mes amies, le jeune Crémieux, tombé au champ d'honneur un jour de défaite et qui, pour s'éteindre en paix, demandait qu'on lui assurât que « les Russes conti­nuaient d'avancer...

 

Textes réunis et mis en forme par Jean Aikhenbaum

 

Sources ;

articles de presse des années 30 – je suis partout – l’humanité – l’œuvre etc.

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 10:15
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