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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 11:46

 

 

 

LES MARCHANDS DU TEMPLE DE LA SANTÉ

 

 

L’homme depuis les temps immémoriaux, a toujours recherché des élixirs, des onguents et des produits miracles. Il n’est qu’à pour s’en rendre compte de revoir des westerns, nous relatant  la conquête de l’ouest américain, et ou le docteur «miracle» mi charlatan-camelot,   mi médecin-sorcier, parfois arracheur de dents, aguichaient les badauds avides de remèdes miracles.

Toutes les époques et probablement même les plus reculées ont  en fonction du marché et de ses lois, véhiculés des personnages, qui ont commercialisés  des produits aux vertus soi-disant extraordinaires. En France jusqu’à la seconde guerre mondiale, les lois qui régissaient la publicité étaient quasi inexistantes, les journaux grand public acceptaient des annonces (ce que l’on appelait alors de la réclame) ou l’on pouvaient voir des tels produits offerts au public

 

Le vin tonique Crystal Misti

 

Comme exemple on peut citer entre autre ;  LE VIN CRYSTAL MYSTI, dont voici ce que disait la réclame :

Par nos temps de         surmenage à outrance, de dépense morale ou physique, il est nécessaire même aux personnes les mieux constituées et les mieux douées au point de vue santé d’avoir recours aux préparations toniques. Si pour ces personnes ce recours est nécessaire à combien plus forte raison, l’est il encore davantage pour les anémiques, neurasthéniques, affaiblis et à tous ceux que la maladie ou le surmenage ont mis dans un état d’infériorité maladive temporaire ou durable !

A toutes ces personnes le Vin Crystal Mysti tonique puissant antidéperditeur remarquable, facteur essentiel de la nutrition donnera ce qu’elles attendent, à savoir force, vigueur et santé.

Il doit ce pouvoir à sa richesse en éléments régénérateurs des nerfs et du sang présentés sous une forme à la fois très agréable, très efficace et suractive.

 

Mères de famille que la pâleurs de vos enfants inquiètent, intellectuels surmenés par vos travaux, convalescents qui désirez rapidement votre remise sur pieds, le Vin Crystal Mysti ne trompera jamais votre attente car c’est véritablement de l’énergie et de la vie en bouteille.... et la réclame se terminait Mme Mesnard épicière à Jonquières vous dira ce qu’elle pense du Vin Crystal Mysti.

 

Des compositions secrètes !

 

Bien entendu, ce que contenait ce vin,  les « réclames » qui ventaient cet elixir miracle ne le disaient pas. Le secret résidait dans sa composition, et il n’était pas question de la dévoiler, car dans ce cas il aurait probablement été plagié par une  concurrence peu scrupuleuse.

Bien évidemment, il existait bien d’autres produits, les élixirs du Curé Machin, ou du Père Truc, les ecclésiastiques étaient réputés pour leur sérieux et étaient sensés détenir des secrets thérapeutiques.

 

Et aujourd’hui, tous encore gogos  ?

 

Aujourd’hui, l’on pourrait penser que le consommateur en soins de santé,  est plus à même de faire un choix, que les règles régissant la publicité le protège,   le mettent à l’abri de produits douteux et que la composition des produits mis à sa disposition est en évidence. Que nous sommes donc  informés et mieux  protégés. Ce qui de à première vue, peut paraître exact, s’avère en pratique faux. Le Médiator (entre autres) est là, pour nous rappeler les faiblesses ou plus exactement la complaisance de nos systèmes. Les informations  à notre disposition, sont souvent illisibles et incompréhensibles par un public non initié, quand elles ne sont pas tronquées, sélectionnées. Nous n’avons accès qu’à des informations choisies, allant dans un sens bien déterminé, et qui de façon insidieuse nous orientent, nous culpabilisent au besoin (voir notamment les publicités adressées pour les vaccinations contre la grippe) de manière à faire de nous des consommateurs dociles.

 

Une argumentation qui colle à nos attentes

 

Les exemples à notre disposition sont pour le moins explicitent.  Certes, la publicité nous vantant tel ou tel produit n’utilisent plus la même argumentation qu’il y a une soixante d’années.... mais il n’en demeure pas moins vrai, qu’elle n’a qu’un seul but, nous séduire et vendre... le tout nouveau produit miraculeux aux effets inespérés. Que le produit en question soit ou non détenteur d’une autorisation de mise en vente sur le marché, lorsqu’il s’agit d’un produit pharmaceutique n’y change pas grand chose, pour s’en rendre compte il suffit de constater que bon nombre de produits «dits officiels» avec le label de grands labos et vendus avec la bénédiction du Ministère de la Santé s’avèrent être des produits dangereux, toxiques ou à la rigueur totalement inefficaces et dépourvus d’intérêts thérapeutiques, et c’est là généralement le moindre mal. Et, ce n’est pas les dernières règlementations en préparation qui y changeront quelque chose.

 

L’acte et la prescriptions médicales ne sont pas anodins

 

Il est utile de rappeler, qu’une partie, des pathologies diagnostiquées, dont le nombre est sujet à controverse est considéré comme «iatrogènes», ce qui veut en clair dire, qu’elles résultent d’une acte ou d’une prescription médicale. Il faut rappeler également que bon nombre de produits considérés comme anodins, et faisant partie de la panoplie thérapeutique de tous les médecins, il y a quelques années ont été retirés de la vente. L’un des cas les plus connus est le Bismuth, prescrit pendant des décennies, on en consommait jusqu’à 500 tonnes par an en France. Il était prescrit souvent de manière systématique pour  les diarrhées,  la constipation et dans les ulcères, il était considéré comme totalement inoffensif.  En 1975, alors qu’aucun trouble n’avait été observé précédemment lors de la prise de substances contenant du bismuth, des neurologues observèrent  des cas d’encéphalopathies, des tremblements, des troubles dans la marche et chez certains patients de la confusion mentale.

 

Des exemples innombrables… les labos ? leurs affaires sont toujours excellentes, les seuls à en porter les conséquences, le consommateur de soins de santé, comme à l’accoutumé….

 

Il est possible, voire probable, que si soudainement le bismuth se soit révéler toxique alors qu’il ne l’était pas auparavant c’est qu’ils se soit trouvé en présence,  d’autres substances chimiques n’existant pas auparavant,  ou n’étant pas utilisé auparavant et que cette nouvelle association ait  formé ainsi un réactif  aux effets particulièrement dévastateur pour la santé.

 

Thalidomide, talc Morhange, ces noms cous disent encore quelque chose, hormone de croisssance ?

 

En une dizaine d’années de très nombreux produits ont été ainsi retirés de la vente, dans différents pays (après avoir tous bénéficiés préalablement d’A.MM délivrée par les autorités sanitaires).  Certains  ont été autorisés dans un pays, et considérés  comme dangereux dans d’autres...cela d’ailleurs été le cas de la trop célèbre Thalidomide qui a été autorisée dans la plupart des pays occidentaux et qui n’a pas reçu d’autorisation de mise en vente sur le marché Turque. Le Ministre de la Santé Turque de l’ époque était médecin, et il était très réservé quant aux nouveaux produits   occidentaux. On peut dire que la réserve de cet homme a été pour le moins heureuse, et que si elle a nuit quelque peu aux finances du laboratoire commercialisant ce produit... elle a très certainement éviter à la Turquie de connaître des naissances catastrophiques, telles qu’en ont connu nos pays...plus civilisés.

 

Avec le Talc Morhange… vos bébés seront de véritables petits anges…

 

Quant au trop célèbre Talc Morhange.... il est encore en mémoire de bon nombre d’entre nous, et il est inutile d’insister plus particulièrement sur ce produit., dont les effets dévastateurs sont encore dans la mémoire de trop nombreuses familles. Cette petite merveille destinée à talquer le cul des bébées…provoquera la mort de 36 enfants, de nombreuses intoxications, avec complication des infirmités irréversibles. Les parents déposent plainte, et le ministère de la Santé se porte partie civile. Sur le banc des accusés : le fabricant du talc et la société de conditionnement, GIVAUDAN et MORHANGE.

 

Les techniques marchandes se sont mises au goût du jour, on ne fait plus de réclames, mais on prospecte et l’on fait du marketing, notre langage s’est enrichi des mots à consonances anglo-saxonnes ce qui sonne très bien,  ou de nouveaux mots ont été créés dans un but très particulier, celui de faire de nous des consommateurs dociles et bien entendu, de créer des dépendances.

 

Les chercheurs, des gens au-dessus de tout soupçon ?

 

Pour la santé, rien de plus simple; redire au public que tel ou tel produit a été mis au point par de célèbres laboratoires et avec le concours de chercheurs prestigieux, cela crédibilise la démarche, et soyez en surs... ces gens fantastiques extraordinaires, ces chercheurs géniaux, qui ont enfin découverts le produit miracle,  sont des gens intègres, et leur seul but est d’oeuvrer pour le bien de l’humanité et faire de nous tous, des gens en bonne santé, forts, jeunes, intelligents et de surcroît beaux.

 

L’affaire des supplémentations

 

Il semble intéressant pour illustrer ces propos de parler de quelques produits ou action célèbres, il y a eu récemment une vaste campagne dans notre pays, pour tester l’effet protecteur de certaines supplémentations de nombreuses personnalités et de médecins ont donc apporté  leur concours, la radio, les info, nous avons eu droit à ce qu’il y a de mieux en matière de communication. Le but prendre une population la coupée en deux, donner à l’une un placebo (une substance neutre) et à l’autre les supplémentations actives, et les suivre pendant quelques années.

De fait, toutes ces études et tous ces tests ont déjà été faits. A la lecture de ceux-ci, et suivant l’intérêt de l’expérimentateur on peut donner que ces études donnent souvent des résultats opposés. L’exemple le plus frappant  vient des études contradictoires, faites sur les vitamines «A» et «E» sur lesquelles nous reviendrons dans la 2ème partie de cet article.

 

 Jean Aikhenbaum

 

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 15:01

« Fut-il vrai que nous tendons actuellement à chercher notre bonheur dans une civilisation industrielle , rien n’assure que, dans la suite, nous ne le chercherons pas ailleurs ». Emile Durkheim – les règles de la méthode sociologique.

 

 

Le réacteur n°4 de Tchernobyl explosa le 26 avril 1986, il contamina alors une bonne partie de l'Europe, en particulier l'Ukraine, le Bélarus et la Russie. (Bien entendu, ainsi que nous vous l’avons dit, dans notre précédent article, nos politiques nous ont mis à l’abri, en nous garantissant que nos frontières étaient, totalement étanches et à l’abri de toutes radiatons !

 

           le nucléaire, une énergie sure…et bon marché 

une catastrophe écologique quelle que soit son origine comporte d’innombrables facettes et les répercussions sont non seulement difficiles voire impossibles à évaluer, mais de plus, elles divisent les chercheurs. Nous allons donc, vous proposer ci-dessous, quelques textes glaner ça et là, et nous y apporterons, quand cela s’avèrera nécessaire, nos propres commentaires et analyse.

Tchernobyl:

La Commission européenne va octroyer à l'Ukraine 110 millions d'euros pour la construction d'un nouveau sarcophage isolant la réacteur accidenté à la centrale de Tchernobyl, sur un total de 740 millions d'euros qui manquent, a annoncé lundi son président José Manuel Barroso.

© AFP | La centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, le 4 avril 2011

 

remarque : le précédent sarcophage s’est avéré à l’usage, quasiment impropre à résoudre le problème lié aux retombées. La chape mise alors en œuvre s’est fissurée, tant et si bien qu’elle s’est révélée totalement inopérante. Le nouveau sarcophage, va coûter à l’Europe quelques 110 millions d’euros sur les 740 qui manquent actuellement auxquels, il faudra probablement prévoir des rallonges, tant qu’on sait que pour ce genre d’évaluations les prévisions sont la plupart du temps bien au dessous du coût final. L’édifice ainsi construit, devrait nous protéger des radiations qui continuent, pour l’instant, à essaimer ça et là quelques cancers et autres pathologies soi-disant psychosomatiques (voir quelques analyses de spécialistes pour le moins croquignolesques). Tout n’est pas perdu pour tout le monde, Bouygues et Vinci vont se partager une grande part du gâteau. Catastrophe, vous avez dit, oui mais c’est quand même créateur de richesse, vous voyez, ça créé des emplois, un boulot énorme, le syndicats vont être contents, et les cancérologues ne sont pas à la veille de pointer au chômage.

 

 Tiens, on vous en met un peu en vrac !

 

Sur leurs blogs, de nombreux Ukrainiens racontent comment ils ont vécu Tchernobyl, tous témoignent de l'horreur des événements.

-"La grand-mère de mon mari a été évacuée avec les vêtements qu'elle portait. Elle a été autorisée à prendre quelques papiers seulement. Je l'ai vue quelques semaines plus tard, sa peau était jaune: un bronzage nucléaire. Un an plus tard, elle décédait d'un cancer."

La fille d’un médecin :

- "Mon père travaillait à l'Institut Herzen. L'hôpital a été informé qu'on leur amenait des pompiers avec des brûlures graves et la maladie des rayons….Mon père était de service ce jour-là. On lui avait interdit de parler des malades et de la radioactivité…..

Quand les pompiers sont arrivés, les médecins ont retiré leurs bandages. Certains d'entre eux n'avaient plus de peau.

 

Le rayonnement a été si fort qu'il faudra par la suite refaire le bitume de toutes les rues autour de la centrale. Il avait été détruit par les radiations. …..

20/04/11 Francois Leveque

 
http://www.lesechos.fr/opinions/points_vue/0201312445313-nucleaire-et-si-les-vieilles-centrales-etaient-les-plus-sures-.htm

Cyril Bitton, photographe :

" J'y suis allé 5 ou 6 fois [à Tchernobyl] durant ces 5 dernières années. Et en gros, rien n'a vraiment changé. Les personnes qui habitent les zones contaminées sont toujours malades et meurent de cancer ou d'autres maladies liées à la radioactivité. La ville de Pripyat se dégrade et les métaux radioactifs sortent de la zone à cause du trafic. C'est catastrophique."

Narina Davydova - Nouvelobs.com

 

Nucléaire : Le lait et les baies encore contaminées autour de Tchernobyl



Le lait, les baies, les légumes à racines et d’autres aliments sont encore contaminés par des taux élevés de radionucléides autour de la centrale nucléaire de Tchernobyl

Le lait et d’autres aliments tels que les champignons et les baies sont encore contaminés dans certaines régions d’Ukraine par les retombées radioactives liées à l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, 25 ans après la terrible catastrophe nucléaire, d’après ce qu’a indiqué Greenpeace dimanche.
04/04/2011  Par Sandra BESSON
 Actualité news Environnement

http://www.actualites-news-environnement.com/26156-nucleaire-Tchernobyl.html

sante alimentation


 

Avenir sombre pour Astérix, il risque de crever de faim plus un sanglier potable à l’horizon !

 

Allemagne: des sangliers radioactifs après 25 ans - 01 avril 2011

 

BERLIN - Les sangliers sauvages de la forêt allemande offrent un témoignage éloquent de la persistance de la radioactivité dans l'environnement.

Vingt-cinq ans après que la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, ait diffusé un nuage de radioactivité au-dessus de l'Europe, ces animaux sont encore suffisamment radioactifs pour que l'on conseille d'éviter de les manger. Les champignons dont ils raffolent ne sont pas, eux non plus, propres à la consommation.

 
Les sangliers allemands hantent des forêts à 1500 kilomètres de Tchernobyl. Pourtant, le taux de césium-137 radioactif dans leurs tissus est souvent plusieurs dizaines de fois supérieur à la limite jugée sécuritaire pour la consommation, et des milliers de fois supérieur à la normale.

«Nous ressentons encore ici les conséquences des retombées de Tchernobyl, a dit Christian Kueppers, un expert de la radiation à l'Institut allemand d'écologie appliquée. La contamination ne disparaîtra pas de sitôt — la demie-vie du césium étant d'environ 30 ans, la radioactivité ne fera que diminuer très légèrement au cours des prochaines années.»
 

Source : Métro

http://www.journalmetro.com/monde/article/820924--allemagne-des-sangliers-radioactifs-apres-25-ans

 

Des enfants belges pissent du radium comme s’il en pleuvait !

Tchernobyl: les enfants belges ont été contaminés

19 avril 2011

Tchernobyl a bien provoqué des cancers en Belgique, annonce un spécialiste des glandes endocrines à l'hôpital de Mont-Godinne, le Dr Luc Michel, dans une interview au Soir Magazine à paraître mercredi.

Tout au long des années 90, le chirurgien a constaté une forte augmentation des cancers de la thyroïde chez des enfants et de jeunes adolescents qui avaient moins de 10 ans lors de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl de 1986. Cette population jeune est particulièrement à risque lors d'une contamination radiologique, souligne le magazine. Officiellement, le nuage radioactif qui a survolé la Belgique après la catastrophe de Tchernobyl, les 1er, 2 et 3 mai 1986, n'a pas fait de victimes en Belgique. Pour les autorités belges, l'impact sur la santé publique est en effet complètement négligeable. Ce point de vue n'est pas partagé par le Dr Luc Michel qui est convaincu que Tchernobyl est à l'origine de cancers en Belgique. …………….

Source: Belga

 

Débattez, débattez, il en restera peut-être quelque chose.

 

On en finit pas de discourir, le citoyen de base finit par y perdre son latin…. Est-on en droit d’attribuer à Tchernobyl le terme de catastrophe :

Un quart de siècle après l'explosion d'un réacteur de la centrale de Tchernobyl en Ukraine, le nombre exact des victimes reste le sujet de débats acharnés. Des millions de personnes, selon les médecins, souffrent toujours de problèmes de santé liés à l'explosion.

……. les autorités ukrainiennes estiment qu'au total cinq millions d'Ukrainiens, de Bélarussiens et de Russes ont « souffert » de cette catastrophe. Une bonne partie d'entre eux vivent toujours sur les territoires contaminés.
Pour Greenpeace, les suites de la contamination radioactive (cancers, atteintes au système immunitaire, maladies cardiaques...) pourrait causer au total de 100 000 à 400 000 morts dans ces trois ex-républiques soviétiques. Des chiffres qui contrastent avec le bilan de l'Organisation des Nations unies (ONU), qui a estimé en 2005 à 4 000 le nombre de personnes tuées par les radiations.
Un comité scientifique de l'ONU, l'UNSCEAR, ne reconnaît que trente-et-un morts d'opérateurs et pompiers directement imputables aux effets de la radiation et dix-neuf autres « liquidateurs » morts avant 2006 pour « différentes raisons ».

 

Encore un malade imaginaire


Volodymyr Palkine, un Ukrainien de 69 ans qui travaillait à la centrale au moment de l'accident, confie à l'AFP passer au moins deux mois par an à l'hôpital et avoir souffert d'hémorragies à la gorge et aux intestins. « J'avais une santé de fer, aujourd'hui j'ai une trentaine de maladies », dit-il, assis sur son lit d'hôpital dans une clinique spécialisée à Kiev. « J'ai du mal à marcher, mes os s'émiettent, j'ai des problèmes à la thyroïde », ajoute-t-il.


…….Le Bélarusse Iouri Bandajevski, médecin auteur de nombreuses études sur Tchernobyl, estime que les rapports officiels minimisent l'impact de la catastrophe sous la pression du lobby nucléaire.
« Pendant 25 ans, les structures étatiques ont tout fait pour cacher les informations au profit du lobby nucléaire, le plus puissant au monde, qui dicte ses conditions », assure-t-il à l'AFP.

 

Un feu de forêt autour de Tchernobyl ? Au secours !

 

 

Pour éviter que les environs de Tchernobyl ne s'embrasent, le consortium réclame 10 millions d'euros pour améliorer la lutte contre les incendies dans la zone irradiée. Leur crainte est qu'un feu de forêt vienne libérer des particules radioactives qui s'envoleraient rapidement dans les airs...………………


Depuis la catastrophe, les forêts entourant la centrale nucléaire ont déjà subi plusieurs incendies, mais pas encore de grande ampleur. Dans pareille situation, de grandes quantités de particules radioactives seraient libérées. ……….

Des équipements archaïques


Jakov Kalynik est pompier à la station Parishev, à une quinzaine de kilomètres de la centrale: "Quand on combat un feu sur ce sol, la chaleur émise ressemble à un feu ordinaire, mais vous avez une sensation de picotement, comme si les aiguilles des sapins vous sautaient dessus. On ne sait pas à quel point la radioactivité nous affecte, on prend juste une douche après. On ne nous surveille pas médicalement parlant".

Autre exemple: en mars dernier, les pompiers manquaient d'eau, ils ont du prendre un cheval pour aller chercher de l'eau avec une charrette... Un manque flagrant d'équipement.

 
Un danger pour tous
Dmytro Melnychuk, Recteur de l'Université nationale, ajoute: "Le strontium-90, le plutonium et l'américium-241 sont extrêmement sensibles à la dispersion atmosphérique en cas de hausse de chaleur par les feux. Cela crée des problèmes pour les pompiers et ceux qui respirent ces particules radioactives. Sans oublier que celles-ci se déposent ensuite à plusieurs dizaines de kilomètres sur les cultures, ce qui rend les aliments dangereux à la consommation. Nos études, en collaboration avec l'Université de Yale, ont montré qu'il est impératif que nous prenions des mesures pour contrôler la radioactivité des forêts de Tchernobyl".

Sergiy Zibtsev, professeur associé à l'Institut de Kiev de la gestion des parcs et forêts, explique: "Les fumées des incendies de 2003, sur le site d'essais nucléaires de Semipalatinsk, ont été détectées jusqu'au Canada !…..


 
http://www.7sur7.be/7s7/fr/2664/Catastrophes-Naturelles/article/detail/1256177/2011/04/27/Un-feu-de-foret-autour-de-Tchernobyl-Au-secours.dhtml

 

 

Ukraine

Vingt-cinq ans après la catastrophe : les cancers des «enfants de Tchernobyl»

….Aujourd’hui, en Ukraine, on constate une nette augmentation des cancers de la thyroïde chez les personnes qui étaient enfants en 1986.

Des statistiques que confirme Olga Vassilenko, médecin chef du centre des « Enfants de Tchernobyl » à Kiev. Selon elle : « Avant 1986 on avait 11 enfants sur un million qui souffraient du cancer de la thyroïde, aujourd’hui c’est 286 pour un million. »

Président de la CRII-RAD depuis 1997, Roland Desbordes, supervise un laboratoire d’analyse de la radioactivité dont l’indépendance est assurée par ses adhérents et les prestations qu’il facture. Le DL/Stéphane MARC

Tchernobyl, Fukushima, même combat… le seul recours : le compteur Geiger (dont l’objet rappelons-le, consiste à mesurer uniquement le taux de radioactivité)

Vingt-cinq ans après l’explosion nucléaire du réacteur de Tchernobyl, l’histoire se répète. Le 18 avril dernier, la CRII-RAD faisait acheminer de Valence (Drôme), où elle a son siège, à Fukushima au Japon, des compteurs Geiger et un « vrai matériel de laboratoire portatif ». Elle répondait à la sollicitation d’un groupe de Japonais, réunis dans le Ganje 47, une association qu’ils ont fondée dans cet objectif de créer un laboratoire indépendant d’analyse de la radioactivité qui couvrirait les 47 préfectures du Japon. Roland Desbordes, le président de la CRII-RAD, aurait bien évidemment préféré accompagner une telle création dans d’autres circonstances.

Depuis 2006, année où la CRII-RAD a publié la carte des retombées du nuage de Tchernobyl sur la France, le sujet n’est « plus au centre de l’activité » du laboratoire. Mais « il reste d’actualité », avec les 500 malades de la thyroïde dont la plainte a été classée. « Aucun des gouvernements qui se sont succédé n’a dit “on a menti aux Français” avec ce fameux nuage qui s’est arrêté à nos frontières. Aucun n’a dit que les cancers pouvaient être causés par les retombées de Tchernobyl », s’indigne encore Roland Desbordes.

En Biélorussie, le projet qu’avait la CRII-RAD de déplacer les enfants vivant dans des zones contaminées vers des sanatoriums situés en dehors a échoué aussi. « On y avait mis beaucoup d’espoir. Mais il y a eu sabotage de ce projet qui était remarquable. » L’argent qui avait été collecté a été réorienté vers un institut qui aide les enfants.

Source : Ouest France

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Vingt-cinq-ans-apres-la-catastrophe-les-cancers-des-enfants-de-Tchernobyl_6346-1777277-fils-tous_filDMA.Htm

 

 

25 ans après Tchernobyl, combien de morts ? Yves Heuillard  26 avril 2011

……. le jour se lève sur Pripyat, la ville construite en même temps que la centrale nucléaire de Tchernobyl. La vie semble normale, chacun vaque à ses occupation du week-end. Pourtant la plus grande catastrophe industrielle de tous les temps vient de se produire. La première réaction des autorités soviétiques fut de cacher l'explosion du réacteur n°4. ……..

Il faudra 36 heures avant de décider d'évacuer la ville, puis au fil des jours la région tout entière, jusqu'à 30 km autour de la centrale. Les premières photos d'enfants atteints d'un cancer de la thyroïde, d'une leucémie, ou nés avec d'horribles malformations, seront révélés par le photographe russe Igor Kostin en 1989. Au fil des années, le monde découvre ou réalise l'ampleur des conséquences de l'accident, en même temps qu'il se familiarise avec l'extrême dangerosité d'une radioactivité qu'il ne voit pas, ne sent pas. …..

Développement Durable

http://www.ddmagazine.com/201104262187/Actualites-du-developpement-durable/25-ans-apresTchernobyl-combien-de-morts.html

 

Les calculs, ceux de l'ONU donnent 4000 morts "possibles" jusqu'en 2004. Alorsa, faire du grabuge pour si peu… le problème, c’est que Greenpeace en dénombre 200 000. En novembre 2009, un rapport sur les conséquence de la catastrophe de Tchernobyl rédigé par une équipe de scientifiques dont Alexey et Vassily Nesterenko de l'Institut de sûreté des rayonnements de Minsk en Biélorussie, arrive au chiffre de 895 000. Ainsi qu’on peut le constater, il est difficile d’avoir un consensus ou même une approximation voisine. Petite réserve, aucun de ces chiffres ne tient compte des cancers potentiels à venir, de l’augmentation du nombre de cancers de types divers les pays occidentaux durant ces trente dernières années, ni ceux qui affecteront les générations à venir, ni de l’incidence potentielle des retombées considérées comme anodines. 

 

Chut, taisez-vous, envers et contre tous, le progrès avance, ne l’entravez pas avec vos sarcasmes et votre mauvais état d’esprit.

 

Voir également : http://www.hstes.com/article-les-mythes-de-la-science-moderne-70765377.html

 

Jean Aikhenbaum  

Piotr Daszkiewicz

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 19:21

 

 

(Article publié dans Réussir votre santé n° 9 – 1994)

Le 26 avril 1986, l'explosion d'un réacteur de la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, en 1996 nous avions publié un article, qui de notre point de vue, vingt-cinq ans après, ce triste évènement est hélas toujours d’actualité. Il est vrai également, qu’aux dires de nos dirigeants politiques le nuage dévastateur s’était miraculeusement arrêter à nos frontières. Il est de bon ton de remarquer, que celles-ci étaient également imperméables à toutes intrusions en 1939, aux dires de nos politiques de l’époque. Dans les deux cas, on a pu voir ce qu’il en a été.

Vingt-cinq ans après l’explosion un petit point s’impose, la parole s’est déliée, et aujourd’hui les tenants du tout nucléaire (tout bords politiques confondus) font triste mine. Ils ont de plus en plus de mal à faire avaler la pilule nucléaire. Les statistiques sont accablantes, dans la plupart des pays (apparemment) libres et démocratiques, le verdict populaire laisse apparaître une large majorité contre le nucléaire. Nous pouvons toujours rêver d’un débat suivi d’un référendum sur le sujet… nos politiques n’en veulent pas. Ils ont la vérité infuse, ils savent ce qui est bon pour nous… Voter braves gens, élisez-nous, mais surtout après fermez vos gueules.

Aussi, le présent article est donc une reprise d’un article publié, il y a de cela une quinzaine d’années, nous vous proposerons dans un second volet actualisé qui prendra en compte les publications plus récentes, ainsi qu’un volet consacré à la catastrophe de Fukushima.

 

Tchernobyl

 

Bizarre! Consultez Le Larousse Illustré 1994. Ce

dictionnaire indique la population des grandes et

petites villes, sauf de Tchernobyl. Cela signifie-t-il

qu'entre la précédente édition et aujourd'hui, le

Larousse n'ose affirmer combien il y a eu de morts

suite à la catastrophe de 1986 due à l'explosion

d'un réacteur nucléaire. La pollution radioactive

de l'environnement, importante et étendue, fut‑

elle si meurtrière

 

 

UN SAVANT SOVIETIQUE REFUGIE A L’OUEST RIDICULISE PAR LES EXPERTS OCCIDENTAUX !

A la fin des années soixante-dix, Jaures Medvedev, biologiste russe réfugié en Angleterre, dénonça une grande catastrophe nucléaire en 1957 à Tchelabinsk, en Oural. Il est attaqué et ridiculisé par les médias et par un groupe d'experts occidentaux.

Pour prouver ses dires, il analysa soigneusement la presse scientifique soviétique (les expériences sur l'irradiation des plantes et des animaux; la composition des espèces dans des zones étudiées) et il arriva à déterminer la date et le site des catastrophes. Il publia les résultats de ses recherches dans ”Nuclear Disaster in the Ural".

Les autres dissidents et, plus tard, après les profonds changements politiques de 1988, les autorités soviétiques elles-mêmes, confirmaient les propos de Medvedev. Si on peut admettre que personne parmi les politiciens importants ne voulut écouter un réfugié isolé de l'Est, il est quand même difficile de comprendre qu'un chercheur indépendant et solitaire ait pu déceler la vérité grâce à une simple analyse de la presse, alors que les spécialistes occidentaux et les services de renseignements se sont facilement laissés berner par les politiques soviétiques.

 

L'explosion d'un dépôt de plutonium à Tchelabinsk (usine des charges des missiles)

 

a été une des plus grandes catastrophes nucléaires de l'humanité. Suite a cette catastrophe, les Soviétiques ont créé l'Institut consacré aux études des conséquences de la contamination. Bien qu’une grande partie des résultats demeure toujours secrète, on a pris connaissance de plusieurs faits comme l'accumulation radioactive de césium dans les champignons et les lichens, des changements dans la dynamique de population des rongeurs et de graves altérations physiologiques des plantes.

Constatation, les conséquences des accidents nucléaires sont entièrement imprévisibles. C’est la plus importante des remarques, que l’on est à même de faire suite à la catastrophe de Tchelabinsk. Les catastrophes de ce type sont quasiment impossibles à gérer par l'homme. L'expérience malheureusement montre qu'en aucun cas on ne peut se servir de la probabilité pour assurer la sécurité car les accidents "presque impossibles" statistiquement, arrivent quand même assez souvent (Tchelabinsk, Tree Miles Island).

L'analyse probabiliste est destinée à étudier les situations prévisibles, de phénomènes bien connus. Ce n'est pas le cas du nucléaire. En outre, on ne dispose d'aucune méthode fiable de décontamination Tchernobyl confirme cette triste vérité. (c’est également le cas aujourd’hui).

 

Des retombées aux conséquences impossibles à évaluer.

 

L'explosion a créé des modifications de l'environnement qui vont durer des siècles. Pour pouvoir découvrir le taux élevé des cancers des populations proches des centrales nucléaires en Grande-Bretagne, il a fallu attendre dix ans.

Le temps et le genre des réactions des organismes sont très variables. Les processus métaboliques sont si nombreux que souvent il est impossible de les suivre.

L'attitude d'une partie de la presse et des experts pronucléaires nous éloigne encore de la vérité. D'ailleurs, la responsabilité des experts a été peu discutée dans le cadre de Tchernobyl. La Bulgarie est le seul pays où les responsables de l'action de  désinformation ont été jugés et condamnés à des peines de prison ferme. Que penser à propos de ces politiciens français qui participèrent à l'organisation de colonies de vacances à Homel, situé à une centaine de kilomètres de l'épicentre de l'explosion? Que penser encore de ces experts occidentaux qui tentent de discréditer les analyses

indépendantes qui ne sont pas suffisamment pronucléaires ?

Il n'est pas nécessaire d'être ingénieur atomiste spécialisé pour pouvoir interpréter les statistiques comme celles du Kazakhstan (le pays des essais nucléaires soviétiques) où un enfant sur trois n'est pas normal, et porte les conséquences de la dégénérescence de son matériel génétique.

 

Et si les réels dangers étaient encore  sous estimés ?

 

S'il est toujours impossible de réaliser l'estimation globale des conséquences de Tchernobyl, certaines données sont très inquiétantes. Le taux des cancers de la thyroïde chez les enfants de Biélorussie (pourtant éloignée de plusieurs centaines de kilomètres de Tchernobyl a augmenté quatre-vingts fois (80 pour un million d'habitants au lieu de 1). Le rapport sur les conséquences de cette catastrophe en Pologne (encore plus éloignée que la Biélorussie) estime à vingt pour cent l'augmentation de la mortalité des nouveaux-nés ; à trente pour cent celle des fausses couches; à trois cents pour cent l'apparition de certains cancers; à deux cents pour cent la mortalité suite au cancer du sein. On ne dispose pas de données concernant la leucémie mais l'augmentation est constatée par plusieurs médecins. De plus, le nuage radioactif aggrave et accélère le développement des cancers existants (le fait est observé en Pologne sur les cancers du poumon). Comme d'habitude, les experts" se sont étonnés de divers phénomènes comme la concentration de césium dans les gonades; comme le fait que la terre de Tchernobyl, abandonnée par l'homme, est devenue le site préféré d'oiseaux migrateurs, aussi on chasse des canards radioactifs dans différents pays. Il y a également d'étranges phénomènes post‑Tchernobyliens : l’apparition des mutations vénéneuses des champignons habituellement comestibles.

-l'apparition de nouveaux micro-organismes, comme la bactérie du métro de Alma Ata.

Après chaque nouvelle catastrophe, les experts et les autorités sanitaires, choqués par la gravité des conséquences, changent les normes, c'est-à-dire le taux de radioactivité accepté par la législation (bien évidemment, pas par l'organisme humain, il doit s’adapter aux statistiques !). Mais même ces doses très faibles sont nocives. De plus, il n'y a pas de règles (sauf la destruction de l'A.D.N., la mutagénité et la cancérogénité) de réaction des organismes à l'action des radionuclides.

La majorité des observations concerne les animaux (ce qui n'est pas, on a pu le constater lors de nombreuses expérimentations à l'homme)

Adaptés à l'irradiation sur l'atoll Bikini, les rats et les souris résistent mieux. En Russie, c'est le contraire, les rongeurs sont très touchés par la contamination. Comment peut-on établir des normes sur des résultats contradictoires ? La catastrophe de Tchernobyl démontre non seulement la faiblesse de la civilisation technocrate mais aussi l'incompétence de la politique occidentale envers l'Est. Rapidement on abandonna l'idée de demander des dédommagements que l'U.R.S.S. aurait dû verser aux victimes.

 

L'Ukraine est devenue indépendante mais est constamment menacée.

 

Ce pays est aussi privé des possibilités d'aide bancaire et énergétique par des pressions politiques entre Moscou et l'Occident. Il n'est pas étonnant que les autorités ukrainiennes ne peuvent se permettre la fermeture immédiate de leurs réacteurs (y compris  celui de Tchernobyl malgré les risques d’une nouvelle explosion.

En ukrainien, Tchernobyl     signifie "plante noire" (absinthe, nom vernaculaire d'Artemisia absinthium). après une ancienne prédiction, c'est ici que doit commencer l’apocalypse. Il est difficile d’admettre que les vieilles prédictions soient plus "cartésiennes" que les expertises scientifiques.

 

Soures :

Five years after

-Tchernobyl une catastrophe, Bela et Roger

Belebéoch, Ed. Allia.-La catastrophe de Tchernobyl, un bilan inat

tendu, La Recherche 246/1992.-l'après Tchernobyl: des cancers en excès, La

Recherche 255/24.

The nuclear disaster in Oural, Jaures Medvevev

 

pour ne pas griller idiot 

 

Il n'est pas question de polémiquer pour savoir si oui ou non le nucléaire est nécessaire à notre économie, s'il est source de pollution ou non ;c'est un affaire de spécialistes avec tout plein de jolis diplômes.

Les savants, mandatés et accrédités par nos leaders politiques, vous savez ceux qui sont régulièrement invités par les médias, nous vantent les vertus de cette énergie nucléaire non polluante

-Faites-nous confiance, nous sommes des spécialistes et ce qui se passe ailleurs, ne peut pas arriver chez nous..

 

Ils sont rassurants ces gentils savants et c'est normal, ils travaillent généralement pour l'industrie nucléaire et de plus c'est humain, savant ou pas, il est difficile de cracher dans la soupe.

Mais quand d'autres, qui ne sont en général, pas invités par les médias, bien qu'ils aient autant de diplômes, (mais ils sont trop mal élevés; pensez, ils disent le contraire), et qui avec plein d'appareils nous démontrent que ce que prétendent les premiers est faux, on peut se poser quelques questions et se dire qu'il faudrait peut-être réfléchir un peu plus...

 

LE NUCLEAIRE

 

Hiroshima, Tchernobyl, essais nucléaires, retombées, déchets, nuages radio actifs.... Des mots qui font frémir, des mots au travers desquels se dessine en filigrane morts et désolation.

A la suite du dramatique accident de Tchernobyl, un nuage est passé... mais si un nuage chargé d'eau donne en passant naissance à des chutes de pluie, le passage du nuage radio actif de Tchernobyl, a quant à lui, donné naissance à des retombées radioactives.

Outre sur les humains pour lesquels on ne connaît pas encore toutes les conséquences, la nature a pour sa part pris le plus gros des retombées. La végétation d'abord, puis le sol, et les nappes phréatiques.

Pour rechercher l'information sur les rayonnements ionisants, pour informer le public, plusieurs savants et chercheurs ont créé une association loi 1901, sous le nom de CRIIRAD.

Cette commission de recherche et d'information sur la radioactivité, a quadrillé le territoire national de balises de contrôle munies de filtres absorbant l'air ambiant. Ces filtres sont prélevés chaque semaine

en situation normale, (sans alerte) et ponctuellement dès que la balise émet un signal d'alarme capté par une centrale de gestion.

Mais outre ces balises placées comme des sentinelles, l'association dispose d'un laboratoire d'analyse, et chacun, collectivité, producteur, consommateur, propriétaire, peut faire appel au CRII-RAD pour déterminer la radioactivité

 

 

Pour tout renseignement sur les modalités et services.

CRIIRAD

471 Avenue Victor Hugo
26000 VALENCE - FRANCE
Tél. +33 (0)4 75 41 82 50
Fax. +33 (0)4 75 81 26 48

contact@criirad.org

 

TCHERNOBYL, UNE CATASTROPHE

 

Bella et Roger BELBEOCH aux Editions Allia

 

Voilà une version de la réalité de ce que fut Tchernobyl et de ses conséquences une catastrophe minimisée par les médias, pour éviter de remettre la science et la technologie nucléaires en cause.

Quatre ans après l'événement, on découvre que les problèmes ne se limitent pas aux cités évacuées mais qu'ils s'étendent à des distances allant à des centaines de kilomètres et concerne des centaines de milliers de personnes. Juste après la catastrophe, le monde occidental censura l'information, car en fait, les journalistes soviétiques avaient publié des informations contrôlées par les autorités des pays

occidentaux par le biais de l’IPSN (Institut de protection et de sûreté nucléaire).

Les auteurs nous disent que finalement "Gérer un accident majeur, c'est essentiellement gérer ses conséquences médiatiques".

En réalité, Tchernobyl est un homicide d'un type bien particulier, puisque les victimes mourront bien plus tard et qu'on ne pourra jamais en identifier les causes rien ne différencie les cancers radio‑induits des autres cancers. Pas de spectaculaire là-dedans et par conséquent ce problème, pourtant énorme, ne peut intéresser les

Médias.

Les centrales occidentales ne sont pas à. l'abri d'une catastrophe du même type, mais pour la Russie, on a trouvé les coupables, les défauts de sécurité. Dans le cas d'un accident en Occident, la même catastrophe ne sera qu'un coup du destin, sans responsable et sans coupable l'absence absolue du danger nucléaire occidental est proclamé par nos experts sensés maîtriser complètement la technologie nucléaire.

A l'Est, on a fait croire à l'innocuité de l'irradiation les problèmes de santé pour les dirigeants sont en majorité une affaire de radiophobie et la population doit être traitée avant tout par des psychologues.

 

 

Pourtant les systèmes de régulation endocrinienne, immunitaire et cardio-vasculaires sont perturbés. on ne compte plus les cas d'anémies, les affections dermatologiques et auto-immunes, ou infectieuses, ainsi que les pathologies naso-pharyngées, les leucémies et les problèmes thyroïdiens... Nombre de nouveaux-nés naissent avec des anomalies du système nerveux central et les fausses couches ont augmenté considérablement. Les animaux donnent naissance à de véritables monstres, non viables...

Le directeur de la sûreté nucléaire de l’AEIA déclara en août 86 à la conférence de "Vienne " : Même s'il y avait un accident de ce type tous les ans, je considérerais le nucléaire comme une source d'énergie intéressante"•

Piotr Daszkiewicz - Jean Aikhenbaum

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 18:23

DEPORTATIONS ET ARRESTATIONS

 

Note de service du 18 juillet 1942 (sur laquelle est apposée la mention CONFIDENTIEL)

 

Cette note adressée aux commissaires stipule que les 19, 20, 21 et 22 juillet 1942 deux mille israélites (hommes, femmes et enfants) seront transférés du Vélodrome d’hiver dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande. Il ne sera pas établi de liste.

 

 

 

Note de service du 18 juillet 1942 (sur laquelle est apposée la mention CONFIDENTIEL)

 

Dimanche 19 juillet 1942, un train emmenant 1000 israélites partira à 8 heures 55 de la Gare de Bourget-Drancy à destination de la frontière...

 

 

 

Note de service du commissaire général aux Questions juives - 9 septembre 1942

 

                   Le commissaire général a remarqué que dans la correspondance de certains services, les juifs étaient dénommés « israélites ». Au commissariat général aux Questions juives, un juif doit être appelé un juif, et on ne doit pas écrire M. Lévy ou M. Dreyfus, mais le Juif Lévy ou le Juif Dreyfus. Le terme israélite ne sera employé que du point de vue religieux....

 

 

Consignes pour les équipes chargées des arrestations - 11 septembre 1942 (sur cette note figure la mention secret).

 

1°) Les gardiens après avoir vérifié l’identité des juifs qu’ils ont mission d’arrêter, n’auront pas à discuter les différentes observations qui peuvent être formulées par eux.

..........Seul le Commissaire de la Voie Publique est qualifié pour examiner les situations......

2°) Ils n’auront pas à discuter sur l’état de santé[1]. Tout juif arrêté devra être conduit au poste de police....

3°) Les agents chargés de l’arrestation s’assureront, lorsque tous les occupants du logement sont à emmener que les compteurs.....Les animaux seront confiés au concierge.

6°) Les enfants vivant avec la ou les personnes arrêtées seront emmenés en même temps[2], si aucun membre de la famille ne reste dans le logement

7°) Les gardiens seront responsables de l’exécution. Les opérations devront être effectuées avec le maximum de rapidité, sans parole inutile et sans aucun commentaire.

 

 

transfèrement des détenus juifs  note du 3 novembre 1942 réf : 1er Bureau n° 1613/B

 

Les 4, 6 et 9 novembre 1942, à 8 heures 55, un train de 1000 juifs partira de la gare du Bourget-Drancy. L’embarquement de ces juifs aura lieu la veille des départs, c’est-à-dire les 3, 5 et 8 novembre entre 14 heures et 17 heures[3],

 

M. le Cre divisionnaire, chef de la 3ème division, assisté d’un Cre de V.P et d’une Cre de Banlieue (si besoin est) de la Division assurera les transfèrements et embarquements de ces juifs. A cet effet, il disposera à la gare une surveillance ainsi qu’aux abords du Camp, afin d’éviter toute évasion.

.....

Il s’assurera que les wagons couverts auront été fermés et plombés par la S.N.C.F ...... (signé Hennequin)

 

 

Loi N° 879 du 9 novembre 1942 relative au séjour et à la circulation des Juifs étrangers.

 

Art. 1 - par mesure de sécurité intérieure tout étranger autorisé à séjourner en France, considéré comme Juif. (...) est astreint à résidence sur le territoire de sa commune...

 

 

 

Loi N° 1077 du 11 décembre 1942 relative à l’apposition de la mention «Juif» sur les titres d’identité délivrés aux Israélites français et étrangers.

....

Art.1- Toute personne de race juive aux termes de la loi du 2 juin 1941 est tenue de se présenter, dans un délai d’un mois à compter de la promulgation de la présente loi, au commissariat de police de sa résidence ou à défaut à la brigade de gendarmerie pour faire apposer la mention «Juif» sur sa carte d’identité(...) et sur la carte individuelle d’alimentation.

etc[4].

 

 

 


Conséquences et séquelles des persécutions raciales sur les enfants rescapés

 

 

 

L’homme est un produit fort singulier du processus évolutif. Il reçoit et transmet non pas une mais deux hérédités, l’une biologique, l’autre culturelle. Théodosius Dobzhinski

 

De nombreux travaux ont été faits depuis la fin de la dernière guerre sur les séquelles et les problèmes qui découlent des persécutions. Aujourd’hui, de nombreuses publications scientifiques en font état. Les juifs, tziganes et autres rescapés persécutés au cours de la seconde guerre ont du faire face à des difficultés existentielles handicapantes tout au long de leur existence. Les enfants Juifs ont connu à travers leur clandestinité un destin tragique, où le stress et l’angoisse étaient très souvent leur lot quotidien. Celui-ci a, à plus d’un titre, affecté leur comportement et marqué leur adolescence et leur vie d’adulte. Les problèmes rencontrés ainsi que nous allons le voir ci-dessous sont de plusieurs ordres.

 

 

 

Les travaux d’après-guerre

 

Le Dr Minkowski, psychopathologiste, qui a examiné dans les années d’après guerre de nombreux rescapés,  rapporte  «que nous pouvons considérer comme acquis, qu’il existe une pathologie spécifique des anciens déportés et victimes des persécutions. Cela se comprend du reste, compte tenu des épreuves auxquelles ont été soumis pendant des années, tant sur le plan somatique que physique et moral, l’organisme et la personnalité humaine. (...) La spécificité des troubles neuro-psychopathiques consécutifs aux persécutions se traduit par un syndrome particulier(...) ».

 

Ce même médecin souligne que ce type d’épreuves débouche immanquablement sur des psychopathologies bien spécifiques. Dans son rapport présenté à la 5èmeassemblée des médecins en Israël  en août 1961 à Haïfa, il rapporte que les survivants qui ont vécu dans la clandestinité sont atteints de divers troubles :

 

-                                                         anxiété permanente

-                                                         dysfonctionnement des glandes endocrines

-                                                         anesthésie affective

-                                                         prédisposition à la dystonie neurovégétative et aux psychoses endogènes etc.

 

Ce qu’il est également intéressant de noter, c’est que ce travail fait ressortir, que les victimes n’entrent pas dans les conceptions, critères définis  par la psychiatrie habituelle. Ce qui a eu pour effet de remettre en cause les diagnostics formulés jusqu’alors.

 

D’un point de vue concret, les troubles vécus par les survivants sont divers. Le docteur Minkowski parle de «dépression réactionnelle chronique ». Ces termes sont de son avis schématiques, négligent les détails et c’est justement dans ces détails que résident l’aspect le plus important des troubles. Il note également «que l’irritabilité extrêmement accusée  chez les anciennes victimes de persécutions, se manifeste à tout bout de champ, pour un rien, vient perturber sérieusement leur vie de famille, de même que leurs relations journalières avec leurs semblables(...) ». Dans ce même texte nous trouvons un peu plus loin, «Non pas tant agressivité, qu’une excitabilité extrême de la réactivité générale du système nerveux, échappant ainsi au contrôle de la personne(...) nous nous trouvons en présence d’une modification, d’une détérioration de la personne humaine(...) mais, si on se penche humainement sur cette souffrance, elle devient à tel point proche et compréhensible que, pour ma part, je l’avoue, j’éprouve quelque résistance à la coiffer d’un terme clinique...

 

L’anxiété,  quant à elle est  constante, elle s’accompagne de peurs et d’inquiétudes immotivées, sentiment d’insécurité(...) anxiété à la vue d’hommes en uniformes(...) pour compléter le tableau clinique, énumérons les symptômes suivants de nature plus banale : impressionnabilité au moindre bruit, des pas entendus dans l’escalier qui déterminent l’image d’une arrestation, troubles de la série neurovégétative au sens strict du terme, palpitations, sentiments d’étouffement, transpiration, tremblements, états nauséeux, troubles digestifs, céphalées etc.   ; dysmnésie marquée de fixation et d’évocation, trous de mémoire, oublis, distractions, déficience de la faculté de concentration ; on n’est pas à ce que l’on fait ; en cours d’accomplissement d’une action ;oubli de ce à quoi elle était destinée, etc. ;lassitude, affaissement général, fatigabilité physique et intellectuelle. Tel est dans des grandes lignes le syndrome des victimes du nazisme avec les particularités qui lui sont propres, qui font aussi que les cadres de la  clinique courante ne lui conviennent point  ». 

 

Si nous avons choisi de nous référer à un travail fait il y a une quarantaine d’années, c’est tout d’abord pour rendre hommage au docteur Minkowski. Celui-ci a été l’un des premiers à démontrer la spécificité des traumatismes des victimes des persécutions nazies. Le particularisme  de son dossier, déjà à cette époque, faisait ressortir que  les conséquences risquaient de toucher également les enfants des rescapés, notamment lorsqu’il cite  les propos de l’un de ses patients : « tout va à nouveau recommencer, mes enfants n’échapperont pas au sort qui fut le mien ».

 

Ces problèmes préoccupaient d’autres spécialistes. « L’union Mondiale O.S.E » tenait  les 20 et 21 juin 1961 un colloque sur les « Conséquences pathologiques tardives chez les victimes juives du nazisme ».

 

Parmi les sujets traités par d’éminents spécialistes nous trouvons :

 

-                                                         Influences des traumatismes, des intempéries et des carences d’apport alimentaire comme cause déclenchante ou aggravante des maladies ostéo-articulaires et vertébrales » (Prof. S. de Sèze).

-                                                         Système nerveux et ulcère gastro-duodénal (Prof. R. Cattan)

-                                                         Les expertises chez les victimes juives du nazisme (Dr.I. Simon)

-                                                         Incidence et évolution des affections allergiques chez les anciennes victimes des déportations et des persécutions raciales (Prof. B. Halpern)

-                                                         Séquelles tardives de la pathologie respiratoire (Prof. B. Kreis)

-                                                         Considérations sur les séquelles tardives cardio-vasculaires chez les victimes juives du nazisme.

-                                                         Les séquelles tardives des troubles hormonaux chez les victimes juives du nazisme (Mme F. Kreis de Mayo)

-                                                         Les séquelles oto-rhino-laryngologiste des persécutions raciales (Dr P.L Klots)

-                                                         Les fonctions génitales et les équilibres neuro-endocriniens génitaux et para-génitaux chez les victimes du nazisme. (Prof. M. Mayer)

-                                                         Carences vitaminiques et séquelles oculaires chez les victimes juives du nazisme (Dr J. Mawas)

-                                                         Les syndromes psychopathologiques chez les victimes des persécutions de la dernière guerre (Prof. H. Baruk)

-                                                         Les troubles neurovégétatifs  réactionnels chez les victimes juives du nazisme. (Dr. I. Simon)

 

 

Etat des recherches actuelles

 

Les travaux faits aujourd’hui par de nombreuses équipes de recherche indépendantes confirment les observations faites dans les années d’après-guerre. De plus, les observations se sont affinées et ont  permis de souligner divers paramètres non pris en compte à l’époque, en raison du manque de recul. Ainsi, aujourd’hui l’accent est mis non seulement sur les séquelles directes qui frappent les victimes, mais également sur les conséquences qui touchent les première, seconde et troisième générations11.

 

Les facteurs qui multiplient les risques de voir se développer des séquelles liées aux événements traumatisants de la seconde guerre, font désormais l’objet d’une appellation spécifique. Les spécialistes codifient ce type de pathologie sous le sigle PTSD (posttraumatic stress disorder). Cette étude fait ressortir que la vulnérabilité au PTSD, touche également la famille, les enfants et d’une manière générale  les proches des victimes12.

 

Une autre étude publiée par Psychoanalytic review13 : fait apparaître, que non seulement les victimes directes des agissements criminels en subissent tout au long de leur vie les conséquences, mais que celles-ci se transmettent à leurs enfants. Pour résumé la situation, cet auteur s’exprime ainsi :

 

« Les jeunes des 2ème et 3èmegénérations  sont à la recherche d’un équilibre qui tient  compte de leur éducation. Ils tentent de régler leur problème en fonction de leur propre personnalité et à travers les épreuves  subies par leurs parents de façonner leur identité. Le dilemme dans lequel se trouvent ces générations consiste à tourner autour de la souffrance de leurs parents et les pousse à tenter de rechercher un compromis,  qui consiste à approcher cette souffrance  tout en l’évitant ».

 

Les 2èmeet 3ème générations sont également plus préoccupées que les groupes témoins (Juifs et non Juifs) par les injustices sociales et politiques. Ainsi, cet auteur fait remarquer  « que pour les jeunes de la 3èmegénération,  l’identité juive et la réussite de leur vie passe par le legs de l’Holocauste»14.

 

Les personnes qui étaient enfants pendant la période de l’Holocauste et qui ont été confrontées à des persécutions ont subi des traumatismes graves. L’origine est   d’avoir ressenti la fragilité de leur existence et de celle de leurs proches.  Ces victimes font une « intériorisation conflictuelle » qui conditionne leur existence ou l’idée de la mort est omniprésente. 

 

Les auteurs de cet article soulignent  que  ces perturbations sont permanentes et font  partie de leur personnalité. Pendant trois années, des survivants ont participé à des thérapies de groupe. Leurs perturbations s’exprimaient de différentes façons : par des prédispositions à des tentatives de suicide, des difficultés à assumer leur présence au sein du groupe et par des manifestations de colère violentes contre les thérapeutes. Ces problèmes ont perduré malgré et au delà de la thérapie. Le syndrome  appelé  « Countertransference » est un autre symptôme observé par ces auteurs, il est en liaison directe avec l’Holocauste. Il se manifeste par de l’anxiété,  des crises de colère, par le rejet de la thérapie de groupe, le refus et  l’incapacité d’exprimer le mal être. Malgré leurs difficultés à mener à bien les séances de thérapie, les auteurs pensent que ce type de traitement doit être proposé dans les pathologies traumatiques d’origine humaine.

 

Comme le démontre cette dernière étude, de nombreux enfants Juifs rescapés ont, après-guerre, occulté cette période, à tel point que bon nombre d’entre eux,  même devenus adultes, ne l’évoquent qu’avec beaucoup de réticence, (les spécialistes parlent d’amnésie de protection). Chez les adultes, les phénomènes inverses s’observent, les victimes évoquent fréquemment leur passé douloureux avec un souci exagéré du détail (hypermnésie).

 

Les traumatismes laissés par ces épreuves sont gérés tant bien que mal de façon individuelle. Pour survivre, les enfants Juifs  pourchassés ont dû, par obligation changer de nom, de prénom. Chez les survivants Juifs de la première génération après-guerre, le rejet de l’identité juive a continué à se manifester.  On a pu constater de nombreux abandons de patronyme que plus rien ne justifiait. Vouloir passer inaperçu, devenir anonyme, refuser « le fardeau » d’une identité culturelle pesante, abandonner les traditions religieuses, ne plus être identifiable en tant que Juif, sont autant de moyens employés par les survivants de la Shoah pour fuir  leur passé douloureux. La guerre a non seulement laissé des traumatismes physiques et psychologiques, mais a également spolié la première génération au moins en partie,  des valeurs du judaïsme.

 

 

 

Ce dossier a été réalisé par Jean Aikhenbaum

avec le concours de Messieurs Gilbert Schwarcz, Piotr Daszkiewicz

 

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie

 

 

 

Archives du Musée de la Préfecture de Police de Paris

 

CENTRE HISTORIQUE DES ARCHIVES NATIONALES

 

Community healing for children traumatized by war –  Ayalon-Ofra - International-Review-of-Psychiatry.Aug. ;1998 10 (3) 224-233

 

Daszkiewicz P. - Aikhenbaum J. « Aurochs, le retour...d’une supercherie nazie » Histoire Sciences, Totalitarisme, Ethique et Société

 

Journaux Officiels

 

Klarsfeld Serge : «  La France et la question juive  1940 – 1944 » C.D.J.C

 

Les Cahiers de la médecine hébraïque

 

MEDLINE Bases de données

 

Poliakov L. « Bréviaire de la haine - le 3ème Reich et les Juifs » - Agora Editions Calmann-Lévy

 

Quelien Jean, « La France et l’attitude des Français sous l’Occupation », conférence du 15/03/1998

 

Saigh Philip A ; Fazirbank John A ;Yasik Anastasia E « War-related posttraumatic stress disorder among children and adolescents », International Universities Press Stress and Health series Monograph ;

 

Thuillier P. Les passions du savoir - essais sur les dimensions culturelles de la science - Fayard

 

Weisberg Richard, - « B Vichy Law and the Holocaust in France »

 

WinockMichel - « Le Siècle des Intellectuels » - Points Editions du Seuil

 



[1] L’Administration prend les devants et enlève toute possibilité aux fonctionnaires de police chargés des basses besognes d’interpréter les textes de manière à ce qu’ils exécutent les ordres sans discussion possible. Cette note précise : Seul le Commissaire de la Voie Publique est qualifié pour examiner les situations.

[2] Souligné par J. Aikhenbaum - A la lecture de cette note, nous constatons que les chiens, chats et autres poissons rouge faisaient l’objet de plus d’égards de la part du Directeur Adjoint de la Police Municipale, signataire de cette mesure, que les enfants juifs. 

[3] Soit 15 à 19 heures avant le départ du train.  Cette note ne précise pas le lieu de destination de ce convoi.

[4] Les Italiens, alliés d’Hitler se sont toujours fortement opposés à ces mesures.

11Signal JJ. Psychoanalytic review. 85(4) :579-85, 1998 aug.

12 Yehuda R. Canadian Journal of Psychiatry - Revue canadienne de psychiatrie. 44(1) :34-9 199 Feb.

13 Trauma of identity through two generations of the Holocaust. Hogman F. 85(4) :551-78, 1998 Aug.

14 Countertransference             and life-and-death issues in group psychotherapy with child Holocaust survivors (source Am.J Psychoter. 52(3) :301-12, 1998 Summer.)

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 18:16

 

 

 

(dossier réalisé par Jean Aikhenbaum avec le concours de Messieurs Gilbert Schwarcz et Piotr Daszkiewicz)

 

ANNEE 1941

 

Circulaire n° 296 du 7 février 1941

Ministère de l’Intérieur- 7ème bureau.

Un communiqué invite les juifs français et étrangers changeant de domicile à en faire la déclaration dans les commissariats de leur nouvelle demeure.[1]

N° 1450- loi du 29 mars 1941 créant un commissariat général aux questions juives

J.O du 31 mars 1941

 

Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français,

Le conseil des ministres entendu,

Décrétons :

 

Art. 1er - Il est créé, pour l’ensemble du territoire national, un commissariat général aux question juives.

 

Art. 2 - Le commissaire général aux questions juives à pour mission :

 

1.      De préparer et de proposer au chef de l’Etat toutes mesures législatives relatives à l’état des juifs et à leur capacité politique, à leur aptitude juridique à exercer des fonctions, des emplois des professions.

2.      De fixer en tenant compte des besoins de l’économie nationale, la date de la liquidation des biens juifs.....

3.      De désigner les administrateurs séquestres et de contrôler leur activité...

 

Fait à Vichy le 29 mars 1941

 

N° 1594 - Loi du 11 avril 1941 modifiant et complétant la loi du 3 octobre 1940 portant statut des juifs

 

Art. 2 .................

« Les fonctionnaires juifs visés aux articles 2 et 3 et actuellement prisonniers de guerre ou servant dans un poste outre-mer cesseront d’exercer leurs fonctions deux mois après leur date d’arrivée en France non occupée »...

 

N° 1490 - Loi du 3 avril 1941

 

Modifiant ou complétant les lois du 17 juillet 1940  concernant les magistrats, fonctionnaires et agents civils ou militaires relevés de leurs fonctions, du 13 août 1940 fixant la limite d’âge des agents des services extérieurs du ministère des affaires étrangères, du 12 septembre 1940 portant abaissement des limites d’âge des agents des services extérieurs...portant statut des juifs 11 octobre 1940 sur le travail féminin...

 

Art. 3 - l’article 7 .... « Les fonctionnaires juifs visés aux articles 2 et 3 cesseront d’exercer leurs fonctions dans les 2 mois qui suivront la promulgation de la présente loi....

Les agents mariés de sexe féminin...dont le mari subvient aux besoins du ménage, pourront être mis en position de congé sans solde.... »

 

N° 2469 - Loi du 19 mai 1941 modifiant l’article 2 de la loi du 29 mars 1941 créant un commissariat général aux questions juives

 

 Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français,

Le conseil des ministres entendu,

Décrétons :

 

Art. 1er - L’article 2 de la loi est modifié du 29 mars 1941 est modifié comme suit :

 

1°- Proposer au gouvernement toutes dispositions législatives.... relativement à l’état des juifs, à leur capacité civile et politique, à leur aptitude juridique à exercer des fonctions, des emplois, des professions ; ............

2°- Pourvoir, en tenant compte des besoins de l’économie nationale à la gestion et à la liquidation des biens juifs....

3°- Désigner les agents chargés...

4°- Provoquer éventuellement à l’égard des juifs, et dans les limites fixées par les lois en vigueur, toutes les mesures de police commandées par l’intérêt national.... 

 

N° 2392 - Loi du 2 juin 1941 remplaçant la loi du 3 octobre 1940, portant statut des juifs.

 

Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français,

Le conseil des ministres entendu,

Décrétons :

 

Art. 1er - Est regardé comme juif :

 

1.      Celui ou celle, appartenant ou non à une confession quelconque, qui est issu de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint est  lui-même issu de deux grands-parents de race juive.

 

Art. 2 - L’accès et l’exercice des fonctions publics et mandats énumérés ci-après sont interdits aux juifs : Chef d’Etat, ...membres de corps d’Etat, de tribunaux, administrateurs, officiers, ambassadeurs,  membres du corps enseignants, préfets, sous préfets, fonctionnaires de police...

 

Art. 5 - Sont interdites aux juifs les professions....


 

- la circulaire n° 364 de la Direction de la Police Judiciaire rappelle que l’ordonnance des autorités occupantes du 26 avril 1941, interdit aux juifs l’exercice de toutes professions les mettant en rapport avec le public.

- Le 21 juin 1941 (J.O du 24.06.41 page 2628) le numerus clausus dans l’enseignement supérieur, limite à 3% les étudiants juifs.

- Le décret du 16 juillet 1941 limite à 2% le nombre d’avocats  juifs.[2]

- Le décret du 18 juillet 1941 porte sur le recensement des juifs d’Algérie.

- Le J.O du 6 septembre 1941 (page 3787) publie le décret qui réglemente la profession des médecins juifs : l’élimination des médecins juifs en exercice à la date de la publication du présent décret, qui seront en surnombre sera prononcée dans les conditions prévues aux articles.... Des mesures similaires étaient également prises pour limiter le nombre de juifs, dans l’exercice des professions de dentistes, architectes, sage-femme, pharmaciens  etc.

- Le Décret du 14 août 1941 limitant à 14 % les élèves juifs dans l’enseignement primaire et secondaire en Algérie. Celui-ci est modifié en octobre 42 et porte à 7% ce chiffre.

 

Commissariat général aux questions juives

N° 3188 - Décret du 28 juillet 1941 portant règlement d’administration publique pour l’application de l’article 5 de la loi du 2 juin 1941 remplaçant celle du 3 octobre 1940 portant statut des juifs.

.........

Art. 2 - Les juifs exerçant une profession interdite par l’article 5 de la loi du 2 juin 1941...titulaires d’une carte d’identité professionnelle, doivent remettre cette carte dans le délai prévu à l’article 3, soit à la préfecture de police...

 

Art. 5 - Lesdits biens qui, à l’expiration du délai prévu à l’article 3 ci-dessus, n’ont pas été réalisés par les intéressés, seront pourvus d’un administrateur provisoire...

 

Ordonnance du 13 août 1941

une note de l’occupant porte sur la confiscation de poste de TSF  qui appartiennent aux juifs. (Les contrevenants s’exposent à des peines d’emprisonnement et d’amendes).

N° 3591 - Loi du 1er septembre 1941 portant modification de la loi du 29 mars 1941, créant un commissariat général aux questions juives


Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français,

Le conseil des ministres entendu,

Décrétons :

 

Art. 1er - Il est créé pour l’ensemble du territoire national un commissariat général aux questions juives, rattaché au secrétariat de l’Etat intérieur...

 

N°4428 Décret du 20 octobre 1941 modifiant le décret du 19 juin 1941 organisant les services du Commissariat général aux questions juives

 

Nous Maréchal ....

Décrétons :

 

Art.1 - Sont placés sous l’autorité du commissaire général aux questions juives les services suivants : ......

3° La direction de l’aryanisation économique ;........

 

 

 

N° 4864 - Loi du 17 novembre 1941 réglementant l’accès des juifs à la propriété foncière...

 

 

Commissariat général aux questions juives

 

N°5062 - Décret du 19 novembre 1941 relatif aux personnels en service outre-mer visés par l’article 7 de la loi du 2 juin 1941 remplaçant la loi du 3 octobre 1940 portant statut des juifs[3]

 

.........Les fonctionnaires et agents juifs en service outre-mer, visés par l’article....sont considérés comme ayant cessé d’exercer leurs fonctions ou d’occuper leur emploi à la date du 20 décembre 1940.....

 

N°5047 Loi du 29 novembre 1941 instituant une union générale des Israélites de France.

 

 

 

ANNEE 1942

 

Algérie - Décret n° 783 du 15 mars 1942 étendant à l’Algérie la loi du 17 novembre 1941, relative à l’accès des juifs à la propriété foncière.

 

En mars 42, le couvre feu est instauré pour les juifs de la zone occupée de 20 heures à 6 heures.

 

 

 

L’ETOILE JAUNE

Huitième ordonnance, du 29 mai 1942, concernant les mesures contre les Juifs[4]

 

En vertu des plein pouvoirs qui m’ont été conférés par le Fürer und Oberster Bejhlshaber der Wehrmacht, j’ordonne ce qui suit :

 

Signe distinctif pour les Juifs

 

I- Il est interdit aux Juifs, dès l’âge de 6 ans révolus, de paraître en public sans porter l’étoile juive.

II - L’étoile juive est une étoile à 6 pointes ayant les dimensions d’une paume de la main et les contours noirs. Elle est en tissu jaune et porte, en caractères noirs, l’inscription « Juif ». Elle devra être portée bien visiblement sur le côté gauche de la poitrine, solidement cousue sur le vêtement.

 

 

Dispositions pénales

 

Les infractions à la présente ordonnance seront punies d’emprisonnement et d’amende.... des mesures de police telles que l’internement dans un camp de juifs, pourront s’ajouter ou être substituées à ces peines.

 

Avis : Les Juifs soumis à l’obligation.... devront se présenter au Commissariat de Police...chaque Juif recevra 3 insignes et devra donner en échange un point de sa carte de textile.

Une ordonnance de juillet 42, interdit aux juifs l’accès aux théâtres, cinémas, lieux publics etc.

 

Circulaire n° 140 - 42 du 6 juin 1942

 

Le Directeur de la Police Judiciaire et Le Directeur de la Police Municipale  à Messieurs les Commissaires ....

 

 

instructions de l’autorité allemande

 

L’autorité allemande prescrit que l’application de l’ordonnance concernant le port de l’insigne des juifs soit poursuivie rigoureusement, sans aucune exception.

 

Toutes manifestations, qui pourraient présenter le caractère d’une protestation contre l’Ordonnance du Militärbefhlshaber, devront être réprimées sévèrement. Il ne sera pas toléré que celle-ci soit ridiculisée. Plusieurs cas sont susceptibles de se présenter :

 

 

1.      Manifestations par les juifs eux-mêmes qui porteraient plusieurs insignes.

2.      Manifestations par des juifs groupés, dont les rassemblements constitueraient une protestation.

3.      Aryens portant indûment l’insigne juif.

4.      Salut adressé ostensiblement au porteur de l’insigne ce qui constituerait nettement une critique.

5.      Port d’un insigne fantaisiste qui par sa couleur et la forme tournerait en dérision l’insigne réglementaire (mot juif remplacé par le mot swing...).

 

L’autorité allemande attache une importance exceptionnelle à l’exécution de ces prescriptions  et des policiers allemands en civil s’assureront que les services de Police font correctement leur devoir.

 

Signé le Directeur de la Police Judiciaire TANGUY  - le Directeur de la Police Municipale HENNEQUIN[5]

 

Circulaire n° 157 - 42 du 19 juin 1942

 

Cette note précise :

 

1.      Juifs et non juifs qui ont commis des infractions à l’ordonnance sur l’étoile des juifs devront être transférés au camp de Drancy....

 

Une autre circulaire (signée par Hennequin) précisait que les hommes enfreignant ces dispositions après être passés par le dépôt étaient envoyés au camp de Drancy, alors que les femmes étaient envoyées au Camp des Tourelles.

 



[1] Le 2 mai 1941, les autorités allemandes limitent le déplacement des juifs à l’intérieur de la commune ou du département suivant le cas.

[2] Dans sa réponse au courrier qu’il adresse le 13 septembre 1941 à l’ordre des avocats, le commandant du département de la série EM d’administration (pol. V.2/327.01) dit ceci :

Je refuse l’autorisation de recevoir des visites demandées par l’ordre des avocats...pour les 41 avocats internés au camp de Drancy, en vue de leur permettre d’exercer leur métier. Par contre, j’autorise....3 lettres en plus du contingent normal.

[3] Une lettre en date du 19 novembre 1941 qui émane de la Direction de l’Administration Générale de la Préfecture de Police précise : Il résulte d’une conversation que j’ai eu ce matin avec Monsieur Vallat, que les caraïsmes (caraïtes) et les Georgiens (ces derniers étaient considérés comme étant de religion mosaïque, mais non de race juive) sont des juifs et qu’il y a lieu de les soumettre à la loi du 2 juin 1941.(signé François).

[4]Nous avons scrupuleusement recopié le mot juif employé par les auteurs des circulaires ou lois  et mis une minuscule ou une majuscule suivant le cas.

[5] Les noms de ces fonctionnaires reviennent fréquemment, dans les dispositions prises par la police, des mesures disciplinaires ont été prises à leur encontre à la libération.

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 17:53

 

 

 

Extrait du livre blanc publié en 1995 –

 

Ce dossier a été réalisé par Jean Aikhenbaum

avec le concours de Messieurs Gilbert Schwarcz, Piotr Daszkiewicz

 

 

 

 

 

Préparation et mise en place de mesures discriminatoires contre les juifs de France

 

 

 

 

Rappel de quelques grandes  lois, décrets parus au Journal Officiel

sous le régime de Vichy, et de mesures discriminatoires prises à l’encontre des juifs.

 

 

 

 

Conséquences et séquelles des persécutions raciales sur les enfants rescapés.

 

 

 

                                                     

 

 

SOMMAIRE

La montée de l’antisémitisme _________________________________________________ 

Préparation et mises en place des mesures discriminatoires contre les juifs de France____

Rappel de quelques grandes lois de Vichy, et de quelques mesures discriminatoires_____

ANNEE 1940__________________________________________________________________

Loi portant statut des juifs. ___________________________________________________________

Bulletin municipal du 7 octobre 1940___________________________________________________ 

Loi sur les ressortissants étrangers de race juive__________________________________________

ANNEE 1941

N° 1450- loi du 29 mars 1941 créant un commissariat général aux questions juives            

N° 1594 - Loi du 11 avril 1941 modifiant et complétant la loi du 3 octobre 1940 portant statut des juifs        

            N° 1490 - Loi du 3 avril 1941   

N° 2469 - Loi du 19 mai 1941 modifiant l’article 2 de la loi du 29 mars 1941 créant un commissariat général aux questions juives            

N° 2392 - Loi du 2 juin 1941 remplaçant la loi du 3 octobre 1940, portant statut des juifs.

N° 3188 - Décret du 28 juillet 1941 portant règlement d’administration publique pour l’application de l’article 5 de la loi du 2 juin 1941 remplaçant celle du 3 octobre 1940 portant statut des juifs.       

N° 3591 - Loi du 1er septembre 1941 portant modification de la loi du 29 mars 1941, créant un commissariat général aux questions juives            

 N°4428 Décret du 20 octobre 1941 modifiant le décret du 19 juin 1941

N°5062 - Décret du 19 novembre 1941 relatif aux personnels en service outre-mer visés par l’article 7 de la loi du 2 juin 1941 remplaçant la loi du 3 octobre 1940 portant statut des juifs        

N°5047 Loi du 29 novembre 1941 instituant une union générale des Israélites de France.          

ANNEE 1942                       

Algérie - Décret n° 783 du 15 mars 1942 étendant à l’Algérie la loi du 17 novembre 1941, relative à l’accès des juifs à la propriété foncière.        

L’ETOILE JAUNE            

Huitième ordonnance, du 29 mai 1942, concernant les mesures contre les juifs_________________             Circulaire n° 140 -42 du 6 juin 1942, instructions de l’autorité allemande ____________________              Circulaire n° 157 - 42 du 19 juin 1942,  infractions au port de l’étoile jaune____________________

DEPORTATIONS ET ARRESTATIONS_________________________________________              Notes de service du 18 juillet 1942 ____________________________________________________ 

            Note de service du 9 septembre 1942_________________________________________

            Consignes pour les équipes chargées des arrestations ______________________________________ 

Loi N° 879 du 9 novembre 1942 relative au séjour et à la circulation des juifs étrangers

Loi N° 1077 du 11 décembre 1942 relative à l’apposition de la mention « juif » sur les titres d’identité délivrés aux Israélites français et étrangers.     

Conséquences et séquelles des persécutions raciales sur les enfants rescapés       

Les travaux d’après-guerre

Etat des recherches actuelles       

Bibliographie                     

 

 

 

 

 

 

 

 

La montée de l’antisémitisme

 

 

 

 

Le premier mouvement antisémite d’envergure qui a précédé la Shoah, s’est manifesté en Allemagne par le boycott des commerces juifs le 1er avril 1933[1]. Des lois et mesures anti-juives officielles ont été promulguées en 1935,  dont la célèbre loi de Nuremberg du 15 septembre 1935, destinée à protéger « le sang et l’honneur allemand ». Cette mesure pour les nazis était nécessaire  par le fait que le juif est impur, et que, de plus, tout ce qui lui appartient est souillé et devient source de contamination. Il était donc primordial que la race des seigneurs se protège efficacement de  toute souillure.

 

L’enchaînement devenait alors inéluctable. Goëring déclare qu’il fallait en finir avec la question juive (octobre 38), les Juifs doivent disparaître de l’économie allemande (novembre 38)[2]. Les exactions contre la population juive allemande prennent de l’ampleur : les biens juifs sont pillés, les magasins, habitations, synagogues dévastés et incendiés. Les pogromes s’institutionnalisent dans une indifférence générale et, entre  le 10 et 13 novembre de cette même année, les premières déportations commencent avec l’envoi de  10 454 juifs allemands  au camp de Buchenwald.

 

Le grand dessein des nazis, qui consistait à exploiter et à éliminer les sous-hommes que sont les juifs, les tziganes, les polonais, les russes, les tchèques et autres dégénérés pouvait commencer.  L’édification du 3ème Reich millénaire éternel et la souveraineté de la race supérieure germanique étaient à ces conditions.

 


Préparation et mises en place des mesures discriminatoires contre les juifs de France

 

 

 

 

C’est dans cette continuité que se sont inscrites les mesures prises dans les pays occupés. En France, c’est avec l’armistice et l’invasion allemande que les premières dispositions officielles font leur apparition. Une certaine  littérature et la presse antisémite avaient préparé l’opinion publique à la politique discriminatoire et d’extermination qui va être menée contre les juifs[3]. Les citations où  juifs, métèques et étrangers sont accusés de tous les maux, de toutes les tares, abondent. Les quolibets, les injures et les propos menaçants sont regardés avec bienveillance  par les pouvoirs publics de cette époque ou pour le moins avec indifférence.

 

Dès la mise en place du nouveau régime de Vichy, des journaux tels que l’Action Française, le Matin, l’Œuvre , le Cri du Peuple, la Gerbe, Je suis partout... deviennent des inconditionnels du pouvoir en place.

 

Maurras adhère à ces idées : il entretient avec Pétain des échanges et la radio le cite quotidiennement. Adversaire farouche de la devise « Liberté - Egalité - Fraternité », il se félicite de la voir remplacer par le célèbre slogan « Travail - Famille - Patrie ». La loi du 17 juillet 40 répond pleinement à ses attentes : elle écarte les métèques de la fonction publique et des postes de dirigeants. Celle du 21 juillet 40 va également dans le bon sens, puisqu’elle remet en cause les naturalisations. Maurras écrit : « Les Français recommencent à être chez eux en France ».  Parallèlement, une Cour Suprême de Justice est instaurée afin de juger les ministres responsables de la défaite.

 

Pour Maurras, le Statut des juifs, l’instauration d’un Commissariat aux questions juives est « un monument consacré à la défaite de l’Ennemi intérieur ». Il vitupère, dénonce les ennemis de la Révolution nationale, ceux qui sont partis pour Londres ont abandonné la terre de la patrie... Il considère que la résistance est un mal absurde qu’il faut combattre. Les arrestations, les camps de concentration font les trois quarts de la besogne. Il est indispensable d’en finir avec les métèques et les juifs qui tirent les ficelles. En conséquence, on doit désarmer les juifs et leur retirer leur argent. L’Ennemi, finalement, n’est qu’un. Gaullistes, juifs, communistes, francs-maçons, métèques autant d’Etats confédérés qui ont juré la perte de l’unité française.

 

Lorsque le processus de la déportation commence, Maurras applaudit : juifs bêtes traquées, il suffit d’ouvrir les yeux pour se rendre compte qu’ils ont de tout, payent rubis sur l’ongle avec un bel argent somme toute assez rare chez les Français.

 

 

Drieu de la Rochelle, quant à lui, pense que la France doit s’orienter vers un nationalisme européen. L’Allemagne se doit de délivrer la France des juifs, car une victoire des Anglais et des Français amènera le triomphe définitif de la pourriture. Les juifs maîtres de l’Europe.

 

Le gouvernement de Vichy coopère pleinement avec les autorités allemandes. Vallat, jugé trop laxiste est remplacé par Darquier de Pellepoix antisémite notoire, qui se fait un devoir d’imposer les directives de l’occupant. Il prend des initiatives et donne aux mesures prises contre les juifs, une spécificité bien française. Ce triste personnage restera en poste jusqu’au mois de février 44.

 

Ce court préambule nous permet de mieux comprendre le climat qui régnait durant cette période et de voir pourquoi les mesures anti-juives n’ont guère suscité lors de leur promulgation de mouvements réellement réprobateurs.

 


Rappel de quelques unes des grandes lois de Vichy, et de quelques mesures discriminatoires

 

ANNEE 1940[4]

- Le Décret du 16 juillet 1940 (J.O du 17.07.40 page.4554) porte sur la procédure de déchéance de la naturalisation française et abroge  la loi du 10 août 1929.

- Le Décret du 27 août 1940 abroge celui du 21 avril 1939, qui interdisait les injures et les diffamations envers les juifs.

- Le Décret du  20 novembre 1940, vu la loi du 7 octobre 1940 abroge le décret Crémieux du 24 octobre 1870 accordant la nationalité française aux juifs d’Algérie.

- le 1er décembre 1940 le Ministère de l’Intérieur 7ème bureau dans une note confidentielle, donne des instructions relatives aux différents mode de Retrait de la nationalité Française.

Loi portant statut des juifs.  J.O du 18 octobre 1940

Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français,

Le conseil des ministres entendu,

Décrétons :

 

Art. 1er - Est regardé comme juif, pour l’application de la présente loi, toute personne issue de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif.

Art. 2 - L’accès et l’exercice des fonctions publiques et mandats énumérés ci-après sont interdits aux juifs : (suit un certain nombre de fonctions qui vont du Chef de l’Etat (sic) à des postes dans les entreprises d’intérêt général, en passant par ceux d’inspecteurs généraux, de police, membres du corps enseignements, officiers, …)

Art. 3 - L’accès et l’exercice de toutes les fonctions  publiques autres que celles énumérées....[5]

Art. 5 : Les juifs ne pourront sans condition ni réserve, exercer l’une quelconque des professions suivantes : profession libérale, commerciale, industrielle ou artisanale, agent immobilier, banquier, éditeur, rédacteur ....à l’exception des publications de caractère  strictement scientifique ou confessionnel[6]....etc.

Fait à Vichy, le 3 octobre 1940

Ph. Pétain, Pierre Laval, Raphaël Alibert etc.[7]

 

Bulletin municipal du 7 octobre 1940

Entreprises Juives - ref P.P.82-2

 

La Préfecture de Police communique :

 

L’ordonnance du chef de l’Administration militaire en France, en date du 27 septembre, prescrit que tout commerce dont le propriétaire ou le détenteur est juif devra être désigné par une affiche.

 

Cette désignation doit être faite au moyen d’une pancarte affichée à l’intérieur des entreprises ou des vitrines extérieures par une affiche spéciale.

 

Elle doit avoir 20 centimètres sur 40 centimètres et porter, en caractères noirs sur fond jaune, l’inscription suivante :

 

« JUDISCHES GESHAFT »

« ENTREPRISE JUIVE »....[8]

                  

Décret du 9 octobre 1940(J.O du 11 octobre 1940 page 5.267)

relatif à la commission d’examen des cas de déchéance de la nationalité française

 

Loi sur les ressortissants étrangers de race juive

J.O du 18 octobre 1940

 

Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français,

Le conseil des ministres entendu,

Décrétons :

 

Art. 1er - Les ressortissants étrangers de race juive pourront, à dater de la promulgation de la présente loi, être internés dans des camps spéciaux par décision du préfet du département de leur résidence...

 

Art. 3 - les ressortissants étrangers de race juive pourront en tout temps se voir assigner une résidence forcée par le préfet de leur résidence...

 

Fait à Vichy le 4 octobre 1940



[1] Des moyens de pression pour infléchir la politique allemande, avaient été mis en place en France, sans grand succès. La Préfecture de Police dans une note du Directeur des Renseignements généraux fait état qu’un Comité de défense des Juifs persécutés en Allemagne, vient de faire apposer, sur les murs de la Capitale une affiche intitulée « Français, 700.000 hommes, femmes et enfants sont mis au ban de la nation allemande ». Il y est écrit notamment, que dans les mesures prises à l’égard des Juifs en Allemagne, par le gouvernement hitlérien, - arrestations massives, déportations dans des camps de représailles, expéditions punitives etc. (note du 3 avril 1933 ref. 241 - 155 - 1)

Le 20 février 1934, lors d’une Réunion organisée par la Commission d’Enquête Internationale sur les atrocités hitlériennes, M° Campinchi, rapporte  qu’il est stupéfait de constater l’indifférence montrée à l’égard des atrocités hitlériennes par la presse française "qui semble obéir à un mot d’ordre". Au cours de cette réunion un député communiste allemand Bemler Hans, viendra témoigner et dira : que sa femme est emprisonnée en Allemagne, que son fils âgé de 13 ans a été arrêté et enfermé dans une maison de correction, tous deux à titre d’otages parce qu’il a réussi à s’échapper, à la suite de son arrestation.

[2] Les scientifiques nazis, qui avaient souvent eu pour professeurs des juifs, n’en défendaient pas moins des théories par lesquelles les juifs avaient corrompu la science allemande. Ainsi Philipp Lenard, prix Nobel de physique en 1905, était l’un des promoteurs de la physique aryenne. L’une des  difficultés  de son discours consistait à expliquer comment les « Juifs malgré leur infériorité » étaient arrivés à faire des découvertes intéressantes. Stark également Nobel de physique (1919) et nazi convaincu, réussi la prouesse à faire admettre la conception raciste de la science.

[3] - on peut trouver en consultant les écrits antisémites du début du siècle des textes tels que celui publié dans Pilori, sous le titre « Videz le Juif » : Décousez le Juif, a dit Edouard Drumont dans son beau livre, et, après lui, tous ceux qu’inquiète la misère croissante diront : Décousez le Juif. Et quand de ses flancs éventrés s’échapperont les liards, les écus, et les millions qu’il nous a pris, puisons à même la cascade pour les crève-faim Aryens, pour nos classes pauvres, pour ce dessous social qui nous mangera un jour si nous ne le satisfaisons.

Ce n’est là ni pillage, ni spoliation ; c’est une légitime revanche, une juste récupération.

[4] Le 5 août 1939, suite au décret du 20 juillet 1939 une note promulgue le dénombrement des étrangers. Ils sont en outre astreints à des restrictions dans l’exercice de leur profession, à l’obligation de remplir des fiches individuelle et signalétique (note du 7ème bureau du Ministère de l’Intérieur).

[5]L’interdiction d’exercer certaines fonctions étaient appliquées avec zèle par certaines entreprises, ainsi la S.T.C.R.P, faisait signer à chaque employé une feuille sous serment où il était écrit que pour travailler dans l’entreprise, il ne fallait être ni juif, ni communiste, ni francs maçon et être français de vieille souche, s’engager à ne pas faire de propagande subversive, c’est à dire de propagande anti-nazie (témoignage de Louis Gallois, déporté résistant). Thèse de Pascal Fitzner, mémoire de Maîtrise d’Histoire, « la S.T.C.R.P pendant la seconde guerre mondiale » Université Paris 1 Centre de Recherches d’Histoire des Mouvements Sociaux et du Syndicalisme- 92/93

[6] Art.9 les contrevenants (tout juif qui aura soustrait ou aura tenté de se soustraire...) s’exposaient à des peines d’emprisonnement de 6 mois à 5 ans et à des amendes de 500 francs à 20.000 francs. On peut constater toutefois que le gouvernement de Vichy savait ménager ses intérêts, puisque les publications des scientifiques juifs n’étaient pas visées par ces mesures.

[7] Cette loi a été remplacée et modifiée par celle du 2 juin 1941, on y trouve :

Est regardé comme étant de race juive ....celui ou celle qui appartient à la religion juive ou y appartenant le 25 juin 1940, et qui est issu de deux grands-parents de race juive.

[8] A la suite de cette mesure, on a pu assister à des manifestations d’affichage de réclames antisémites ; comme par exemple Lissac n’est pas Isaac, Ici café auvergnat 100 % etc.

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 18:23

 

 

Quand nous voudrons créer notre grand Reich allemand dans son ampleur définitive nous aurons le devoir d’éliminer les peuples de race étrangère…

C’est seulement quand nous aurons la volonté et le pouvoir d’atteindre ce but que je serai prêt à prendre la responsabilité de sacrifier toute une génération de la jeunesse allemande. Même si tel doit être le prix, je n’hésiterai pas à une seconde à charger ma conscience de la mort de 2 ou 3 millions d’allemands, en pleine connaissance du poids de ce sacrifice... Il ne s’agit pas de supprimer l’inégalité entre les hommes, mais au contraire de l’amplifier. ...la création n’est pas terminée du moins en ce qui concerne l’homme. Du point de vue biologique, l’homme arrive à une métamorphose . Une nouvelle variété d’hommes commence à s’esquisser, dans les sens scientifique et naturel d’une mutation. L’ancienne espèce humaine est déjà entrée dans le stade du dépérissement et de la survivance. Les deux variétés évolueront rapidement en divergeant dans des directions opposées. L’une disparaîtra, tandis que l’autre s’épanouira et dépassera de loin l’homme actuel... sur l’objection de Rauschning que jusqu’ici l’éleveur n’a pas réussi de mutations. Hitler répond triomphant : L’homme nouveau, vit au milieu de nous, il est là, je vais vous dire un secret, j’ai vu l’homme nouveau. Il est intrépide et cruel.

Tout ce qui vient d’être dit, doit rester strictement secret... le programme qui vient d’être esquissé , dépasse la compréhension d’un bon nombre de nos camarades.... Et Rauschning note qu’en prononçant ces mots étranges Hitler tremblait d’une ardeur extatique. Aucun doute, l’homme nouveau pour Hitler, c’était Hitler lui-même.(Hitler m’a dit Rauschning)

 

 

Interviewer Hitler en 1931

 

Parmi les nombreux reportages publiés ré­cemment sur l'Allemagne, le lecteur curieux chercherait en vain une interview d'Hitler, le grand chef du parti national-socialiste alle­mand, personnage quasi-légendaire qui s'en­toure à dessein d'un mystère artificiel.

Aussi, le reportage sur Hitler et sur son état-major, que publie, dans le Pesti-Naplo, un des plus brillants journalistes hongrois, M. Gustave Rab, suscite-t-il en Europe centrale un très vif intérêt. En effet, ce reporter habile a réussi, non seulement à s'introduire dans l'état-major du parti raciste allemand, sur lequel il publie de véritables révélations, mais encore il a pu obtenir une entrevue avec le « bel Adolphe », coqueluche des Gretchen 1931 et suprême défenseur de « la pureté de la race germanique ».

Voici quelques passages marquants de. cette série d'articles à tous les égards remarquables.

 

L'état-major des Racistes

 

Je pénètre dans une pièce du deuxième étage de l'hôtel Parlov, siège de l'état-major des nazis, situé à Munich. Un grand homme à la carrure athlétique et aux sourcils broussail­leux me reçoit. C'est le lieutenant Hesse, du secrétariat d'Hitler, qui est, en outre, le garde de corps du chef. Je lui passe ma carte de visite. Il l'examine scrupuleusement. Puis il me demande une pièce d'identité. Je présente ma carte de journaliste. Il la regarde d'un air soucieux. Ensuite, poliment, mais avec fer­meté :

— Vous êtes sans doute en possession d'une pièce portant d'autres mentions, celle de vo­tre religion, par exemple ?

Le passeport hongrois indiquant la religion du porteur, je lui tends le mien, qui semble le rassurer. Ce n'est pas tout, cependant. Mon interlocuteur téléphone, tour à tour, à mon hôtel — pour vérifier l'exactitude de mes ren­seignements — et aux deux personnages con­nus dont je me suis recommandé. Ce n'est qu'après avoir obtenu les précisions désirées que sa figure se fait plus affable et qu'il me promet de faire tout son possible pour m'obte­nir une entrevue avec Hitler...

 

Toutefois, si les fervents d'Hitler suivent l'exemple de leur chef, on peut douter que les théories de ce dernier triomphent avant long­temps. M. Rab, ayant su s'introduire dans son entourage immédiat, a recueilli quelques précisions qui ne manquent pas de saveur….

 

Alfred Rosenberg, diplômé des universités moscovites et théoricien du nazisme  !

 

Ainsi, l'immense majorité du public sera sans doute étonnée d'apprendre que le princi­pal lieutenant d'Hitler, rédacteur en chef de son journal, est un nommé Alfred Rosenberg ancien citoyen de d'origine rien moins que germanique. Diplômé à l’université rouge de Moscou, ne trouvant pas à s'employer chez les Soviets, il émigra en Allemagne, où il s'introduisit dans la rédaction du journal d'Hi­tler, alors à ses débuts.

 

Hitler, apôtre de la race pure et réfractaire au mariage

 

Hitler lui-même, bien qu'apôtre de la thèse qui veut que la perpétuation d'une race pure soit un devoir patriotique, est réfractaire au mariage.. néanmoins ce n'est plus un se­cret depuis une dizaine d'années, il a voué une amitié des plus fidèles à une princesse roumaine de la célèbre famille des Cantactu­zènes. Cette prédilection du champion de la pureté, des races apparaît comme peu conforme à ses théories. La princesse est une femme  aux yeux noirs, aux cheveux bruns et crépus, à la taille féline, de type latin prononcé, alors qu'Hitler, lourd, osseux, les yeux glauques, s'apparente plutôt au type germanique. Cette amitié ne serait pas devenue aussi profonde, dit-on, si la princesse n'avait prouvé, que son admiration pour Hitler pouvait aller jusqu'au sacrifice. .....elle sera con­damnée par les tribunaux allemands pour ma­nifestations trop véhémentes de ses sentiments hitlériens….. Peu après, elle  commandite le journal des nazis. Depuis ce temps- là, le sentiment de l'irrésistible Adolphe pour la princesse ne connaît plus de bornes. Elle jouit de son entière confiance.....

 

Une attirance toute passagère pour la femme d’un marchand de pianos.

Elle s’appelait  Madame Bechstein, elle était la femme d’un marchand de piano qui avait une vingtaine d’années de plus que lui. Des scènes de cette relation sont relatées par divers témoins, qui racontent: « dans l’intimité, ou devant de rares amis, il s’asseyait aux pieds de l’imposante maîtresse de maison, appuyait sa tête contre son opulente poitrine et fermait les yeux ».

Et pour une adolescente

 

Cet amour tout platonique ne devait pas satisfaire pleinement le bel Adolf, puisqu’il fit la connaissance d’une ravissante adolescente pleine de charme... fille du photographe Hofmann, d’une rare beauté, blonde transparente au corps d’éphèbe... le père apprit cette liaison, celle-ci tourna court, bien qu’à cette époque Hitler fut déjà un personnage bien en vue. Cette aventure sans lendemain, se solda néanmoins par l’enrichissement du photographe Hofmann, puisque celui-ci obtint en dédommagement du « déshonneur causé à sa fille » les droits photographiques d’Hitler pour le monde entier. Devenu Chancelier, il ne garda pas rancune à la belle de cette rupture, puisqu’il nomma plus tard son mari chef de la jeunesse allemande.

 

Allemagne - Coups de revolver dans la nuit.

 

Dans la banlieue de Hambourg, l'autre nuit, trois revolvers nationaux-socialistes ont  « descendu » un député communiste.

Ces coups de feu ont tué un homme, mais il en ont réveillé beaucoup d'autres qui commençaient à s'endormir sur des lauriers trop aisément conquis, Dans un demi-silen­ce, on effet, on parlait volontiers, depuis quelques semaines, d'un tassement dans la masse hitlérienne. On croyait même, certains jours, enregistrer les symptômes d'un premier recul de la croix gammée. Outré par les insultes racistes, scandalisé en son rigorisme catholique par la démagogie ra­dicale, le chancelier Brüning, après avoir maintes fois cédé, avait brusquement fait face aux nazis et s'était adressé en termes sévères au peuple d'Allemagne. Et Brüning n'était pas tombé ; au contraire, son crédit intérieur et extérieur avait augmenté. D'au­tre part, la Bannière du Reich, la puissante association de militants républicains et so­cialistes, s'était mise sur le pied de guerre.

 

Chemises brunes et troupes de choc défiées

 

A grand renfort de tambour et... de  discours de son président Hörsing, qui n'enfilait cer­tes pas ses gants pour défier les fameuses S.A (troupes de choc) d'Hitler et annoncer leur prochaine défaite. Enfin, le gouvernement socialiste de Prusse ne se laissait nul­lement intimider par la menace du plébis­cite de dissolution, et sa police continuait à maintenir à peu près l'ordre sur la ma­jeure partie du territoire du Reich, interdisant même plusieurs réunions national-so­cialistes au profit des républicains. Le Reichstag lui-même, suivant le chancelier dans son offensive, votait de nouveaux rè­glements destinés à entraver le plus possible les fantaisies tumultueuses des extré­mistes.

Outrés à leur tour, les 107 « chemises brunes » quittaient l'assemblée, entraînant avec eux les nationaux-allemands......

 

Trois coups de revolver et  un cadavre

 

...aussi les causes de cette insensibilité dans une certaine brutalité naturelle et surtout dans la logique totale qui, inspirant des ré­volutionnaires sincères et réels, leur fait considérer l'assassinat comme un moyen normal d'action politique.

Cette fois-ci, cependant, des organes tels que le Berliner Tagebtatt s'émeuvent sur plus de colonnes qu'il n'est d'usage: En trois éditions, quatre articles de fond sur ce su­jet. Le premier pour rappeler que deux jours auparavant, dans la même ville, un agent de police raciste réprimandé tirait sur un conseiller à la Cour ; le second pour montrer à la bourgeoisie nationale d'Ham­bourg qu'en pactisant avec les extrémistes de droite elle arrivait fatalement à cette situation ; le troisième pour s'en prendre au pauvre M. Wirtb, que l'on estime « trop mou depuis longtemps » ; le dernier pour mettre les partis nationalistes d'Hugenberg et aussi les populistes en présence de la res­ponsabilité qu'ils assument à être les amis des nazis... Mais, il y a trois, cinq, huit jours, on consacrait généreusement dix li­gnes à la mort violente, dans une bagarre quelconque, d'un citoyen raciste, socialiste ou communiste... Il faut vraiment que, cette fois-ci, l'opinion ait été frappée.

Qu'il l'ait voulu ou non, à tort ou à rai­son, avec ces trois coups de revolver et ce cadavre, Hitler apparaît à nouveau comme le seigneur de la guerre.

Jean Aikhenbaum

 

Sources sélectives :

Je suis partout 1931 – articles de presse

Hitler m’a dit – Hermann Rauschning

 

 

 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 16:38

 

 

http://www.akadem.org/sommaire/themes/liturgie/11/2/module_2283.php

Durée 22minutes.

 

 

J’ai de l’admiration pour Jacques Attali, c’est un homme brillant, cultivé et ce qu’il fait suscite toujours un intérêt justifié. C’est également un homme de pouvoir, des pouvoirs devrais-je dire conseiller du président de Mitterrand, Il est également  proche et écouté de l’actuel pouvoir en place. N’y voyez pas reproche, mais plutôt compliment, en cela, Jacques Attali, se comporte parfaitement en juif,  il œuvre pour ce qu’il pense être le bien collectif, ce qui compte, il le dit et insiste : c’est l’action menée pour le bien collectif, ce qui est bon pour tous, l’est également pour les juifs.   J’ai donc écouté avec attention son intervention. Jacques Attali dresse un bilan : les perspectives quant à l’avenir du judaïsme sont sombres, je relève l’une de ses phrases significative, le peuple juif n’est pas en train de mourir, il est en train de se suicider. Pour appuyer sa démonstration, il nous sort des chiffres, nous pouvons lui faire confiance, il est bien documenté, son analyse est rigoureuse, lorsqu’il dit par exemple, que la population humaine d’une manière générale s’est accrue inversement proportionnellement à celle des juifs puisque le peuple juif représentait selon lui 10 %  de l’empire romain …. alors qu’aujourd’hui, il ne représente que 2 pour mille de la population de la planète. Exact, également lorsqu’il remarque que dans la plupart des pays, le nombre des juifs décline et que seul Israël voit le nombre de sa population s’accroitre. Pour  ma part, je ne vois pas là matière à dresser un constat du déclin du judaïsme – pas sa mort, mais son suicide – dixit Attali, mais bien au contraire une chance inespérée, certainement unique, probablement dans l’histoire juive de ces deux derniers millénaires, non seulement pour  assurer la pérennité du judaïsme, mais également pour son renouveau. Dans une large mesure, la motivation des juifs des pays occidentaux qui choisissent d’aller vivre en Israël, le font pour des motifs identitaires et religieux. Autre signe annonciateur, de nombreux juifs éloigné du judaïsme, pendant parfois des décennies, veulent retrouver leur racine juive et les jeunes ne sont pas étrangers à ce type de démarche.

Nous ne sommes que 13 millions et M. Attali le regrette, le déplore… il propose donc d’assouplir les règles de la conversion qui sont, selon lui, obsolètes. Là-dessus, je suis également loin de partager son avis, nos rabbins, (même s’il m’arrive d’être fréquemment en total désaccord sur des prises de positions de certains d’entre eux) sont pour la majorité, des gens intelligents qui se penchent très certainement avec une attention particulière sur les problèmes de société et qui connaissent probablement aussi bien, que M. Attali, les conséquences qu’engendrent la déjudaïsation par l’assimilation. Un autre détail, M. Attali met en avant (et il a totalement, raison de le mentionner) le rôle, à différents degrés, dans des domaines très variés qu’on pu avoir les juifs au cours de l’histoire de ces trois derniers millénaires. Sa hantise, si j’ai bien compris, c’est que nous soyons plus en mesure d’assumer ce rôle à l’avenir… que M. Attali, se rassure, pour l’instant ce n’est pas le cas, les juifs, malgré leur proportion infime, au regard de la totalité de la population du globe, sont toujours présents dans de nombreux domaines, il le reconnaît, il faut lui en rendre acte.

 

Monsieur Attali, se prononce clairement pour une éducation juive et pour les écoles juives, à la condition toutefois qu’elles ne débouchent pas sur la yechivah, voie de garage en quelque sorte… mais sur polytechnique, voie royale, selon lui ! Là, aussi, je me sépare de son raisonnement, si des juifs ont accès à de prestigieuses  universités, c’est peut-être également parce qu’il existe des juifs, qui se penchent toujours, comme ils le faisaient il y a deux mille ans sur des textes qui sont devenus pour le commun des juifs  inaccessibles.

S’ensuit tout un discours, les juifs sont heureux en France, ou du moins, moins malheureux que les musulmans, nous devons donc aider les musulmans de France et d’ailleurs, c’est, selon lui, la seule possibilité pour qu’ils nous acceptent (supportent ?) et finissent par reconnaître le droit d’Israël à exister. Nous juifs, avons donc en quelque sorte une situation privilégiée en France, là également nous n’avons probablement pas les mêmes sources d’informations. Si cette analyse est probablement exacte pour une catégorie de juifs privilégiés, elle ne l’est certainement moins pour les juifs dont le niveau de vie est proche du seuil de pauvreté  qui vivent dans des banlieues défavorisées à forte proportion immigrée, la difficulté (voire l’impossibilité) pour les enfants juifs de fréquenter les écoles laïques est de plus en plus patente. Je ne peux croire, que M. Attali, ignore la recrudescence, la banalisation dans notre pays des actes antisémites dans les écoles, Emmanuel Brenner dans un ouvrage collectif publié sous le titre : Les territoires perdus de la république dans lequel les différents auteurs, font part de leur impuissance à tenter de juguler les dérives racistes, l’antisémitisme, la difficulté à enseigner qui disent-ils témoigne de la décrépitude des valeurs qui fondent la république…. Les parents juifs, n’ont bien souvent d’autres choix que de scolariser leurs enfants dans des écoles privées ou juives.

Monsieur Attali, préconise également l’étude des différentes religions en milieu scolaire. La connaissance de l’autre pense-t-il, favorise la compréhension et ferait taire les dissensions ! Que voilà un beau programme, mais hélas celui-ci n’a donné, au cours de notre histoire, que des résultats plutôt médiocres. Je dirais même mieux, les antisémites se sont servis de leurs connaissances du judaïsme et se sont appuyés sur nos textes pour justifier leur antisémitisme. L’antisémitisme est un phénomène qui du point de vue logique ne peut trouver d’explication rationnelle, tous les moyens préconisés pour tenter d’y mettre fin au cours de ces deux derniers millénaires ont échoué.

La population juive décroit à peu près partout, nous dit-il, l’assimilation est une des causes, l’autre raison, c’est qu’une partie de la population fait – une fois encore – le choix de l’exil.

M. Attali, nous fait remarquer qu’il vient d’Algérie… tiens donc, ses ancêtres étaient probablement présents sur cette terre bien avant l’invasion arabo-musulmane, on pourrait se demander les raisons qui ont obligés les juifs originaires d’Algérie à quitter un pays qu’ils considéraient comme le leur, au moment de l’indépendance. En fait M. Attali, le sait très bien, les juifs d’Algérie n’ont pas quitté l’Algérie, ils en ont été chassés, ils n’avaient guère que l’option de fuir pour assurer leur survie.

Si les juifs ont vu leur intégration facilitée, c’est parce qu’ils avaient (toujours selon M. Attali)  une bourgeoisie donc de l’argent, qui a permis la création de structures juives dont l’école juive. Là, les bras m’en tombent… je veux bien croire qu’il existe une solidarité juive, mais il ne faut pas en exagérer  son importance. Les juifs originaires de Pologne, ont envoyé leurs enfants à l’école, laïque pour la raison simple, c’est qu’il n’y avait au début du XX° siècle, pas d’autre choix. Il n’y avait pas ou peu d’écoles juives. L’éducation religieuse était dispensée accessoirement dans les lieux de culte, c’est également ce qui se faisait pour les enfants catholiques lorsque que ceux-ci fréquentaient l’école laïque. Toute ma génération (celle de la guerre et une grande partie de celle de l’immédiate après-guerre) a fréquenté également l’école laïque. L’intégration s’est donc faite par ce biais, même s’il faut convenir que ce type d’orientation, et ce n’est probablement pas la seule, a conduit nos générations vers l’assimilation. Les juifs arrivés en France à la suite de la décolonisation  de l’Algérie, du Maroc et de Tunisie ont rencontrés des difficultés similaires. Mais si nous abondons dans le discours de la solidarité juive et de l’argent juif, qui auraient favorisés notre intégration, je ferais remarquer, qu’il n’existe peut-être pas une diaspora musulmane « bourgeoise », mais qu’il existe bel et bien d’immenses richesses détenues par une infime minorité de citoyens du monde arabo-musulman. Cette minorité dispense des fonds importants à des « œuvres » que ces élites choisissent, M. Attali qui est certainement bien mieux informé que je ne le suis, connaît probablement bien quels sont les objectifs prioritaires de ces organisation « caritatives », d’ailleurs, il n’est pas dupe, puisqu’il se félicite de voir qu’en Angleterre des juifs financent l’éducation d’imams pour tenter de contrebalancer l’influence d’imams intégristes, qui sont eux financés, et c’est là, secret de polichinelle, par l’Arabie saoudite. Ce type de solution me paraît extrêmement préoccupant, nous continuons à payer comme par le passé un tribut pour tenter d’obtenir une paix hypothétique. Est-il utile de rappeler que ce type de mesure a toujours échoué.

M. Attali parle également de la confusion dans l’organisation des institutions juives, nous devrions tous, à l’entendre, nous regrouper dans des structures bien définies et bien organisées… allons donc, M. Attali sait certainement aussi bien que moi, que lorsqu’il y a 2 juifs, il y a 3 opinions, c’est probablement là également l’une des clés de la richesse et l’inventivité de la pensée juive, vouloir la niveler est impossible et c’est bien ainsi. 

 L’antisémitisme est absent du discours de M. Attali et c’est bien dommage, il verrait peut-être là, une des raisons qui fait que la population juive décline dans de nombreux pays, y compris dans les pays occidentaux.

Bien évidemment, les idées de M. Attali, sont respectables, je pense qu’il a raison de faire ce qu’il fait, qu’il faut favoriser les rapprochements entre les différentes composantes de l’humanité, le juif à toujours œuvré en ce sens, mais il faut bien le constater, avec jusqu’à présent bien peu de réussite. Oui, nous devons nous ouvrir aux autres, en conservant notre particularisme, avec un œil vigilant sur notre valise et c’est probablement aussi l’une des raisons de notre survie.

M. Attali, je vous admire, je me reconnais en vous, je vous lis fréquemment, j’aime ce que vous faites je suis proche et éloigné de vous, c’est aussi dans ses contradictions que se retrouvent la diversité et la similitude des juifs. Ne vous inquiétez pas, le monde juif ne se suicide pas, il est en crise, il l’a toujours été et c’est également là, le gage de sa survie.

Jean Aikhenbaum

 

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 12:40

 

  (article publié dans le n° 5 de Réussir votre santé - 1996)

 

 

 

La contraception végétale fait-elle partie de la sagesse perdue par notre civilisation ?

 

 

 

Nos ancêtres ont-ils connu une plante contraceptive ? 

 

 

 

 

 

Pendant longtemps, les scientifiques et les médecins "modernes" ont eu des doutes sur cette possibilité. Il a fallu "la longue marche", des botanistes, des ethnomédecins, des historiens, des anthropologues et des chimistes, pour pouvoir reconstruire une partie de la Connaissance traditionnelle. Pour convaincre les sceptiques, il a fallu prouver que les plantes peuvent produire les œstrogènes, car ces hormones, contrôlant le cycle d'ovulation, n'étaient connues que dans le monde animal. Le mythe, des œstrogènes "d'origine uniquement animale", prit fin grâce aux recherches des phytochimistes.

 

En 1930, Boleslow Skarsynski, un chercheur polonais, réussit a isoler et à extraire du saule « une substance qui ressemble aux gonadotrophines de la femme ».

 

 

 

Présence d’hormones dans les dattes et les grenades

 

 

 

Quelques mois plus tard, A Butenandt et H. Jocobi, deux chercheurs allemands, trouvent la présence d'hormones féminines dans les dattes et les fruits du grenadier.

 

A titre de curiosité, on peut ajouter que, dans Ici tradition européenne, le saule était l'une des plantes le plus souvent utilisée dans un but contraceptif. Diascoride en recommande les feuilles en décoction.

 

 

 

Les applications de la feuille de saule

 

 

 

Avicenne conseille de les placer dans le vagin après les avoir préalablement trempés dans leur suc. Constantine, auteur du 15ème siècle, célèbre botaniste, propose une boisson stérilisante basée sur les feuilles du saule. Certains auteurs, comme Pierre d'Espange, le futur pape Jean XXII, conseillent de l'utiliser en mixture, mélangé avec du sabot de mule. La loi des similitudes "simula simulibus curontur", attribua au saule un rôle bien défini.

 

L'arbre qui, lui-même, ne fructifie jamais, se doit de garantir la stérilité. Bien évidemment, le saule fructifie comme tous les autres arbres mais étant l'une des plantes dioïques c'est-à-dire que les organes sexuels mâles et femelles sont portés par les individus différents. Nos ancêtres durent connaître des arbres, isolés, donc stériles. Mais, curieusement, la phytochimie moderne "confirme" le pouvoir magique du saule.

 

En Australie, les éleveurs constatent la chute de la fécondité dans les élevages de brebis mangeant          du          Trifolium subteraneum. Dans les  années quarante, les chercheurs réussissent à isoler de cette plante, une substance stimulant la  sécrétion des œstrogènes chez les animaux.

 

 

 

Une plante contraceptive efficace chez les juments 

 

 

 

Les éleveurs des chevaux connaissaient bien le fait que les juments perdent leur fécondité par la consommation des Philocarpus jaborandi, mais les animaux ne réagissent pas toujours comme I’homme. De plus, la pilocapine, isolée du Philocarpus jaborandi efficace sur les juments, est totalement Inopérante chez la femme.

 

Pour convaincre les sceptiques, il fallut donc isoler   une substance "anthropogène". En 1960, D. Bounds et G. Pope, deux chercheurs américains, analysaient le Pueraria mirifica. Cette plante contraceptive est utilisée par les indigènes de Thaïlande. Les américains réussirent à extraire, de la racine du Pueraria mirifica le "miroesterol". Cette substance            montra            les capacités contraceptives chez l’homme. Le miroesterole appartient au groupe de «  phytoestrogène », c'est-à-dire substances contraceptives connues seulement dans le monde végétal.

 

 

 

Pourtant, déjà les anciens grecs (et probablement même les Egyptiens car les plus  anciennes            ordonnances contraceptives proviennent d'un papyrus de Kuhun daté 1850 avant Jésus-Christ), connaissaient et utilisaient les plantes contraceptives.

 

 

 

L'économie entière de Cyrénaïque, une ville-colonie  grecque en Afrique du Nord, était basée sur le commerce du "silphion" ("silphum" pour les Romains). Cette plante, l'un des contraceptifs le plus efficace de l'Antiquité, est représentée sur les monnaies de Cyrénaïque et sur les images datant du 6ème  siècle avant J.C. Hippocrate décrivait les efforts pour la domestication et l'acclimatation du Silphion à Rome et en Syrie. Mais la plante, avant sa disparition définitive, poussait seulement dans la région de Cyrénaïque.

 

D'après Aristophane, elle valait "plus que de l'argent". La destruction totale de cette espèce causait une véritable catastrophe économique pour Cyrénaïque. Grâce aux recherches ethnobotaniques, nous savons que le silphon appartenait au genre Férule. Les recherches contemporaines, sur les espèces voisines telles que la Férule

 

assa-fetida, Férula orientalis et surtout Ferula joeschaena, confirmaient les thèses de l'Antiquité. En 1963, les chercheurs ont démontré que le simple extrait alcoolique de Ferula joeschaena, avait 100% d'efficacité chez les rats.

 

 

 

Une diversité impressionnante et pour certaines  un rôle dans la spermatogénèse

 

 

 

La culture antique et médiévale connaissait les effets contraceptifs de d’Artemisia absinthum. Un grand botaniste de l'époque, Mercer expliquait que le nom "Artemisia" vient d'Artemide, déesse des femmes, des forêts et des femmes en couches. Certaines recherches relèvent de l'action multiple de l'Artemisia absinthum.

 

Actuellement, on suppose qu'elle peut jouer un rôle intéressant dans la fécondité masculine, de par son influence sur le processus d'un spermatogénèse. De plus, cette plante retarde l'ovulation et interrompt le développement de l'embryon. L'Artemisia absinthum est connue pour sa toxicité et ses effets secondaires. Les médecins grecs les connaissaient et en supprimaient les conséquences en l'associant à d’autres plantes. Une autre tradition contraceptive est liée aux arbustes du genre « Commiphora » (Myrte° smyrna). D'après Ia mythologie, Myrra était la fille d'un roi assyrien Kinyros.  Le roi indigne viola sa fille. Adonis est le fruit de ce péché. Myrra demanda la protection divine. Les dieux écoutèrent sa prière et la changèrent en un arbuste le Myrra. Les larmes de Myrra violée sont devenues le "jus de l'arbuste" qui protège les filles contre les pères indignes.

 

Le Commiphora est également un  contraceptif utilisé par la pharmacopée indienne.

 

L'action contraceptive de cette plante n'a jamais été examinée scientifiquement et nous ne disposons pas de données sur ses effets.

 

La mythologie et la tradition médicale de l'Antiquité parlent parfois de la menthe comme étant une plante contraceptive. Proserpine changea la nymphe Mintha, aimée par Pluton, en plante. Dans une comédie d'Aristophane, Hermès conseille l'utilisation de la menthe à Triagus. Les recherches phytochimiques du vingtième siècle font ressortir que l'huile extraite du "Mentha pulegium" contient du pulegon. Cette substance, fortement abortive, a aussi la capacité de détruire le foie des mammifères. Il y a une quinzaine d'années, au Colorado, l'huile "de Mentha pulegium", utilisée comme abortif, causa la cause de la mort d'une jeune femme. Diascoride décrivait l'action des graines de carotte "Daucus carota". Dans l'état de Caroline du nord, les femmes indiennes utilisaient la décoction des graines tirées de cette plante. Depuis 2000 ans à Rajasthane (Inde), les femmes mâchent ces graines, pour éviter les grossesses. Les analyses font ressortir que l'extrait des graines de Daucus carotta empêchait la Nidation de l'embryon, le développement des ovaires et retardait l'ovulation chez les souris, les lapins et les cochons. Les scientifiques supposent que cette action est due à l'effet antagoniste des terpènes non identifiés et de la progestérone. Dans diverses cultures, les femmes utilisent les plantes de la famille des Rutaceae, comme contraceptif. Aujourd'hui encore, le "Ruta gravolens" est utilisé en Amérique Latine, par les habitants du Nouveau Mexique ainsi  qu'aux Etats-Unis. Le proverbe polonais et lituanien dit que "les vieilles filles ensemencent buta".  La pharmacopée traditionnelle chinoise connaît le Murraya particulata et le Murraya sapienatum. Les scientifiques chinois isolaient le

 

"yuekchukene", une substance dont l'efficacité contraceptive atteint 100% chez les rats. Hippocrate décrivait une plante comme remède idéal pour les divers problèmes féminins y compris une grossesse indésirée. Cari Linné pense qu’il s'agit de "Ecabillium elaterium" (en grec akbalion signifie l'avortement). Les analyses phytochimiques montrent l'efficacité de l'extrait des fleurs et des tiges dans la stérilité de la souris. Cette plante, par ailleurs si commune, est capable, à de faibles doses, d'arrêter l'ovulation Jusqu'à            présent,          les expériences n'ont pas pu confirmer son action abortive pourtant décrite par les médecins anciens.

 

  Piotr Daszkiewicz

 

 

 

 

 

Sources

 

Ostrumov, Wptowodrenie do eicologi

 

biochemirny

 

Scientific American 5-6/7991

 

Problemy 1/1991 Historia Lekow

 

Yokimycz, PWRL.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:30

 Une déclaration qui fait beaucoup de bruit

On a fait beaucoup de bruit, ces derniers temps, autour d'une déclaration émanée des Allemands de Lodz et qui tendrait à poser, sous un jour nouveau et assez inattendu, le pro­blème de la minorité allemande en Pologne. Dans cette déclaration, adressée au Président de la République, au maréchal Pilsudski et au président du Conseil par l'Association cultu­relle et économique allemande de la grande cité industrielle, s'exprime a l'égard de la commune patrie polonaise ; un loyalisme qui ne semble pas de commande et qui paraît, à première vue, fort sincère. D'autant que les Allemands de Lodz ne laissent pas de condam­ner avec énergie les « menées révisionnistes de leurs congénères de Berlin et de Munich. L'irritante question des minorités nationales, si graves pour l'avenir de l'Est de l'Europe et de l'Europe, en général, serait-elle, au moins sur un point, en Voie de liquidation ? …..

 

Pour la pacification des esprits

 

 

 N'a-t-on point entendu récemment un Allemand de Bohème, ministre du gouvernement de Prague prêcher publiquement la pacification des esprits et la réconciliation des deux éléments, tchèque et germanique, pour le bien supérieur du pays qui, disait-il, est aussi notre pays ? On songera encore que le seul fait que ces minorités allemandes, riches, puissantes, fortement organisées, accep­tent de se plier à la domination de peuples slaves — on sait le mépris que professe tout authentique Allemand a l'égard de la race slave — est un gage assez rassurant de la consolidation du statut politique et territorial créé par tes traités de 1919 en ces contrée où les antagonismes de race risquent à tout ins­tant de mettre le feu aux poudres. Il faut, ce­pendant, y regarder de près...

 

La déclaration vient d'un groupe d'Allemands, puissant à vrai dire, mais isolé au sein d'une ville authentiquement polonaise. …...

 

Le commerce et l'industrie germaniques ont pu, il est vrai, s'y créer une position de premier plan, le pays n'en demeure pas moins indiscutablement polonais et, de fait, ni Treviranus ni les idéologues hitlériens ne l'ont fait, jusqu'à présent, figurer sur la liste de leurs revendications. Lodz, avant la guerre, appar­tenait à la Russie, dont elle était l'une des places fortes industrielles. De sorte que le dé­veloppement économique de la grande cité tex­tile n'est aucunement orienté vers l'Allemagne ; il est plutôt tourné vers l’Est, vers l'intérieur de la Pologne et le monde slave.

 

Un ssemblant de coopération qui s’instaure tant bien que mal

 

Et il n'est aucunement étonnant que les Allemands qui l'habitent, se montrent disposés à ratifier une situation qui est, somme toute, favorable à leurs intérêts. Ils ne sont pas, du reste, les seuls en Pologne à se trouver dans ce cas. La Galicie, elle  aussi, a sa minorité allemande. Ce sont des colons introduits au XVIIIème  siècle en ces régions par Joseph Il et qui, ayant maintenu intact pendant deux cents ans leur, caractère racial, vivent aujourd'hui encore dans des villages à eux, où l'on ne parle que l’allemand et où la tradition du Deutschturn est tou­jours en honneur. Mais, de ce côté non plus, nul irrédentisme. Une collaboration s'est de­puis longtemps instituée avec l'élément polo­nais, qui ne laisse aucune prise aux idéologies nationalistes de l'Allemagne revancharde d'au­jourd'hui.

 

des cas excep­tionnels ;

 

et il s'en faut que les Allemands de Lodz expriment au vrai le sentiment des autres minorités allemandes de Pologne. ….. Les deux peuples, Allemand et Polonais, sont toujours l'un en face de l'autre, dans une hostilité menaçante que n'amortit qu'à peine la communauté des inté­rêts. Ici encore, comme à Lodz, c'est entre les mains des Allemands que se trouve la majeure partie de l'industrie, richesse du pays. Mais la situation est autre. La Haute-Silésie a trop longtemps gravité dans l'orbite du Reich dont elle faisait l'une des sources principales de prospérité.....

 

Autre question épineuse : les Ruthènes de Galicie orientale. Des efforts avaient été tentés, ces dernières semaines, pour aboutir à un ac­cord. Ces tentatives ont échoué, les représen­tants des partis ukrainiens ayant refusé d'ac­cepter les conditions posées par les Polonais ; c'est à savoir : premièrement, une déclaration solennelle de loyalisme faite à la Diète par les députés ruthènes ; deuxièmement et surtout, le retrait des plaintes déposées à Genève par la représentation parlementaire ukrainienne à la suite de la répression des troubles de l'été der­nier en Petite Pologne. La question reste donc pendante. Toutefois, les Polonais viennent d'enregistrer un succès moral considérable. L'évêque uniate de Przemysl, Mgr Lhomiszyn, dans un mandement retentissant, vient de con­damner avec vigueur les menées séparatistes des nationalistes ukrainiens. « L'intérêt de l'Ukraine, a-t-il déclaré en propres termes, est une Pologne forte, un Etat polonais puissant, mais, ajouté, juste... » Cette initiative a eu, il est vrai, pour résultat de déchaîner contre l'évêque les journaux nationalistes ru­thènes. Mais l'influence de l'Eglise uniate est grande parmi les masses ukrainiennes de Ga­licie reste à espérer, pour la paix de l'Europe, que les paroles de l'évêque de Przemysl seront entendues.

 

L’épineuse question de  Dantzig

 

Il n'est point, pour la politique polono-alle­mande, de question plus épineuse que celle de Dantzig. On connaît le sort fait par les traités à ce port, constitué, avec sa banlieue, en Etat libre, sous l'égide de la S.D.N. Ville de popu­lation allemande, encore qu'elle abonde de souvenirs polonais, Dantzig tire de la Pologne le plus clair de son activité et de ses ressour­ces ; elle est, pour ainsi dire, l'exutoire naturel de l'immense pays qui s'étend de la »Baltique aux Carpathes et aux confins de l'Ukraine.

La S.D.N. et la Pologne sont représentées chacune par un haut-commissaire, auprès du Sénat de la ville. Mais elle a, en ce qui con­cerne son administration intérieure, toutes les prérogatives d'un Etat indépendant. Situation assez ambiguë, unique en Europe, et qui ne va pas, bien entendu, sans provoquer des conflits sans cesse renouvelés.

Les griefs de Dantzig à l'égard de la « na­tion protectrice » sont nombreux, sinon justi­fiés. Dès avant la guerre, l'activité du part s'était de beaucoup ralentie. La création d'une Pologne libre n'a pas remédié à cette situation; et ce n'est pas sans amertume que les dantzi­kois ont assisté à la création, par le nouvel Etat et sur le golfe même de Dantzig, du port militaire et marchand à la fois de Gdynia. Ce port, creusé et équipé de toutes pièces en quel­ques années, ne va-t-il pas aggraver enclore la situation économique déjà précaire de la Ville Libre ?

 

 La construction d'une ligne de chemin de fer : une concurrence qui porte ombrage

La conclusion d’un emprunt destiné de permettre la construction d’une ligne de chemin de fer qui reliera Gydnia, et donner à coup sûr, un nouvel essor, on multiplie les alarmes des dantzikois. Cette concurrence leur porte ombrage, qui est, à entendre leur presse, parfaitement déloyale et, ajoutent-ils, totalement contraire à l'esprit du traité de Versailles. De deux choses l'une argumentent les feuilles nationalistes de la Ville Libre : ou là Pologne doit se contenter de Dantzig, ou il n'y a plus de raison à  mainte­nir Dantzig dans cet état de séparation avec le Reich que lui ont imposé les traités.

Telle est l'argumentation de la presse dant­zikoise. Mais il s'en faut, à vrai dire, que tout se borne à argumenter. Séparée du reste de l'Allemagne, Dantzig n'en est peut-être  pas moins la ville allemande où le chauvinisme teu­ton est le plus développé et le plus ombrageux. Les dernières élections, qui ont eu lieu en octo­bre dernier, ont envoyé au Sénat une majorité compacte de rationalistes, dont un fort contingent d'hitlériens. M. Ziehm, président du Sé­nat, est représenté par la presse polonaise comme un ennemi juré de la Pologne et de tout ce qui est polonais. De fait, l'un des pre­miers actes du nouveau Sénat a été d'avertir Varsovie que le port de la Ville Libre serait, désormais, fermé aux navires de guerre polonais, Gdydnia, disait la note du Sénat, étant en mesure de leur servir de base et de port d’attache.

 

Brimades et exactions

 

..... Bien entendu, les éléments nationalistes de la Ville Libre, n’épargnent aucune brimade. Il ne se passe presque pas de jour que de nouveaux sévices ne lui soient infligés...

Le premier est l'affaire d'un certain Gen­gierski, de nom polonais, mais de nationalité allemande, qui, ayant à se plaindre d'une com­pagnie de navigation, et déçu de voir ses réclamations sans-résultat, assassina l'employé à qui il attribuait son échec. Cet employé était polonais. Arrêté, Gengiérski déclara qu'il avait tué l'employé, non pour des raisons person­nelles, mais parce que son interlocuteur, au cours de leur altercation, avait, blessé ses sen­timents patriotiques ; cette méthode de défense produisit le résultat qu'il attendait. Gengierski fut acquitté.

Le deuxième incident est dû aux hitlériens. Certain soir du mois de mars, un groupe de racistes, en « tournée » sur le port, aperçut, sur le pont du navire polonais Copernic, un matelot,  nommé Styrbick, qu'ils attirèrent à terre, battirent jusqu'à ce qu'il perdît connais­sance et qu'ils abandonnèrent sur la place. Le malheureux Styrbick fut transporté à l'hô­pital, pansé, guéri, et il se disposait à regagner son bord, quand un policier se présenta, lui mit la main au collet et le conduisit séance tenante en prison, sous l'inculpation d'avoir... troublé la paix publique.

Ces événements ont motivé la démission de M. Strassburger, haut-commissaire de la Pologne à Dantzig. Dans la lettre qu'il a adressée au, Sénat, M. Strassburger proteste contre la situation faite aux Polonais dans la Ville Li­bre, et, constatant son impuissance à y porter remède, devant le mauvais vouloir des auto­rités, il déclare renoncer à une mission qu'il n'a pas-les moyens de remplir.

 

Textes sélectionnés et mis en forme par Jean Aikhenbaum

 

Sources sélectives ;

Je suis partout 1931

archives personnelles

 

 

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Published by hstes - dans Histoire -
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