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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 18:16

 

 

 

(dossier réalisé par Jean Aikhenbaum avec le concours de Messieurs Gilbert Schwarcz et Piotr Daszkiewicz)

 

ANNEE 1941

 

Circulaire n° 296 du 7 février 1941

Ministère de l’Intérieur- 7ème bureau.

Un communiqué invite les juifs français et étrangers changeant de domicile à en faire la déclaration dans les commissariats de leur nouvelle demeure.[1]

J.O du 31 mars 1941

 

Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français,

Le conseil des ministres entendu,

Décrétons :

 

Art. 1er - Il est créé, pour l’ensemble du territoire national, un commissariat général aux question juives.

 

Art. 2 - Le commissaire général aux questions juives à pour mission :

 

1.      De préparer et de proposer au chef de l’Etat toutes mesures législatives relatives à l’état des juifs et à leur capacité politique, à leur aptitude juridique à exercer des fonctions, des emplois des professions.

2.      De fixer en tenant compte des besoins de l’économie nationale, la date de la liquidation des biens juifs.....

3.      De désigner les administrateurs séquestres et de contrôler leur activité...

 

Fait à Vichy le 29 mars 1941

 

 

Art. 2 .................

« Les fonctionnaires juifs visés aux articles 2 et 3 et actuellement prisonniers de guerre ou servant dans un poste outre-mer cesseront d’exercer leurs fonctions deux mois après leur date d’arrivée en France non occupée »...

 

 

Modifiant ou complétant les lois du 17 juillet 1940  concernant les magistrats, fonctionnaires et agents civils ou militaires relevés de leurs fonctions, du 13 août 1940 fixant la limite d’âge des agents des services extérieurs du ministère des affaires étrangères, du 12 septembre 1940 portant abaissement des limites d’âge des agents des services extérieurs...portant statut des juifs 11 octobre 1940 sur le travail féminin...

 

Art. 3 - l’article 7 .... « Les fonctionnaires juifs visés aux articles 2 et 3 cesseront d’exercer leurs fonctions dans les 2 mois qui suivront la promulgation de la présente loi....

Les agents mariés de sexe féminin...dont le mari subvient aux besoins du ménage, pourront être mis en position de congé sans solde.... »

 

 

 Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français,

Le conseil des ministres entendu,

Décrétons :

 

Art. 1er - L’article 2 de la loi est modifié du 29 mars 1941 est modifié comme suit :

 

1°- Proposer au gouvernement toutes dispositions législatives.... relativement à l’état des juifs, à leur capacité civile et politique, à leur aptitude juridique à exercer des fonctions, des emplois, des professions ; ............

2°- Pourvoir, en tenant compte des besoins de l’économie nationale à la gestion et à la liquidation des biens juifs....

3°- Désigner les agents chargés...

4°- Provoquer éventuellement à l’égard des juifs, et dans les limites fixées par les lois en vigueur, toutes les mesures de police commandées par l’intérêt national.... 

 

 

Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français,

Le conseil des ministres entendu,

Décrétons :

 

Art. 1er - Est regardé comme juif :

 

1.      Celui ou celle, appartenant ou non à une confession quelconque, qui est issu de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint est  lui-même issu de deux grands-parents de race juive.

 

Art. 2 - L’accès et l’exercice des fonctions publics et mandats énumérés ci-après sont interdits aux juifs : Chef d’Etat, ...membres de corps d’Etat, de tribunaux, administrateurs, officiers, ambassadeurs,  membres du corps enseignants, préfets, sous préfets, fonctionnaires de police...

 

Art. 5 - Sont interdites aux juifs les professions....


 

- la circulaire n° 364 de la Direction de la Police Judiciaire rappelle que l’ordonnance des autorités occupantes du 26 avril 1941, interdit aux juifs l’exercice de toutes professions les mettant en rapport avec le public.

- Le 21 juin 1941 (J.O du 24.06.41 page 2628) le numerus clausus dans l’enseignement supérieur, limite à 3% les étudiants juifs.

- Le décret du 16 juillet 1941 limite à 2% le nombre d’avocats  juifs.[2]

- Le décret du 18 juillet 1941 porte sur le recensement des juifs d’Algérie.

- Le J.O du 6 septembre 1941 (page 3787) publie le décret qui réglemente la profession des médecins juifs : l’élimination des médecins juifs en exercice à la date de la publication du présent décret, qui seront en surnombre sera prononcée dans les conditions prévues aux articles.... Des mesures similaires étaient également prises pour limiter le nombre de juifs, dans l’exercice des professions de dentistes, architectes, sage-femme, pharmaciens  etc.

- Le Décret du 14 août 1941 limitant à 14 % les élèves juifs dans l’enseignement primaire et secondaire en Algérie. Celui-ci est modifié en octobre 42 et porte à 7% ce chiffre.

 

Commissariat général aux questions juives

.........

Art. 2 - Les juifs exerçant une profession interdite par l’article 5 de la loi du 2 juin 1941...titulaires d’une carte d’identité professionnelle, doivent remettre cette carte dans le délai prévu à l’article 3, soit à la préfecture de police...

 

Art. 5 - Lesdits biens qui, à l’expiration du délai prévu à l’article 3 ci-dessus, n’ont pas été réalisés par les intéressés, seront pourvus d’un administrateur provisoire...

 

Ordonnance du 13 août 1941

une note de l’occupant porte sur la confiscation de poste de TSF  qui appartiennent aux juifs. (Les contrevenants s’exposent à des peines d’emprisonnement et d’amendes).


Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français,

Le conseil des ministres entendu,

Décrétons :

 

Art. 1er - Il est créé pour l’ensemble du territoire national un commissariat général aux questions juives, rattaché au secrétariat de l’Etat intérieur...

 

 

Nous Maréchal ....

Décrétons :

 

Art.1 - Sont placés sous l’autorité du commissaire général aux questions juives les services suivants : ......

3° La direction de l’aryanisation économique ;........

 

 

 

N° 4864 - Loi du 17 novembre 1941 réglementant l’accès des juifs à la propriété foncière...

 

 

 

 

.........Les fonctionnaires et agents juifs en service outre-mer, visés par l’article....sont considérés comme ayant cessé d’exercer leurs fonctions ou d’occuper leur emploi à la date du 20 décembre 1940.....

 

 

 

 

ANNEE 1942

 

 

En mars 42, le couvre feu est instauré pour les juifs de la zone occupée de 20 heures à 6 heures.

 

 

 

L’ETOILE JAUNE

 

En vertu des plein pouvoirs qui m’ont été conférés par le Fürer und Oberster Bejhlshaber der Wehrmacht, j’ordonne ce qui suit :

 

 

I- Il est interdit aux Juifs, dès l’âge de 6 ans révolus, de paraître en public sans porter l’étoile juive.

II - L’étoile juive est une étoile à 6 pointes ayant les dimensions d’une paume de la main et les contours noirs. Elle est en tissu jaune et porte, en caractères noirs, l’inscription « Juif ». Elle devra être portée bien visiblement sur le côté gauche de la poitrine, solidement cousue sur le vêtement.

 

 

Dispositions pénales

 

Les infractions à la présente ordonnance seront punies d’emprisonnement et d’amende.... des mesures de police telles que l’internement dans un camp de juifs, pourront s’ajouter ou être substituées à ces peines.

 

Avis : Les Juifs soumis à l’obligation.... devront se présenter au Commissariat de Police...chaque Juif recevra 3 insignes et devra donner en échange un point de sa carte de textile.

Une ordonnance de juillet 42, interdit aux juifs l’accès aux théâtres, cinémas, lieux publics etc.

 

Circulaire n° 140 - 42 du 6 juin 1942

 

Le Directeur de la Police Judiciaire et Le Directeur de la Police Municipale  à Messieurs les Commissaires ....

 

 

 

L’autorité allemande prescrit que l’application de l’ordonnance concernant le port de l’insigne des juifs soit poursuivie rigoureusement, sans aucune exception.

 

Toutes manifestations, qui pourraient présenter le caractère d’une protestation contre l’Ordonnance du Militärbefhlshaber, devront être réprimées sévèrement. Il ne sera pas toléré que celle-ci soit ridiculisée. Plusieurs cas sont susceptibles de se présenter :

 

 

1.      Manifestations par les juifs eux-mêmes qui porteraient plusieurs insignes.

2.      Manifestations par des juifs groupés, dont les rassemblements constitueraient une protestation.

3.      Aryens portant indûment l’insigne juif.

4.      Salut adressé ostensiblement au porteur de l’insigne ce qui constituerait nettement une critique.

5.      Port d’un insigne fantaisiste qui par sa couleur et la forme tournerait en dérision l’insigne réglementaire (mot juif remplacé par le mot swing...).

 

L’autorité allemande attache une importance exceptionnelle à l’exécution de ces prescriptions  et des policiers allemands en civil s’assureront que les services de Police font correctement leur devoir.

 

Signé le Directeur de la Police Judiciaire TANGUY  - le Directeur de la Police Municipale HENNEQUIN[5]

 

Circulaire n° 157 - 42 du 19 juin 1942

 

Cette note précise :

 

1.      Juifs et non juifs qui ont commis des infractions à l’ordonnance sur l’étoile des juifs devront être transférés au camp de Drancy....

 

Une autre circulaire (signée par Hennequin) précisait que les hommes enfreignant ces dispositions après être passés par le dépôt étaient envoyés au camp de Drancy, alors que les femmes étaient envoyées au Camp des Tourelles.

 



[1] Le 2 mai 1941, les autorités allemandes limitent le déplacement des juifs à l’intérieur de la commune ou du département suivant le cas.

[2] Dans sa réponse au courrier qu’il adresse le 13 septembre 1941 à l’ordre des avocats, le commandant du département de la série EM d’administration (pol. V.2/327.01) dit ceci :

Je refuse l’autorisation de recevoir des visites demandées par l’ordre des avocats...pour les 41 avocats internés au camp de Drancy, en vue de leur permettre d’exercer leur métier. Par contre, j’autorise....3 lettres en plus du contingent normal.

[3] Une lettre en date du 19 novembre 1941 qui émane de la Direction de l’Administration Générale de la Préfecture de Police précise : Il résulte d’une conversation que j’ai eu ce matin avec Monsieur Vallat, que les caraïsmes (caraïtes) et les Georgiens (ces derniers étaient considérés comme étant de religion mosaïque, mais non de race juive) sont des juifs et qu’il y a lieu de les soumettre à la loi du 2 juin 1941.(signé François).

[4]Nous avons scrupuleusement recopié le mot juif employé par les auteurs des circulaires ou lois  et mis une minuscule ou une majuscule suivant le cas.

[5] Les noms de ces fonctionnaires reviennent fréquemment, dans les dispositions prises par la police, des mesures disciplinaires ont été prises à leur encontre à la libération.

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 17:53

 

 

 

Extrait du livre blanc publié en 1995 –

 

Ce dossier a été réalisé par Jean Aikhenbaum

avec le concours de Messieurs Gilbert Schwarcz, Piotr Daszkiewicz

 

 

 

 

 

Préparation et mise en place de mesures discriminatoires contre les juifs de France

 

 

 

 

Rappel de quelques grandes  lois, décrets parus au Journal Officiel

sous le régime de Vichy, et de mesures discriminatoires prises à l’encontre des juifs.

 

 

 

 

Conséquences et séquelles des persécutions raciales sur les enfants rescapés.

 

 

 

                                                     

 

 

SOMMAIRE

La montée de l’antisémitisme _________________________________________________ 

Préparation et mises en place des mesures discriminatoires contre les juifs de France____

Rappel de quelques grandes lois de Vichy, et de quelques mesures discriminatoires_____

ANNEE 1940__________________________________________________________________

Loi portant statut des juifs. ___________________________________________________________

Bulletin municipal du 7 octobre 1940___________________________________________________ 

Loi sur les ressortissants étrangers de race juive__________________________________________

ANNEE 1941

N° 1450- loi du 29 mars 1941 créant un commissariat général aux questions juives            

N° 1594 - Loi du 11 avril 1941 modifiant et complétant la loi du 3 octobre 1940 portant statut des juifs        

            N° 1490 - Loi du 3 avril 1941   

N° 2469 - Loi du 19 mai 1941 modifiant l’article 2 de la loi du 29 mars 1941 créant un commissariat général aux questions juives            

N° 2392 - Loi du 2 juin 1941 remplaçant la loi du 3 octobre 1940, portant statut des juifs.

N° 3188 - Décret du 28 juillet 1941 portant règlement d’administration publique pour l’application de l’article 5 de la loi du 2 juin 1941 remplaçant celle du 3 octobre 1940 portant statut des juifs.       

N° 3591 - Loi du 1er septembre 1941 portant modification de la loi du 29 mars 1941, créant un commissariat général aux questions juives            

 N°4428 Décret du 20 octobre 1941 modifiant le décret du 19 juin 1941

N°5062 - Décret du 19 novembre 1941 relatif aux personnels en service outre-mer visés par l’article 7 de la loi du 2 juin 1941 remplaçant la loi du 3 octobre 1940 portant statut des juifs        

N°5047 Loi du 29 novembre 1941 instituant une union générale des Israélites de France.          

ANNEE 1942                       

Algérie - Décret n° 783 du 15 mars 1942 étendant à l’Algérie la loi du 17 novembre 1941, relative à l’accès des juifs à la propriété foncière.        

L’ETOILE JAUNE            

Huitième ordonnance, du 29 mai 1942, concernant les mesures contre les juifs_________________             Circulaire n° 140 -42 du 6 juin 1942, instructions de l’autorité allemande ____________________              Circulaire n° 157 - 42 du 19 juin 1942,  infractions au port de l’étoile jaune____________________

DEPORTATIONS ET ARRESTATIONS_________________________________________              Notes de service du 18 juillet 1942 ____________________________________________________ 

            Note de service du 9 septembre 1942_________________________________________

            Consignes pour les équipes chargées des arrestations ______________________________________ 

Loi N° 879 du 9 novembre 1942 relative au séjour et à la circulation des juifs étrangers

Loi N° 1077 du 11 décembre 1942 relative à l’apposition de la mention « juif » sur les titres d’identité délivrés aux Israélites français et étrangers.     

Conséquences et séquelles des persécutions raciales sur les enfants rescapés       

Les travaux d’après-guerre

Etat des recherches actuelles       

Bibliographie                     

 

 

 

 

 

 

 

 

La montée de l’antisémitisme

 

 

 

 

Le premier mouvement antisémite d’envergure qui a précédé la Shoah, s’est manifesté en Allemagne par le boycott des commerces juifs le 1er avril 1933[1]. Des lois et mesures anti-juives officielles ont été promulguées en 1935,  dont la célèbre loi de Nuremberg du 15 septembre 1935, destinée à protéger « le sang et l’honneur allemand ». Cette mesure pour les nazis était nécessaire  par le fait que le juif est impur, et que, de plus, tout ce qui lui appartient est souillé et devient source de contamination. Il était donc primordial que la race des seigneurs se protège efficacement de  toute souillure.

 

L’enchaînement devenait alors inéluctable. Goëring déclare qu’il fallait en finir avec la question juive (octobre 38), les Juifs doivent disparaître de l’économie allemande (novembre 38)[2]. Les exactions contre la population juive allemande prennent de l’ampleur : les biens juifs sont pillés, les magasins, habitations, synagogues dévastés et incendiés. Les pogromes s’institutionnalisent dans une indifférence générale et, entre  le 10 et 13 novembre de cette même année, les premières déportations commencent avec l’envoi de  10 454 juifs allemands  au camp de Buchenwald.

 

Le grand dessein des nazis, qui consistait à exploiter et à éliminer les sous-hommes que sont les juifs, les tziganes, les polonais, les russes, les tchèques et autres dégénérés pouvait commencer.  L’édification du 3ème Reich millénaire éternel et la souveraineté de la race supérieure germanique étaient à ces conditions.

 


 

 

 

 

C’est dans cette continuité que se sont inscrites les mesures prises dans les pays occupés. En France, c’est avec l’armistice et l’invasion allemande que les premières dispositions officielles font leur apparition. Une certaine  littérature et la presse antisémite avaient préparé l’opinion publique à la politique discriminatoire et d’extermination qui va être menée contre les juifs[3]. Les citations où  juifs, métèques et étrangers sont accusés de tous les maux, de toutes les tares, abondent. Les quolibets, les injures et les propos menaçants sont regardés avec bienveillance  par les pouvoirs publics de cette époque ou pour le moins avec indifférence.

 

Dès la mise en place du nouveau régime de Vichy, des journaux tels que l’Action Française, le Matin, l’Œuvre , le Cri du Peuple, la Gerbe, Je suis partout... deviennent des inconditionnels du pouvoir en place.

 

Maurras adhère à ces idées : il entretient avec Pétain des échanges et la radio le cite quotidiennement. Adversaire farouche de la devise « Liberté - Egalité - Fraternité », il se félicite de la voir remplacer par le célèbre slogan « Travail - Famille - Patrie ». La loi du 17 juillet 40 répond pleinement à ses attentes : elle écarte les métèques de la fonction publique et des postes de dirigeants. Celle du 21 juillet 40 va également dans le bon sens, puisqu’elle remet en cause les naturalisations. Maurras écrit : « Les Français recommencent à être chez eux en France ».  Parallèlement, une Cour Suprême de Justice est instaurée afin de juger les ministres responsables de la défaite.

 

Pour Maurras, le Statut des juifs, l’instauration d’un Commissariat aux questions juives est « un monument consacré à la défaite de l’Ennemi intérieur ». Il vitupère, dénonce les ennemis de la Révolution nationale, ceux qui sont partis pour Londres ont abandonné la terre de la patrie... Il considère que la résistance est un mal absurde qu’il faut combattre. Les arrestations, les camps de concentration font les trois quarts de la besogne. Il est indispensable d’en finir avec les métèques et les juifs qui tirent les ficelles. En conséquence, on doit désarmer les juifs et leur retirer leur argent. L’Ennemi, finalement, n’est qu’un. Gaullistes, juifs, communistes, francs-maçons, métèques autant d’Etats confédérés qui ont juré la perte de l’unité française.

 

Lorsque le processus de la déportation commence, Maurras applaudit : juifs bêtes traquées, il suffit d’ouvrir les yeux pour se rendre compte qu’ils ont de tout, payent rubis sur l’ongle avec un bel argent somme toute assez rare chez les Français.

 

 

Drieu de la Rochelle, quant à lui, pense que la France doit s’orienter vers un nationalisme européen. L’Allemagne se doit de délivrer la France des juifs, car une victoire des Anglais et des Français amènera le triomphe définitif de la pourriture. Les juifs maîtres de l’Europe.

 

Le gouvernement de Vichy coopère pleinement avec les autorités allemandes. Vallat, jugé trop laxiste est remplacé par Darquier de Pellepoix antisémite notoire, qui se fait un devoir d’imposer les directives de l’occupant. Il prend des initiatives et donne aux mesures prises contre les juifs, une spécificité bien française. Ce triste personnage restera en poste jusqu’au mois de février 44.

 

Ce court préambule nous permet de mieux comprendre le climat qui régnait durant cette période et de voir pourquoi les mesures anti-juives n’ont guère suscité lors de leur promulgation de mouvements réellement réprobateurs.

 


 

ANNEE 1940[4]

- Le Décret du 16 juillet 1940 (J.O du 17.07.40 page.4554) porte sur la procédure de déchéance de la naturalisation française et abroge  la loi du 10 août 1929.

- Le Décret du 27 août 1940 abroge celui du 21 avril 1939, qui interdisait les injures et les diffamations envers les juifs.

- Le Décret du  20 novembre 1940, vu la loi du 7 octobre 1940 abroge le décret Crémieux du 24 octobre 1870 accordant la nationalité française aux juifs d’Algérie.

- le 1er décembre 1940 le Ministère de l’Intérieur 7ème bureau dans une note confidentielle, donne des instructions relatives aux différents mode de Retrait de la nationalité Française.

Loi portant statut des juifs.  J.O du 18 octobre 1940

Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français,

Le conseil des ministres entendu,

Décrétons :

 

Art. 1er - Est regardé comme juif, pour l’application de la présente loi, toute personne issue de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif.

Art. 2 - L’accès et l’exercice des fonctions publiques et mandats énumérés ci-après sont interdits aux juifs : (suit un certain nombre de fonctions qui vont du Chef de l’Etat (sic) à des postes dans les entreprises d’intérêt général, en passant par ceux d’inspecteurs généraux, de police, membres du corps enseignements, officiers, …)

Art. 3 - L’accès et l’exercice de toutes les fonctions  publiques autres que celles énumérées....[5]

Art. 5 : Les juifs ne pourront sans condition ni réserve, exercer l’une quelconque des professions suivantes : profession libérale, commerciale, industrielle ou artisanale, agent immobilier, banquier, éditeur, rédacteur ....à l’exception des publications de caractère  strictement scientifique ou confessionnel[6]....etc.

Fait à Vichy, le 3 octobre 1940

Ph. Pétain, Pierre Laval, Raphaël Alibert etc.[7]

 
Bulletin municipal du 7 octobre 1940

Entreprises Juives - ref P.P.82-2

 

La Préfecture de Police communique :

 

L’ordonnance du chef de l’Administration militaire en France, en date du 27 septembre, prescrit que tout commerce dont le propriétaire ou le détenteur est juif devra être désigné par une affiche.

 

Cette désignation doit être faite au moyen d’une pancarte affichée à l’intérieur des entreprises ou des vitrines extérieures par une affiche spéciale.

 

Elle doit avoir 20 centimètres sur 40 centimètres et porter, en caractères noirs sur fond jaune, l’inscription suivante :

 

« JUDISCHES GESHAFT »

« ENTREPRISE JUIVE »....[8]

                  

Décret du 9 octobre 1940(J.O du 11 octobre 1940 page 5.267)

relatif à la commission d’examen des cas de déchéance de la nationalité française

 

J.O du 18 octobre 1940

 

Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français,

Le conseil des ministres entendu,

Décrétons :

 

Art. 1er - Les ressortissants étrangers de race juive pourront, à dater de la promulgation de la présente loi, être internés dans des camps spéciaux par décision du préfet du département de leur résidence...

 

Art. 3 - les ressortissants étrangers de race juive pourront en tout temps se voir assigner une résidence forcée par le préfet de leur résidence...

 

Fait à Vichy le 4 octobre 1940


[1] Des moyens de pression pour infléchir la politique allemande, avaient été mis en place en France, sans grand succès. La Préfecture de Police dans une note du Directeur des Renseignements généraux fait état qu’un Comité de défense des Juifs persécutés en Allemagne, vient de faire apposer, sur les murs de la Capitale une affiche intitulée « Français, 700.000 hommes, femmes et enfants sont mis au ban de la nation allemande ». Il y est écrit notamment, que dans les mesures prises à l’égard des Juifs en Allemagne, par le gouvernement hitlérien, - arrestations massives, déportations dans des camps de représailles, expéditions punitives etc. (note du 3 avril 1933 ref. 241 - 155 - 1)

Le 20 février 1934, lors d’une Réunion organisée par la Commission d’Enquête Internationale sur les atrocités hitlériennes, M° Campinchi, rapporte  qu’il est stupéfait de constater l’indifférence montrée à l’égard des atrocités hitlériennes par la presse française "qui semble obéir à un mot d’ordre". Au cours de cette réunion un député communiste allemand Bemler Hans, viendra témoigner et dira : que sa femme est emprisonnée en Allemagne, que son fils âgé de 13 ans a été arrêté et enfermé dans une maison de correction, tous deux à titre d’otages parce qu’il a réussi à s’échapper, à la suite de son arrestation.

[2] Les scientifiques nazis, qui avaient souvent eu pour professeurs des juifs, n’en défendaient pas moins des théories par lesquelles les juifs avaient corrompu la science allemande. Ainsi Philipp Lenard, prix Nobel de physique en 1905, était l’un des promoteurs de la physique aryenne. L’une des  difficultés  de son discours consistait à expliquer comment les « Juifs malgré leur infériorité » étaient arrivés à faire des découvertes intéressantes. Stark également Nobel de physique (1919) et nazi convaincu, réussi la prouesse à faire admettre la conception raciste de la science.

[3] - on peut trouver en consultant les écrits antisémites du début du siècle des textes tels que celui publié dans Pilori, sous le titre « Videz le Juif » : Décousez le Juif, a dit Edouard Drumont dans son beau livre, et, après lui, tous ceux qu’inquiète la misère croissante diront : Décousez le Juif. Et quand de ses flancs éventrés s’échapperont les liards, les écus, et les millions qu’il nous a pris, puisons à même la cascade pour les crève-faim Aryens, pour nos classes pauvres, pour ce dessous social qui nous mangera un jour si nous ne le satisfaisons.

Ce n’est là ni pillage, ni spoliation ; c’est une légitime revanche, une juste récupération.

[4] Le 5 août 1939, suite au décret du 20 juillet 1939 une note promulgue le dénombrement des étrangers. Ils sont en outre astreints à des restrictions dans l’exercice de leur profession, à l’obligation de remplir des fiches individuelle et signalétique (note du 7ème bureau du Ministère de l’Intérieur).

[5]L’interdiction d’exercer certaines fonctions étaient appliquées avec zèle par certaines entreprises, ainsi la S.T.C.R.P, faisait signer à chaque employé une feuille sous serment où il était écrit que pour travailler dans l’entreprise, il ne fallait être ni juif, ni communiste, ni francs maçon et être français de vieille souche, s’engager à ne pas faire de propagande subversive, c’est à dire de propagande anti-nazie (témoignage de Louis Gallois, déporté résistant). Thèse de Pascal Fitzner, mémoire de Maîtrise d’Histoire, « la S.T.C.R.P pendant la seconde guerre mondiale » Université Paris 1 Centre de Recherches d’Histoire des Mouvements Sociaux et du Syndicalisme- 92/93

[6] Art.9 les contrevenants (tout juif qui aura soustrait ou aura tenté de se soustraire...) s’exposaient à des peines d’emprisonnement de 6 mois à 5 ans et à des amendes de 500 francs à 20.000 francs. On peut constater toutefois que le gouvernement de Vichy savait ménager ses intérêts, puisque les publications des scientifiques juifs n’étaient pas visées par ces mesures.

[7] Cette loi a été remplacée et modifiée par celle du 2 juin 1941, on y trouve :

Est regardé comme étant de race juive ....celui ou celle qui appartient à la religion juive ou y appartenant le 25 juin 1940, et qui est issu de deux grands-parents de race juive.

[8] A la suite de cette mesure, on a pu assister à des manifestations d’affichage de réclames antisémites ; comme par exemple Lissac n’est pas Isaac, Ici café auvergnat 100 % etc.

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 18:23

 

 

Quand nous voudrons créer notre grand Reich allemand dans son ampleur définitive nous aurons le devoir d’éliminer les peuples de race étrangère…

C’est seulement quand nous aurons la volonté et le pouvoir d’atteindre ce but que je serai prêt à prendre la responsabilité de sacrifier toute une génération de la jeunesse allemande. Même si tel doit être le prix, je n’hésiterai pas à une seconde à charger ma conscience de la mort de 2 ou 3 millions d’allemands, en pleine connaissance du poids de ce sacrifice... Il ne s’agit pas de supprimer l’inégalité entre les hommes, mais au contraire de l’amplifier. ...la création n’est pas terminée du moins en ce qui concerne l’homme. Du point de vue biologique, l’homme arrive à une métamorphose . Une nouvelle variété d’hommes commence à s’esquisser, dans les sens scientifique et naturel d’une mutation. L’ancienne espèce humaine est déjà entrée dans le stade du dépérissement et de la survivance. Les deux variétés évolueront rapidement en divergeant dans des directions opposées. L’une disparaîtra, tandis que l’autre s’épanouira et dépassera de loin l’homme actuel... sur l’objection de Rauschning que jusqu’ici l’éleveur n’a pas réussi de mutations. Hitler répond triomphant : L’homme nouveau, vit au milieu de nous, il est là, je vais vous dire un secret, j’ai vu l’homme nouveau. Il est intrépide et cruel.

Tout ce qui vient d’être dit, doit rester strictement secret... le programme qui vient d’être esquissé , dépasse la compréhension d’un bon nombre de nos camarades.... Et Rauschning note qu’en prononçant ces mots étranges Hitler tremblait d’une ardeur extatique. Aucun doute, l’homme nouveau pour Hitler, c’était Hitler lui-même.(Hitler m’a dit Rauschning)

 

 

Interviewer Hitler en 1931

 

Parmi les nombreux reportages publiés ré­cemment sur l'Allemagne, le lecteur curieux chercherait en vain une interview d'Hitler, le grand chef du parti national-socialiste alle­mand, personnage quasi-légendaire qui s'en­toure à dessein d'un mystère artificiel.

Aussi, le reportage sur Hitler et sur son état-major, que publie, dans le Pesti-Naplo, un des plus brillants journalistes hongrois, M. Gustave Rab, suscite-t-il en Europe centrale un très vif intérêt. En effet, ce reporter habile a réussi, non seulement à s'introduire dans l'état-major du parti raciste allemand, sur lequel il publie de véritables révélations, mais encore il a pu obtenir une entrevue avec le « bel Adolphe », coqueluche des Gretchen 1931 et suprême défenseur de « la pureté de la race germanique ».

Voici quelques passages marquants de. cette série d'articles à tous les égards remarquables.

 

L'état-major des Racistes

 

Je pénètre dans une pièce du deuxième étage de l'hôtel Parlov, siège de l'état-major des nazis, situé à Munich. Un grand homme à la carrure athlétique et aux sourcils broussail­leux me reçoit. C'est le lieutenant Hesse, du secrétariat d'Hitler, qui est, en outre, le garde de corps du chef. Je lui passe ma carte de visite. Il l'examine scrupuleusement. Puis il me demande une pièce d'identité. Je présente ma carte de journaliste. Il la regarde d'un air soucieux. Ensuite, poliment, mais avec fer­meté :

— Vous êtes sans doute en possession d'une pièce portant d'autres mentions, celle de vo­tre religion, par exemple ?

Le passeport hongrois indiquant la religion du porteur, je lui tends le mien, qui semble le rassurer. Ce n'est pas tout, cependant. Mon interlocuteur téléphone, tour à tour, à mon hôtel — pour vérifier l'exactitude de mes ren­seignements — et aux deux personnages con­nus dont je me suis recommandé. Ce n'est qu'après avoir obtenu les précisions désirées que sa figure se fait plus affable et qu'il me promet de faire tout son possible pour m'obte­nir une entrevue avec Hitler...

 

Toutefois, si les fervents d'Hitler suivent l'exemple de leur chef, on peut douter que les théories de ce dernier triomphent avant long­temps. M. Rab, ayant su s'introduire dans son entourage immédiat, a recueilli quelques précisions qui ne manquent pas de saveur….

 

Alfred Rosenberg, diplômé des universités moscovites et théoricien du nazisme  !

 

Ainsi, l'immense majorité du public sera sans doute étonnée d'apprendre que le princi­pal lieutenant d'Hitler, rédacteur en chef de son journal, est un nommé Alfred Rosenberg ancien citoyen de d'origine rien moins que germanique. Diplômé à l’université rouge de Moscou, ne trouvant pas à s'employer chez les Soviets, il émigra en Allemagne, où il s'introduisit dans la rédaction du journal d'Hi­tler, alors à ses débuts.

 

Hitler, apôtre de la race pure et réfractaire au mariage

 

Hitler lui-même, bien qu'apôtre de la thèse qui veut que la perpétuation d'une race pure soit un devoir patriotique, est réfractaire au mariage.. néanmoins ce n'est plus un se­cret depuis une dizaine d'années, il a voué une amitié des plus fidèles à une princesse roumaine de la célèbre famille des Cantactu­zènes. Cette prédilection du champion de la pureté, des races apparaît comme peu conforme à ses théories. La princesse est une femme  aux yeux noirs, aux cheveux bruns et crépus, à la taille féline, de type latin prononcé, alors qu'Hitler, lourd, osseux, les yeux glauques, s'apparente plutôt au type germanique. Cette amitié ne serait pas devenue aussi profonde, dit-on, si la princesse n'avait prouvé, que son admiration pour Hitler pouvait aller jusqu'au sacrifice. .....elle sera con­damnée par les tribunaux allemands pour ma­nifestations trop véhémentes de ses sentiments hitlériens….. Peu après, elle  commandite le journal des nazis. Depuis ce temps- là, le sentiment de l'irrésistible Adolphe pour la princesse ne connaît plus de bornes. Elle jouit de son entière confiance.....

 

Une attirance toute passagère pour la femme d’un marchand de pianos.

Elle s’appelait  Madame Bechstein, elle était la femme d’un marchand de piano qui avait une vingtaine d’années de plus que lui. Des scènes de cette relation sont relatées par divers témoins, qui racontent: « dans l’intimité, ou devant de rares amis, il s’asseyait aux pieds de l’imposante maîtresse de maison, appuyait sa tête contre son opulente poitrine et fermait les yeux ».

Et pour une adolescente

 

Cet amour tout platonique ne devait pas satisfaire pleinement le bel Adolf, puisqu’il fit la connaissance d’une ravissante adolescente pleine de charme... fille du photographe Hofmann, d’une rare beauté, blonde transparente au corps d’éphèbe... le père apprit cette liaison, celle-ci tourna court, bien qu’à cette époque Hitler fut déjà un personnage bien en vue. Cette aventure sans lendemain, se solda néanmoins par l’enrichissement du photographe Hofmann, puisque celui-ci obtint en dédommagement du « déshonneur causé à sa fille » les droits photographiques d’Hitler pour le monde entier. Devenu Chancelier, il ne garda pas rancune à la belle de cette rupture, puisqu’il nomma plus tard son mari chef de la jeunesse allemande.

 

Allemagne - Coups de revolver dans la nuit.

 

Dans la banlieue de Hambourg, l'autre nuit, trois revolvers nationaux-socialistes ont  « descendu » un député communiste.

Ces coups de feu ont tué un homme, mais il en ont réveillé beaucoup d'autres qui commençaient à s'endormir sur des lauriers trop aisément conquis, Dans un demi-silen­ce, on effet, on parlait volontiers, depuis quelques semaines, d'un tassement dans la masse hitlérienne. On croyait même, certains jours, enregistrer les symptômes d'un premier recul de la croix gammée. Outré par les insultes racistes, scandalisé en son rigorisme catholique par la démagogie ra­dicale, le chancelier Brüning, après avoir maintes fois cédé, avait brusquement fait face aux nazis et s'était adressé en termes sévères au peuple d'Allemagne. Et Brüning n'était pas tombé ; au contraire, son crédit intérieur et extérieur avait augmenté. D'au­tre part, la Bannière du Reich, la puissante association de militants républicains et so­cialistes, s'était mise sur le pied de guerre.

 

Chemises brunes et troupes de choc défiées

 

A grand renfort de tambour et... de  discours de son président Hörsing, qui n'enfilait cer­tes pas ses gants pour défier les fameuses S.A (troupes de choc) d'Hitler et annoncer leur prochaine défaite. Enfin, le gouvernement socialiste de Prusse ne se laissait nul­lement intimider par la menace du plébis­cite de dissolution, et sa police continuait à maintenir à peu près l'ordre sur la ma­jeure partie du territoire du Reich, interdisant même plusieurs réunions national-so­cialistes au profit des républicains. Le Reichstag lui-même, suivant le chancelier dans son offensive, votait de nouveaux rè­glements destinés à entraver le plus possible les fantaisies tumultueuses des extré­mistes.

Outrés à leur tour, les 107 « chemises brunes » quittaient l'assemblée, entraînant avec eux les nationaux-allemands......

 

Trois coups de revolver et  un cadavre

 

...aussi les causes de cette insensibilité dans une certaine brutalité naturelle et surtout dans la logique totale qui, inspirant des ré­volutionnaires sincères et réels, leur fait considérer l'assassinat comme un moyen normal d'action politique.

Cette fois-ci, cependant, des organes tels que le Berliner Tagebtatt s'émeuvent sur plus de colonnes qu'il n'est d'usage: En trois éditions, quatre articles de fond sur ce su­jet. Le premier pour rappeler que deux jours auparavant, dans la même ville, un agent de police raciste réprimandé tirait sur un conseiller à la Cour ; le second pour montrer à la bourgeoisie nationale d'Ham­bourg qu'en pactisant avec les extrémistes de droite elle arrivait fatalement à cette situation ; le troisième pour s'en prendre au pauvre M. Wirtb, que l'on estime « trop mou depuis longtemps » ; le dernier pour mettre les partis nationalistes d'Hugenberg et aussi les populistes en présence de la res­ponsabilité qu'ils assument à être les amis des nazis... Mais, il y a trois, cinq, huit jours, on consacrait généreusement dix li­gnes à la mort violente, dans une bagarre quelconque, d'un citoyen raciste, socialiste ou communiste... Il faut vraiment que, cette fois-ci, l'opinion ait été frappée.

Qu'il l'ait voulu ou non, à tort ou à rai­son, avec ces trois coups de revolver et ce cadavre, Hitler apparaît à nouveau comme le seigneur de la guerre.

Jean Aikhenbaum

 

Sources sélectives :

Je suis partout 1931 – articles de presse

Hitler m’a dit – Hermann Rauschning

 

 

 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 16:38

 

 

http://www.akadem.org/sommaire/themes/liturgie/11/2/module_2283.php

Durée 22minutes.

 

 

J’ai de l’admiration pour Jacques Attali, c’est un homme brillant, cultivé et ce qu’il fait suscite toujours un intérêt justifié. C’est également un homme de pouvoir, des pouvoirs devrais-je dire conseiller du président de Mitterrand, Il est également  proche et écouté de l’actuel pouvoir en place. N’y voyez pas reproche, mais plutôt compliment, en cela, Jacques Attali, se comporte parfaitement en juif,  il œuvre pour ce qu’il pense être le bien collectif, ce qui compte, il le dit et insiste : c’est l’action menée pour le bien collectif, ce qui est bon pour tous, l’est également pour les juifs.   J’ai donc écouté avec attention son intervention. Jacques Attali dresse un bilan : les perspectives quant à l’avenir du judaïsme sont sombres, je relève l’une de ses phrases significative, le peuple juif n’est pas en train de mourir, il est en train de se suicider. Pour appuyer sa démonstration, il nous sort des chiffres, nous pouvons lui faire confiance, il est bien documenté, son analyse est rigoureuse, lorsqu’il dit par exemple, que la population humaine d’une manière générale s’est accrue inversement proportionnellement à celle des juifs puisque le peuple juif représentait selon lui 10 %  de l’empire romain …. alors qu’aujourd’hui, il ne représente que 2 pour mille de la population de la planète. Exact, également lorsqu’il remarque que dans la plupart des pays, le nombre des juifs décline et que seul Israël voit le nombre de sa population s’accroitre. Pour  ma part, je ne vois pas là matière à dresser un constat du déclin du judaïsme – pas sa mort, mais son suicide – dixit Attali, mais bien au contraire une chance inespérée, certainement unique, probablement dans l’histoire juive de ces deux derniers millénaires, non seulement pour  assurer la pérennité du judaïsme, mais également pour son renouveau. Dans une large mesure, la motivation des juifs des pays occidentaux qui choisissent d’aller vivre en Israël, le font pour des motifs identitaires et religieux. Autre signe annonciateur, de nombreux juifs éloigné du judaïsme, pendant parfois des décennies, veulent retrouver leur racine juive et les jeunes ne sont pas étrangers à ce type de démarche.

Nous ne sommes que 13 millions et M. Attali le regrette, le déplore… il propose donc d’assouplir les règles de la conversion qui sont, selon lui, obsolètes. Là-dessus, je suis également loin de partager son avis, nos rabbins, (même s’il m’arrive d’être fréquemment en total désaccord sur des prises de positions de certains d’entre eux) sont pour la majorité, des gens intelligents qui se penchent très certainement avec une attention particulière sur les problèmes de société et qui connaissent probablement aussi bien, que M. Attali, les conséquences qu’engendrent la déjudaïsation par l’assimilation. Un autre détail, M. Attali met en avant (et il a totalement, raison de le mentionner) le rôle, à différents degrés, dans des domaines très variés qu’on pu avoir les juifs au cours de l’histoire de ces trois derniers millénaires. Sa hantise, si j’ai bien compris, c’est que nous soyons plus en mesure d’assumer ce rôle à l’avenir… que M. Attali, se rassure, pour l’instant ce n’est pas le cas, les juifs, malgré leur proportion infime, au regard de la totalité de la population du globe, sont toujours présents dans de nombreux domaines, il le reconnaît, il faut lui en rendre acte.

 

Monsieur Attali, se prononce clairement pour une éducation juive et pour les écoles juives, à la condition toutefois qu’elles ne débouchent pas sur la yechivah, voie de garage en quelque sorte… mais sur polytechnique, voie royale, selon lui ! Là, aussi, je me sépare de son raisonnement, si des juifs ont accès à de prestigieuses  universités, c’est peut-être également parce qu’il existe des juifs, qui se penchent toujours, comme ils le faisaient il y a deux mille ans sur des textes qui sont devenus pour le commun des juifs  inaccessibles.

S’ensuit tout un discours, les juifs sont heureux en France, ou du moins, moins malheureux que les musulmans, nous devons donc aider les musulmans de France et d’ailleurs, c’est, selon lui, la seule possibilité pour qu’ils nous acceptent (supportent ?) et finissent par reconnaître le droit d’Israël à exister. Nous juifs, avons donc en quelque sorte une situation privilégiée en France, là également nous n’avons probablement pas les mêmes sources d’informations. Si cette analyse est probablement exacte pour une catégorie de juifs privilégiés, elle ne l’est certainement moins pour les juifs dont le niveau de vie est proche du seuil de pauvreté  qui vivent dans des banlieues défavorisées à forte proportion immigrée, la difficulté (voire l’impossibilité) pour les enfants juifs de fréquenter les écoles laïques est de plus en plus patente. Je ne peux croire, que M. Attali, ignore la recrudescence, la banalisation dans notre pays des actes antisémites dans les écoles, Emmanuel Brenner dans un ouvrage collectif publié sous le titre : Les territoires perdus de la république dans lequel les différents auteurs, font part de leur impuissance à tenter de juguler les dérives racistes, l’antisémitisme, la difficulté à enseigner qui disent-ils témoigne de la décrépitude des valeurs qui fondent la république…. Les parents juifs, n’ont bien souvent d’autres choix que de scolariser leurs enfants dans des écoles privées ou juives.

Monsieur Attali, préconise également l’étude des différentes religions en milieu scolaire. La connaissance de l’autre pense-t-il, favorise la compréhension et ferait taire les dissensions ! Que voilà un beau programme, mais hélas celui-ci n’a donné, au cours de notre histoire, que des résultats plutôt médiocres. Je dirais même mieux, les antisémites se sont servis de leurs connaissances du judaïsme et se sont appuyés sur nos textes pour justifier leur antisémitisme. L’antisémitisme est un phénomène qui du point de vue logique ne peut trouver d’explication rationnelle, tous les moyens préconisés pour tenter d’y mettre fin au cours de ces deux derniers millénaires ont échoué.

La population juive décroit à peu près partout, nous dit-il, l’assimilation est une des causes, l’autre raison, c’est qu’une partie de la population fait – une fois encore – le choix de l’exil.

M. Attali, nous fait remarquer qu’il vient d’Algérie… tiens donc, ses ancêtres étaient probablement présents sur cette terre bien avant l’invasion arabo-musulmane, on pourrait se demander les raisons qui ont obligés les juifs originaires d’Algérie à quitter un pays qu’ils considéraient comme le leur, au moment de l’indépendance. En fait M. Attali, le sait très bien, les juifs d’Algérie n’ont pas quitté l’Algérie, ils en ont été chassés, ils n’avaient guère que l’option de fuir pour assurer leur survie.

Si les juifs ont vu leur intégration facilitée, c’est parce qu’ils avaient (toujours selon M. Attali)  une bourgeoisie donc de l’argent, qui a permis la création de structures juives dont l’école juive. Là, les bras m’en tombent… je veux bien croire qu’il existe une solidarité juive, mais il ne faut pas en exagérer  son importance. Les juifs originaires de Pologne, ont envoyé leurs enfants à l’école, laïque pour la raison simple, c’est qu’il n’y avait au début du XX° siècle, pas d’autre choix. Il n’y avait pas ou peu d’écoles juives. L’éducation religieuse était dispensée accessoirement dans les lieux de culte, c’est également ce qui se faisait pour les enfants catholiques lorsque que ceux-ci fréquentaient l’école laïque. Toute ma génération (celle de la guerre et une grande partie de celle de l’immédiate après-guerre) a fréquenté également l’école laïque. L’intégration s’est donc faite par ce biais, même s’il faut convenir que ce type d’orientation, et ce n’est probablement pas la seule, a conduit nos générations vers l’assimilation. Les juifs arrivés en France à la suite de la décolonisation  de l’Algérie, du Maroc et de Tunisie ont rencontrés des difficultés similaires. Mais si nous abondons dans le discours de la solidarité juive et de l’argent juif, qui auraient favorisés notre intégration, je ferais remarquer, qu’il n’existe peut-être pas une diaspora musulmane « bourgeoise », mais qu’il existe bel et bien d’immenses richesses détenues par une infime minorité de citoyens du monde arabo-musulman. Cette minorité dispense des fonds importants à des « œuvres » que ces élites choisissent, M. Attali qui est certainement bien mieux informé que je ne le suis, connaît probablement bien quels sont les objectifs prioritaires de ces organisation « caritatives », d’ailleurs, il n’est pas dupe, puisqu’il se félicite de voir qu’en Angleterre des juifs financent l’éducation d’imams pour tenter de contrebalancer l’influence d’imams intégristes, qui sont eux financés, et c’est là, secret de polichinelle, par l’Arabie saoudite. Ce type de solution me paraît extrêmement préoccupant, nous continuons à payer comme par le passé un tribut pour tenter d’obtenir une paix hypothétique. Est-il utile de rappeler que ce type de mesure a toujours échoué.

M. Attali parle également de la confusion dans l’organisation des institutions juives, nous devrions tous, à l’entendre, nous regrouper dans des structures bien définies et bien organisées… allons donc, M. Attali sait certainement aussi bien que moi, que lorsqu’il y a 2 juifs, il y a 3 opinions, c’est probablement là également l’une des clés de la richesse et l’inventivité de la pensée juive, vouloir la niveler est impossible et c’est bien ainsi. 

 L’antisémitisme est absent du discours de M. Attali et c’est bien dommage, il verrait peut-être là, une des raisons qui fait que la population juive décline dans de nombreux pays, y compris dans les pays occidentaux.

Bien évidemment, les idées de M. Attali, sont respectables, je pense qu’il a raison de faire ce qu’il fait, qu’il faut favoriser les rapprochements entre les différentes composantes de l’humanité, le juif à toujours œuvré en ce sens, mais il faut bien le constater, avec jusqu’à présent bien peu de réussite. Oui, nous devons nous ouvrir aux autres, en conservant notre particularisme, avec un œil vigilant sur notre valise et c’est probablement aussi l’une des raisons de notre survie.

M. Attali, je vous admire, je me reconnais en vous, je vous lis fréquemment, j’aime ce que vous faites je suis proche et éloigné de vous, c’est aussi dans ses contradictions que se retrouvent la diversité et la similitude des juifs. Ne vous inquiétez pas, le monde juif ne se suicide pas, il est en crise, il l’a toujours été et c’est également là, le gage de sa survie.

Jean Aikhenbaum

 

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 12:40

 

  (article publié dans le n° 5 de Réussir votre santé - 1996)

 

 

 

La contraception végétale fait-elle partie de la sagesse perdue par notre civilisation ?

 

 

 

Nos ancêtres ont-ils connu une plante contraceptive ? 

 

 

 

 

 

Pendant longtemps, les scientifiques et les médecins "modernes" ont eu des doutes sur cette possibilité. Il a fallu "la longue marche", des botanistes, des ethnomédecins, des historiens, des anthropologues et des chimistes, pour pouvoir reconstruire une partie de la Connaissance traditionnelle. Pour convaincre les sceptiques, il a fallu prouver que les plantes peuvent produire les œstrogènes, car ces hormones, contrôlant le cycle d'ovulation, n'étaient connues que dans le monde animal. Le mythe, des œstrogènes "d'origine uniquement animale", prit fin grâce aux recherches des phytochimistes.

 

En 1930, Boleslow Skarsynski, un chercheur polonais, réussit a isoler et à extraire du saule « une substance qui ressemble aux gonadotrophines de la femme ».

 

 

 

Présence d’hormones dans les dattes et les grenades

 

 

 

Quelques mois plus tard, A Butenandt et H. Jocobi, deux chercheurs allemands, trouvent la présence d'hormones féminines dans les dattes et les fruits du grenadier.

 

A titre de curiosité, on peut ajouter que, dans Ici tradition européenne, le saule était l'une des plantes le plus souvent utilisée dans un but contraceptif. Diascoride en recommande les feuilles en décoction.

 

 

 

Les applications de la feuille de saule

 

 

 

Avicenne conseille de les placer dans le vagin après les avoir préalablement trempés dans leur suc. Constantine, auteur du 15ème siècle, célèbre botaniste, propose une boisson stérilisante basée sur les feuilles du saule. Certains auteurs, comme Pierre d'Espange, le futur pape Jean XXII, conseillent de l'utiliser en mixture, mélangé avec du sabot de mule. La loi des similitudes "simula simulibus curontur", attribua au saule un rôle bien défini.

 

L'arbre qui, lui-même, ne fructifie jamais, se doit de garantir la stérilité. Bien évidemment, le saule fructifie comme tous les autres arbres mais étant l'une des plantes dioïques c'est-à-dire que les organes sexuels mâles et femelles sont portés par les individus différents. Nos ancêtres durent connaître des arbres, isolés, donc stériles. Mais, curieusement, la phytochimie moderne "confirme" le pouvoir magique du saule.

 

En Australie, les éleveurs constatent la chute de la fécondité dans les élevages de brebis mangeant          du          Trifolium subteraneum. Dans les  années quarante, les chercheurs réussissent à isoler de cette plante, une substance stimulant la  sécrétion des œstrogènes chez les animaux.

 

 

 

Une plante contraceptive efficace chez les juments 

 

 

 

Les éleveurs des chevaux connaissaient bien le fait que les juments perdent leur fécondité par la consommation des Philocarpus jaborandi, mais les animaux ne réagissent pas toujours comme I’homme. De plus, la pilocapine, isolée du Philocarpus jaborandi efficace sur les juments, est totalement Inopérante chez la femme.

 

Pour convaincre les sceptiques, il fallut donc isoler   une substance "anthropogène". En 1960, D. Bounds et G. Pope, deux chercheurs américains, analysaient le Pueraria mirifica. Cette plante contraceptive est utilisée par les indigènes de Thaïlande. Les américains réussirent à extraire, de la racine du Pueraria mirifica le "miroesterol". Cette substance            montra            les capacités contraceptives chez l’homme. Le miroesterole appartient au groupe de «  phytoestrogène », c'est-à-dire substances contraceptives connues seulement dans le monde végétal.

 

 

 

Pourtant, déjà les anciens grecs (et probablement même les Egyptiens car les plus  anciennes            ordonnances contraceptives proviennent d'un papyrus de Kuhun daté 1850 avant Jésus-Christ), connaissaient et utilisaient les plantes contraceptives.

 

 

 

L'économie entière de Cyrénaïque, une ville-colonie  grecque en Afrique du Nord, était basée sur le commerce du "silphion" ("silphum" pour les Romains). Cette plante, l'un des contraceptifs le plus efficace de l'Antiquité, est représentée sur les monnaies de Cyrénaïque et sur les images datant du 6ème  siècle avant J.C. Hippocrate décrivait les efforts pour la domestication et l'acclimatation du Silphion à Rome et en Syrie. Mais la plante, avant sa disparition définitive, poussait seulement dans la région de Cyrénaïque.

 

D'après Aristophane, elle valait "plus que de l'argent". La destruction totale de cette espèce causait une véritable catastrophe économique pour Cyrénaïque. Grâce aux recherches ethnobotaniques, nous savons que le silphon appartenait au genre Férule. Les recherches contemporaines, sur les espèces voisines telles que la Férule

 

assa-fetida, Férula orientalis et surtout Ferula joeschaena, confirmaient les thèses de l'Antiquité. En 1963, les chercheurs ont démontré que le simple extrait alcoolique de Ferula joeschaena, avait 100% d'efficacité chez les rats.

 

 

 

Une diversité impressionnante et pour certaines  un rôle dans la spermatogénèse

 

 

 

La culture antique et médiévale connaissait les effets contraceptifs de d’Artemisia absinthum. Un grand botaniste de l'époque, Mercer expliquait que le nom "Artemisia" vient d'Artemide, déesse des femmes, des forêts et des femmes en couches. Certaines recherches relèvent de l'action multiple de l'Artemisia absinthum.

 

Actuellement, on suppose qu'elle peut jouer un rôle intéressant dans la fécondité masculine, de par son influence sur le processus d'un spermatogénèse. De plus, cette plante retarde l'ovulation et interrompt le développement de l'embryon. L'Artemisia absinthum est connue pour sa toxicité et ses effets secondaires. Les médecins grecs les connaissaient et en supprimaient les conséquences en l'associant à d’autres plantes. Une autre tradition contraceptive est liée aux arbustes du genre « Commiphora » (Myrte° smyrna). D'après Ia mythologie, Myrra était la fille d'un roi assyrien Kinyros.  Le roi indigne viola sa fille. Adonis est le fruit de ce péché. Myrra demanda la protection divine. Les dieux écoutèrent sa prière et la changèrent en un arbuste le Myrra. Les larmes de Myrra violée sont devenues le "jus de l'arbuste" qui protège les filles contre les pères indignes.

 

Le Commiphora est également un  contraceptif utilisé par la pharmacopée indienne.

 

L'action contraceptive de cette plante n'a jamais été examinée scientifiquement et nous ne disposons pas de données sur ses effets.

 

La mythologie et la tradition médicale de l'Antiquité parlent parfois de la menthe comme étant une plante contraceptive. Proserpine changea la nymphe Mintha, aimée par Pluton, en plante. Dans une comédie d'Aristophane, Hermès conseille l'utilisation de la menthe à Triagus. Les recherches phytochimiques du vingtième siècle font ressortir que l'huile extraite du "Mentha pulegium" contient du pulegon. Cette substance, fortement abortive, a aussi la capacité de détruire le foie des mammifères. Il y a une quinzaine d'années, au Colorado, l'huile "de Mentha pulegium", utilisée comme abortif, causa la cause de la mort d'une jeune femme. Diascoride décrivait l'action des graines de carotte "Daucus carota". Dans l'état de Caroline du nord, les femmes indiennes utilisaient la décoction des graines tirées de cette plante. Depuis 2000 ans à Rajasthane (Inde), les femmes mâchent ces graines, pour éviter les grossesses. Les analyses font ressortir que l'extrait des graines de Daucus carotta empêchait la Nidation de l'embryon, le développement des ovaires et retardait l'ovulation chez les souris, les lapins et les cochons. Les scientifiques supposent que cette action est due à l'effet antagoniste des terpènes non identifiés et de la progestérone. Dans diverses cultures, les femmes utilisent les plantes de la famille des Rutaceae, comme contraceptif. Aujourd'hui encore, le "Ruta gravolens" est utilisé en Amérique Latine, par les habitants du Nouveau Mexique ainsi  qu'aux Etats-Unis. Le proverbe polonais et lituanien dit que "les vieilles filles ensemencent buta".  La pharmacopée traditionnelle chinoise connaît le Murraya particulata et le Murraya sapienatum. Les scientifiques chinois isolaient le

 

"yuekchukene", une substance dont l'efficacité contraceptive atteint 100% chez les rats. Hippocrate décrivait une plante comme remède idéal pour les divers problèmes féminins y compris une grossesse indésirée. Cari Linné pense qu’il s'agit de "Ecabillium elaterium" (en grec akbalion signifie l'avortement). Les analyses phytochimiques montrent l'efficacité de l'extrait des fleurs et des tiges dans la stérilité de la souris. Cette plante, par ailleurs si commune, est capable, à de faibles doses, d'arrêter l'ovulation Jusqu'à            présent,          les expériences n'ont pas pu confirmer son action abortive pourtant décrite par les médecins anciens.

 

  Piotr Daszkiewicz

 

 

 

 

 

Sources

 

Ostrumov, Wptowodrenie do eicologi

 

biochemirny

 

Scientific American 5-6/7991

 

Problemy 1/1991 Historia Lekow

 

Yokimycz, PWRL.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:30
 Une déclaration qui fait beaucoup de bruit

On a fait beaucoup de bruit, ces derniers temps, autour d'une déclaration émanée des Allemands de Lodz et qui tendrait à poser, sous un jour nouveau et assez inattendu, le pro­blème de la minorité allemande en Pologne. Dans cette déclaration, adressée au Président de la République, au maréchal Pilsudski et au président du Conseil par l'Association cultu­relle et économique allemande de la grande cité industrielle, s'exprime a l'égard de la commune patrie polonaise ; un loyalisme qui ne semble pas de commande et qui paraît, à première vue, fort sincère. D'autant que les Allemands de Lodz ne laissent pas de condam­ner avec énergie les « menées révisionnistes de leurs congénères de Berlin et de Munich. L'irritante question des minorités nationales, si graves pour l'avenir de l'Est de l'Europe et de l'Europe, en général, serait-elle, au moins sur un point, en Voie de liquidation ? …..

 

Pour la pacification des esprits

 

 

 N'a-t-on point entendu récemment un Allemand de Bohème, ministre du gouvernement de Prague prêcher publiquement la pacification des esprits et la réconciliation des deux éléments, tchèque et germanique, pour le bien supérieur du pays qui, disait-il, est aussi notre pays ? On songera encore que le seul fait que ces minorités allemandes, riches, puissantes, fortement organisées, accep­tent de se plier à la domination de peuples slaves — on sait le mépris que professe tout authentique Allemand a l'égard de la race slave — est un gage assez rassurant de la consolidation du statut politique et territorial créé par tes traités de 1919 en ces contrée où les antagonismes de race risquent à tout ins­tant de mettre le feu aux poudres. Il faut, ce­pendant, y regarder de près...

 

La déclaration vient d'un groupe d'Allemands, puissant à vrai dire, mais isolé au sein d'une ville authentiquement polonaise. …...

 

Le commerce et l'industrie germaniques ont pu, il est vrai, s'y créer une position de premier plan, le pays n'en demeure pas moins indiscutablement polonais et, de fait, ni Treviranus ni les idéologues hitlériens ne l'ont fait, jusqu'à présent, figurer sur la liste de leurs revendications. Lodz, avant la guerre, appar­tenait à la Russie, dont elle était l'une des places fortes industrielles. De sorte que le dé­veloppement économique de la grande cité tex­tile n'est aucunement orienté vers l'Allemagne ; il est plutôt tourné vers l’Est, vers l'intérieur de la Pologne et le monde slave.

 

Un ssemblant de coopération qui s’instaure tant bien que mal

 

Et il n'est aucunement étonnant que les Allemands qui l'habitent, se montrent disposés à ratifier une situation qui est, somme toute, favorable à leurs intérêts. Ils ne sont pas, du reste, les seuls en Pologne à se trouver dans ce cas. La Galicie, elle  aussi, a sa minorité allemande. Ce sont des colons introduits au XVIIIème  siècle en ces régions par Joseph Il et qui, ayant maintenu intact pendant deux cents ans leur, caractère racial, vivent aujourd'hui encore dans des villages à eux, où l'on ne parle que l’allemand et où la tradition du Deutschturn est tou­jours en honneur. Mais, de ce côté non plus, nul irrédentisme. Une collaboration s'est de­puis longtemps instituée avec l'élément polo­nais, qui ne laisse aucune prise aux idéologies nationalistes de l'Allemagne revancharde d'au­jourd'hui.

 

des cas excep­tionnels ;

 

et il s'en faut que les Allemands de Lodz expriment au vrai le sentiment des autres minorités allemandes de Pologne. ….. Les deux peuples, Allemand et Polonais, sont toujours l'un en face de l'autre, dans une hostilité menaçante que n'amortit qu'à peine la communauté des inté­rêts. Ici encore, comme à Lodz, c'est entre les mains des Allemands que se trouve la majeure partie de l'industrie, richesse du pays. Mais la situation est autre. La Haute-Silésie a trop longtemps gravité dans l'orbite du Reich dont elle faisait l'une des sources principales de prospérité.....

 

Autre question épineuse : les Ruthènes de Galicie orientale. Des efforts avaient été tentés, ces dernières semaines, pour aboutir à un ac­cord. Ces tentatives ont échoué, les représen­tants des partis ukrainiens ayant refusé d'ac­cepter les conditions posées par les Polonais ; c'est à savoir : premièrement, une déclaration solennelle de loyalisme faite à la Diète par les députés ruthènes ; deuxièmement et surtout, le retrait des plaintes déposées à Genève par la représentation parlementaire ukrainienne à la suite de la répression des troubles de l'été der­nier en Petite Pologne. La question reste donc pendante. Toutefois, les Polonais viennent d'enregistrer un succès moral considérable. L'évêque uniate de Przemysl, Mgr Lhomiszyn, dans un mandement retentissant, vient de con­damner avec vigueur les menées séparatistes des nationalistes ukrainiens. « L'intérêt de l'Ukraine, a-t-il déclaré en propres termes, est une Pologne forte, un Etat polonais puissant, mais, ajouté, juste... » Cette initiative a eu, il est vrai, pour résultat de déchaîner contre l'évêque les journaux nationalistes ru­thènes. Mais l'influence de l'Eglise uniate est grande parmi les masses ukrainiennes de Ga­licie reste à espérer, pour la paix de l'Europe, que les paroles de l'évêque de Przemysl seront entendues.

 

L’épineuse question de  Dantzig

 

Il n'est point, pour la politique polono-alle­mande, de question plus épineuse que celle de Dantzig. On connaît le sort fait par les traités à ce port, constitué, avec sa banlieue, en Etat libre, sous l'égide de la S.D.N. Ville de popu­lation allemande, encore qu'elle abonde de souvenirs polonais, Dantzig tire de la Pologne le plus clair de son activité et de ses ressour­ces ; elle est, pour ainsi dire, l'exutoire naturel de l'immense pays qui s'étend de la »Baltique aux Carpathes et aux confins de l'Ukraine.

La S.D.N. et la Pologne sont représentées chacune par un haut-commissaire, auprès du Sénat de la ville. Mais elle a, en ce qui con­cerne son administration intérieure, toutes les prérogatives d'un Etat indépendant. Situation assez ambiguë, unique en Europe, et qui ne va pas, bien entendu, sans provoquer des conflits sans cesse renouvelés.

Les griefs de Dantzig à l'égard de la « na­tion protectrice » sont nombreux, sinon justi­fiés. Dès avant la guerre, l'activité du part s'était de beaucoup ralentie. La création d'une Pologne libre n'a pas remédié à cette situation; et ce n'est pas sans amertume que les dantzi­kois ont assisté à la création, par le nouvel Etat et sur le golfe même de Dantzig, du port militaire et marchand à la fois de Gdynia. Ce port, creusé et équipé de toutes pièces en quel­ques années, ne va-t-il pas aggraver enclore la situation économique déjà précaire de la Ville Libre ?

 

 La construction d'une ligne de chemin de fer : une concurrence qui porte ombrage

La conclusion d’un emprunt destiné de permettre la construction d’une ligne de chemin de fer qui reliera Gydnia, et donner à coup sûr, un nouvel essor, on multiplie les alarmes des dantzikois. Cette concurrence leur porte ombrage, qui est, à entendre leur presse, parfaitement déloyale et, ajoutent-ils, totalement contraire à l'esprit du traité de Versailles. De deux choses l'une argumentent les feuilles nationalistes de la Ville Libre : ou là Pologne doit se contenter de Dantzig, ou il n'y a plus de raison à  mainte­nir Dantzig dans cet état de séparation avec le Reich que lui ont imposé les traités.

Telle est l'argumentation de la presse dant­zikoise. Mais il s'en faut, à vrai dire, que tout se borne à argumenter. Séparée du reste de l'Allemagne, Dantzig n'en est peut-être  pas moins la ville allemande où le chauvinisme teu­ton est le plus développé et le plus ombrageux. Les dernières élections, qui ont eu lieu en octo­bre dernier, ont envoyé au Sénat une majorité compacte de rationalistes, dont un fort contingent d'hitlériens. M. Ziehm, président du Sé­nat, est représenté par la presse polonaise comme un ennemi juré de la Pologne et de tout ce qui est polonais. De fait, l'un des pre­miers actes du nouveau Sénat a été d'avertir Varsovie que le port de la Ville Libre serait, désormais, fermé aux navires de guerre polonais, Gdydnia, disait la note du Sénat, étant en mesure de leur servir de base et de port d’attache.

 

Brimades et exactions

 

..... Bien entendu, les éléments nationalistes de la Ville Libre, n’épargnent aucune brimade. Il ne se passe presque pas de jour que de nouveaux sévices ne lui soient infligés...

Le premier est l'affaire d'un certain Gen­gierski, de nom polonais, mais de nationalité allemande, qui, ayant à se plaindre d'une com­pagnie de navigation, et déçu de voir ses réclamations sans-résultat, assassina l'employé à qui il attribuait son échec. Cet employé était polonais. Arrêté, Gengiérski déclara qu'il avait tué l'employé, non pour des raisons person­nelles, mais parce que son interlocuteur, au cours de leur altercation, avait, blessé ses sen­timents patriotiques ; cette méthode de défense produisit le résultat qu'il attendait. Gengierski fut acquitté.

Le deuxième incident est dû aux hitlériens. Certain soir du mois de mars, un groupe de racistes, en « tournée » sur le port, aperçut, sur le pont du navire polonais Copernic, un matelot,  nommé Styrbick, qu'ils attirèrent à terre, battirent jusqu'à ce qu'il perdît connais­sance et qu'ils abandonnèrent sur la place. Le malheureux Styrbick fut transporté à l'hô­pital, pansé, guéri, et il se disposait à regagner son bord, quand un policier se présenta, lui mit la main au collet et le conduisit séance tenante en prison, sous l'inculpation d'avoir... troublé la paix publique.

Ces événements ont motivé la démission de M. Strassburger, haut-commissaire de la Pologne à Dantzig. Dans la lettre qu'il a adressée au, Sénat, M. Strassburger proteste contre la situation faite aux Polonais dans la Ville Li­bre, et, constatant son impuissance à y porter remède, devant le mauvais vouloir des auto­rités, il déclare renoncer à une mission qu'il n'a pas-les moyens de remplir.

 

Textes sélectionnés et mis en forme par Jean Aikhenbaum

 

Sources sélectives ;

Je suis partout 1931

archives personnelles

 

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 18:06

 

 

 

 

Dossier Albert Zmuckin -  Slim Soula suite

 

 

 

voir notamment :

http://www.hstes1.com/article-un-abus-de-faiblesse-presque-ordinaire-71105147.html

 

 

J’ai adressé le dossier Albert Zmuckin – Slim Soula à diverses instances, je me propose donc de publier les réponses accompagnées éventuellement de mes commentaires.

 

 réponse de la Présidence de la République :

 

Le Président de la République m’a confié le soin de répondre au courrier que vous lui avez adressé le 1er mars 2011.

Je puis vous assurer qu’il a été pris attentivement connaissance  de vos préoccupations avant de les signaler au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Libertés….. (référence SCP/UT/E020480)

 

Courrier transmis au Garde des Sceaux - saréponse :

 

Les services de la Présidence de la République ont transmis à Monsieur Michel Mercier, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, votre courrier qui fait part de malversations dont Monsieur Albert Zmuckin, sous tutelle, (c’est moi qui souligne) aurait été victime.

Monsieur le Ministre m’a chargé de transmettre votre requête…. Il a demandé à ce qu’une réponse vous soit apportée dans les meilleurs délais….

 

Remarque : A aucun moment, je n’ai prétendu que M. Albert Zmuckin avait été placé sous tutelle.     

Voilà en revanche ce que j’écris :

Le Tribunal d’Instances et le parquet ont rendu, dans cette affaire un non lieu*. Slim Soula a eu donc libre cours et l’aval des autorités judiciaires pour s’approprier en toute légalité d’une grande partie des biens Zmuckin. Il a fait en sorte d’éloigner tous les proches et amis qui auraient pu mettre un frein à ses objectifs. Kafkaïen, le terme n’est pas trop fort, pour souligner les carences, défaillances, insuffisances et même la désinvolture avec laquelle sont traités les individus qui nécessiteraient protection.

 

 

J’ai également adressé un courrier par e.mail à :

 

COMBAT URGENT TOUS ENSEMBLE !

·      victimes d'injustices / association ANVEDJ

http://www.anvedj.org/

blog débats justice-française http://blog.ibelgique.com/anvedj

 

 

bonsoir

dossier lu

et qu'est il devenu après que vous vosu en soyez occupé ?

est ce réglé ou pas ?

cdt

ma réponse :

 

 

Bonjour,

Je vous remercie d'avoir pris le temps de lire le dossier que je vous avais adressé. Hélas, la justice (peut-on encore continuer à l'appeler ainsi ?) à débouter les ayants droits. Slim Soula s'est donc, à ce jour, approprié une partie de l'héritage de la famille Zmuckin, lui a fait vendre son appartement entre 30 ou 40 % au-dessous de sa valeur réelle, a probablement empoché la différence et va certainement d'une façon ou d'une autre s'approprier également le produit de la vente de ce dernier, et également des 30 % des parts encore à ce jour détenues par Albert Zmuckin des murs du magasin du 6 rue des Rosiers. Le montant de cette opération 1million 500.000 euros ! sans pour autant que le justice n'y trouve à redire. L'expert nommé par la juge des tutelles a considéré que Zmuckin, était à même de prendre toutes les dispositions concernant ses biens. L'expert n'a pas jugé bon de me rencontrer ou de rencontrer un quelconque proche ou témoins que je citais dans mes diverses correspondances. Zmuckin s'est présenté à l'expertise médicale avec un avocat (probablement sur les instigations de Slim Soula) Il est vrai également, que ce n'est pas la première fois que les experts protègent des délinquants. Aujourd'hui, en toute légalité" Slim Soula, va s'approprier de la totalité des biens de la famille Zmuckin avec l’assentiment de la justice !
De mon point de vues, dans ce genre d'affaires, comme dans bien d’autres, hélas,  on ne peut apporter aucun crédit à notre justice.
Vous trouverez en PJ copie d'une lettre de Mme Erella Folickmann (nièce d'Albert Zmuckin) qu'elle lui avait adressée et qui est bien entendu, restée sans réponse.
Bien cordialement

 

Jean Aikhenbaum

 

Erella Folickmann, Rehov Hamamtzi, 93123 Jérusalem (Israël)

 

Jérusalem, le 3 Décembre 2007

 

                                                                                    M. Albert Zmuckin

                                                                                    3ter Rue des Rosiers

                                                                                    75004 Paris

                                                                                    France

Recommandée 

Albert, mon cher oncle,

 

J'ai bien reçu ta lettre du 11 Novembre 2007 (recommandée avec AR) et je suis vraiment contente d'avoir de tes nouvelles et d'être enfin en lien avec toi. C'est la première fois que tu m'écris. As-tu reçu mon petit mot et le calendrier ………….j’avoue que je ne comprends pas grand-chose à tout ce que tu me décris et qui me semble assez rocambolesque (tes "menaces de mort"/"vol de ton héritage"/ "tutelle"/"ton héritier qui est Benjamin et non pas M. Soula ton ami"/ "racisme"/"procureur de la République", etc…etc…). ……..

 

Mon intention aujourd'hui est de répondre aux quatre questions que tu sembles te poser, et pour lesquelles je veux vraiment t'aider:

 

  1. La question de la tutelle.
  2. La question de ton héritier Benjamin.
  3. M. Jean Aikhenbaum.
  4. M. Slim Soula.

 

1.  La question de la tutelle:

Il y a plusieurs mois, j'ai reçu un courrier administratif d'une Juge du 4ème Arrondissement de Paris me demandant des renseignements sur toi pour examen d'une aide pour adulte, en l'occurrence toi, semblant être en difficulté médicale et psychologique. T'ayant vu en Janvier dernier chez tante Sonia en mauvaise santé, affaibli, essoufflé, ayant du mal à respirer, ne parlant pas, très gros, affalé, donc n'allant pas bien, j'ai pensé que tu étais en difficulté médicale, voire fragile psychologiquement (ce qui peut arriver à tout le monde) et j'ai donc donné les renseignements que la Juge me demandait. On m'a même demandé si j'étais prête à m'occuper de toi, te prendre en charge, ce à quoi j'ai acquiescé de suite, précisant que c'était plutot le rôle de ton fils Benjamin. J'ai appris que c'était Jean (Aikhenbaum) qui par souci, parce qu'il te visitait très fréquemment, par déférence et par amitié totale pour Sabba (grand-père d’Erella et père d’Albert Zmuckin), s'est mis à s'inquiéter, a saisi la Juge et m'a contactée pour la première fois. Je ne le connais absolument pas; je sais qu'il est ton ami et je veux le rencontrer le plus rapidement possible.

 

Te souviens-tu que: lorsque je suis venue à Paris pour m'occuper de Savta (la grand-mère et mère d’A.Zmuckin) qui allait bien mal, la dernière année de sa vie, j'ai contacté et fait venir un médecin, et que tu as été contraint de laisser soigner Savta comme il se doit, car tu lui avais enlevé ses pilules pour le cœur, interdit toute une gamme d'aliments et elle me disait que tu la torturais au sujet de ses médicaments. Savta ne pouvait plus respirer et se mourrait par ton automédication et le médecin t'a menacé de te dénoncer. C'était: de la "non assistance à personne en danger de mort", tu tuais Savta à petit feu, par automédication, par obstination, mais aussi par inconscience de ta part.

 

Te souviens-tu que ma mère est morte toute seule et qu'on l'a retrouvée morte 6 mois plus tard dans son studio d'Evian, parce que tu avais refusé de prendre le train ("trop cher") pour voir ce qui se passait, Savta et toi étant sans nouvelle, alors qu'elle devait revenir rapidement avec ses affaires pour habiter avec vous deux à Paris. Combien de fois Savta m'a répété cela devant toi, combien elle regrettait, combien elle t'en voulait, et combien elle s'était culpabilisée. Pendant la semaine où nous étions chez vous à Paris, tu criais après Savta et la reprenait toutes les cinq minutes; elle était terrorisée, et derrière ton dos, elle prenait son petit café qui tu lui cachais, etc, etc… et son coeur allait mieux et elle a pu revivre encore un an. Tu vois les erreurs que l'on peut faire quand on est seul.

Donc, vu:

-         ton état de santé préoccupant depuis un an

-         ton automédication, et la torture médicale imposées à Savta à la fin de sa vie

-         la non-assistance à ma mère, ta soeur, Bracha, retrouvée morte dans son studio après 6 mois,

j'ai eu tout lieu de craindre pour toi et ta santé physique et morale, et mettre en doute ta capacité de vivre seul décemment, te soigner et gérer toi-même tes affaires quotidiennes; et j'avais donc tout lieu de chercher une solution sociale ou familiale qui te convienne.

 

 

Moi, je ne veux pas que tu termines comme ma mère, seul, t'étant séparé toi-même de ta famille proche, comme un clochard, qu'on te retrouve mort dans ton appartement, dépouillé, affamé et dans le froid. Que tu le veuilles ou non, ta famille, donc ton fils Benjamin et moi, sommes responsables de toi, comme toi tu es responsable de ta famille. C'est non seulement humain, conforme à la tradition Juive, mais toute dérogation à ses responsabilités est sanctionnée sévèrement par la législation Française.

 

Pour résumer ce premier point, le plus important,  de la tutelle, voici ma position:

- Je n'ai jamais voulu que tu sois sous tutelle, mais au contraire que tu prennes ta responsabilité de chef de famille, le dernier des Zmuckin, responsable des derniers descendants de Sabba: Benjamin, moi-même et mes deux enfants.

- Je ne veux pas que tu termines comme ta sœur Bracha, comme un clochard, seul et sans famille.

- C'est à ta famille directe en premier à t'aider et à te protéger pour tes vieux jours et éviter des prédateurs autour de toi.

- Je prendrai toutes mes responsabilités pour que tu vives ta vie dignement.

- Mon projet est de réunir toute la famille Zmuckin autour de toi.

- Maintenant que je sais que Benjamin existe, je fais tout pour le retrouver; si tu avais son adresse, ou no de téléphone, ce serait le plus beau cadeau que tu puisses me faire.

…………………. Que diraient ou feraient Sabba et Avromitché s'ils étaient encore la? Ils te diraient certainement: "Occupes-toi de ta famille d'abord et veille sur les enfants, avant de t'occuper de la famille des autres.". Vois ta cousine Pauline comme elle s'occupe merveilleusement de sa maman. Laisse-nous faire notre devoir de famille envers toi, t'aimer et t'aider comme il se doit.

 

2.  La question de ton héritier Benjamin:

Mon cher oncle, tout le monde, et Pauline et moi, sommes d'accord pour dire que ton héritier est ton fils Benjamin, et non Slim Soula. Je dis tout le monde, car nous en avions parlé avec la famille et Avromitché……….

 

Le problème est qu'il y a, comme souvent dans ces histoires d'héritage, un prédateur qui est à l'affût, qui attend et qui manipule (on en parlera plus tard) et qui est en train d'entamer et de mettre à mal le patrimoine familial si durement acquis par Sabba, patrimoine qu'il vous a transmis, à toi et à Bracha et qui sera transmis normalement aux héritiers. Bracha a dilapidé son propre héritage, en laissant d'énormes dettes, comme tu le sais, et ne m'a donc rien transmis de cette part de patrimoine. Toi, tu as hérité de l'autre moitié, tu as vécu plus de 30 ans aux crochets de Savta, sans faire fructifier toi-même le patrimoine que Sabba t'a transmis, sans jamais peiner au travail (et c'est ton droit), mais là où il y a un "hic" et une injustice flagrante, c'est que tu "frayes" et tu laisses un prédateur, étranger à la famille, s'introduire dans l'héritage de ton fils et le patrimoine familial pour le gaspiller. Si Benjamin (fil d’Albert Zmuckin) était là, il s'occuperait de toute l'affaire…… Te souviens-tu de tes "prières" avant le repas: " (héritées probablement de la secte du Christ du Montfavet???). …………..

 

Pour résumer ce second point de ton héritier:

- Benjamin est donc ton héritier et nous devons le retrouver rapidement pour réunir la famille.

- Mais il y a dans cette affaire d'héritage du patrimoine familial un prédateur qu'il faut stopper. ………

 

3.  M. Jean Aikhenbaum:

Je pense que j'ai bien fait de le décharger du souci qu'il se faisait pour toi. ………….

4.  M. Slim Soula:

C'est le dernier point de cette lettre, le point noir, comme tu t'en doutes, puisque jusqu'ici Slim Soula agissait dans l'ombre, profitant de ta solitude et de ta faiblesse. Mais maintenant, il faut faire la lumière. Toi, tu as 75 ans, lui a 37 ans. Bien sûr, il pourrait être ton fils, mais tu en as déjà un. Il ne faut pas tout mélanger…….

Pourquoi ce Slim Soula est-il au courant de tes affaires financières et de tes biens, et non pas ta famille……..

 

Conclusion:

J'espère, cher oncle Albert, que tu prends vraiment conscience de la situation réelle dans laquelle tu nous conduis. Que vu ton âge et ta santé, tu dois être normalement entouré, assisté et protégé en premier lieu par ta famille. Tu es la seule famille maternelle directe qui me reste. ………..

 

 

Ta nièce Erella

 

Mon commentaire :

-Cette lettre de Mme Erella Folickmann, héritière en second rang, qui souligne l’état de précarité dans lequel se trouvait Albert Zmuckin, elle a été communiquée au Juge des tutelles (l’expert en a eu probablement connaissance). Leur décision dans cette affaire : un non lieu, quand Mr le Président de la République, s’est attiré les foudres de la magistrature en disant qu’il y a des dysfonctionnements dans notre justice, je pense, quant à moi, qu’il s’agit d’un doux euphémisme, nous avons une justice certes, mais elle se préoccupe plus de la sécurité et de la protection … des délinquants que de celle du citoyen ordinaire.

 

Voir notamment :

http://news.institutpourlajustice.com/Go/index.cfm?WL=102&WS=227942_8351083&WA=81

 

J’ai également adressé des dossier par e.mails :

-         à l’UMP

-         Au PS

Afin de connaître leur position dans cette affaire. Je ne manquerai pas de publier leurs réponse (ou leurs non réponse)

 

Jean Aikhenbaum

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 16:16

 

 

Sur le programme raciste qu’il comptait mettre en oeuvre, Hitler a toujours été sans ambiguïté.

« Celui qui le matin, lit un journal juif et n’y trouve pas une accusation contre lui, peut se reprocher son temps la veille ; dans le cas contraire, en effet, il serait sali et injurié par les Juifs. Celui qui se dresse avec force contre ces ennemis mortels de notre nation et de notre race aryenne à le droit d’espérer la haine et les persécutions de cette tribu. »

 

« Ce qui me donna bientôt le plus à réfléchir ce fut le genre d'activité des Juifs dans certains domaines, dont j'arrivai peu à peu à pénétrer le mystère.
« Car était-il une saleté quelconque, une infamie sous quelque forme que ce fût, surtout dans la vie sociale, à laquelle un Juif au moins n'avait pas participé ?
 sitôt qu'on portait le scalpel dans un abcès de cette sorte, on découvrait, comme un ver dans un corps en putréfaction, un petit youtre ébloui par cette lumière subite.... » (Adolf Hitler)

 

Le message d’Hitler pour 1931

Le Volkischer Beobachter, organe cen­tral du parti national socialiste, a publié le 2 janvier un grand message d'Adolf Hitler à ses troupes pour l'année nouvelle.

La onzième année du combat mené par le mouvement national-socialiste est ter­minée. Un groupe obscur de sept indivi­dus est devenu un parti de huit millions d'hommes. Quelques-uns seulement sa­vent quel travail représente ce progrès formidable, et quels sacrifices ! Le destin ne nous a rien épargné et rien n'a été obtenu sans amertume. Onze années du­rant, le mouvement a couru de danger en danger ; un jour assailli par la haine, le lendemain tourné en dérision ; bientôt accablé sous le silence ou, au contraire, sous les mensonges et les calomnies ; in­terdit, dissous, puis renaissant pour sur­gir à la fin de chaque année plus vail­lant et plus fort.

Le mouvement national socialiste a fait én. Allemagne le point pour les esprits. Si aujourd'hui, à l'époque de notre pire abaissement, des millions d'hommes sou­levés par notre foi relèvent fièrement la tête, c'est que brille à leurs yeux le sym­bole que notre aigle tient dans ses serres : la croix gammée domine l'étoile soviéti­que.

Auparavant, dans la presse, dans la vie publique au Parlement, partout régnaient le bolchevisme juif et les ennemis de la Nation.

 

 Le travailleur allemand, mésesti­mé par la bourgeoisie, devenait irrémédia­blement la proie des marxistes dupeurs du peuple. Aujourd'hui, il y a huit millions d'hommes derrière la pure pensée allemande, qui disposent du parti le plus ma­gnifiquement organisé. Contre les crimi­nels marxistes, marche dorénavant le fa­natisme national. Ce dont on se moquait hier est redouté aujourd'hui.

Et tout cela, partisans, hommes et femmes est notre œuvre, votre œuvre.

 

............A tous ceux qui ont combattu et saigné dans nos combats, nous ne pouvons don­ner en guise de « merci » que cette assu­rance :

VOUS AVEZ MARCHÉ POUR LA NATION ET POUR LE PAYS ALLEMANDS ; NOUS CON­TINUERONS A MARCHER POUR LA NATION ET LE PAYS ALLEMANDS, MAINTENANT, DEMAIN, ET TOUJOURS DANS L'AVENIR, AUSSI LONG­TEMPS QUE LE SEIGNEUR NOUS LAISSERA EN VIE. NOUS SERVIRONS TOUJOURS L'ÉTEN­DARD QU'UN JOUR NOUS AVONS CHOISI COM­ME NOTRE SYMBOLE. SIGNE DU REICH QUI VIENT, IL VOUS A ENVELOPPÉS, VOUS QUE LE DUR DESTIN A ÉLOIGNÉS DE NOUS ; A L'HEU­RE DERNIÈRE A LAQUELLE LE DESTIN NOUS APPELLERA A NOTRE TOUR, NOUS VOU­DRONS AUSSI NE PAS AVOIR D'AUTRE PAVIL­LON QUE CELUI DU RELÈVEMENT DE L'ALLE­MAGNE ! NOTRE DRAPEAU, NOTRE BAN­NIÈRE ! »

La douzième année de lutte commence pour notre mouvement.

Nous sommes tous persuadés que le cycle de la passion allemande s'achèvera cette année.

Nous savons tous que la liberté com­me don gratuit n'existe pas. Depuis tou­jours, le bonheur est lié aux larmes, et Béni celui qui a souffert éprouve la suprême jouissance. Le mouvement national socialiste  engage un combat difficile....

 

Là où est le National-socialisme, là est l’Allemagne

 

C’est pourquoi notre premier acte sera une proposition de dissolution pour tout le Reischtag comme pour le Landstag de Prusse... Là où est le National-socialisme, là est l’Allemagne, que tout allemand ait bien cela dans son cœur et dans sa tête. Fin 31, la question qui se pose  en Allemagne, est de savoir quand Hitler prendra le pouvoir. Les allemands sont convaincus, qu’il le prendra quand il le voudra. Il attend théoriquement les élections prussiennes de février 1932, afin de succéder normalement au gouvernement affaibli et rendu impopulaire par ses ordonnances et ses restrictions.

 

Une révolution spécifiquement allemande !

 

Comment ce nouveau régime allait-il se comporter avec la France et pourrons-nous continuer à vivre en paix ? un journaliste témoin de cette époque a été chercher réponse à cette question à Munich, fief du mouvement nazi. J’ai cru raconte-t-il à la possibilité d’un rapprochement (avec les nazis non-encore au pouvoir) :

-               que voulez-vous demande-t-il à l’un dirigeants.

-               Nous voulons faire la révolution, une révolution spécifiquement allemande. Notre mouvement est avant tout un mouvement raciste, fondé sur la race allemande. Nous sommes contre les Juifs et contre les Nègres. Je répliquai que ces idées ne préoccupaient pas spécialement les français, que là-dessus nous n’avions qu’indifférence.

L’on m’expliqua ensuite que le national-socialisme était l’adversaire du bolchévisme et du capitalisme.

 

      Et la France ?

 

La réponse fut nette et brutale, : La France ne nous intéresse pas… tout d’abord, nous voulons la fin des réparations 14 ans après la guerre ça suffit, ensuite la restitution de la Sarre et de l’Alsace Lorraine…. (Je suis partout n° 62 – 30 janvier 1932).

 À l'élection présidentielle de mars 1932, Hitler met le maréchal Hindenburg en ballottage, mais son parti demeure encore minoritaire.

En juin 1932, les nazis auront 230 députés, pourtant personne ne croit, tant en Allemagne qu’à l’étranger à l’avenir d’Hitler et du National-socialisme. On peut lire, dans l’Hebdomadaire d’extrême droite « je suis partout », fervent défenseur du traité de Versailles non encore collaborationniste : Adolphe Hitler à l’étrange fortune de fournir à ses contemporains d’innombrables clichés aussi ridicules que péjoratifs. Le malheur - le danger aussi -  est que trop souvent, en France comme dans certains milieux démocratiques du Reich, on se contente de ces pauvres choses pour décrire et analyser la personnalité du premier des Nazis. « Un lamentable peintre en bâtiment, un déserteur autrichien... le peintre en bâtiment, même costumé en landjäger, c’est à dire en gendarme régional, demeure pourtant, tous les railleurs d’abord, tremblent d’effroi à certains moments...  La description classique d’Hitler ouvre, en effet, assez mal les voies à l’épopée. Il est au premier coup d’œil, le type même du serveur de brasserie bavarois... on ajoute même que si le bel Adolphe à perdu son prestige auprès de maints bourgeois de Munich, n’a pas cessé d’être la coqueluche des boniches et des blanchisseuses... et puis il n’est pas allemand, l’est devenu par choix, il est autrichien.... Ce qui n’empêche nullement ce journal de s’opposer avec virulence à la politique du « socialiste Blum ». Cet hebdomadaire, deviendra l’un des fleurons et la référence de la presse collaborationniste.

 

Un caporal bohémien

 

Franz von Papen et les conservateurs pensaient pouvoir obtenir la  participation de Hitler à un gouvernement, de récupérer sa force politique croissante, tout restreignant son champ d’action.

 Le 30 janvier 1933, le président Hindenburg décide, après bien des réticences — après avoir traité Hitler de «caporal bohémien» —, il le nomme à la chancellerie du Reich, à la tête d'un gouvernement qui ne comprend que deux nazis, Göring et Frick. Une fois au pouvoir, Hitler déjoue tous les plans des conservateurs et instaure très rapidement un régime dictatorial.
 

 

 

Jean Aikhenbaum

 

 

Sources :

Je suis partout 1931

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 09:30

 

qui s'est tenu au Centre Rachi à Paris

A plusieurs reprises on nous a posé la question de savoir si la viande cachère offrait une protection particulière contre la transmission éventuelle de la maladie de la vache folle à l'homme. D'un point de vue purement biologique le fait qu'une viande soit abattue cachère, cachérisée, abattue à moins de 30 mois, d'origine française etc. ne change pas grand chose au problème.

Des récents travaux faits en Israël et aux USA font ressortir que les juifs sépharades, notamment ceux originaires de Libye présentent un taux supérieur de contamination que les autres populations.

 

Texte de l’allocution

 

Y-a-t-il un rapport quelconque entre les crises que traversent notre société et l’encéphalopathie spongiforme bovine, ou maladie de la vache folle ?

A de nombreuses reprises Piotr Daszkiewicz et moi-même avons souligné que les déprédations que subit notre environnement à cause de l’industrialisation intensive à des conséquences et des répercussions difficilement mesurables.

Les différentes techniques que nous utilisons n’ont jamais tenu compte des réalités liées au monde vivant, leur seul but est la recherche de l’efficacité, de la rentabilité et du profit. Nos générations ont modifié de telles sortes nos habitudes comportementales que nous pensons que nos techniques sont indispensables à la vie. Nos raisonnementsactuels sont basés sur le fait que sans évolution et progrès techniques, il n’y a pas de vie possible qu’elle soit humaine, animale ou végétale.

D’Homo sapiens, nous sommes devenus HOMO TECHNICUS, et pour ce faire, nous travaillons pour nous payer des produits issus de techniques qui vont se démoder au fur et à mesure que de nouveaux naîtront en laissant au passage leur florilège de nuisances. Loin d’être à notre service, c’est nous qui oeuvrons de telle sorte que nous en sommes devenus dépendants.

Ainsi que je viens de le dire, il n’est pas de geste que nous effectuons sans le support de la technologie. Le monde politique pour résoudre les problèmes que rencontrent les individus à l’intérieur de nos sociétés n’échappe pas non plus à ce type de raisonnement, seuls les termes de croissance et de productivité censés nous apporter plus de richesses et résoudre les crises économiques ont cours. On peut toutefois s’interroger et rester perplexe, en effet depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les richesses et les biens matériels se sont accrus de façon considérables, plus qu'à toute autre époque de l'histoire de l'humanité et paradoxalement ont augmenté chômage, exclusion, mal être, consommations de drogues légales ou non, mortalité par pathologies dégénératives (cancers, Sida) réapparitions de pathologies que l’on croyait avoir éradiquées etc.

Notre société quoiqu’en dise ses ardents partisans n’a été en aucune manière capable de satisfaire les attentes des citoyens. Pourtant l’idée était belle, donner à tous et le nécessaire et l’accès au superflu, vivre enfin mieux dans un monde devenu meilleur. Hélas, force est de reconnaître qu’avoir voulu nous donner le superflu, ce système arrive à nous priver de l’essentiel, et les dommages que nous avons créés sont à la mesure et dépassent largement les richesses éphémères que nous avons produites. Le propre de l’Homo technicus, est de croire que son intelligence et ses techniques sont indispensables à assurer sa vie, qu’il y a bien ça et là quelques petites failles, mais que l’homme et le vivant en général s'adapteront en fonction des nouveaux progrès issus des nouvelles technologies, ou que nous mettrons en oeuvre d’autres techniques qui compenseront les éventuels effets néfastes des précédentes. Mais que de toutes manières, le bilan global demeure positif, vouloir le remettre en cause c'est obligatoirement être passéiste. Ce type de raisonnement optimiste auquel je voudrais bien adhérer est hélas irréel et simpliste. Depuis plus de quarante que j’observe le monde dans lequel nous vivons, j’ai vu certes se modifier nos façons de vivre, de produire de consommer, mais j’ai également constater que les pollutions se sont accrues et que les solutions préconisées et mises en place, n’ont été que des palliatifs débouchant sur d’autres pollutions dont les effets pervers masquent les premiers et en créés de nouveaux. Le constat global que l’on peut faire est que malgré toutes les techniques compensatrices, la situation de notre environnement ne cesse de se dégrader et que bon nombre de scientifiques considèrent aujourd'hui cette situation comme catastrophique.

Alors, le problème de la Vache folle dans tout cela, Piotr Daszkiewicz et moi-même avons écrit ces derniers mois à ce sujet, aux différentes autorités religieuses, J’ai moi-même dit qu’il s’agissait là, d’un faux problème probablement monté de toutes pièces à des fins de marchandage politique et qu’il avait du outrepasser les espérances de ses promoteurs. Nous avons également souligné que le boycott était disproportionné par rapport au risque réel encouru par les consommateurs de viandes. En effet, La contamination à l’homme n’est pas aussi évidente qu’on tenté de nous le faire croire les médias avides de sensationnel bien qu'elle soit possible : 1cas d’encéphalopathie humaine de type Kreutzvel Jacob est dénombré en Europe occidentale par millions d'individus, ce qui par rapport à l’importance de la viande bovine consommée est sans signification. On peut donc être étonné que ce mouvement ait pris de telles proportions, alors que personne ne songe à boycotter l’automobile bien que les risques encourus soient plusieurs milliers de fois supérieurs.

Nous avons également souligné que le fait de donner un aliment d’origine animale à un herbivore, faisait que la fonction de rumination ne pouvait plus s’effectuer de manière normale, puisque le ruminant herbivore par nature était incapable de transformer et de digérer des protéines animales. La première question à poser à nos décisionnaires religieux, est-ce qu’un animal privé d’une fonction aussi importante dont on peut suspecter qu’il n’est plus totalement ruminant est encore casher ?

Les mêmes remarques peuvent être faites pour les autres formes d’élevage : volailles, poissons à qui dans leur nourriture on ajoute des quantités importantes de protéines animales. Pour l’élevage de la volaille notamment, on constate depuis ces cinquante dernières années de telles modifications que le terme d’élevage qui souligne une relation affective et respectueuse entre l’homme et l’animal devient impropre pour désigner ce type de production et le terme de fabrication est à mon sens beaucoup plus adéquat. Voulez vous un aperçu de ce type d’élevage que je connais plus particulièrement puisque ma famille et moi-même avons vendu de la volaille casher. Lorsqu’un de nos rabbins devant le problème de la vache folle a dit que finalement il était peut être préférable de manger de la volaille, je lui ai écrit en soulignant l’irrationalité de ce type de production. On fait aujourd’hui un poulet de chair en 6 semaines alors qu’auparavant jusque dans les années 50, lorsque ce type d’élevage était pratiqué par des petits producteurs, il fallait suivant le cas entre 4 et 6 mois, le même rapport gain de temps existe dans la production des bovins, au 19° siècle, les bovins étaient généralement sacrifiés entre 6 et 8 ans, sauf pour le Durham race originaire de Grande Bretagne qui arrivait à maturité au bout de 4 ans, il est vrai néanmoins que ces animaux étaient utilisés également pour le travail. Aujourd’hui, ces temps ont été considérablement raccourcis et divisés par 2 et même par 3. La consommation du poulet de chair était beaucoup moins courante, qu’à l’heure actuelle et on mangeait des poules arrivées en fin de ponte qui ont quasiment disparues des étals ou des coqs en fin de reproduction. La technique de l’élevage s’est donc perfectionnée et les animaux bénéficient de tous nos progrès technologiques... ils sont élevés dans des espaces restreints jusqu’à 20 volatiles au mètre carré, ces conditions et cette promiscuité engendrent des stress pour pallier aux inconvénients et prévenir les maladies qui pourraient découler de cette promiscuité et du manque d'hygiène on les vaccine, et leur administre des antibiotiques, il est de plus fréquent que des producteurs indélicats se procurent des hormones en fraude et les administre à leurs animaux. Quant à l’alimentation des volailles, elle a pour but de produire avec efficacité aux moindres coûts afin d'obtenir le maximum de profit et comporte des produits et sous produits d'origine animale. L’argumentation principale des vendeurs d’aliments industriels pour animaux est toujours basée sur le pourcentage de poids obtenu par rapport au poids de nourriture ingurgitée. Comme vous pouvez vous en rendre compte ce système ne tient compte que de l’évaluation économique et de profits à court terme. Les réalités biologiques inhérentes à chaque espèce sont totalement occultées par nos éminents techniciens, technocrates etscientifiques de moins en moins pour ces derniers, qui se rendent enfin compte tout au moins pour certains d'entre eux de l'incohérence d'un tel système.

Nous avons faits quelques recherches sur ce sujet qui de notre point de vue méritent quelques réflexions jusqu’à présent les races communes des animaux domestiques boeufs, chèvres, moutons, chevaux, volailles, ainsi que les végétaux etc. avaient la particularité d’être adaptées à leur biotope, l’environnement familier dans lequel ils vivaient correspondaient à leurs réalités biologiques bien particulières. Les races étaient sélectionnées en fonction du rendement des animaux, ou de leurs aptitudes au travail pour les bovins et particulièrement pour leur résistance. Les maladies étaient relativement rares les bêtes et les plantes étaient réputées pour leur rusticité. Lorsqu’une bête était malade, l’éleveur l’isolait, ou éventuellement l’éliminait de manière à éviter la contamination de son cheptel. En 1899, Monsieur CH. JACQUE qui était naturaliste, publia un ouvrage intéressant sur l’élevage des volailles telle qu'il se pratiquait à son époque. Son contenu me semble encore actuel. Il donne des conseils sur la basse cour, sur les races, sur les systèmes de reproduction, le choix des reproducteurs, la couvaison... son ouvrage qui fait près de 350 pages, ne consacre que 4 pages aux maladies des poules. Mr Jacque considère que si une volaille est malade, c’est que soit son alimentation est inadéquate ou que l’hygiène des bâtiments laisse à désirer.

Aujourd’hui, que se passe-t-il, les animaux vivent dans des conditions déplorables, les souches sont sélectionnées en fonction de la rentabilité immédiate. Aucune des exigences biologiques propre à cette espèce ni à aucune autre d'ailleurs n’est respectée, on leur coupe les griffes, les ailes, le bec, : l’éclosion artificielle des oeufs favorise la productivité, mais elle non plus ne tient compte des réalités biologiques. Peu d’études ont été faites sur l’influence de l’électromagnétisme sur l’embryon, mais on sait toutefois que la pollution électromagnétique est un fait bien établi et qu’elle a des conséquences qui ont été soulignées par de nombreux travaux.

Les oeufs réservés à la consommation sont également produits dans des conditions inacceptables. Je voudrais sur ce sujet signalé que le fait de choisir des oeufs blancs sous prétexte qu'ils ont moins de risques d'avoir des traces de sang est sans aucun fondement. En effet, la trace de sang dans l'oeuf indique généralement que la poule après avoir été fécondée à commencé un début de couvaison. Or dans le système actuel c'est totalement impossible,pour la raison simple que les poules pondeuses dont les oeufs sont destinés à la consommation ne sont jamais en contact de coqs, et que de ce fait l'oeuf que l'on trouve dans le commerce n'est jamais fécondé, de plus dans les conditions dans lesquelles elles vivent toute nidification et couvaison leur est impossible.

L’insémination artificielle est également un non sens biologique. Dans tous les cas il est indispensable de revenir à des modes de reproduction proche de ce qui se fait dans la nature.

Quant à l’alimentation et aux mélanges que concoctent nos laboratoires eux aussi ne tiennent compte que de rentabilité, côte en bourse etc. Mr Jacque au siècle dernier disait déjà, que le seul apport que l’homme pouvait faire en aliments à la basse-cour devait être essentiellement composé de graines, de légumes et de végétaux. Il déconseillait vivement l’apport de viandes et de produits d’origines animales. Les animaux lâchés trouvaient les insectes, vers, graines germées complément à leur alimentation dans la nature.

Quand il y a 35 ans, je m’étonnais que nous juifs nous tolérions ce type d’incohérence et lorsque j'en faisais la remarque aux autorités religieuses de cette époque en soulignant qu’il fallait peut être se poser la question de savoir si l’animal souffrait de ces conditions d’élevage, on m’a toujours éconduit fort poliment, en me considérant probablement comme un original... exception faite je dois le souligner pour Monsieur le Grand Rabbin Jaïs.

Cette agriculture intensive est également sélective, bon nombre d’espèces animales sont menacées ou ont disparues une vingtaine de races de bovins sur la cinquantaine qui existaient en France ont disparues et bon nombre de celles qui restent sont menacées, aujourd’hui 85% du cheptel n’est représenté que par 5 races. Pour les volailles c’est l’identique les races locales disparaissent et sont remplacées par des variétés uniformes, certaines races localesne sont présentes que chez quelques collectionneurs. Pour les végétaux on comptait au début du siècle 500 variétés de choux, on en cultive actuellement plus que 30, les mêmes remarques peuvent être faites pour les haricots, radis etc.

Mais comme en arrête pas le progrès, nos spécialistes faites leur confiance sont déjà au travail et nous préparent pour demain des produits encore plus élaborés, encore meilleurs... ils sont en train de nous concocter la cuisine de l’ An 2000, et le fin du fin c’est le génie génétique, les O.G.M organismes génétiquement modifiés, avec toutes ces manipulations qui vont faire soit disant des merveilles, fini les maladies parasitaires des plantes, de nouvelles variétés apparaissent qui résistent là à un prédateur, là à un traitement sélectif ou bien encore donne plus et encore plus. Là encore nous ne voudrions pas être les empêcheurs de génétiser en rond, quelles sont les répercussions d’une telle technique sur l’environnement, sur notre santé, sur l’avenir des générations à venir ? Les scientifiques qui mettent au point ce type de technique nous assurent que tout se passera bien, ils savent de quoi ils parlent c’est leur métier. Je voudrais seulement leur rappeler modestement qu’en dans les années 80, le journal Nature qui est en matière scientifique le journal d’information incontournable faisait déjà remarquer que dans l’encéphalopathie spongiforme bovine la relation avec les aliments des bovins étaient en cause....on a attendu des années pour prendre quelques mesurettes, et qu'aujourd'hui de nombreux scientifiques s'opposent vigoureusement aux manipulations génétiques.

Nous pensons également qu'il est important de rappeler que les manipulations génétiques sont très souvent effectuées entre des espèces totalement différentes, en prenant des molécules d'origines animales ou végétales ou de micro organismes totalement différents de l'organisme destinataire, le but la modification totale du patrimoine génétique et du métabolisme de l'organisme cible, il s'agit là d'hybridation, pratique totalement interdite par nos lois religieuses. De plus, les OGM utilisent des animaux interdits également par nos lois religieuses des porcs, des souris, des cobayes, des insectes etc.

L'association Greenpeace dans un communiqué d'octobre 96, fait état que du soja transgénique en provenance des USA va être mis prochainement en vente sur le marché européen, vendu sous le nom de Roundup Ready soybean (RRS), il a été rendu résistant au Roundup produit utilisé en agriculture comme désherbant et fabriqué par la firme Monsanto. Le soja a été manipulé pour que les agriculteurs puissent utiliser le Roundup pendant toute la période de croissance de cette plante. Pour le soja produit par Monsanto des parties d'un gène de virus, de bactéries et de pétunia ont été rajoutées, qui permet à cette plante d'absorber le double de Roundup. Le plus grave dans cette affaire, c’est qu’aucune réglementation n’oblige les manipulateurs à faire mention sur leur produit des ces transformations que l’on ne rencontre en aucune façon dans le milieu naturel. 60 % du soja consommé en Europe provient des USA et il entre dans la composition de nombreux produits, chocolat, yaourt, huiles, la lécithine de soja qui sert de stabilisant et d'émulsifiant se retrouve dans la margarine, les pâtisseries etc. elle peut également apparaître sous la référence E.322. Il est à noter que tous les courants de l’agriculture biologique s’opposent aux OGM.

Il est donc indispensable que la communauté juive et ses dirigeants interviennent auprès des pouvoirs publics et des instances européennes afin qu'impérativement les mentions des produits issus de manipulations génétiques figurent de manière lisible et facilement identifiable sur les produits en question.

.. nous ne pouvons affirmer aujourd’hui qu’une seule chose avec certitude, c’est que l’ensemble des connaissances humaines est extrêmement modeste, et qu’agir en pensant que l’on sait, c’est prendre un risque certain non seulement pour soi, pour les autres mais aussi pour les générations à venir. Quant aux applications pratiques qui découlent de la recherche on peut croire qu'elles sont au service de l'homme, ou comme Jacques Ellul penser qu'il s'agit là, d'un processus automatique qui a sa propre raison d'être et qui n'a nul besoin de servir les besoins des hommes.

Le boycott de la viande bovine, si ainsi que nous l’avons dit, nous semble injustifié est néanmoins significatif. Il démontre que le public s’interroge sur la qualité de son alimentation et plus particulièrement sur l’industrialisation intensive et en ce sens son interrogation à tout lieu d’être. Les modifications que nous avons fait subir à nos modes alimentaires au cours de ces soixante dix dernières années, sont plus importantes que celles qui ont été faites dans toute l’histoire de l’humanité. Ces modifications ne sont pas sans risques et personne ne peut contester l’importance du facteur alimentaire dans notre santé. L’agriculture est devenue une industrie et tous les secteurs sont sous la coupe d’ingénieurs, de techniciens de manipulateurs en tous genres, qui s’évertuent à tenter de nous faire croire qu’ils vont demain régler des problèmes qu’ils ont été incapables de solutionner par le passé. De plus, malgré ou à cause de surproduction les agriculteurs se trouvent très souvent dans des situations financières critiques, et ceux qui s’en sortent le moins mal sont encore ceux qui pratiquent un type d’agriculture ou d’élevage plus respectueux de l’environnement.

Notre alimentation comporte lors de sa production l’intervention de produits innombrables des engrais, des insecticides, des herbicides, des nitrates, des fongicides, des antibiotiques, des organos chlorés, phosphorés, des résidus de plomb, de mercure, de cadmium, de nickel qui proviennent des retombées de nos industries et de diverses sources de pollutions, des agents pour conserver, émulsifier, colorer, épaissir, gélifier etc... et comme ceci n’est pas suffisant bon nombre de produits subissent une ionisation destinée à supprimer les germes qui pourraient encore demeurés.

Ainsi que nous l’avons maintes fois dit, cette industrialisation est incapable de satisfaire le consommateur, puisque d’un point de vue purement biologique ce type de production donne la plupart du temps des produits abondants, certes mais carencés.

Notre nourriture se trouve donc dénaturée et dévitalisée, c’est une des raisons pour lesquelles on assiste actuellement à la multiplication des maladies de civilisation, cancers, diabète, maladies cardio vasculaire, arthrose dégénératives etc.

Nous Juifs, souffrons des mêmes pathologies que tous nos autres concitoyens et nous ne sommes épargnés par aucune maladie de civilisation. L’interdiction de mélange alimentaire est de toute évidence une excellente chose, l’interdiction de substances animales dans les additifs l’est également. L'interdiction de consommation de certaines espèces l'est aussi, bien qu'aujourd'hui à cause de la pollution des nappes phréatiques nous ne sommes plus comme auparavant protégés des maladies transmises par ces espèces interdites. Mais toutes ces mesures sont limitées, en effet c'est le mode de production alimentaire industriel qui est responsable en grande partie de l’abaissement des défenses immunitaires et favorise l’apparition des maladies de civilisation.

Alors aujourd’hui que faut-il faire ? Hélas, nous ne détenons pas comme certaines sectes de recettes miracles. La seule chose que nous pouvons affirmer est que l’avenir de l’humanité passe de manière impérative et incontournable par un autre rapport avec son environnement, que l’agriculture a un rôle prépondérant à jouer et c’est pourquoi il est important de revenir à une agriculture qui tient compte des véritables réalités biologiques propres à chaque espèce de favoriser et d’encourager de petites et moyennes exploitations agricoles de manière à ce que les agriculteurs et les éleveurs puissent en vivre et que nous puissions enfin consommer des produitsqui répondent à nos réalités biologiques. C’est pour cela également que nous pensons que l’agriculture biologique est le premier pas indispensable et que celle-ci doit être encouragée, défendue et bien entendue améliorée. Enfin l’autre aspect non négligeable de l’agriculture biologique, est qu’elle est créatrice d’emploi et qu’elle concoure de manière efficace aux respect du biotope qu’ elle favorise la diversité des espèces et qu’elle participe à la sauvegarde de celles qui sont en voie de disparition.

Je vous remercie de votre attention

Jean Aikhenbaum

 Piotr Daszkiewicz

 

 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 10:47

 

Se motiver pour arrêter de fumer

 

LES RAISONS DE FUMER OU DE NE PAS FUMER

 

 

Une étude faite aux Etats-Unis montre que la consommation de cigarettes a atteint son maximum dans les années 60, et que le pourcentage de fumeurs a diminué progressivement depuis les années 70.  La combinaison des sanctions croissantes contre le tabac dans les lieux publics et les campagnes intensives d’éducation ont contribué à la baisse importante du taux de fumeurs. Actuellement, cette baisse semble ralentir.

 

 

Les fumeurs actuels semblent venir d’un statut économique défavorisé, probablement parce qu’ils sont moins instruits et donc difficiles à convaincre par des arguments abstraits contre l’usage du tabac. Les fumeurs présentent aussi des tendances co-morbides, conditions qui les prédisposent à fumer et qui les empêchent de s’arrêter une fois qu’ils commencent. Plusieurs études ont maintenant démontré que ces conditions co-morbides réémergent ou s’accentuent quand ces individus essayent d’arrêter de fumer.

Parmi les associations récemment observées, les individus qui sont déprimés, anxieux, boulimiques ou qui ont des difficultés de concentration ont deux fois plus de risques d’être fumeurs que les individus qui ne présentent pas ces conditions. La probabilité d’être fumeur est de même très élevée chez les alcooliques et les schizophréniques.

Finalement,  les individus qui restent fumeurs sont plus vraisemblablement très dépendants de la nicotine, qu’ils aient ou non une co-morbidité. Plusieurs preuves vont dans ce sens.

La question de savoir ce qui déclenche l’usage du tabac est d’une très grande importance. Dans chaque pays, malgré l’exposition extensive et l’utilisation universelle des produits contenant de la nicotine, certains individus ne prennent jamais l’habitude de fumer, alors que d’autres deviennent rapidement dépendants. Il y a des facteurs sociaux liés à l’initiation de l’usage du tabac, ceci est indiqué par le fait que si on a des amis fumeurs, la probabilité qu’on le devienne aussi est très grande. d’un autre côté, l’usage du tabac par les parents et autres membres de la famille est également fréquente. Ceci suggère la contribution de facteurs génétiques. En effet, les taux de concordance pour le tabagisme sont de façon constante plus élevés chez les jumeaux monozygotes que dizygotes. Les estimations d’hérédité moyenne pour l’usage du tabac dépassent 50%.

En ce qui concerne les mécanismes, les preuves suggèrent que la nicotine, en altérant la biodisponibilité des neurorégulateurs impliqués dans la médiation de l’excitation et du stress, sert de réponse facilitatrice pharmacologique («Coping Response») aux demandes de la vie quotidienne, procurant des améliorations immédiates, quoi que temporaires, du domaine affectif et des performances physiques, d’où le soulagement du syndrome du sevrage par la nicotine.

 

Ainsi, une réponse partielle à la question «Pourquoi certains individus fument-ils ? « est que les patients sont prédisposés par des déficiences psychophysiologiques, qu’ils sont soulagés par la nicotine et que probablement ils en obtiennent des effets plus favorables, comparés aux individus qui ont rejeté l’habitude de fumer.

 

Des découvertes récentes suggèrent que la sensibilité constitutionnelle à la nicotine, plutôt qu’une simple exposition avec le temps à celle-ci pourrait établir l’état d’un modèle ultime de l’usage du tabac : par exemple, Michael Russel et ses collègues West et Russer, ont observé que malgré la tolérance élevée aiguë à la nicotine, les fumeurs très dépendants sont, à vrai dire, plus sensibles à la première cigarette de la journée que les fumeurs moins dépendants. On a démontré le même phénomène : plus une personne fume ordinairement, plus il a une réactivité physiologique à la nicotine après abstinence la nuit d’avant.

 

D’autre part, Shiffman a démontré en 1991 que les fumeurs occasionnels (les 5% de fumeurs qui sont classifiés comme non dépendants parce qu’ils fument de façon intermittente et ne montrent pas de symptômes de sevrage après abstinence) ne sont pas très réactifs à la nicotine. La sensibilité de ces fumeurs est comparable à celle des fumeurs réguliers ad libitum, mais à la différence des fumeurs réguliers ces fumeurs occasionnels demeurent insensibles même après abstinence. De plus, au contraire des fumeurs réguliers qui se sont sentis malades quand ils ont commencé à fumer, les fumeurs occasionnels ont eu moins de malaises après leur première cigarette.

 

Professeur Ovide F. Pomerleau

Ecole de Médecine Université de Michigan (Etats-Unis)

 

 

TRAITEMENT DE SUBSTITUTION NICOTINIQUE

 

 

Le traitement de substitution nicotinique a constitué un tournant essentiel dans l’aide au sevrage tabagique, surtout avec l’introduction du système transdermique. Son emploi a reposé initialement sur un schéma relativement rigide dans sa posologie et sa durée : l’efficacité de cette stratégie a été démontrée très largement dans plus de 50 essais contrôlés portant sur plus de 8 000 sujets. Après trois mois, le pourcentage de succès peut atteindre 50%, mais après douze mois, ce pourcentage tombe à 10-20%. Il y a donc encore de nombreux échecs à court terme et surtout de fréquentes récidives.

Les causes de cette situation sont multiples. Une pratique quotidienne a permis de les préciser et de souligner la très grande hétérogénéité de la population de fumeurs. Les facteurs de pronostic sont très nombreux et doivent être systématiquement pris en compote :

- la motivation à l’arrêt,

- le type et la nature des dépendances, qu’il faut évaluer avec précision : dépendance comportementale, psychologique liée eux effets psycho-actifs de la nicotine, dépendance physique responsable du syndrome de manque, cause principale des échecs à court terme,

- les troubles psycho-pathologiques, principalement les syndromes anxio-dépressifs,

- le sexe, l’âge, les tentatives antérieures, l’environnement, les maladies associées, les troubles du comportement alimentaire et la prise de poids.

 

La population actuelle des fumeurs demandeurs d’aide s’est modifiée depuis cinq ans : à la suite des actions de politique générale, des conseils des médecins, les fumeurs peu dépendants ont réussi à arrêter seuls ou avec l’aide d’une des «méthodes» à effet purement placebo : les fumeurs moyennement dépendants ont utilisé avec succès le traitement nicotinique. Nous avons donc vu se constituer progressivement un «noyau dur» de fumeurs à forte consommation, très dépendants, atteints de troubles psychologiques. Ils représentent plus de 25% de l’ensemble des fumeurs de cigarettes, soit près de 10% de l’ensemble de la population de plus de 15 ans, c’est-à-dire de 4 à 5 millions de Français !

 

Comment améliorer cette situation ?

 

Le traitement nicotinique ne doit être employé que chez des fumeurs réellement motivés pour s’arrêter. Il agit principalement sur la dépendance physique.

A court terme :

le schéma traditionnel rigide doit être remplacé par une stratégie personnalisée.

• La posologie initiale doit être adaptée aux besoins réels du fumeur en nicotine : le nombre de cigarettes est un indice fidèle. L’utilisation du questionnaire de Fagerström est indispensable, complété chaque fois que possible par le dosage de cotinine, marqueur spécifique et produit de dégradation de la nicotine. Cette posologie peut donc être modulée dans les premiers jours du traitement, car la persistance de la pulsion physique à fumer devant conduire à augmenter les doses.

• La durée des doses doit être le plus souvent progressive en fonction de l’évolution des symptômes de sevrage. La durée du traitement doit être également adaptée à chaque cas et parfois prolongée au-delà des trois mois traditionnels.

• Un suivi régulier est donc indispensable, avec surveillance régulière de tous les signes de sevrage et des taux de cotinine. l’expérience montre que les meilleurs résultats sont obtenus avec un taux de substitution nicotinique initial supérieur à 60%.

• L’association gomme/timbre est conseillée. La gomme à la nicotine (si elle est bien utilisée, c’est-à-dire sucée plutôt que mâchée) apporte un bénéfice certain. Sa prescription en complément du timbre (en cas de persistance de la pulsion à fumer) permet d’éviter de nombreuses récidives. (Nota : cette association est contre-indiquée par l’A.M.M.)

• Avec cette stratégie «sur mesure», les pourcentages de succès peuvent atteindre 80% à court terme, avec un sevrage rendu confortable, sans les troubles «nerveux» si souvent causes d’échec.

 

A long terme :

• Il faut étudier et prévenir les causes de récidives :

- syndromes dépressifs et anxio-dépressifs, qui doivent ête traités systématiquement par des psychotropes, essentiellement les nouveaux antidépresseurs,

- troubles de la concentration intellectuelle,

- variations de poids et d’appétit,

- troubles gastro-intestinaux (constipation),

- réapparition de l’envie de fumer dans les situations à risque (environnement, stress, fêtes...), la prévention reposant sur des stratégies comportementales.

 

Des produits de substitution

 

Le dogme de l’arrêt brutal et total du tabac doit également être remis en cause. Chez des sujets atteints de maladies liées au tabac, telles que bronchopathies chroniques obstructives ou affections vasculaires, la motivation est paradoxalement faible et le sevrage toujours difficile à obtenir. Une stratégie comportementale, avec remplacement progressif des cigarettes par les gommes à la nicotine (1 gomme = 2 cigarettes) s’est révélée active et bien tolérée dans notre expérience personnelle. Mais l’association gomme + cigarette est interdite par l’A.M.M.

De même, l’objectif ne doit pas toujours être l’arrêt total des cigarettes (et donc de la nicotine), mais la réduction du risque. Tout se passe comme si certains sujets avaient réellement besoin des effets psycho-actifs de la nicotine, ce que la gomme à la nicotine est capable de leur donner. Les dosages de cotinine urinaire nous ont montré que la quantité de nicotine ainsi absorbée restait toujours inférieure à celle apportée par les cigarettes. Comme il n’y a plus d’absorption ni d’oxyde de carbone, ni de goudrons, ni d’anti-oxydants... le bénéfice est alors évident !

Ainsi l’aide à l’arrêt du tabac ne saurait se limiter à la simple prescription des substituts nicotiniques. Elle est différente des soins traditionnels. Le tabagisme est une véritable toxicomanie et, comme telle, les facteurs en sont multiples :

- la nature du produit additif, la nicotine et ses propriétés psycho-actives particulières,

- la personnalité du sujet,

- son milieu social et familial.

Une prise en charge attentive et prolongée est toujours indispensable, avec accompagnement psychologique et empathie. C’est à ce prix que pourront être améliorés les résultats actuels déjà prometteurs, mais encore très insuffisants.

 

La démarche pour cesser de fumer ne saurait être stéréotypée.

 

Chaque fumeur étant un cas particulier, il doit chercher le moyen le plus adéquat qui correspond à son type de dépendance pour rompre avec le tabac.

Les différentes méthodes que nous suggérons et analysons ne sont que des moyens d’accompagnement. Elle ne sauraient en aucun cas remplacer une démarche personnelle et volontariste. Elles sont donc une aide qui vont vous accompagner et vous permettre de conforter votre motivation pour finalement rompre avec la dépendance. Il n’existe pas d’échec. Seules certaines tentatives peuvent paraître infructueuses momentanément. Mais la démarche en elle-même représente une réussite et un pas vers la libération et la liberté. Même si on ne rompt pas dès la première ou la seconde tentative, le fait d’avoir commencé à prendre conscience que le tabac pouvait présenter des dangers (indépendamment des satisfactions qu’il peut occasionner) est déjà en soi une réussite.

La démarche du fumeur repenti consiste à transformer une habitude négative en une habitude positive. Et cette démarche est déjà porteuse de changement.

 

 

Bilz, l’un des grands précurseurs de la lutte contre le tabagisme

 

Professeur de médecine, adepte avant la lettre des médecines naturelles, le Pr Bilz, n’en était pas moins l’un des pionniers pour un mode de vie moins agressif et des habitudes alimentaires saines. Voici  ce qu’il disait voici 130 ans, et qui se trouve être toujours d’actualité :

«L’empoisonnement par le tabac est plus commun qu’on ne le croît. Quantité d’individus se plaignent d’une affection chronique, nerveuse, stomacale ou digestive, sans soupçonner que leur tabac à fumer à chiquer ou à priser est uniquement ou principalement cause de leur faiblesse».

 

 

Pour vous motiver, pensez que :

- votre dépendance enfin enrayée. Vous ne serez plus esclave, mais libre !

- votre gain en vitalité, et votre forme physique retrouvée rapidement,

- votre qualité de vie supérieure,

- la fraîcheur de votre teint qui s’éclairera enfin, et aux rides que vous allez éviter.

Mais pensez surtout à votre santé :

- moins d’infections broncho-pulmonaires, moins de probabilité de contracter un cancer,

- une meilleure santé aussi pour vos enfants, et un meilleur exemple,

- plus de sensations olfactives et gustatives,

- des économies pour votre bourse,

- une haleine fraîche, des vêtements qui ne sentent plus, un habitat sain,

- une fonction sexuelle meilleure.

 

Dix points essentiels

pour arrêter de fumer

 

1. Une motivation à toute épreuve en est la condition sine qua non.

2. Commencer au moment adéquat : l’idéal étant une bonne bronchite ou une trachéite (ou une infection respiratoire) qui vous oblige à arrêter le tabac. C’est une occasion à saisir pour vous arrêter définitivement.

3. Eviter la compagnie des fumeurs, et arrêter en même temps que le conjoint.

4. Pas de demi-mesure : n’acceptez plus jamais de votre vie la moindre cigarette.

5. Pas de tentation : plus de cendriers, plus de briquets. Evitez quelque temps les festivités enfumées et fréquentes, les espaces fumeurs en voyage et au restaurant.

6. Jouez sur l’auto-conditionnement en vous réaffirmant régulièrement, même à haute voix, votre choix définitif.

7. Faites le N° 6 en respirant profondément, surtout lorsque le besoin de fumer vous tenaille.

8. Changez d’alimentation et mastiquez lentement. Evitez les excitants (alcool, thé, café, épices), les aliments difficiles à digérer (fritures et sauces). Buvez beaucoup d’eau afin de mieux éliminer la nicotine. Privilégiez les fruits et les légumes, les sucres lents. Utilisez la levure de bière et le germe de blé. Limitez le sucre et les féculents.

9. Activez-vous pour éviter les somnolences dues à l’arrêt du tabac, en pratiquant régulièrement un sport.

10. Ayez un centre d’intérêt réel, une activité passionnante.

 

Arrêter de fumer : oui...

mais sans grossir

 

Bien des fumeurs continuent par peur de prendre du poids et il en est même des anciens fumeurs qui se remettent au tabac volontairement dans l’espoir de maigrir.

Tout d’abord, la prise de poids n’est pas obligatoire et, lorsqu’elle existe, elle est très variable d’un individu à l’autre.

• Dans tous les cas, deux erreurs sont à éviter absolument :

- Se précipiter sur les sucreries ou les pâtisseries lorsqu’on a envie d’une cigarette, y compris les boissons sucrées. Le sucre appelle le sucre par libération d’insuline, provoquant un état d’hypoglycémie, d’où l’envie impérieuse de reprendre du sucre.

- Remplacer la cigarette par le café. Son effet anxiogène donne envie d’une cigarette pour son effet sédatif passager. Le thé doit être consommé avec modération.

Il en est de même pour le coca-cola qui allie deux inconvénients : sucre+caféine. Préférez l’eau plate ou gazeuse, le citron pressé, les infusions, les jus de légumes, le lait et les jus de fruits naturels en quantité raisonnable.

• Tous les auteurs reconnaissent que certains types d’aliments favorisent la dépendance au tabagisme :

- Tous les alcools, le vin, la bière, les apéritifs, etc. à éviter au moins pendant la période de sevrage.

- Les fritures, et d’une manière générale les graisses animales, plats en sauce, beurre cuit.

- Les épices doivent être consommés en petite quantité.

• Adopter une alimentation saine, composée essentiellement de : fruits et légumes frais de saison, l’huile d’olive vierge première pression ou l’huile de sésame, la levure de bière, du germe de blé ou des graines germées. Aliments particulièrement privilégiés : ail, oignon, chou, le citron et les agrumes (vitamine C), céréales complètes, l’avoine en bouillie ou flocons ou autre particulièrement recommandée en raison de ses vertus détoxicantes et reminéralisantes.

Les femmes auront tout intérêt à privilégier les vitamines B15, qu’on trouvera dans les céréales et dans les graines de tournesol, de courge et l’huile de germe de blé.

• Les bains relaxants (sauna et bain de vapeur) accompagnés de douches froides peuvent accompagner de manière judicieuse toute cure de désintoxication.

 

Le poivre... n’aime pas le tabac

 

Pour les fumeurs qui ont tout essayé pour abandonner leur dépendance, ils peuvent aujourd’hui compter sur l’aide du poivre. Selon les résultats d’une étude publiée dans le «Drug and Alcohol Dependence Journal», 48 fumeurs qui avaient été privés de leur drogue pendant deux jours, ont commencé à fumer des cigarettes saturées en essence de menthe et en arôme de poivre noir. Les patients qui avaient reçu la combinaison des deux agents ont enregistré une réduction significative de leur besoin de fumer, contrairement au groupe témoin qui n’avait reçu qu’un placébo.

 

Arrêter de fumer... par le nez

 

Une boîte odorante est également une nouvelle méthode à la disposition des mordus du tabac. Il suffit pour cela de respirer le parfum exhalé par un petit boîtier, chaque fois que l’on a envie de prendre une cigarette, pour que l’envie s’apaise. Selon les inventeurs, cette boîte calme aussi le désir d’avoir quelque chose entre les doigts. Cette solution semble efficace chez les dépendants psychologiques, mais fonctionne moins bien chez les personnes qui fument plus de 20 cigarettes quotidiennement. Ce cocktail odorant, baptisé «Logado», est composé d’arômes de menthe, de musc, de girofle, d’eucalyptus et de quelques épices. L’étude  faite sur 115 fumeurs a donné des résultats positifs : 62% ont vu diminuer leur consommation de cigarettes, ou ils ont tout simplement rompu avec le tabagisme.

 

D’autres méthodes

 

Vous pouvez opter pour un soutien supplémentaire dans votre démarche.

• Acupuncture, auriculothérapie, mésothérapie...

Il s’agit de pose d’aiguilles en des points précis, qui provoquent le dégoût du tabac.

- L’acupuncture :

Quelques séances sont généralement nécessaires, bien que des réussites aient été observées, chez des patients motivés dès la première séance. Les points choisis sont variables en fonction de la technique employée par le praticien. Ils visent à rétablir un équilibre énergétique, et surtout à détendre. Le traitement peut être accompagné de séances de psychotérapie.

Le prix dépend du nombre de séances. Il peut être pris en charge par la Sécurité sociale.

- Auriculothérapie :

Pose de quelques aiguilles en des points précis de l’oreille ou, plus récemment, pose d’un fil de nylon ou d’une agrafe, sous anesthésie locale, au centre du pavillon de l’oreille. Ce traitement n’est pas douloureux. Il peut durer jusqu’à trois semaines (1 ou 2 séances).

- Mésothérapie :

Microinjection (en des points d’acupuncture) de multiples aiguilles et d’un mélange de produits, dont un anesthésiant. C’est un effet complémentaire à l’acupuncture puisque s’ajoute l’effet des produits injectés. Méthode non douloureuse. Prix variable en fonction du nombre de séances. Possibilité de remboursement par la Sécurité sociale.

- Homéopathie :

Provoque une désaccoutumance progressive.

Elle consiste en la prise de granules. Le traitement peut être fait en association avec l’acupunture, la phythothérapie, la relaxothérapie etc. Le médecin préconise généralement :

- Tabacum 5 ch

- Caladuim seguina 5 ch

- Avena sativa, sous forme de teinture mère à raison de 20  à 40 gouttes 1 à 2 fois par jour.

Le prix du traitement est fonction du coût de la consultation.

- Phyto-aromathérapie :

De nombreuses plantes peuvent accompagner une cure de désintoxication. Se sont notamment : la cannelle, le citron, la sarriette, le sassafras, la sauge, l’aubépine, le ravensara.

Ces plantes peuvent être prises sous forme de gélules, de teinture-mère, d’huiles essentielles. Le médecin phytothérapeute choisira celles qu’il considèrera la (ou les) mieux adaptée à votre cas.

Le prix du traitement est variable. Il est en partie pris en charge par la Sécurité sociale (visite médicale). Quant aux substances, elles sont d’un prix abordable... et ne dépassent pas le prix d’une cartouche de cigarettes !

- Produits substitutifs :

Respirer des huiles essentielles peut aider à vaincre la dépendance : coriandre, fenouil, eucalyptus, géranium, origan, sassafras. Quelques gouttes de chacune de ces essences mises dans un flacon et mélangées à de l’alcool (ou à un dysper) sont à respirer lorsque vous avez envie de fumer. Votre pharmacien-herboriste est à même de vous préparer ce mélange et de vous conseiller. Prix de la préparation : environ  de 15 à 25 euros.

- Hypnose

Induction de rejet du tabac par suggestion, dans un état entre la veille et le sommeil. Mais le nombre de thérapeutes est limité et le prix est parfois élevé. Possibilité de remboursement par la Sécurité sociale.

- le laser

- Thérapie de groupe

- Le chapelet anti-tabac (dérivé de la méthode Coué) :

Prenez un bout de ficelle, faites 6 à 7 nœuds. Le premier jour, avant de prendre votre cigarette, répétez une ou deux phrases courtes sur chaque nœud, telle que : «Je ne dois pas fumer. Le tabac me dégoutte», afin de dévaloriser en vous l’image du tabac. Chaque phrase doit être personnelle et créée en fonction de sa propre sensibilité. Allumez ensuite votre cigarette normalement.

Le jour suivant : ajouter un nœud. Le second jour, ajoutez encore un nœud...

Cette méthode (gratuite) demande de la persévérance et donne (pour ceux qui ont le courage de le faire) paraît-il de bons résultats (entre 4 et 15 jours).

 

Des hamsters alcooliques

au secours des fumeurs invétérés !

 

Les phénomènes d’accoutumance ne diffèrent guère en fonction des dépendances.

Les hamsters dorés de Syrie ont la particularité d’avoir une attirance particulière pour l’alcool (qu’ils préfèrent à l’eau). Les résultats obtenus chez cet animal confèrent donc un certain crédit et une fiabilité évidente aux expérimentations dans la recherche des traitements contre l’alcool et les dépendances.

Des tests ont été effectués par deux biochimistes, Wing Ming Keung et Bert L. Vallee, de la faculté de médecine de Harvard, avec une plante originaire de Chine appelée Kudzu (Radix puerariae) qui s’est révélée particulièrement efficace et qui a limité, de façon significative, la dépendance des hamsters dorés de Syrie à l’alcool. En outre, il est à noter que les deux composants essentiels du Kudzu, la daidzéine et la daidzine, sont toutes indiquées pour supprimer l’attirance spontanée en éthanol.

Cette plante est connue et utilisée dans la médecine populaire chinoise depuis des siècles. Mais il n’est pas coutume (chez les tradi-praticiens) de faire état de cette thérapie ou de la diffuser.

La conclusion, pour le moins étonnante, est que le kudzu agit sur la dépendance nicotinique :  elle permet de stopper la cigarette, sans effets secondaires, sans contrainte, sans stress, sans grossir, sans nicotine. Dans les tests, on obtient jusqu’à 80% de réussite. Aucun effet secondaire n’a été constaté, et les organes affectés par l’alcool ont été améliorés.

Cette plante est commercialisée sous le nom de  NICO-SEVRAN, elle est vendue en pharmacie, parapharmacie et en magasin diététique.

 

Auriculomédecine et tabac

 

Méthode de diagnostic et de traitement basée sur les possibilités qu’offrent l’oreille, mise au point par le Dr Nogier.

Un lien indispensable

• Comité national contre le tabagisme

 

http://www.cnct.fr/

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