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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 15:09

La liberté se mesure non en nombre de dépendances que l’on peut satisfaire,

Mais au nombre de celles dont on peut se passer.

 

 

 

Sucromanie : une dépendance à part entière

Le sucre : une croissance de consommation exponentielle

 

Chomel, dans son « Abrégé des plantes usuelles » publié en 1715, parle du sucre. A cette époque seules quelques personnes fortunées pouvaient en consommer. Il était principalement  utilisé en médecine dans les lavements comme vermifuge chez les enfants et également pour « adoucir la toux et les âcretés de la gorge ». La consommation était alors insignifiante, aujourd’hui elle est de l’ordre moyen, dans les pays industrialisés, de 42 kgs par an et par habitant. 

 

La consommation de sucre

 

Sous le titre : Le sucre, un ami qui vous veut du mal, nous avions publié en 1994, dans « Réussir votre santé » un article dans lequel nous évoquions les problèmes et les pathologies liés à la dépendance au sucre.  

L’hyper consommation du sucre est un phénomène récent dans l’histoire. Les Grecs n’avaient même pas de mot pour désigner la canne à sucre. Néarque, amiral au service d’Alexandre le Grand, l’appelle le « miel sans abeille ». Dioscorides décrit une sorte de miel solidifié appelé sacharun.

 

Comment la consommation de sucre s’est propagée ?

 

600 ans avant notre ère, les Perses de l’Université de Djindisapour réussissent à mettre au point une technique de raffinage et de cristallisation de jus de canne solidifié, qui ne fermente pas.

Cette découverte se propage rapidement parmi les armées arabes qui ont conquis la Perse. Les guerriers islamiques sont les premiers soldats à consommer des boissons sucrées. L’armée musulmane commence à constater les effets néfastes du sucre. Les officiers du sultan parlent de diminution de combativité et de courage des soldats de l’armée turque.

 

Au seizième siècle Léonardt Rauwolf, botaniste et voyageur allemand, décrit le phénomène de dépendance au sucre. Il le compare à la dépendance occasionnée par la marijuana et l’héroïne.

Quatre siècles plus tard, Sigmund Freud ne fait pas la différence entre la dépendance aux sucreries ou à la cocaïne.

 

L’ère de la colonisation fait apparaître le développement des plantations de cannes à sucre ainsi que le développement des importations de sucre de canne, le sucre reste toutefois un luxe uniquement accessible à quelques riches privilégiés.

 

En 1747, Margraf, chimiste allemand découvre que la betterave de Babylonie contient une quantité importante de sucre. En 1786, Archard ouvre la première sucrerie de betteraves en Silésie. La révolution française et les guerres napoléoniennes perturbent l’importation de canne ; divers moyens sont mis à l’étude afin de remplacer le sucre de canne devenu inaccessible. Nous avons retrouvé la lettre-rapport d’un des agents du Directoire, sur la production de sucre d’érable et de son importation du Canada. Mais le blocus britannique oblige Napoléon (lui-même entièrement dépendant des sucreries – dépendance que partageront Hitler et Staline) à encourager les recherches sur les betteraves. L’amélioration de  la technique de raffinage du sucre par Benjamin Delessert, marque le début de la grande carrière du sucre blanc.

 

Le sucre de betterave a-t-il contribué à l’abolissement de l’esclavage ?

 

Rapidement la betterave a conquis l’Amérique où les Quakers anglais l’utilisent comme moyen de lutte contre l’esclavage en faisant concurrence au sucre canne dont la main-d’œuvre était essentiellement composée d’esclaves en provenance d’Afrique.

 

Premiers troubles, carie dentaire, hypoglycémie, pathologies neuro-psychiatriques.

 

Les anthropologues qui travaillent sur les ossements humains, déterminent facilement l’arrivée du sucre en Europe, cet événement est lié à l’accroissement du nombre de caries dentaires. Mais la carie n’est pas la seule maladie causée par l’hyperconsommation de sucre qui altère divers processus métaboliques.

L’hypoglycémie, chute brusque de la glycémie (taux de glucose dans le sang) se traduit par des troubles multiples en grande partie d’ordre neuro-psychiatriques. Lorsqu’elle est intense, elle peut même entrainer un coma et conduire à la mort.

Certains neuropsychiatres émettent l’hypothèse que l’hypoglycémie est l'une des causes les plus courantes de maladies neuropsychiatriques et qu’elle a pour origine la consommation de sucre et les nouvelles habitudes alimentaires de l’homme.

 

Et la poliomyélite ?

 

Des chercheurs décrivent le sucre comme responsable de très nombreuses pathologies. Le Dr Van Meer, dans son ouvrage « Poliomyélites, has been the sugar after all ? ce médecin fait la corrélation entre l’augmentation de la consommation de sucre et l’accroissement du nombre de cas de poliomyélites.
 

Les enfants un marché potentiel énorme, qui ne demande qu’à être façonné

 

Cette overdose sucrière planétaire est d’autant plus préoccupante que la cible privilégiée des industriels de l’agro-alimentaire sont les enfants et les adolescents.

A l’heure actuelle, dans les pays industrialisés, 20% des enfants sont en surpoids et une partie d’entre eux sont, ou vont devenir obèses avec des prédispositions pour bon nombre de pathologies dont le diabète. La liste liée à la consommation de sucre s’allonge de manière problématique, altération au niveau des artères, résistance à l’insuline, l’attirance pathologique de certains sujets aux produits sucrés constitue donc bien une addiction comparable à celle du tabac, de l’alcool ou de drogue.

 

Des politiques désarmés

 

Des groupes politiques, notamment en Suisse, ont pris conscience de la gravité du problème et ont demandé que des mesures soient mises en place, afin que le consommateur soit clairement informé de la composition exacte du produit qu’il achète. Cette demande n’a pas aboutie. Il est fort probable que même si une telle mesure était adoptée, elle ne servirait pas à grand chose, si l’on admet que la sucromania  constitue une dépendance, thèse soutenue par des chercheurs et médecins de plus en plus nombreux, la première démarche consisterait à faire prendre conscience au patient de son état et de mettre en place une thérapie de sevrage.

 

Les politiques, même lorsqu’ils on conscience que des mesures sont indispensables pour tenter de juguler les dérives de la consommation de sucre et des autres édulcorants artificiels, notamment ceux utilisés en tant qu’additif alimentaire sont confrontés au dilemme de savoir s’il est préférable de préserver la santé des consommateurs au détriment de l’emploi et des intérêts des groupes industriels. Leur marge de manœuvre, on le constate est des plus étroite.

 

Lorsque des campagnes de prévention avec support publicitaire sont mises en place (notons que les effets mesurables sur la diminution de consommation sont quasis nuls). Pour le lobby du sucre, l’association négative entre sucre, dépendance, obésité et diverses pathologies constituent     autant d'images dévalorisantes et insupportables, elles nuisent à l’image de marque de leurs produits auxquels ils veulent associer l’idée de plaisir sans risque.


Le cas du Dr Stephen Gyland est révélateur

 

Il tombe malade, présente de nombreux symptômes physiques et mentaux – faiblesse, étourdissements, perte de concentration, manque de mémoire, accélération du rythme cardiaque … le diagnostic pour un éminent spécialiste tombe, il souffre de névrose. Il se trouve dans l’incapacité de travailler et de plus, il est confronter au jargon devenu incompréhensible de ses confrères. Lorsqu’il se soumet au test de glucose, le taux qui apparaît est insuffisant. Il est en état d’hypoglycémie. Sur les conseils de l’un de ses confrères, il modifie son régime alimentaire, supprime les mets raffinés, exclut sucre et farine blanche et les symptômes, tremblements, étourdissements, névroses , artériosclérose cérébrale s’évanouissent comme par miracle…..

 

Tout n’est pas mauvais pour tout le monde

 

Le sucre, rassurez-vous, vous rend malade, vous tue lentement, mais l’industrie sucrière se porte bien et est même créatrice d’emploi et de richesses.
La consommation de fructose, substituées au glucose, dans de nombreux aliments industriels qui vont du jus de fruits à la charcuterie et dans tout un éventail de produits prêts à consommer est également néfaste pour l’organisme avec un nombre de pathologies nouvelles, dont il est à craindre que la liste est loin de se tarir.

 

Qu’est-ce que l’hypoglycémie ?

 

L’hypoglycémie est causée par l’ingestion des sucres rapides. Elle entraine un métabolisme anormal et la chute du taux de glucose.   Le sucre attaque le pancréas et le rend hypersensible, ce qui l’amène à détruire le glucose du sang. Le café, le tabac et les aliments raffinés peuvent être également responsables de la chute de glucose qui nuit au fonctionnement des glandes surrénales. La farine blanche et l’alcool affaiblissent le foie qui ne peut stocker convenablement le glucose. Le glucose est quant à lui, le combustible nécessaire à toutes nos activités, musculaires, mentales nerveuses, émotives. S’il vient à manquer, cela provoque des réactions aux effets plus ou moins graves.

 

La liste des maux engendrés par l’hypoglycémie est infinie :

 

Obésité, fatigue, irritabilité, tremblements, évanouissements, transpiration excessive, dépression, somnolence, insomnie, troubles digestifs, maux de tête, douleurs musculaires, palpitations, troubles de la mémoire, syndrome de meunière, prédisposition à l’alcoolisme, diabète, névroses, artériosclérose, vieillissement précoce, instabilité, agressivité. Il est également à noter que certains auteurs font état de troubles comportementaux chez des enfants et des adolescents. Elle favoriserait ( ?) également cancers, maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, dégénérescence maculaire… en nommant le mal du sucre "sugar blues" les américains ne s'y trompent pas, puisque certains chercheurs émettent  comme hypothèse qu'il serait à l'origine de dérives comportementales.

     

Les alcooliques, ils ne font pas que trinquer !

 

Le docteur Hoffer, prétend quant à lui, souligne que presque tous les alcooliques seraient hypoglycémiques. Atkins corrobore cette opinion, lorsqu’un alcoolique cesse de boire, il se met à manger des sucreries. Pour ces médecins, cette maladie considérée d’ordinaire comme un vide de l’âme est la résultante de mauvaises habitudes alimentaires, qui entraîne un épuisement des glandes surrénales et donc l’abaissement du glucose sanguin. L’alcool et le sucre ont alors des effets similaires et entrainent temporairement, lorsqu'ils sont consommés, la disparition des angoisses et de l’anxiété. Certains alcooliques oscillent parfois entre dépendance alcoolisée à celles des sucreries.

 

Une alimentation privée de nutriments essentiels

 

Les hydrates de carbone raffinés de notre alimentation moderne sont « vides » et obligés de « voler » des  nutriments des autres aliments (vitamines B) ce qui prive notre corps de ces nutriments essentiels.

Daniele Starenkij affirme que consommer de la farine blanche et du sucre d’adduction , c’est faire croire à notre corps qu’il est bien nourri, mais entretient de fait une famine cellulaire chronique.  

 

Pour lutter contre l’hypoglycémie et rompre la dépendance aux sucres

 

Le docteur Harris à décrit le premier l’hypoglycémie en 1924. En 1977, le rapport « United States dietary goals » propose le programme suivant :

-         Augmentation de la consommation des hydrates de carbone naturels.

-         Diminution des acides gras saturés.

-         Suppression des sucres rapides (ou les réduire au maximum)

-         Eviter (ou diminuer sensiblement) la consommation de sel.

-         User et abuser de fruits, de légumes frais, de céréales complètes.

-         Eviter la viande, diminuer la consommation de beurre et de lait

-         Supprimer le café et les excitants….

-         Faire de façon régulière des exercices physiques. Celui-ci transforme le glycogène des muscles en glucose assimilable par nos cellules.

    - Jean AikhenbaumPiotr Daszkiewicz

 

Sources :  

-          Réussir votre Santé n° 8 septembre 1994

-          Abrégé de l’Histoire des plantes usuelles par J.B Chomel 1715

-          La civilisation du sucre

-          Le livre noir du sucre blanc

-          Le mal du sucre Daniele Starenkij

-          Histoire de l’alimentation végétale – Maurizio

-          Has it been the sugar after all – Van Mer

-          Le sucre cet ami qui vous veut du mal – William Dufty (ed. Guy Tredaniel)

Dr Serge Ahmed : une poudre blanche qui rend accro…

"Modélisation expérimentale de l’addiction aux drogues chez l’animal de laboratoire"

Cette observation est au coeur de toutes les théories actuelles de l’addiction basées sur la notion de “substances toxicomanogènes”. Aucun besoin préexistant, aucun facteur prédisposant – génétique ou épigénétique – ne seraient nécessaires au développement de la dépendance.

 

http://www.universcience.tv/video-sucre-une-poudre-blanche-qui-rend-accro-5443.html

 

http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier/tous-dependants-au-sucre-01-07-2010-88760

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 10:26
 
 
Réponse ouverte à Monsieur René Schwob par Marcel Jouhandeau :

 

Les juifs ne nous oppriment pas seulement, ils nous haïssent…..

 

 

« écrivain – antisémite notoire auteur notamment de l’ouvrage «le péril Juif ». Participe au congrès européens des écrivains antisémites en novembre1941.  D'une misogynie quasie pathologique, il accusera sa femme après guerre (cité par Michel Leiris – le Monde 18 septembre 1992) de porter la responsabilité de ses dérives antisémites….

 

Pour moi, et Dieu sait, si j’ai été sensible à leurs charmes, dont j’ai dû me défendre par la violence, autant je serai disposé à leur faire escorte avec des palmes et des présents , s’ils se décidaient à regagner la Palestine, autant je fais vœu ici de les signaler à la vindicte de mon peuple, tout le temps qu’il en restera un seul en France, qui ne soit soumis à un statut spécial….

 

De la bestialité flagrante des juifs

 

.... sans doute, me répondra quelqu'un, la bestialité de ce peuple est si flagrante qu'il faut beaucoup de patience avec lui sur cer­tains chapitres, mais le christianisme obtient merveille de son cœur sinon de sa chair : voyez plutôt M. Schwob qui, à son dire, n'est plus Juif, puisqu'il est chrétien et qui, dès qu'on attaque la juiverie, se réveille Juif tout d'un coup et en oublie l'Evangile, au point de répondre à une polémique violente, mais correcte, par des injures dont on pou­vait penser que la caste réservait la spécialité à son célèbre ordurier, Bernard Lecache*.

 

Ils font de la Vierge Marie une petite juive de la rue des Rosiers

 

Mais, le plus beau n'est pas dit, c'est quand par une amplification oratoire de mauvais aloi, M. Schwob diminue à plaisir la Vierge Marie pour en faire une petite Juive de la rue des Rosiers qu'il m'accuse de vouloir bouter dehors la première. Non, M. Schwob, non, on peut refuser d'être l'ilote de vos congénères, sans offenser Dieu, Dieu merci. J'en appelle à Saint Jean Chrysostome et à Saint Jean de Capistran, à notre Saint Louis qui chassa les Juifs, sans tenir aucunement rigueur, je pense, à Notre-Dame de ses origines. Et c'est justement pour la garder, Notre-Dame, que nous vous chasserons, car ceux qui la chassent en vérité du cœur de ce pays et de l'aveu même de vos frères Darmesteter et B. Lazare, ce sont les magnats d'Israël, falsificateurs de notre histoire. fabricateurs de notre opinion ....

 

Langage toujours actuel :

 

 la vocation de ce peuple est de détruire.

 

M. Maritain y affirme, lui qu'on ne peut être antisémite et intelligent ; " que depuis les décrets du saint-office de 1928 on ne peut plus être antisémite et catholique. De ces deux excommunications, la première est gratuite ; quant à la seconde, de la part d'un homme qui sent le fagot à quinze pas, elle est comique. Le livre se ferme sur un extrait de M. Claudel et ce qui est piquant, c'est que cet extrait qui veut être la conclusion du livre pourrait, avec un peu de bonne volonté, servir d'apologie aussi bien à Bela Kun qu'à M. Blum, en même temps que par une ironie assez magnifique il se termine lui-même et permet au livre entier de se terminer symboli­quement sur le mot « détruire » qui résume si bien la vocation actuelle de ce peuple, successivement béni et maudit.

 

De la nécessité de reconduire tous les Juifs en Palestine

 

Mais dans le cours de ma lecture, je me suis heurté à une page qui m'est destinée personnellement. C'est à elle que je veux répondre : M. Schwob, René (?) écrit : « L'ami « chrétien » (c'est de moi qu'il s'agit). — Chrétien ? sans doute, mais pourquoi chrétien ? C'est « goï » qu'on attendait. Chrétien ? Je n'ai jamais écrit ce mot sur mon chapeau, moi, et je n'ai jamais tenu épicerie de mon christianisme. Il m'est si naturel, je l'ai respiré avec l’air du pays jusque dans les veines de, mes ancêtres.

« L'ami chrétien » (donc) dont je parlais, écrit M. René Schwob, et qui fit depuis nos premières rencontres des déclarations si viles (c'est moi qui souligne) qu'elles réussiraient à me rendre aimables les défauts d'Israël, exigeait qu'on reconduisît en Palestine tous les Juifs. La présence d'un Juif sur le terri­toire français lui semblait une offense. Il aspirait avec lâcheté (c'est moi qui souligne) au plus facile. Il aspirait à la tranquillité des bonnes digestions. Qu'appelle-t-on vil ? un acte méprisable qui ne vous a coûté aucun sacrifice et vous a rapporté » quelques profits honteux.

 

Nous vous chasserons

 

Je pense à Notre-Dame et à ses origines et c’est justement pour la garder, Notre-Dame, que nous vous chasserons, car ceux qui la chassent en vérité du cœur de ce pays et de l'aveu même de vos frères Darmesteter et B. Lazare, ce sont les magnats d'Israël, falsificateurs de notre histoire, fabricateurs de notre opinion par le moyen des journaux, grands maîtres de la franc-maçonnerie, ministres, ministres à notre honte de l'éducation nationale française, des Juifs ! Pour ma part, je sais bien que l'instruction que l'on m'a donnée au lycée, sous leur inspiration, m'a conduit maintes fois au bord de l'incrédulité et m'a maintenu pendant ma jeunesse dans la plus grande indifférence à l'égard de la patrie. Heureuse­ment, dans ce royaume qui est le lieu de ses temples sublimes et préférés que le Juif Benda considère comme les derniers vestiges de la barbarie, personne n'ignore jamais tout à fait que Marie est d'abord la Mère de Dieu.

 

Marcel JOUHANDEAU

 

Dans son admirable Vie de saint Louis, Le Nain de Tillemont donne quatre raisons à l'ordre d'expulsion des Juifs lancé de Terre Sainte par le saint roi en 1253

 1) le reproche que les Sarrazins lui avaient fait de souffrir parmi ses sujets ceux qui avaient crucifié son Dieu;

2) l'appauvrissement du pays au bénéfice du Juif usurier ;

3) le grand tort moral que faisait courir aux chrétiens le commerce de cette nation impure et perfide 

4) la part que les Juifs avaient pris en 1251 à la révolte des pastoureaux. — Les trois derniers griefs sont de la dernière actualité commode le mieux du monde depuis un siècle et demi.

Industrielle commerçante, bancaire elle devait trouver dans les traits éternels d'Israël les caractéristiques de son visage moderne….

 

Mis en forme par Jean Aikhenbaum

 

* écrivain et journaliste fondateur de la LICA

Sources  :

Je suis partout n° 373 du 14.01.38

Simon Epstein – Un paradoxe français – antiracistes dans la Collaboration – antisémites dans la résistance – Albin     Michel Bibliothèque histoire 

P.A Taguieff  - L’antisémitisme de plume de 1940 à 1944  - Berg international

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 10:41

   

« allocution du 10 octobre 2007 suite à l’intervention de Mr. Piotr M.A CYWINSKI Directeur du Musée d’Auschwitz-Birkenau  sur le thème de (Musée d’Auschwitz-Birkenau Lieu de Mémoire l’histoire et l’avenir)

 

 

LA SOLUTION FINALE

« en finir avec la question juive »

 

 

 « C’est le temps des vacances et malgré la guerre, maman travaillant, je dois aller à la campagne pour trouver une nourrice pour mon frère et ma sœur. Je profite donc du 14 juillet. Hélas ! Quand je reviens les Allemands sont venus très tôt. Je devrais dire les  Français : la police et 1 civil. Et ils les ont emmenés en pyjama. Je cours partout, d’abord à la mairie. Puis au Vel d’Hiv. Je rôde autour, mais la police est là, on ne peut pas approcher, je n’ai pas de papiers en règle. Je ne porte pas l’Etoile. Je me renseigne partout où je peux. J’apprends qu’on doit les emmener vers Pithiviers dans le Loiret.

Je décide d’y aller leur porter nourriture et vêtements. Sans argent à cette période ce n’était pas facile. J’arrive dans cette petite ville. Les volets étaient clos ; dans un café  j’entends dire que c’est à cause des femmes du camp, qui le matin hurlaient de désespoir parce qu’on leur arrachait leurs enfants. Que les petits étaient restés au camp.

Avec bien des précautions, j’y arrive, il y a une ligne de chemin de fer. Je me cache dans les herbes. Une dame se dirige vers le camp, je lui demande en pleurant d’essayer si elle ne peut pas se renseigner pour moi. Je donne leurs noms : Marguerite 11 ans, Claude 7 ans. Elle me dit qu’ils ont des numéros...De loin j’aperçois ma sœur seule.

Elle me fait comprendre que mon frère est parti se faire raser, sur l’instant je ne comprends pas.. Je demande et maman ? Elle est partie ce matin. Loin. Qu’avez-vous besoin ? « à manger »...La semaine d’après, je suis revenue avec un colis, bien modeste. Le camp était vide. Où étaient-ils ? A qui demander ? Les gens du pays ne répondaient à aucune question.. Et j’ai attendu...attendu...A la fin de la guerre, j’étais devant l’Hôtel Lutétia. Les déportés arrivaient. Mais les miens ne sont jamais revenus. »

 

ce témoignage, un parmi tant d’autres, est celui de la sœur de Marguerite et Claude Jankélévitch. Marguerite avait 12 ans et son frère Claude avait 8 ans. Il ont été arrêtés lors de la rafle du Vel d’Hiv avec leur mère déportée avant eux, convoi n° 21 le 19 août 1942 destination AUSCHWITZ aucun d’eux n’a survécu.

 

Le premier mouvement antisémite d’envergure qui a précédé la Shoah, a eu lieu en Allemagne et à commencé le 1er avril 1933[1]par le boycott des commerces juifs. Des lois et mesures anti-juives officielles ont été promulguées en 1935,  dont la célèbre loi de Nuremberg du 15 septembre 1935, destinée à protéger « le sang et l’honneur allemand ». Cette mesure pour les nazis était nécessaire  par le fait que le juif est impur, et que, de plus, tout ce qui lui appartient est souillé et devient source de contamination. Il était donc primordial que la race des seigneurs se protège efficacement de  toute souillure.

 

L’enchaînement devenait alors inéluctable. Goëring déclare qu’il fallait en finir avec la question juive (octobre 38), les Juifs doivent disparaître de l’économie allemande (novembre 38)[2]. Les exactions contre la population juive allemande prennent de l’ampleur : les biens juifs sont pillés, les magasins, habitations, synagogues dévastés et incendiés. Les pogromes s’institutionnalisent dans une indifférence générale et, entre  le 10 et 13 novembre de cette même année, les premières déportations commencent avec l’envoi de  10 454 juifs allemands  vers le camp de Buchenwald.

 

Le grand dessein des nazis, qui consistait à exploiter et à éliminer les sous-hommes que sont les Juifs, les Tziganes, les Polonais, les Russes, les Tchèques et autres dégénérés pouvait enfin commencer.  L’édification du 3ème Reich millénaire éternel et la souveraineté de la race supérieure germanique passaient par ces conditions.

 

Objectif : l’élimination de 30 millions de personnes.

 

C’est dans cette continuité que se sont inscrites les mesures prises dans les pays occupés. En France, c’est avec l’armistice et l’invasion allemande que les premières dispositions officielles font leur apparition. Une certaine  littérature et la presse antisémite avaient préparé l’opinion publique à la politique discriminatoire et d’extermination qui va être menée contre les juifs[3]. Les citations où  juifs, métèques et étrangers sont accusés de tous les maux, de toutes les tares, abondent. Les quolibets, les injures et les propos menaçants sont regardés avec bienveillance  par les pouvoirs publics de cette époque ou pour le moins dans une totale indifférence.

 

Dès la mise en place du nouveau régime de Vichy, des journaux tels que l’Action Française, le Matin, l’Œuvre, le Cri du Peuple, la Gerbe, Je suis partout... deviennent des inconditionnels du pouvoir en place.

 

Maurras adhère à ces idées : il entretient avec Pétain des échanges et la radio le cite quotidiennement. Adversaire farouche de la devise « Liberté - Egalité - Fraternité », il se félicite de la voir remplacer par le célèbre slogan « Travail - Famille - Patrie ». La loi du 17 juillet 40 répond pleinement à ses attentes : elle écarte les métèques de la fonction publique et des postes de dirigeants. Celle du 21 juillet 40 va également dans le bon sens, puisqu’elle remet en cause les naturalisations. Maurras écrit : « Les Français recommencent à être chez eux en France ».  Parallèlement, une Cour Suprême de Justice est instaurée afin de juger les ministres responsables de la défaite.

 

Pour Maurras, le Statut des juifs, l’instauration d’un Commissariat aux questions juives est « un monument consacré à la défaite de l’Ennemi intérieur ». Il vitupère, dénonce les ennemis de la Révolution nationale, ceux qui sont partis pour Londres ont abandonné la terre de la patrie... Il considère que la résistance est un mal absurde qu’il faut combattre. Les arrestations, les camps de concentration font les trois quarts de la besogne. Il est indispensable d’en finir avec les métèques et les juifs qui tirent les ficelles. En conséquence, on doit désarmer les juifs et leur retirer leur argent. L’Ennemi, finalement, n’est qu’un. Gaullistes, juifs, communistes, francs-maçons, métèques autant d’Etats confédérés qui ont juré la perte de l’unité française.

 

 Paul Ferdonnet, dans La guerre juive op.cit avant propos pp 9-10 – cité par Pierre André Taguieff, Prêcheurs de haine p.497 juge ainsi la situation :

Ces parasites, ces étrangers, ces ennemis intérieurs, ces maîtres tyranniques et ces spéculateurs impudents, qui ont misé, en septembre 1938, sur la guerre, sur leur guerre de vengeance et de profit, sur la guerre d’enfer de leur rêve messianique, ces bellicistes furieux. Il faut avoir l’audace de se dresser sur leur passage pour les démasquer ; et, lorsqu’on les a enfin reconnus, il faut avoir le courage de les désigner par leur nom : ce sont les juifs,

 

Lorsque le processus de la déportation commence, Maurras applaudit : juifs bêtes traquées, il suffit d’ouvrir les yeux pour se rendre compte qu’ils ont de tout, payent rubis sur l’ongle avec un bel argent somme toute assez rare chez les Français.

 

 

Drieu la Rochelle, quant à lui, pense que la France doit s’orienter vers un nationalisme européen. L’Allemagne se doit de délivrer la France des juifs, car une victoire des Anglais et des Français amènera le triomphe définitif de la pourriture. Les juifs maîtres de l’Europe.

 

Le gouvernement de Vichy coopère pleinement avec les autorités allemandes. Vallat, jugé trop laxiste est remplacé par Darquier de Pellepoix antisémite notoire, qui se fait un devoir d’imposer les directives de l’occupant. Il prend des initiatives et donne aux mesures prises contre les juifs, une spécificité bien française. Ce triste personnage restera en poste jusqu’au mois de février 44.

 

 

Ce court préambule nous permet de mieux comprendre le climat qui régnait durant cette période et de voir pourquoi les mesures anti-juives n’ont guère suscité lors de leur promulgation de mouvements réellement réprobateurs.

 

Auschwitz... au delà de la compréhension. 

 

Il est des questions auxquelles nous sommes confrontées et qui ne peuvent trouver réponse. Pourquoi Auschwitz ? question dérangeante et la seule évocation nous laisse désemparé.

Devons-nous trouver une explication aux atrocités nazies ?

 

Poliakoff dans « Bréviaire de la haine » dans le chapitre consacré à la psychologie des exécuteurs relate que :

Les rapports des commandos,... étaient rédigés dans les termes laconiques et précis du langage militaire. On peut relever l’aspect bureaucratique et mécanisé des fonctionnaires hitlériens, s’acquittant consciencieusement de leur tâche... et cherchant à améliorer leur rendement dans la mesure de leurs moyens.....

Nous sommes en présence de besogneux, d’hommes et de femmes, parfaits fonctionnaires, soucieux de la bonne exécution et de la nécessité de leur tâche, harassés par la surcharge de travail qu’ils ont à supporter, bons pères de famille, puisque nous trouvons un peu plus loin, une lettre de l’un de ces fonctionnaire discipliné et consciencieux, qui se plaint à l’un de ses supérieurs d’être éloigné de sa famille et de ses enfants. Il est convaincu de l’utilité de son travail. Il ne pose pas de question à Auschwitz, on ne pose pas et on ne se pose pas de question. La survie est aussi à ce prix.

 

Imré Kertesz dans Etre sans destin (éditions Acte Sud) s’exprime quant à lui ainsi, pour tenter de décrire l’horreur qu’il a vécu au quotidien :

Je peux affirmer qu’il y a des notions que nous ne pouvons comprendre totalement que dans un camp de concentration. ... Je puis affirmer qu’après tant d’efforts.... de tentatives, de fatigues inutiles avec le temps, j’avais trouvé la paix, la quiétude, le soulagement. Certaines choses, par exemple, auxquelles j’accordais auparavant une signification immense, autant dire inconcevable, avaient perdues à mes yeux  toute leur importance. Ainsi par exemple durant l’appel, quand j’étais fatigué, je prenais place, sans vérifier s’il y avait de la boue ou une flaque, je m’asseyais et restais comme ça jusqu’à ce que les voisins me lèvent de force. Le froid, l’humidité, le vent ou la pluie ne me gênait plus : ils n’arrivaient pas jusqu’à moi, je ne les ressentais pas. Même ma faim avait passé... Le travail ? je ne tâchais plus de faire semblant . Si cela ne leur plaisait pas, eh bien, tout au plus ils me battaient, ils ne pouvaient pas vraiment me faire mal.....

Le paradoxe est tel que victimes et bourreaux se rejoignent dans leur déshumanisation. L’un effectue sa besogne parce qu’on l’a conditionné à le faire, l’autre la subit parce qu’il en a été décidé ainsi et finit par docilement accepter son sort et lui non plus ne se pose plus de question.

Ces propos trouvent résonance chez Primo Lévi :

De même que ce que nous appelons faim ne correspond en rien à la sensation de faim qu’on peut avoir quand on a sauté un repas, de même notre façon d’avoir froid mériterait un nom particulier. Nous disons faim, nous disons fatigue, peur et douleur, nous disons hiver et en disant cela nous disons autre chose, des choses que ne peuvent exprimer des mots libres, créés par et pour des hommes libres qui vivent dans leur maison.

Et lorsqu’il dit :  que le journal de Höss, commandant d’Auschwitz est instructif et terrifiant : et que  pourtant son auteur n’est ni un sadique, ni un sanguinaire, ni un fanatique plein de haine, mais un homme vide, un idiot tranquille et empressé qui s’efforce d’accomplir avec le plus de soin possible les initiatives bestiales qu’on lui a confiées et qui semble trouver dans cette obéissance un total assouvissement de ses doutes et de ses inquiétudes cela ne peut être interprété que comme le constat de la folie d’un petit nombre avec le consentement stupide du plus grand nombre.

 

Peut-on encore parler aujourd’hui d’Auschwitz – parler, c’est relater, mais c’est également tenter de comprendre de trouver des explications. Faire l’effort de compréhension, comme l’écrit l’un de mes amis ; ne présente pas grande utilité,  puisque d’emblée, cette démarche est vouée à l’échec, à moins bien entendu d’entrer dans la logique du bourreau. Nous devons accepter, nous résigner de ne pouvoir comprendre l’incompréhensible et de ne pouvoir l’exprimer, puisque nos mots deviennent superflus, inutiles, vides de sens.

Kertesz a probablement raison lorsqu’il dit « qu’il y a des notions que nous ne pouvons comprendre totalement que dans un camp de concentration ». Seul le refuge dans le silence dans lequel se sont résignés bon nombre de rescapés, a pu leur faire croire un moment qu’il était possible de se débarrasser de ce lourd fardeau véhiculé par leur passé. Il y aurait donc des vécus intransmissibles parce qu’ils se placent hors de l’entendement humain. Ils sont hors normes, inaccessibles donc incompréhensibles.

 

 

Et pourtant ultime paradoxe, il est nécessaire  que les survivants se soient exprimés, que ceux encore vivants continuent à le faire, qu’ils sortent de leur silence, bousculent les mots,  pour que nous sachions... et que vainement nous tentions de comprendre.

 

J.Aikhenbaum oct. 07

 

 


[1] Des moyens de pression pour infléchir la politique allemande, avaient été mis en place en France, sans grand succès. La Préfecture de Police dans une note du Directeur des Renseignements généraux fait état qu’un Comité de défense des Juifs persécutés en Allemagne, vient de faire apposer, sur les murs de la Capitale une affiche intitulée « Français, 700.000 hommes, femmes et enfants sont mis au ban de la nation allemande ». Il y est écrit notamment, que dans les mesures prises à l’égard des Juifs en Allemagne, par le gouvernement hitlérien, - arrestations massives, déportations dans des camps de représailles, expéditions punitives etc. (note du 3 avril 1933 ref. 241 - 155 - 1)

Le 20 février 1934, lors d’une Réunion organisée par la Commission d’Enquête Internationale sur les atrocités hitlériennes, M° Campinchi, rapporte  qu’il est stupéfait de constater l’indifférence montrée à l’égard des atrocités hitlériennes par la presse française "qui semble obéir à un mot d’ordre". Au cours de cette réunion un député communiste allemand Bemler Hans, viendra témoigner et dira : que sa femme est emprisonnée en Allemagne, que son fils âgé de 13 ans a été arrêté et enfermé dans une maison de correction, tous deux à titre d’otages parce qu’il a réussi à s’échapper, à la suite de son arrestation.

[2] Les scientifiques nazis, qui avaient souvent eu pour professeurs des juifs, n’en défendaient pas moins des théories par lesquelles les juifs avaient corrompu la science allemande. Ainsi Philipp Lenard, prix Nobel de physique en 1905, était l’un des promoteurs de la physique aryenne. L’une des  difficultés  de son discours consistait à expliquer comment les « Juifs malgré leur infériorité » étaient arrivés à faire des découvertes intéressantes. Stark également Nobel de physique (1919) et nazi convaincu, réussi la prouesse à faire admettre la conception raciste de la science.

[3] - on peut trouver en consultant les écrits antisémites du début du siècle des textes tels que celui publié dans Pilori, sous le titre « Videz le Juif » : Décousez le Juif, a dit Edouard Drumont dans son beau livre, et, après lui, tous ceux qu’inquiète la misère croissante diront : Décousez le Juif. Et quand de ses flancs éventrés s’échapperont les liards, les écus, et les millions qu’il nous a pris, puisons à même la cascade pour les crève-faim Aryens, pour nos classes pauvres, pour ce dessous social qui nous mangera un jour si nous ne le satisfaisons.

Ce n’est là ni pillage, ni spoliation ; c’est une légitime revanche, une juste récupération.

 

Comment la presse antisémite relatait les rafles

 

 

Article paru dans Je suis partout n° 557 du 04.04.42

 

Pithiviers les Juifs choses vues par Henri Poulin

Quand à l’aube de ce printemps on s’en va vers Pithiviers – menue locomotive,  petit trajet, long voyage – on se prend à penser d’abord qu’enclins à la fantaisie et aux préférences territoriales, les dieux semblent avoir une tendresse particulière pour le Département du Loiret. Parce que, n’est-ce pas ? en matière de bonneteau électoral, les électeurs du cru ne craignent personne ! Il s’était choisi un sénateur du nom de Roy, successeur désigné d’Albert Lebrun au cas où l’incapacité dudit n’eût pas complètement discrédité le métier de Président de la République, un Roy falot mais tout de même dignitaire de la Maçonnerie ; ils avaient distingué aussi Jean Zay, ministre, porte drapeau de la démocratie à sa manière et déserteur. Mais les dieux passent l’éponge. Point besoin non plus d’être expert en musardise pour se demander sur le quai de la gare, si à défaut de la langue des Juifs ne connaissaient pas le folklore fran­çais, car, sitôt débarqué à Paris le plus crasseux des youpins d'Europe Centrale pratiquait à l'égard de l’indigène une politi­que copiée du gentil refrain : Alouette, je te plumerai », occ­upation  qui ne finit point par des apothéoses, écrivait déjà Hugo en veine de pudeur, mais qui mène à la boucherie, pâtés et pâtée.

Or, à défaut de pâtés d'alouet­tes, à croire qu'ils se sont envo­lés, le destin offre à Pithiviers, en remplacement de ses fanto­ches politiciens, un camp de Juifs triés sur le volet parmi les plus indésirables. Autant dire le moyen d'étudier commodément la question, la science à portée de la main, l'instruction à domicile. Comment n'être pas cu­rieux de recueillir l'avis autorisé des Pithivériens ? D'autant que tout ça n'empêche pas les sentiments, car ici où Israël dans ses œuvres a été dénoncé aux jours triomphants du Front Popu, un voyage chez les Juifs au dressage ne s'entreprend point dans l'indifférence. L'allégresse sied, une allégresse toute raisonnable, et pas trop d'illusions.

 

La ballade des gendarmes

Je suis tenté de croire que le monde marchait mieux au siècle de Villon, les pendus ayant quel­que raison de gémissement, alors qu'aujourd'hui ce sont les gen­darmes qui geignent et soupirent. En gare d'Etampes, j'avais eu la bonne fortune d'apercevoir deux de ces représentants de la marée chaussée occupés à encadrer un délinquant dont la démarche de pied-plat était à cent mètres une révélation éclatante. Ainsi, deux heures durant, en bordure du Gâ­tinais et jusqu'aux premiers la­bours de Beauce, sur une ban­quette de bois d'un train des plus omnibus ; j'ai pu contempler un Juif qui « rejoignait ». Rien du tableau vengeur à la manière de la Justice poursuivant le Crime, et Bernard Lacache lui-même n'aurait pas trouvé là prétexte à faire photo de propagande anti­raciste.

Bien à l'aise dans un solide manteau de cuir, chaussures de ski aux pieds portant une valise et deux couvertures de laine « la victime » avait d’abord sagement pris place dans le  compartiment et joint les mains. A travers ses épais carreaux de myope, il détaillait l’un après l'autre ses compagnons de route, surtout les femmes,  d'un œil vert déteint presque recouvert par une graisse malsaine. Son sourire de traviole provocant, gardait l'espoir de revanches savantes dans la cruauté.

Cinq minutes plus tard. Le trio menait le jeu et régnait sur ces cochons de payants de troisième classe. Le sort, pensez donc, se montrait par trop injuste : ils étaient partis de Troyes de grand matin ; ils avaient supporté quatre heures d'attente à Paris ; Ils ne connaîtraient le repos pithivérien qu'au soleil couchant. Et un samedi ! dans un pays qui na­guère pratiquait  le blocage ra­tionnel des loisirs I

Un des pandores décrivait la servitude de son état, les étapes de vingt kilomètres par jour, le pinard rare au point qu'écœuré par la fadeur de l'eau, il agré­mentait l'onde pure d'un filet de vinaigre, vingt griefs de cet aca­bit dominés par l'écœurement de son âme « de devoir incarcé­rer des gens qui n'avaient rien fait ».

Un gendarme bucolique, en somme ! Dommage qu'ils aient eu moins de scrupules, au temps de Mandel : Alain Laubreaux, Charles Lesca, Thierry de Ludre abattu comme un chien sur les routes de l'exode, étaient enchaî­nés tels ..des condamnés à mort de droit commun. Du coup, le Juif retrouvait sa superbe, mul­tipliait les gestes des bras, posait sa dextre sur les genoux de ses gardes, et, dans un pathos tout parfumé de relents de ghetto, énumérait le cours des denrées rares et le tarif des wagons-res­taurants.

Ces premières plaintes rugies, il y eut une pause. L'un des gen­darmes succomba au sommeil, l'autre sortit de sa gibecière, non pas un code pénal ou des menot­tes, non pas le carnet à souches des contraventions ou le manuel mais deux œufs durs, un demi-camembert, du lard et une bouteille de rouge. Dès qu’il eut la bouche pleine le brigadier reprit l’exposé de sa pensée et le Juif tira des profondeurs de son cuir son litron individuel.

— Ni Laval ni personne du gouvernement n'a compris le problème proclamait l'idiot de Troyes en dodelinant du képi.

Heureusement que l'offensive anglaise à Saint-Nazaire prouve que ça mûrit, que ça est proche Remarquez. Saint-Nazaire, c’est pas leur plan : le vrai plan anglais, c'est via Ostende répétait-il finement, en stratège hu­maniste qui manie les sous-en­tendus.

Et pare ce qu'aujourd'hui les usagers du chemin de fer ont acquis quelque patience le monologue continua jusqu'à cette for­mule éblouissante du gendarme

— Une victoire de l'Allema­gne ça serait la ratification de ce qui se passe déjà, la suppres­sion définitive de toute espèce de liberté.

L'occasion était trop belle de lui couper le sifflet, mais un gendarme se venge en fermant les issues. Ainsi, portières closes, l’atmosphère devint lourde, pourtant personne ne posa au youpin réjoui la question de la reine d'Aragon au rabbin Zekhiel sur les raisons de la puanteur naturelle aux. Juifs.

Au terme du voyage, le gendarme  aida son client à descendre et. dans une bourrade amicale, jeta à la cantonade :

— Te voilà rendu, mon gars. C'est un mauvais moment à pas­ser. J'espère bien que ça ne durera pas et que tu reviendras nous voir à Troyes.

 

Il faut des volés satisfaits, des  cocus contents et, d'ailleurs, les Juifs comptent beaucoup sur la jobardise de l'indigène leur meilleure chance. Accuser le gendarme ? Vous ne trouvez pas qu'on abuse un peu du rôle de lampiste ? Laissons les généraux de Riom découvrir soudain que le coupable du désastre, c'est le sous-officier. Le pandore de Troyes tiendrait d'autres propos s'il sentait la poigne de ses chefs, car rien n'est plus résolument docile qu'un gendarme. Le sabotage commence aux échelons supérieur et descend vers le bas...précisément ce que devait faire la révolution nationale.

 

Les Juifs

en plein boulot

 

Pas besoin de visiter le camp pour être fixé rapidement sur l'activité des Juifs internés. Ils sont à Pithiviers, un peu plus de mille, répartis dans des baraques de bois dont nous reparlerons, gardés par des gendarmes qu'aident des sous-officiers de police mués en police auxiliaire. L’administration matérielle du camp relève d'un gestionnaire, le commandement d'un capi­taine de gendarmerie. Celui-ci a sans doute mieux à faire, le di­manche des Rameaux, que de croupir à Pithiviers, mais, après de laborieuses recherches, le planton de service dénicha son remplaçant, modeste adjudant dont la doctrine se résumait dans la formule reposante : pas  d’initiative, pas d’histoire.

A l’heure de la grand’messe, les premières corvées sortent du camp et, poussant. une voiture à bras, des groupes de six juifs s’acheminent chez le boulanger ou le boucher. A ne vous rien ca­cher, ils ont bonne mine, comme disaient les civils sous le règne de Gamelin ces youpins arbo­rent le pantalon de golf et les escarpins acajou, ou bien la te­nue de skieur ; d'autres assurent le ravitaillement quotidien, en pardessus agrémenté d'un foulard de soie blanche. Le cheveu long mais dégoulinant de brillan­tine. Bref, l'allure de personna­ges habitués a brasser de fruc­tueuses affaires dans la bonne lignée du commerce juif. Peut- être, pour les missions à l'exté­rieur, le capitaine de gendarmerie­ choisit-il que ses pensionnaires les plus élégants, car tout Pithiviers s'accorde a proclamer la crasse sordide ou plaît à vivre Israël dès qu'il se rapproche du ghetto ancestral ? Et l'ordonnateur du cortège s'y entend en dignité, car les Juifs circulent à pas lents sur l'avenue de la République qui mène au cœur de la petite cité. Gueules effroyables de Levantins, rebut d'Europe, rebut d’Asie, ils baragouinent dans leur jargon et font plus de bruit qu'une compagnie de troupiers en marche. Ceux qui, ont quelque lueur du français traversent la ville en conversant avec leurs gardiens, en toute cordialité et leur distribuent des ci­garettes.

Un indigène qui regardait le défilé me glissait à l'oreille le plus sérieusement du monde :

— Ce sont des Juifs. Si c'est pas malheureux, monsieur, de voir ça ! les humains sont retombés aux horreurs des guerres de religion. Remarquez que les Juifs sont peut-être néfastes, mais les voir ainsi avec des gendarmes, ça en fait des victimes dignes de pitié.

 

Brave cornichon pithivérien  

 

Il était prêt à faire le porteur de pain, peut-être à payer aux fils d'Israël une femme de ménage ! Il avait si peu souci du grand nombre de nécessiteux que, dans la répartition de l’humaine pitié, il atteignait l’habileté d’un intendant. Je n’avais point fini d’évoquer devant lui d’autres prisonniers de notre sang ceux-là, prisonniers en Allemagne, prisonniers retenus au Gabon par  l'Anglais, que, sa mission terminée, la corvée de pain redescendait vers la gare. Tout naturel­lement, la voiture à bras s'arrêta au coin de la rue Prudhomme, devant une pâtisserie. Comme un seul homme, les Juifs prirent leur tour dans la file d'attente des amateurs de pain d'épice. Peut-être touchent-ils des tickets la de pain supplémentaires ? On se  demande même pourquoi les youpins de Pithiviers n'ont pas  encore une carte de priorité valable dans les limites du département ? Leurs geôliers prenaient patience sur le trottoir. Dans quelques semaines, quand la saison sera plus clémente, Juifs et gendarmes pourront trinquer de compagnie à la terrasse des bistrots. A notre bonne santé.

Le train de Paris amène chaque matin un demi wagon de colis à destination du camp. Un Juif préside à la réception des  envois, tout à fait chez lui dans les locaux du chef de gare ; il ouvre les portes, serre les mains des employés, jette un regard complaisant sur leurs écritures et sort dignement sur le quai en serrant son nœud de cravate pa­pillon. De bien beaux colis, ma foi. De belle  taille ! Les fem­mes de nos prisonniers voudraient pouvoir en confectionner de pareils ! Un cheminot m'a donne la recette :

- leurs femmes sont à Paris pour la plupart et leurs stocks de sardines, de thon et de foie gras ne s’épuiseront pas demain. Et puis, Paris n’est pas loin ; alors les Juifs reçoivent des rôtis, des gigots tout cuits,  des poulets. Eux, ils savent se dém.... !

Ainsi s’explique les  propos  d’une blonde aryenne ; fort jolie qui proclamait à l’hôtel des touristes : 

-          Je ne crois pas qu’ils soient trop malheureux. Celui que je viens de voir n'est là que depuis sept mois et il a grossi de quinze kilogs.

Si vous connaissez un aryen qui, dans le même temps, ait battu ce record, je m’engage à lui offrir, à titre de prime, les œuvres de José Germain reliées plein veau bien entendu.

 

 

 

La « barbarie »   raciste  

 

 

 

.La conscience  universelle ne s’est    jamais émue des massacres saisonniers depuis ceux du boucher Staline jusqu'a la saignée des curés espagnols. Par contre, dès  qu'en Europe il fut marché sur le pied d'un Juif, la radio, la presse, le gou­vernement  au service d'Israël  déclenchaient un hourvari d'écorchés. M. Roosevelt ce délicat protecteur  des nègres à l’enseigne du Ku-Klux-Klan, dénonce­rait, s'il n'avait pas d'autres soucis pressants, la «  barbarie » raciste du camp de Pithiviers. Or, dans ce camp en tout cas, juifs se lèvent et se couchent selon l'horaire établi par leur seul bon plaisir, ils ne sont astreints a aucun travail et leur cantine est un des établissements commerciaux les mieux achalan­dés et les plus prospères de la région parisienne. Il ne leur manque ni un médecin ni un rabbin. Parfois, certains des in­ternés consentent à travailler hors du camp, expérience qui ne dure généralement pas, me répétait un paysan, pour les Juifs la terre est trop basse. Par contre, m'affirme-t-on, la mairie de Pithiviers emploie à ti­tre d'auxiliaire, gratuits six ou huit youpins capables de comprendre le français : côté salaire, rassurez-vous, ceux-là se

débrouillent toujours, soit au rayon car­tes d'identité, soit plus modestement en feuilles de ticket.

Les plus frileux préfèreraient leurs barbelés, car les baraque­ments ont été chauffés tout l'hi­ver et on y commence actuellement la toilette printanière des plafonds et des murs. Peintres et plâtriers de ce vieux pays gallo-romain s’affairent et tur­binent pendant que les Juifs dis­cutent allongés ou jouent au bal­lon. Avec la sérénité imbécile de l'homme qui reçoit les gifles, un entrepreneur me disait :

-          Oui, monsieur, on repeint, et  Juifs ne sont pas contents. Pourquoi ? Ils ont fini par donner leurs raisons. Ils interpel­laient mes ouvriers en ces termes : « Tas de pauvres c....  ,vous croyez peut-être que nous serons encore, là l’hiver prochain ? Roo­sevelt et Staline auront rétabli l’ordre bien avant : les comptes seront réglés. »

Et l’indigène encaisse sans sourciller. Rien ne l’étonne, rien ne le choque pourvu que l’injure vienne du Juif, pourvu que la faveur profite au Juif. A croire vraiment que le Français est définitivement judaïsé, maladie qui ne pardonne pas. Le même gars du bâtiment m’affirmait que les épouses des internés touchaient une allocation quotidienne de 23 francs, nouvelle incroyable entre toutes (je ne la crois pas) mais qui ne le scandalisait point. Pensez donc, la femme d’un prisonnier français, la femme d’un tué de 1940 reçoivent bien de la générosité de l’Etat 12 ou 14 francs par jour ! Alors de quoi se plaindrait-on, nom de Blum !

 

Scandales à la pelle

 

Autour des camps d’Israël, l’amateur de scandales n’aurait qu’à se baisser pour faire sa cueillette. Roi dans l’art de corrompre, le Juif utilise, on s’en doute la jobardise ou la complicité de ses prétendus bourreaux. Les relais de poste clandestins fonctionnent à merveille, les officines d’évasion aussi. Au restaurant, d’une table à l’autre, on vous propose, par exemple, « de faire passer un mot » au pauvre prisonnier.

Il y a mieux : le registre des « présents » s’accommode de disparitions momentanées : huit jours par-ci, une fin de semaine par-là. Que diantre, il faut bien que le youpin veille sur ses affaires  et sur sa famille abandonnée ! un cadeau remis à qui de droit fait fondre les barbelés : un manteau de fourrure, par exemple, vaut au généreux donateur quinze jours de permission et certaines femmes apportent la rançon dans leur valise... à tout hasard.

Rebecca profitait de son expédition chez le pauvre Jacob captif pour rentrer à Paris avec des provisions. Le résultat est simple : à Pithiviers et à vingt kilomètres à la ronde, il ne restait rien à vendre, Israël raflait tout et à n’importe quel prix. L’ampleur de la razzia a obligé l’autorité à prendre certaines mesures. Désormais, dans la petite gare, à chaque arrivée de train, les gendarmes demandent en principe leurs papiers aux voyageurs, mais toujours grand-père Lévy et belle-maman Cohen parviennent à franchir le barrage. Peut-être ne pourront-ils pas parler à leur « martyr », mais ils ne dédaignent pas la consolation et les profits qu’apportent un jambon, une motte de beurre ou deux dindons acquis à bon compte dans une ferme.

Pithiviers ? Un grouillement de reptiles autour du camp. A l’intérieur les Juifs se jalousent, se pillent, se lamentent, se dénoncent selon la tradition de la race. Tous envient Jean Zay coupable d’une vétille définie par le code « désertion en présence de l’ennemi », favorisé lui, par le sort, puisque chaque jour à la prison de Clermont-Ferrand, « M. le Ministre » prend ses repas en famille. La race élue ne peut tout de même pas casser les cailloux dans le Sud Tunisien, comme de vulgaires natifs de Pantin et de Belleville.

 

 

 

texte sélectionné et remis en forme par Jean Aikhenbaum

 

 

 

 

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 09:46

L’école...  l’apprentissage de la drogue

 

                                                                         Ninfa Alegria

 

 

 

 

            Parmi les dopants les plus souvent cités, on trouve les stimulants du système nerveux central tels les amphétamines, cocaïne ou caféine.  Les effets secondaires provoqués par ces drogues d’un usage fréquent chez les sportifs sont de plus en plus nombreux. Ces substances sont bien connues des spécialistes et du public au moins de nom. Il existe pourtant un deuxième groupe de substances dopantes, tout aussi dangereux pour la santé et pourtant beaucoup moins "médiatisé".

 

Anabolisants

 

 Les anabolisants stéroïdes, largement utilisés par les sportifs sont particulièrement dangereux.  Les chercheurs finlandais ont comparé la mortalité des sportifs de hauts niveaux qui ont participé à des championnats dans diverses disciplines entre 1977-1982, avec une population témoin. Les résultats sont alarmants. La mortalité chez les sportifs de haut niveau est de manière significative nettement plus élevée. D’un point de vue purement logique, c’est  totalement anormal, puisque pendant très longtemps le sport avait la réputation de compter parmi ses adhérents que des individus robustes, particulièrement résistants à l’effort physique. Les sportifs devraient être non seulement aptes à l’effort physique intense, mais être à l’abri de pathologies qui peuvent touchées d’autres catégories d’individus. La population témoin en revanche était composée d’individus fort divers, qui n’avaient pour la plupart du temps aucune règle d’hygiène alimentaire spécifique, certains étaient fumeurs, consommateurs occasionnel ou habituel d’alcool.  D'après les spécialistes la consommation de substances dopantes à base de stéroïdes porte l’entière responsabilité de cette surmortalité. Il semble utile de rappeler que les stéroïdes sont également fréquemment prescrits en médecine. Ce sont par exemple les corticoïdes ou les médicaments hormonaux destinés à traiter stérilité masculine parmi eux on trouve la testostérone. Les effets secondaires de ces anabolisants sont nombreux : hypertension, carcinome du foie, arthériosclérose, graves pathologies cardiaques,  stérilité, et perturbations d'ordre psychologique. La liste des pathologies liées à l'usage de ces substances s’allonge au fur et mesure des nouvelles recherches. La base de données MEDLINE fait état de morts soudaines d’athlètes après la consommation de stéroïdes. Les spécialistes allemands décrivent le décès d'un "bodybuilder" de 23 ans, mort à la suite d’une hypertrophie cardiaque, accompagnée d’une nécrose des cellules et d’une  fibrose du muscle cardiaque.

 

            Ces substances ont un effet de rémanence et continuent à agir même longtemps après leur ingestion. Dans le cas précis de ce "bodybuilder", le jeune garçon indépendamment des troubles immédiats caractéristiques à la prise de stéroïdes a vu ceux-ci persister deux ans après l'arrêt du dopage.

 

Je me dope,

tu te dopes

il ou elle se dope....

 

Quant la dope se démocratise...

 

Depuis une dizaine d’années le dopage à  l'hormone de croissance GH est un problème préoccupant. Aujourd’hui, on connaît bien les effets secondaires très néfastes qu’il a sur l'organisme. Ce produit ne pose aucune difficulté d’approvisionnement, on le trouve sur les marchés parallèles des médicaments et sur des sites internet. On ne sait que toujours très peu de chose sur la façon dont il agit et sur son action "stimulante" sur l'organisme. Il est considéré par les utilisateurs comme un puissant dopant. Récemment, un groupe de chercheurs suédois a voulu évaluer les effets de ce produit sur les performances sportives. A la surprise de tout les chercheurs les tests ont montré que cette prétendue capacité à augmenter les performances est en réalité insignifiante voire nulle, qui n’a aucun effet mesurable, mais qui est néanmoins extrêmement dangereux. Ces résultats mériteraient d’être connus du public ce qui contribuerait à faire chuter  la demande pour un  "produit soi-disant miraculeux", qui n’est qu’une esbroufe susceptible de mettre gravement à mal la santé des utilisateurs.

 

 

Le danger est actuellement préoccupant, ces anabolisants sont facilement accessibles et que les pouvoirs public n’ont aucun moyen efficace pour s’opposer à leur utilisation. La popularité de ce dopage chez les amateurs de sport et chez les jeunes qui désirent "améliorer leur look" est telle que les scientifiques allemands ont considérés qu’il était nécessaire d'organiser une grande campagne médiatique sur les risques liés à l'usage des stéroïdes. Aux Etats Unis,  l’accroissement des consommateurs est considéré par les pouvoirs publics comme l’un des plus graves problèmes de santé publique. D'après les données américaines, aux USA environ 3  millions de personnes prennent de façon régulière des anabolisants stéroïdes. La majorité sont des jeunes dont la moyenne d’âge est de 25 ans. D’après des études faites en Suède 3% des élèves ont déjà essayé "d’améliorer leurs performances"  à l’aide de stéroïdes. Les autorités suédoises reconnaissent qu’elles n’ont aucun moyen efficace pour lutter contre ce fléau.  Ces substances tout comme les autres drogues ne posent pas de problème d’approvisionnement.  Des dealers en proposent à l’intérieur même des lycées. Le gouvernement prévoit de lancer une vaste campagne d'information ainsi qu’un programme "anti anabolisant" destiné à sensibiliser la jeunesse. Sur ce sujet, nous ne disposons malheureusement d’aucune information pour la France. Nous avons tout lieu de supposer que ce problème après avoir touché les pays scandinaves ne s’arrêtera certainement pas à nos frontières. Les spécialistes américains quant à eux confirment non seulement les risques liés à la prise de ces substances mais également le danger lors de prise par injection dans des conditions qui sont "loin d'être stériles". Sur le plan clinique les usagers de ces drogues sont de plus en plus vulnérables. L’effondrement de leur système immunitaire favorisent leur contamination par HIV, hépatite B et C, etc. Les médecins ont également remarqué chez les usagers de ce type de drogue des infections par staphylocoques, streptocoques ou mycobacteries.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 11:06
Quelques bonnes raisons pour manger des asperges

 

 

Asparagus sp.(Asparagaceae)

Ce que l’on peut en dire

           

Le genre Asparagus compte trois cents espèces dont une, l'Asparagus officinalis est un excellent légume. Vous avez la possibilité de le  cultiver dans votre jardin, mais également  en pot dans votre appartement. Il est encore le trouver à l'état sauvage en Europe Orientale et Méridionale. En France, il est fréquent de rencontrer cette espèce dans les vignes et les clairières du midi, où elle  pousse spontanément. L'Asperge est  connue et consommée depuis la plus haute antiquité. C’est Linné qui  la nomma "officinalis" en raison de ses propriétés médicinales et de la  place importante qu'elle occupe dans la pharmacopée européenne.

Pour les cultiver

Quelques  espèces et variétés qui sont commercialisées comme   plantes ornementales d'intérieur. Parmi elles vous trouverez : l'Asparagus densiflorus et l'Asparagus setaceus.

L'hiver,  vaporisez régulièrement les feuilles de l'Asparagus setaceus avec une eau qui soit à température ambiante.

 Vous la multiplierez  par division ou par  semis.

 

Croyances populaires

Asparagus africanus est utilisée en Afrique pour combattre les esprits qui prennent possession du corps d’un vivant. Cette plante contrecarre les projets magiques des personnes malveillantes. 

Des recherches scientifiques confirment en partie cet usage "magique" car la plante donne de très bons résultats dans de nombreuses  maladies psychosomatiques.

 

Plante ligneuse qui durcit en vieillissant, elle s'adresse aux aigris qui ont de l'amertume et de la rancœur à revendre. Aux gens avares de leurs sentiments et dont l’intérêt est uniquement focalisé sur leur propre personne. Vous les identifierez aisément. Ils ne parlent que d'eux. Si la conversation dévie, ils s'enferment ou vous quitte. L'autre à leurs yeux n'a d'importance, que s'il est là pour les valoriser. Elle s'adresse également à ceux dont le stress provoque des nausées ou de violents  maux de tête.  

 

 

Vertus thérapeutiques

En médecine ayurvédique c’est Asparagus racemosus qui est utilisé.  Les racines sont cuites dans du lait. Elles sont préconisées pour les défaillances physiques,  aux mères qui allaitent, et dans les maladies fiévreuses (Rhumes, grippes, angines)*. De nombreux  auteurs confirment que  l'infusion des racines de cette plante éradique  l'éruption de la variole à ses débuts. On l'utilise également pour espacer et  atténuer les crises d'épilepsie. Une autre espèce Asparagus floribundus est connue pour ses vertus  toniques et sédatives. Les feuilles sont  prescrites en infusion dans les fatigues intenses, mais également aux  anxieux aux  nerveux et aux insomniaques. Dans la médecine ayurvédique on prescrit les cataplasmes de feuilles de cette plante pour combattre l’affaiblissement de la vue.

En Afrique on utilise les feuilles et les fruits d'Asparagus racemosus comme anti-inflammatoires et diurétiques et laxatifs. On les ordonne plus spécifiquement dans les rhumatismes articulaires, dans l’obésité, la cellulite et dans la constipation.  Les feuilles et les racines d'Asparagus africanus sont utilisées comme les diurétiques, dans le traitement de la syphilis et dans les hématuries (émission de sang par les voies urinaires). Les feuilles de cette espèce sont appliquées par les femmes africaines en  cataplasmes pour faire pousser et renforcer leurs cheveux. Les recherches scientifiques démontrent  que l'extrait des espèces africaines est  cardiotonique. L'Asparagus africanus est aussi une des rares espèces qui a une action confirmée dans le traitement des infections par les amibes (et plus précisément contre l'Entamobea histolytica). La plante est  également galactagogue (augmente la sécrétion de lait).  Les femmes de certaines régions d’Afrique font des cataplasmes de feuilles pour développer  le volume de leurs seins.  Les  expériences faites sur des  animaux confirment  la capacité de cette plante a accroître le volume des glandes mammaires.

L'Asparagus racemosus démontre in vitro son pouvoir de s'opposer à certains types de cancer de la peau. La plante possède  également une forte action antibiotique et immunostimulante. Tout dernièrement des recherches  ont  mis en évidence  sa capacité à guérir    les dommages causés au  système gastrique par les stress. Cette espèce a incontestablement   un grand avenir  en  phytothérapie. Sur le continent africain on utilise également Asparagus buchananii comme antiparasitaire.

En Chine, on utilise Asparagus lucidus (la racine est vendue sur  les marchés publics,  mais sa  préparation n'est pas très bien connue) comme tonique et expectorant.

L'usage de l'Asparagus officinalis a une longue histoire dans la thérapie traditionnelle en Europe. Diascoride, Pline l'Ancien, Galien la recommandait pour traiter les affections du foie et les coliques néphrétiques. Pline la considérait de plus, comme  aphrodisiaque. La réputation d'aphrodisiaque que possède cette plante est encore vivace  dans les traditions populaires européennes.  En  France dans la région d'Argenteuil le  professeur Delaveau en fait état. L'asperge divisa les naturalistes et les médecins. Des médecins et naturalistes tels que  Horst, Chomel, Gendrin estimaient qu’elle était un excellent remède contre les obstructions (calculs) urinaires. L'asperge entrait dans la composition  de diverses préparations dont le célèbre “sirop de cinq racines". Ce  remède était considéré comme une panacée. D'autres médecins, comme Chaumenton et De La Harpe contestaient les propriétés diurétiques de cette plante. Boerhaave et Bouchardt déconseillaient son usage pour résoudre les problèmes des voies urinaires. Aujourd’hui, tout le monde s'accorde pour reconnaitre ses capacités diurétiques. Toutefois, son usage est déconseillé  dans les inflammations des voies urinaires, "l'asperge irrite l'épithélium". Les anciennes polémiques reposent probablement sur la diversité  de    "catégories d'asperges" qui était prescrite.  

Broussais utilisait le sirop de pointes d'Asperges pour soigner  les troubles cardiaques. Ce remède est particulièrement efficace    contre les palpitations***. L'asperge est utilisé pour traiter les personnes qui souffrent de rétention hydrosodée (obésité-cellulite) et les cardiaques pour leur éviter les œdèmes aux membres inférieurs. Mais il est préférable de s'en abstenir dans  l'artériosclérose, la goutte, et dans les inflammations des voies urinaires. Dans certaines régions d'Europe Centrale on utilise les asperges pour expulser un objet aigu avalé malencontreusement. On mange  le plus possible d'asperges cuites avec leurs queues filandreuses. Les fibres, non assimilables, enrobent l'objet et permettent bien souvent son expulsion. La consommation des plantes du genre Asparagus est contre indiquée dans les cas de cystite et de rhumatismes articulaires aigus.

Préparations diverses ;

 3g de poudre de racines séchées, (la valeur d’une demi-cuillerée à café) que l'on mélange à une tasse de lait  chaud et auquel  on ajoute une cuillerée de miel.

 Les feuilles  en infusion à raison de 2 à 3 pincées pour une tasse d’eau. Porter à ébullition. Laisser infuser 10 minutes. Prendre 3 tasses par jour avant les repas. 

Les racines se font en décoction 40 grammes pour un litre d'eau, prise avant le repas. Laisser infuser 25 minutes prendre 3 tasses par petites gorgées réparties sur la journée.

Les cataplasmes de feuilles se font  en infusant préalablement les feuilles, et s’appliquent  à l’aide d’une compresse.

Préparation du sirop : Sirop de pointes d'asperges, comme sédatif cardiaque: extraire au mixer le jus d'un kilo d'asperges et le passer au papier filtre, le faire cuire au bain-marie avec le double de son poids de sucre. Le sirop doit être conservé en flacons hermétiquement fermés. Prendre 2 cuillerées le matin et le soir.

Piotr Daszkiewicz

Jean Aikhenbaum

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 23:22

 

 

 

 

 

 

 

Cancer : Pour en finir avec les allumés du citron….

 

 

 

Reçu ce petit libelle dont j’ai sélectionné les passages croustillants… le drame avec internet, c’est qu’il ya de la place pour tout, et surtout pour n’importe quoi.
Je vous disais donc, que j’ai reçu de plusieurs correspondants, cette petite information que les laboratoires nous cache, bien entendu, dans un but bien évidemment conspirationniste et surtout pour gagner plein de fric. C’est pas nouveau, les labos on intérêt à faire en sorte que des vérités essentielles capables d’apporter le soulagement à nos maux, ne soient divulgués que lorsqu’ils en possèdent la totale maitrise. Et là, en l’occurrence pas de détail, la pathologie, c’est le cancer et oui et en plus sous ses formes les plus variées et le remède , simple comme bonjour… il fallait y penser : le citron. Ben voyons !  

 

 

 

Que nous dit le petit libelle adressé soi-disant par

 

L’Institut de Sciences de la santé, L.L.C. 819 N. Rue Charles Baltimore, MD 1201.

Ceci est la dernière nouveauté en médecine, effective pour contrer le cancer !!!
Lisez avec attention le message que l'on vient de m'envoyer, j'espère que vous le ferez suivre !!!
– on est pas à une connerie près.

Les bienfaits du citron.

Le citron (citrus) est un produit miraculeux pour tuer les cellules cancéreuses.
Il est 10.000 fois plus puissant que la chimiothérapie.
Pourquoi ne sommes-nous pas au courant de cela ?
Parce qu'il existe des laboratoires intéressés par la fabrication d'une version synthétique qui leur rapportera d'énormes bénéfices.
Vous pouvez désormais aider un ami qui en a besoin en lui faisant savoir que le jus de citron lui est bénéfique pour prévenir la maladie.
Son goût est agréable et il ne produit pas les horribles effets de la chimiothérapie.

 

 

 

Combien de personnes meurent pendant que ce secret est jalousement gardé pour ne pas porter atteinte aux bénéfices multimilionnaires de grandes corporations ?
…. On lui attribue plusieurs vertus mais la plus intéressante est l'effet qu'elle produit sur les kystes et les tumeurs.
Cette plante est un remède prouvé contre les cancers de tous types. Certains affirment qu'elle est de grande utilité dans toutes les variantes de cancer
.

 

 
….La source de cette information est fascinante: elle provient d'un des plus grands fabricants de médicaments au monde, qui affirme qu'après plus de 20 essais effectués en laboratoire depuis 1970, les extraits ont révélé que:
Il détruit les cellules malignes dans 12 types de cancer, y compris celui du côlon, du sein, de la prostate, du poumon et du pancréas...
Les composés de cet arbre ont démontré agir 10.000 fois mieux que le produit Adriamycin, une drogue chimiothérapeute normalement utilisée dans le monde, en ralentissant la croissance des cellules du cancer.

 

Donc, bande de nuls, si vous mourrez  du cancer, c’est entièrement de votre faute. Au placard la chimiothérapie, puisqu’on vous dit qu’un zeste de citron est 10.000 fois plus actif, en rien de temps oublié votre cancer, disparu….. !

 

 

 

Il se trouve, qu’il y a de cela quelques années nous avions fait un travail sur la phytothérapie et  sur les vertus des agrumes et dans lequel nous disions ceci :

 

(les références scientifiques et bibliographiques consultées pour la rédaction de ce travail sont à disposition sur demande)

 

 

 

 

 

Agrumes genre Citrus (Rutaceae)

 

généralités

 

Les citrons, les oranges et les mandarines sont de plus en plus souvent cultivés en tant que plantes d'intérieur. Il vous est possible d’acheter des arbres qui ont déjà une taille impressionnante chez les pépiniéristes et horticulteurs. Vous pouvez également les cultiver à partir de pépins. Vous trouverez de nombreuses variétés qui n'offrent aucune difficulté et qui s'acclimatent facilement en appartement. Les auteurs de ce livre cultivent avec succès et retirent beaucoup de satisfaction d’une variété de citron appelée Ponderosa.

 

soins et culture

 

La température que vous devez donner à cette espèce ne doit pas être inférieure à 12°C en hiver. Elle n’a aucune exigence particulière quant à l'humidité. Toutefois, il est important de vous les bassiniez et vaporisiez ses feuilles fréquemment. Vous les arroserez à volonté en été, plus modérément en hiver. Pour vos cultures d'intérieures les conditions sont pratiquement identiques pour toutes les espèces citées.

 

magie, croyance, légendes, psychologie

 

Il existe de nombreuses légendes et traditions magiques sur les plantes du genre Citrus. En Asie sud-est les feuilles du citronnier sont considérées être aphrodisiaques et de ce fait font partie de nombreuses préparations utilisées dans les "tisanes d'amour". Dans certaines cultures, servir trop fréquemment de la tarte au citron est le signe d'une infidélité conjugale. Pour les Indiens, le citron est le symbole de l'amour devenu amer après la mort de l'un des partenaires. Les sorciers en Europe utilisaient le jus du citron pour nettoyer les objets magiques récupérés lorsqu'ils avaient séjournés ou étaient préalablement possédés par un tiers. Ainsi, ils effaçaient l'influence négative de l'ancien détenteur. Enfin, c'est une plante qui était réputée également pour faire peur et faire fuir les esprits malfaisants. Les pépins d'oranges servent encore de talismans amoureux. Dans certaines régions du sud est asiatique, celui ou celle, qui veut attiser le désir de partenaire doit en porter quelques uns en permanence, jusqu'à ce que l'élu succombe. Mais dans la culture de certains pays (particulièrement espagnole), ce fruit est le symbole de la prostitution.

 

En thérapie affective, comportementale et symbolique

 

Leur présence est recommandée aux personnes qui ont des difficultés à surmonter les problèmes occasionnés par une séparation. Dans les perturbations de l’émotivité, liée aux regrets de ne pas arriver à la hauteur de ses ambitions. Aux indécis permanents, qui perdent du temps dans leur choix. Elle permet de se libérer des tensions musculaires chroniques et développe le pouvoir de concentration.

 

S’utilise en tant que plante ornementale mais également en préparation comme pour les eaux de plantes et de fleurs solarisées (voir page....)

 

médecine, thérapie

 

En Chine du onzième siècle, comme en témoigne l'ouvrage de Han Yen Chih sous l'empereur de Yen-Tsung de la dynastie Sung, la culture des agrumes était très développée. L'écorce des fruits du genre Citrus était considérée par les médecins chinois comme une panacée. Ils s'en servaient aussi bien que dans le traitement des intoxications, des maladies parasitaires que pour soigner le cancer du sein.

 

On retrouve ces fruits dans le traité de Teophraste qui décrit les propriétés antidote de leurs feuilles contre les poisons. Cette vertu thérapeutique est également reprise par Pline et Dioscoride. Le grand savant perse Ali ben Rabban et Tabary (neuvième siècle) préconisait l'usage en décoction* des pépins contre les morsures de scorpions. Enfin les feuilles** des Citrus sont sans aucun doute l’une des espèces parmi les mieux connue de l'histoire de la médecine. Elles étaient prescrites pour traiter les morsures de serpents, contre les insectes, l'asthme, la constipation, les cancers, les maladies parasitaires, les coliques, les nausées, les maux de tête, les maladies de foie, l'insuffisance hépatique, la toux, les fièvres, la goutte, les laryngites, et pour se protéger des épidémies.

 

Aujourd'hui, la recherche scientifique ne confirme qu'une partie de ces vertus.

 

* cette préparation se fait à raison une cuillerée à soupe pour 1 tasse d'eau. Porter à ébullition pendant 20 minutes, laisser infuser 30 minutes. (recette contre les morsures de scorpions et de serpents non confirmée). En boire le plus possible tout au long de la journée.

 

** Les feuilles peuvent se prendre soit en infusion : à raison de 2 à 3 pincées pour une tasse d'eau porter à ébullition pendant 2 minutes. Laisser infuser 15 minutes. Boire 3 à 4 tasses par jour.

 

ou en alcoolat : en laissant macérer les feuilles dans leur double volume d'alcool de fruits pendant 1 mois. Prendre 30 à 50 gouttes 2 à 3 fois par jour.

 

Citron

 

(Citrus limon)

Le fruit est un remède efficace contre le scorbut, l'urémie. Il est également antirhumatismal, désinfectant, astringent*. De l'écorce du fruit on extrait une essence, très utilisée en parfumerie. La pulpe est un excellent bactéricide. Depuis longtemps la médecine populaire géorgienne utilise le jus de citron en gargarisme pour soigner les malades atteints de diphtérie. Le jus mélangé avec de l'eau est utilisé dans cette région pour traiter les maladies des voies biliaires et du foie.

* se prend tel pressé ou coupé avec de l'eau.

Oranger doux

(Citrus sinensis)

Médecine

On utilise les fruits et les feuilles de cet arbre. Ses propriétés sont laxatives. Les guérisseurs africains prescrivent les feuilles* pour combattre les fièvres, la grippe et les bronchites. Ils s'en servent également en fumigation pour traiter les malades atteints de malaria.

* même préparation que la recette précédente.

Oranger amer

(Citrus aurantium)

Médecine

Les feuilles* en infusion sont digestives et antispasmodiques. Elles sont indiquées dans les brûlures d'estomac, les indigestions, les aigreurs et ballonnements. Elles entrent également dans la préparation d'une huile essentielle.

Les fleurs** en infusion sont calmantes, sédatives, antispasmodiques, elles sont idéales pour calmer l'excitation des jeunes enfants. Elles combattent l'insomnie en douceur, procurent un sommeil léger et réparateur.

Le zeste*** de fruits contient une quantité importante d'acide linéolique est digestif et stomachique, il est indiqué dans la constipation et contre le cholestérol.

Les fleurs se préparent en infusion, en sirop,

Le zeste en infusion , en teinture, en poudre, en alcoolat

* elles se préparent en infusion à raison de 2 à 3 pincées pour une tasse d'eau. Porter à ébullition pendant 3 minutes, laisser infuser 10 minutes. Prendre 2 à 3 tasses par jour.

** l'équivalent de 2 pincées pour une tasse d'eau. Verser l'eau bouillante. Laisser infuser 15 minutes. Prendre 2 à 4 tasses par jour.

***Les zestes peuvent se prendre soit en décoction : à raison de 2 à 3 pincées pour une tasse d'eau porter à ébullition pendant 15 minutes. Laisser infuser 30 minutes. Boire 2 à 3 tasses par jour.

ou en alcoolat : en laissant macérer les zestes finement coupés dans leur double volume d'alcool de fruits pendant 1 mois. Prendre 30 à 50 gouttes 2 à 3 fois par jour.

Autres plantes du genre Citrus

Bergamote

Citrus bergamia

Médecine

L'essence de bergamote est employée pour la production de l'eau de Cologne. Cette plante est un stimulant antiseptique préconisé en cas de dépression, d'anxiété, dans les maladies de la peau et les infections des voies urinaires.

Vous pouvez vous servir en usage thérapeutique des feuilles, des fleurs en infusion* la pulpe, les grains et l'écorce en décoction **

* cette infusion s’obtient en mettant quelques fleurs dans une tasse d'eau bouillante. On laisse infuser 1 heure, on filtre, on chauffe légèrement, on prend 3 à 4 tasses par jour avant les repas.

** On laisse macérer dans un litre d'eau bouillante pendant 1 heure, l'équivalent d'une cuillerée à café pour une tasse d'eau de la pulpe ou des grains de la plante. Filtrer. Chauffer légèrement et boire 3 tasses par jour entre les repas.

Attention!!! L'huile essentielle de certains agrumes (dont la bergamote) augmente photosensibilité de la peau et exige de prendre quelques précautions lors des expositions au soleil !!!

Mandarine

Citrus reticulata

Médecine

L'écorce* est utilisée en médecine chinoise contre les fluxions de poitrine, la congestion et la malaria.

* Vous pouvez préparer l'écorce soit en décoction : à raison de 2 à 3 pincées pour une tasse d'eau porter à ébullition pendant 15 minutes. Laisser infuser 30 minutes. Boire 2 à 3 tasses par jour.

en alcoolat : en la laissant macérer coupés dans son double volume d'alcool de fruits pendant 1 mois. Prendre 30 à 50 gouttes 2 à 3 fois par jour.

 

 

 

Piotr Daszkiewicz

 

Jean Aikhenbaum

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 09:08

 

  Justification de l'antisémitisme du 3ème Reich

 

Le racisme antisémite est de nouveau au premier plan de la politique national-so­cialiste du Troisième Reich. (article publié le 30 novembre 1935)

Le 28 novembre, dans une interview, Adolf Hitler faisait les déclarations les plus nettes à cet égard : « La nécessité de combattre le bolchevisme est, affirmait-il, l'une des raisons fondamentales de la lé­gislation relative aux Juifs en Allema­gne... »

 

Comme le chef suprême de la nouvelle Allemagne avait eu soin de répandre ses déclarations dans le monde entier, on ne pouvait se méprendre ni sur leur signi­fication, ni sur leur importance réelle. Non seulement le Führer n'arrondissait pas les angles... Non seulement il ne cherchait pas à détourner l'attention de l'antisémitisme nazi... Mais il affirmait l'intention de le justifier en l'expliquant, sans faux sem­blants, à la face des nations.

 

    Nécessité d'agir en raison des agitateurs bolcheviques et des influences juives destructives

 

Adolf Hitler ajoutait : « Cette législa­tion n'est pas antisémite ; elle est pro-allemande. Par ces lois, les droits des Allemands seront protégés contre les in­fluences juives destructives. Presque tous les agitateurs bolcheviques en Allemagne ont été des Juifs. L'Allemagne, qui n'est sé­parée de la Russie soviétique que par quel­ques lieues, a besoin de mesures perma­nentes et pratiques afin de défendre le Reich contre l'activité de ces agents du bolchevisme. »

Après avoir souligné que nombre d'Alle­mands, officiers démobilisés et intellec­tuels prolétarisés, avaient dû se procurer à grand peine des emplois manuels, le Führer poursuivait : «  Les Juifs, qui re­présentent moins de un pour cent de la po­pulation, ont cherché à occuper les fonc­tions des chefs intellectuels et envahi les professions libérales telles que le barreau, la médecine, etc... Or, l'influence destruc­tive des intellectuels juifs s'est étendue sur toute l'Allemagne. De ce fait, il est devenu nécessaire de prendre des mesures tendant à supprimer cette action destructive et à établir une division nette entre les deux races. »

 

Pogroms à froid

 

Les déclarations d’Hitler ne sont d’ailleurs point intervenues à l’improviste... c’est ainsi que le Rheinisch – Westphälische Zeintung ; organe des industriels nationaux-libéraux, puis populiste... publiait un article dès le 24 novembre pour répondre au Times, par ailleurs favorable au rapprochement avec l’Allemagne, mais qui venait de publier un réquisitoire contre la persécution des Juifs dans le Reich et qui parlait de pogroms à froid.

 

 

Quand les élites juives reconnaisssent trahir .... 

 

...la haute trahison n'était pas un acte déshonorant. L'auteur cité, un certain Tucholsky, fort connu sous divers pseudonymes tel que Panther, ajoutait même :  Nous sommes des traîtres... Je parle en pleine conscience... C'était un Juif, citoyen allemand.      

Citations équivalentes pour Georg Hermann, pour le fameux Ernst Toller... Tous deux écrivains juifs allemands... D'autres suivaient : Feuchtwanger, Ferdinand Bruckner, Arnold Zweig, Friedriech Wolf, Kerr, Piscator... pour ne nommer que les  plus connus dans le monde des lettres et des arts. Tous proférant des blasphèmes identiques et les menaces les plus sanglantes...

 

 

Et, s'adressant de nouveau au Times, le journal allemand demandait si la question juive, telle que l'avait résolue le Troisième Reich, pouvait constituer en toute justice un obstacle à la compréhension entre na­tions ou si, plutôt, elle ne se présentait pas comme un devoir de compréhension...

 

 

Les Juifs avaient, expliquait-il, tenté de tout corrompre, de tout détruire en Allemagne par la bolchevisation générale de l'intelligence, de l'art, des mœurs et de la politi­que. Ils avaient étalé un maximum de per­versité agissante de la fin de la guerre à l'avènement d'Hitler en 1933. L'étude im­partiale de cette période le prouve...

 

En conséquence, le devoir des autres nations, qui peuvent être menacées dans leur structure même comme l'Allemagne l'a été, est d'admettre que le Troisième Reich a ses raisons de faire en sorte que cela ne recommence plus.

 

Une autre feuille, toute nouvelle celle-là, le Judenkenner, spécialisée dans l'anti­sémitisme sous toutes ses formes, publiait quatre jours avant, le 20 novembre, un article de tête particulièrement significatif, intitulé : Reconstruction, Adolf Hitler y était célébré comme l'artisan d'une œuvre grandiose, d'une œuvre belle entre toutes, parce qu'elle ne serait pas faite de ma­tière au sens ordinaire du mot, mais d’être humains...

 

Poursuite contre les Juifs étrangers

 

...on s’est réservé la possibilité de freiner la politique actuelle,: de même, dans le cas des poursuites contre des juifs étrangers, pour lesquelles l'autorisation du ministre de l'Intérieur sera nécessaire, on a pensé à des difficultés éventuelles avec les autres gouvernements. M. Salo­mon, gros banquier de New York, pourra évidem­ment se permettre avec des « aryennes » ce qui sera interdit à M. Lévy, brocanteur venu de la Bessarabie.

 

L'antisémitisme créateur de chômage !

 

Bien que l'on ait abaissé de 45 à 35 ans l'âge cano­nique pour les domestiques femmes chez les juifs, il y là une question qui reste délicate, pour les ménages israélites comme pour leurs cuisinières. Celles-ci vont se trouver en grand nombre sur le pavé à la date du 1er janvier, ou les nouvelles lois entrent en vigueur. Quant aux maîtresses de maison, elles risquent de ne plus trouver le personnel dont elles ont besoin  les domestiques de plus de 35 ans ne sont pas tellement nombreuses. On parle déjà, dans les milieux israélites de Berlin et de quelques autres grandes villes, de les remplacer par des hommes. En effet, la loi n'interdit pas aux « aryens » du sexe masculin de se placer chez des juifs : hommage inconscient du législateur national-socialiste à la vertu de leurs épouses.

 

« Nordique du crâne à la semelle ».

 

Dans un film qui la révéla jadis au grand publie, Marlène Dietrich chantait « Je suis faite pour l'amour de la tête aux pieds. Se souvenant sans doute de ce refrain, un cordonnier de Berlin vient de prendre pour enseigne « Nordische Grossbe. sohlung (grand ressemelage nordique), sous prétexta qu'un parfait  aryen, ou nordique, devait l'être depuis le crâne jusqu'à la semelle.

On s'est aperçu, hélas ! que ce prétendu descendant de Hans Sachs était lui-même un non-aryen

 

Une étude de la France racique

 

Les racistes allemands ne limitent pas leurs études à leur pays. Ils prétendent renouveler, leur point de vue, l'histoire et la psychologie des peuples. Voici, par exemple, M. Bernhard Pier, qui consacre deux brochures à des « Considérations racistes et biologiques sur l'histoire » de la France et de l'Angleterre. Ses vues ne sont pas entièrement originales, elles rappellent souvent Gobineau, Chamberlain et d'autres. Notons qu'il ne se rallie pas à une thèse assez répandue chez nous, d'après laquelle les Celtes ou Gaulois formeraient l'élément de base de la population française

publié par Je suis partout n° 262– 30.11.35 p.6

 

Texte mis en forme et sélectionné par Jean Aikhenbaum

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 13:46

Un mystérieux institut des cerveaux à Moscou

                                                           

Après la pérestroika et la chute du communisme plusieurs institutions de l'ex-URSS restent encore pour les responsables occidentaux l’objet d'une grande énigme. C'est le cas de l'institut du cerveau qui se trouve à Moscou. Tous les travaux de l'institut sont confidentiels et sévèrement contrôlés, l’accès aux étrangers est strictement contrôlé. Les recherches sont considérées comme top secret. Aucun journaliste ou historien des sciences n’a autorisation de pénétrer dans les lieux pour consulter les archives de cette institution phare dont l’origine remonte à l'époque de la grandeur de la science soviétique.

 

Objectif, démontrer la supériorité de la conception matérialiste du monde - faire un homme supérieur aux ordres et au service du Parti !

 

Tout a débuté en 1925, lorsque le pouvoir a décidé de créer pas moins de trois laboratoires afin  d’étudier le cerveau de Lénine. Ces laboratoires ont été par la suite réunis dans une nouvelle structure appelée "Institut Soviétique du Cerveau. Au cours des années vingt et trente la presse soviétique aux ordres du pouvoir a publié et à couvert d’éloges les travaux de cet institut. Le message était clair et devait faire état de l'avance de la science soviétique. Ce discours devait également démontrer la supériorité et la victoire de la conception matérialiste du monde. Le but des soviétiques était de démontrer en s’appuyant sur les recherches que le génie humain reposait sur des bases exclusivement  matérielles ; celles-ci avaient également pour objectif de trouver l'explication physiologique et anatomique de toutes les réactions humaines. Cet institut ne devait pas se contenter de faire de la science théorique, il avait l’obligation de trouver des applications pratiques au matérialisme dialectique censé être la base de toute loi naturelle. L’orientation donnée aux recherches devait ouvrir la voie à la création du nouvel homme soviétique. Un homme supérieur, un génie au service et aux ordres du parti.

 

Des recherches tenues secrètes

 

Dès les années trente les recherches effectuées dans les laboratoires de l’institut ont de plus en plus été tenues secrètes. La collection de cerveaux des dirigeants communistes ont augmenté d’année en année. Bien sûr, et c’est une évidence le cerveau de Lénine ne pouvait souffrir d’aucune comparaison, il devait apporter la preuve qu’il ne pouvait appartenir qu’à un génie d’exception. La raison est facilement compréhensible, dans le cas contraire cela aurait entraîner une catastrophe pour la cause du prolétariat à un niveau international. Les camarades communistes qui avaient en charge la sécurité de l’information ont sagement préféré écarter une situation qu’ils maîtriseraient mal. Ils ont évité que leur discours se prête à de malveillantes réfutations. Ils ont alors tout simplement décidé de rendre secrètes les recherches du laboratoire sur les cerveaux des  génies soviétiques. L'institut est toujours considéré parmi les meilleurs de ceux que comptaient l’ex URSS. Il est bien équipé, les chercheurs ont un excellent niveau, bon nombre d’entre eux ont fait des stages en France et en Allemagne. Les méthodes utilisées sont celles qui ont été mises au point par le Dr. Oscar Vogt, un neurologiste allemand qui a travaillé en collaboration étroite avec les chercheurs de l'institut. Ce chercheur étranger a eu le rare privilège non seulement de voir le cerveau de Lénine, il a eu également l’insigne honneur de pouvoir l’étudier !

 

  Des cerveaux de Nobel et d’écrivains

 

Parmi les cerveaux célèbres mis à disposition de l'institut, indépendamment de ceux des dirigeants soviétiques, dont celui de Kirov assassiné en 1934, on peut trouver ceux de savants de réputation internationale. Le laboratoire possède celui de Pavlov prix Nobel de médecine, de Ciolkowski, pionnier des constructions aérospatiales, de  Mitchourin considéré comme un génie en sciences biologiques, celui des prix Nobel de physique Landau et récemment celui de Sacharov. Il dispose également des cerveaux  d’écrivains tels Maiakovski, Gorki, Bielyj. Le pouvoir soviétique, ne s’est jamais soucié des dernières volontés des individus et n’a jamais demandé de quelconques autorisations préalables. Rares sont ceux qui, comme Andriei Sacharov ont donné leur accord de leur vivant "à la science soviétique" pour disposer  de leur cerveau après leur mort

Les résultats des recherches ont bien entendu été dans le sens attendu par la nomenclatura, par exemple le cerveau de Maiakowski est considéré "plus complexe que les autres". Mais bien sur cela va de soi, toutefois bien moins que celui de Lénine. Dans les années trente une note en ce sens a été adressée à Staline. Le Directeur de l'institut déclara que les recherches sur le cerveau de Lénine étaient enfin terminées après dix ans d’analyses, le génie de cet homme d’exception avait été mis en évidence de manière irréfutable grâce à la supériorité de la science soviétique.

Les recherches dans cette voie se poursuivirent (et se poursuivent probablement encore). Les chercheurs de l’institut avaient la ferme conviction que les traits psychologiques de l'homme sont reflétés dans l'anatomie de son cerveau. Il suffit de comparer et de trouver ce qui fait la différence.

 

Comment a été découvert le pot aux roses ?

 

Tout récemment une partie des mystères qui entouraient les recherches de l'Institut a été par le plus grand hasard partiellement levée. Cette découverte nous la devons non à des spécialistes de l'histoire des sciences, mais à Mme le professeur M. Spivak qui préparait la biographie de quelques écrivains dont celle de Bielyj. Elle s'adressa à l'Institut du Cerveau pour avoir un complément de documentation sur cet écrivain afin de compléter ses travaux. L'institut refusa de donner de quelconques informations et expliqua dans sa réponse qu'il ne disposait d'aucune archive sur ce sujet. La chance sourit au  professeur Spivak et le hasard fit qu’elle fut contactée par la famille du chercheur qui, quelques dizaines d’années auparavant, avait étudié le cerveau de Bielyj. Ce dernier avait conservé la copie de l’intégralité du dossier chez lui. Ainsi le professeur Spivac a pu avoir accès à des documents biographiques de grande valeur puisque les cerveaux étaient toujours accompagnés de dossiers très complets sur les activités des célébrités durant leur vivant.

Les journalistes russes eurent vent de l’affaire et s’en emparèrent. Les articles tournèrent en dérision les activités de l’Institut et certains eurent même l’outrecuidance d’écrire, que les chercheurs n’avaient pas réussi à élucider le mystère de la physiologie du génie de Lénine, pour la simple et bonne raison, que l’héritage qu’il avait laissé n’avait rien de génial. C’est probablement la seule information crédible sur les travaux de l'Institut du Cerveau à Moscou. On peut toutefois se poser la question et se demander pourquoi après l’écroulement de l’empire soviétique les russes font encore une affaire d’état une ancienne connerie pseudo-scientifique ?

Tiens pour terminer... on ne veut tout de même pas leur faire de peine en les nommant, mais quelques noms célèbres en France proches du parti communiste ont cautionné et participé à cette fumisterie.

 

    Piotr Daszkiewicz

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 17:01

Celui qui méprise sa vie dispose de la tienne

Sénèque

 

Terrorisme, les armes du futur !

Alexander Brince

 

 Va-t-on assister à la prolifération des armes biologiques

 

Il y a une trentaine d’années un étudiant américain avait choisi comme sujet de thèse : Comment produire une bombe atomique dans un petit atelier de bricolage. Cet étudiant réussit alors à démontrer qu’il était possible de fabriquer une arme nucléaire, en utilisant les informations et les articles disponibles aux USA. A l’époque ce mémoire fit un grand bruit. Il a servi de base à un grand nombre de déclarations sur la prolifération de l’armement nucléaire et la possibilité de l’apparition d’une nouvelle forme de terrorisme.

 

 La recherche d’effets médiatiques

 

L'attaque du commando suicide sur les bâtiments publics aux Etas-Unis a causé la mort de plusieurs milliers de personnes. L’objectif recherché est une action antidémocratique, anti occidentale, qui soit très spectaculaire et médiatique. Il est également possible d’envisager que dans le futur des groupes terroristes optent pour des opérations moins médiatiques, moins spectaculaires en apparence, beaucoup plus efficaces sur le long terme. Quelle est la place du terrorisme biologique et de quels moyens disposons-nous pour y faire face ?

 

Un aspect utilitaire des OGM échappe à nos médias !

 

Les OGM dans l’agro-alimentaire suscitent beaucoup de controverse, les consommateurs européens à juste raison sont peu enclins à les voir arriver dans leur alimentation. On parle beaucoup moins, et c’est regrettable, de leur utilisation dans l'armement biologique.  Pourtant le danger n’est pas purement hypothétique, il est bien présent. L’attaque avec des armes biologiques est différente, difficile à déterminer avec certitude. Là, pas question de voir des tours en flammes, des personnes prisonnières qui se précipitent dans le vide, des pompiers héros applaudi par des foules en pleurs. Les seuls indices auxquels nous auront accès, seront de froides statistiques  discutées par d’éminents spécialistes. De plus, en ce domaine nos sensibilités se sont émoussées avec l’apparition de fréquents problèmes de pollution environnementale, de nouvelles maladies (vaches folles - Sida) et la réapparition d’anciennes que l’on croyait éradiquées.  Ce n’est un secret pour personne que la variole ou la grippe espagnole peuvent devenir les agents efficaces de chantage entre les mains de groupes de pression et devenir ainsi des armes redoutables.

Ce que le grand public ignore, c’est qu’il est nettement plus facile d’obtenir des bactéries pathogènes résistantes à tous les remèdes actuellement disponibles, que des plantes génétiquement modifiées. Tous les spécialistes savent que manipuler génétiquement des bactéries n’offre guère de difficultés. Le coût est faible et aujourd'hui ce savoir faire est à la portée de n’importe quel laboratoire.  N'importe quel groupe terroriste est à même de se procurer un équipement complet et avoir à disposition un arsenal suffisant pour assassiner des centaines voire  des milliers de personnes, sans grand risque d’être repérés. Il est même possible de faire de substantielles économies en achetant ce type d’armement prêt à l’emploi, chez les trafiquants d’armes de l'ex URSS.

 

Les victimes ciblées

 

Il est même possible de cibler les victimes. Il y a une quarantaine d’années à la suite d’une « panne malencontreuse » dans une usine de vaccins comme les appelaient pudiquement alors les communistes leurs centres de recherche et de production d’armes biologiques, des décès survinrent et frappèrent des hommes qui travaillaient sur le site. Ils étaient âgés de 16 à 50 ans.

Que la résistance de ces organismes passent dans la nature et infeste d’autres organismes ? Ce n’est pas ce qui va arrêter les candidats au terrorisme. Le seul problème qu’ils ont à résoudre, c'est d’arriver donner à leur action une ampleur médiatique suffisante pour créer des climats de panique.  De tels actes seront nettement moins spectaculaires que le piqué en direct d’un avion de ligne sur un building. Scénario catastrophe ? Ce n'est pas le pire ; il en existe d’autres,  nous pouvons facilement imaginer  rendre pathogène voire mortelle d’innocentes bactéries utilisées communément pour...la fermentation laitière. Chaque fromage, chaque verre de lait peut  contenir des toxines redoutables. Ne plus boire du lait ? aucune importance, on peut atteindre le même objectif avec les bactéries de l'eau ou de l'air.

 

La protection ?

 

Quelles sont nos possibilités de défense contre de telles menaces ? Avons-nous des réponses ? Parmi les risques qui touchent aux OGM, les producteurs redoutent le détournement de cette technologie par les pays pauvres. Ce que craignent les producteurs occidentaux c’est de voir les pays pauvres piller  la biotechnologie occidentale sans bourse déliée. En se référant aux bases de données médicales, on constate  que nos moyens de faire face à des agents de guerre biologique ordinaires et bien connus depuis des décennies sont peu fiables. Parmi ceux-ci nous trouvons Pasturella tularensis, responsable de pneumonie grave, souvent mortelle, la botuline, substance d'origine bactérienne redoutable était déjà connue pendant la Première Guerre Mondiale. Cette toxine tout a fait naturelle, est l’une des plus puissantes. Ces effets peuvent être dévastateurs. Autrefois, la contamination se faisait principalement après la consommation de charcuterie avariée. Elle peut être dispersée à l’aide d’aérosols ou contaminer l'eau. Bacillus anthracis, l’agent de l'anthrax, qui à, il y a quelques années frappé les USA, est responsable de pathologies graves, n'importe quel spécialiste en microbiologie peut en produire en quelques jours avec un budget insignifiant. Les bactéries du genre Yersinia,  posent toujours à l'Institut Pasteur un problème puisqu’il ne parvient pas à mettre à jour leur systématique. Elles n’offrent pas de difficulté de production.

Il n'est pas nécessaire de disposer d’une infrastructure complexe, de logistique d’avions pour  contaminer une source d'eau potable, il suffit ...lâcher quelques moustiques porteurs de maladie. Les micro-organismes peuvent  ensuite se reproduire.

 

Les moyens médicaux ?

 

La médecine est-elle à même de nous protéger contre ces fléaux ? Ni les vaccins ni les antibiotiques connus ne sont d’une réelle efficacité. L’anthrax, est source de très nombreux problèmes souvent insolubles, le traitement est aléatoire.  Il est difficile de prouver l'efficacité des vaccins, lorsque l’on sait qu’il existe des mutants de Bacillus anthracis. Les exemples de l’impuissance scientifique abondent. Les tentatives pour tenter de contrôler schistosomias, qui est naturellement présent au Venezuela, ne sont guère encourageantes. Après des dizaines d’années de recherche, de nombreux programmes internationaux et les millions de pétrodollars investis, aucune maîtrise de cette maladie n’a pu être obtenue. Seules les déclarations officielles ont  changé, les communiqués tentent de nous faire croire que schistosomias est largement moins présent et que l’incidence de la maladie a largement diminué. Si vous allez sur place, vous constaterez qu’il a quelques raisons de mettre en doute ces rapports. Le Venezuela est un pays qui a fait un grand effort pour combattre ces maux. MANTIS, le premier « an Portable Analyte Identification System » permet  grâce à un biocapteur optique de détecter SEB (entérotoxine de staphylocoque), particulièrement dangereuse (et utilisée comme armement biologique) offre l'opportunité de...constater que cette toxine est plus fréquente que d'habitude. Ainsi, si nous nous dotons de ce merveilleux appareil, nous aurons la chance en cas de contamination de pouvoir discerner si nous sommes les victimes d'un attentat terroriste ou d'une " intoxication rare mais connue".

Et l'armée disposent-elle de moyens pour répondre à ce problème. Voici ce que propose, les armées américaine et russe qui disposent de budgets énormes pour tenter de faire front à des attaques par aérosols biologiquement actifs :

En premier lieu détecter l’aérosol par laser et ensuite...faire usage du masque destiné à vous protéger. Question, pendant combien de temps peut-on vivre avec un masque ? Et les civils, à quel moment en auront-ils à disposition, sera-t-on en mesure de satisfaire toute la population ? et combien au préalable compterons-nous de victimes ? Est-il utile de rappeler qu’une attaque terroriste biologique, comme de nombreuses maladies peut se manifester après plusieurs semaines d’incubation. Note optimiste, il semble (sous toutes réserves) que les masques de l'armée américaine modèle M17/M40 soient les plus efficaces.

Même les recherches qui touchent uniquement à la défense contre ces agents sont très problématiques. Les chercheurs américains sont les seuls à en discuter, très souvent ils refusent de participer à ce genre de travaux. Ils évoquent la toxicité des agents utilisés sur des cobayes "volontaires" qui n’ont que des connaissances vagues des risques. Ils évoquent les effets secondaires, de perdre tout contrôle et de laisser filer ces vilaines bactéries dans la nature. Alors que faire ?

Vous pensez être impuissants ? Peut-être pas, commençons par rejeter toute complicité même tacite envers toute forme de terrorisme. Le prix que nous risquons de payer pour une politique myope qui considérerait que nous ne sommes pas tous concernés est beaucoup trop élevé pour que nous l’acceptions.

  Alexander Brince

 

Les accords internationaux pour limiter l’emploi des substances toxiques ne datent pas d’hier. L’emploi de l’ypérite durant la guerre 14-18 violait les déclarations de Bruxelles de 1874 et celles de La Haye de 1899. Ces interdictions ont été par la suite en raison de l’apparition de nouvelles substances renforcées. Différents protocoles ont vu le jour interdisant les gaz asphyxiants et l’utilisation d’armes bactériologiques. La Biological Weapons Convention de 1972 interdit, la recherche, la production leur détention et a exigé la destruction des stocks. Toutes ces mesures ont nullement empêché les différents pays de poursuivre dans cette voie. Ainsi les recherches sur les programmes d’armes biologiques à des fins défensives ont continué, afin de produire en fonction des nouvelles technologies des moyens « de défense » parfaitement adaptés à l’objectif visé. On trouve parmi ceux-ci, la tularémie, le charbon, la fièvre de Queensland, l’encéphalite, la grippe, la dysenterie, le typhus, la peste, la variole etc. Dans le rapport publié en 1970 intitulé : Santé publique et armes chimiques et biologiques, l’OMS a répertorié une soixantaine de micro-organismes sources de pathologies létales ou incapacitantes. Cette liste ne cesse de s’accroître  avec le développement de la biotechnologie. Il est devenu possible de créer artificiellement de nouveaux agents pathogènes ou tout simplement de modifier les propriétés immunogènes d’une bactérie tout en conservant son pouvoir pathogène. On peut également conférer à un micro-organisme inoffensif un pouvoir pathogène. Cela demande, un peu plus de travail, l’appareillage est un peu plus sophistiqué, la documentation est disponible et le matériel peut même être acheté à crédit ! Il est également possible de produire des bactéries et virus qui séparément sont totalement inoffensifs et qui deviennent pathogènes lorsqu’ils sont réunis. Il en va de même pour les armes chimiques deux agents chimiques qui seuls n’ont peu ou pas de toxicité peuvent se transformer en une arme extrêmement puissante et dévastatrice lorsqu’ils se mélangent. C’est le cas du Sarin. Il est important de souligner que les agents chimiques employés comme arme sont proches des pesticides utilisés dans l’agriculture !

L’utilisation d’armes biologiques est difficile à démontrer. Au Vietman, pendant le conflit soviéto-américain, l’affaire des pluies jaunes en est l’illustration. On n’a jamais pu savoir si les pluies qui ont provoqué des dégâts épouvantables, étaient dues réellement à l’arme B mise au point par les soviétiques, ou s’il s’agissait d’un phénomène naturel.

D'après les révélations de l’expert britannique Simon Reeve, les membres d'un groupe terroriste Al Kajde originaire d'Albanie ont réussi à se procurer des souches de l'anthrax et de la botuline. Apparemment, elles proviendraient de Brno ville de République Tchèque. Le prix payé pour ces armes biologiques serait de huit mille dollars pour chaque "dose". Le ministre des affaires étrangères de la République Tchèque a reconnu, que la Tchécoslovaquie a produit ces toxines à des fins militaires pendant la période communiste, le stock aurait été détruit après la chute du communisme. Cette déclaration est sans le moindre doute exacte, mais il n'est pas certain qu'une partie du stock "ne soit pas passée entre des mains privées" avant que l'opposition démocratique n’arrive au pouvoir. Cette information n’est pas nouvelle puisqu’en 1994 et 1998, des terroristes ont été soupçonnés d’acheter de l'armement biologique en République Tchèque. Ce pays autrefois sous contrôle communiste serait une pays plaque tournante de soutien aux terroristes. Les autorités tchèques enquêtent sur la possibilité de l'existence d’armement biologique postcomunniste vendu au marché noir.

 

Les précurseurs

 

Peu de publications disponibles traitent de travaux sur l’application de la recherche bactériologique à des fins militaires. « La guerre bactériologique, les secrets des expérimentations japonaises » est l’un des rares ouvrages à en parler. Cette affaire a été découverte par le plus grand des hasards, lors d’achat de vieux papiers chez un antiquaire, dans le quartier de Kandu à Tokyo.  Ils provenaient d’un officier de l’Unité 731 de l’Armée Impériale. L’acheteur, un étudiant, découvrit que ce qu’il avait sous les yeux était le résultat d’expérimentations sur l’homme d’armement biologique. L’affaire eu beaucoup de mal à être présentée à la télévision japonaise, les nombreux chercheurs de ce pays impliqués dans des opérations douteuses ont toujours refusé d’être tenus pour responsables de crimes contre l’humanité. Certains ont même vendu après la seconde guerre leur savoir faire aux laboratoires américains. Toujours est-il que cette expérimentation en Mandchourie est des plus instructives. Il s’agit de travaux effectués sur la dispersion d’agents bactériologiques. Bien que les japonais travaillaient à l’époque sur des pathologies nouvelles (la fièvre de Sango), leur champ d’investigation alors était la peste. Avec cette maladie, il est possible d’en dissimuler l’origine, ce qui évacue le problème de la responsabilité.

Les bactériologistes nippons ont calculé qu’une puce avale normalement 5000 bacilles de peste en une seule absorption de sang d’un rat. Les micro-organismes continuent à se développer dans le corps de la puce et qu’une seule de ses piqûres devient une arme redoutable. Les japonais avaient donc construit la bombe « UJI », qui contenait la bagatelle de trente mille puces, après avoir étudié soigneusement les conditions de survie de ces gentils insectes. 80% des puces conserveraient leur capacité de contamination après leur transport et leur libération dans la nature. L’armée japonaise avait projetée de bloquer les pistes d’envols et de contaminer l’armée américaine. Le projet n’a pas abouti, un sous-marin américain a envoyé par le fond, le bateau qui transportait les puces traitées. Cette petite histoire date de la seconde guerre, soixante ans se sont écoulés et depuis nos techniques se sont considérablement améliorées. 

 

Le CIPRO, a été un médicament des plus recherchés.

 

De nombreuses pharmacies des Etats-Unis ont été en rupture de stock de CIPRO et le réapprovisionnement a été difficile, lors de l’apparition des premiers cas d’anthrax aux USA. Les commandes n’ont put être satisfaites qu'après plusieurs jours d'attente. Le CIPRO est un antibiotique qui, par précaution est présent actuellement dans toutes les pharmacies des ambassades américaines. Mais de quoi s'agit-il ?

Le CIPRO où ciprofloxacine est un antibiotique relativement nouveau. D'après les spécialistes c'est l’un des rares médicaments efficaces (à condition qu’un diagnostic correct et rapide ait put être fait) pour traiter l'anthrax.

Première inquiétude. Le CIPRO est utilisé avec succès, c'est un antibiotique relativement récent et les souches de bactéries "réagissent" bien. Rappelons que l’un des plus grands problèmes que pose l'antibiothérapie c'est l’apparition rapide de souches résistantes. Les chercheurs espagnols ont déjà détecté des souches de bactéries Escherichia coli (cette bactérie est utilisée habituellement "comme cobaye" dans les recherches bactériologiques) résistantes au CIPRO. Cette résistance à de quoi préoccuper chercheurs et thérapeutes puisqu’elle va se propager rapidement et anéantir ou au moins fortement diminuer l'efficacité du CIPRO.

Deuxième inquiétude. Nous savons très peu de chose sur la réaction de l'organisme receveur à ce médicament, notamment de son action conjointe avec d'autres substances. Pourtant les recherches démontrent que tels effets secondaires existent notamment si le  CIPRO est prescrit aux patients qui prennent de la méthadone, warfarine, didanosine etc. Par ailleurs, les recherches sur les interférences sont toujours très rares.

Enfin nous ne savons que très peu de chose sur la toxicité et les effets secondaires du CIPRO. Pourtant les chercheurs grecs ont observé des cas de toxicité cardiaque après utilisation de ce produit.  Les médecins américains ont constaté l’apparition de cécité chez certains patients traités avec le CIPRO. Les expériences faites par une équipe française montrent que cet antibiotique altère la mitose et le cycle cellulaire. Les hôpitaux de Louisiane font état de sa néphrotoxicité. Des biologistes de plusieurs grandes universités américaines émettent l’hypothèse qu’en raison de son action sur les enzymes hépatiques le CIPRO serait cancérogène et pourrait induire des cancers du foie.

 

 

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 15:08

Rester jeune éternellement !

peut-on enfin  faire la nique au temps ?

un petit éventail de ce que nous propose l’arsenal thérapeutique....

Réparer l’usure du Temps

Depuis l’aube des temps, l’homme est hanté par son vieillissement et la décrépitude qui le guette inéluctablement. La recherche de moyens, de remèdes miraculeux pour retarder, conserver ou mieux encore retrouver sa jeunesse a fait parallèlement  rêver le bon populo... et la fortune des charlatans.

Buffon  ne s’y trompait pas, puisque sur ce sujet, il s’exprimait ainsi : les moyens proposés pour rajeunir ou immortaliser le corps sont tout au moins aussi chimériques, que la fontaine de jouvence est fabuleuse.

 

Combattre les effets du temps n’est pas chose facile, à ce jour, la pilule miracle fait toujours recette... le bonheur des laboratoires et de leur tiroir caisse. Etre jeune a son prix, on vous vante la petite pilule miraculeuse qui va vous faire retrouver ou conserver éternellement votre jeunesse. Qu’en est-il réellement ? que peuvent nous apporter toutes ces nouvelles substances. Pour ce faire, nous sommes allés sur les bases de données scientifiques pour  savoir ce qu’il en était. 

Au cours de ces dernières décennies, bon nombre de théories accompagnées de traitements adéquats ont vu le jour, tous aussi prometteurs les uns que les autres, hélas, qu’il s’agisse du traitement du Dr Aslan, de Voronof, de Niehans qui proposait un traitement à base de cellules fraîches, de placenta etc. aucun n’a su tenir ses promesses.

Pour prévenir ces risques, de nombreux programmes tournent autour de la supplémentation alimentaire par hormones.

 

Et les consommateurs ? satisfaits dans la majorité des cas !

 

La complémentation alimentaire est sur la lice, des produits miraculeux vous allez en trouver dans tous les rayons parapharmacies des grandes surfaces... ça marche, ça marche même très bien. Nous voulons parler du commerce bien entendu. Le reste, c’est autre chose. De toutes façons le client en a pour son argent, puisque lorsque vous interrogez l’utilisateur, il est toujours satisfait.

Les États-Unis sont à la pointe, les nouvelles méthodes se succèdent ou se complètent à un rythme effréné. La mélatonine a eu son heure de gloire et connaît toujours un succès commercial qu’essaient de lui ravir de nouveaux produits.. tous aussi miraculeux.  Un ouvrage en a fait la promotion (traduit de l’américain) avec un titre on ne peut plus racoleur  «Le miracle de la mélatonine», paru dans la collection Réponses chez Robert Laffont. Il est l’œuvre de deux éminents chercheurs, Walter Pierpaoli (qui dirige un laboratoire de recherche à Ancône et fait des conférences sur le vieillissement et le cancer) et William Regelson (qui est professeur de médecine, spécialiste en oncologie, microbiologie et techniques médicales). Avec deux pontes de cet acabit, nous aurions de quoi être rassuré. Dans leur ouvrage, extrêmement bien fait, ces éminents chercheurs nous vantent les mérites de cette hormone qu’est  la mélatonine que nous fabriquons pendant une période de notre vie par l’intermédiaire de la glande pinéale.

Ils se proposent - lorsque celle-ci commence à faire défaut - d’où le début de notre vieillissement, que nous la remplacions par de la mélatonine de synthèse.

Pour prouver les bienfaits de cette substance synthétique, ils se sont livrés à de nombreuses  expérimentations animales, et tous leurs tests se sont à leurs dires révélés concluants, positifs. Rien que des avantages pas de contre-indication. Leur démarche est de faire connaître leurs travaux, afin de mettre à la portée de tous de la mélatonine de synthèse à un prix dérisoire, de façon à ce que nous vivions jeunes et débarrassés des maux qui peuvent nous frapper, lorsque nous prenons de l’âge. Hélas, ce n’est pas aussi simple que cela, en effet, les systèmes de fonctionnement de notre corps sont forts complexes, et il ne suffit pas - loin s’en faut - d’ajouter une substance, qui nous fait apparemment défaut, pour combler le déficit.

 

    Mélatonine petite mise au point  

 

Dès sa découverte par Aaron Lerner en 1969, la mélatonine intéresse de nombreux chercheurs. Ceux-ci s'accordent pour dire que cette hormone, produite surtout par la glande pinéale, joue un rôle clé dans plusieurs processus métaboliques. Elle semble être responsable de la régulation des rythmes biologiques, nous donne la capacité de nous adapter aux différences saisonnières, ainsi que de différencier le jour de la nuit.

Dès la fin du XIXe siècle, on sait que les tumeurs de la glande pinéale des enfants engendrent l'hypogonadisme et la puberté précoce. Cette observation a permis de proposer une hypothèse sur le rôle primordial de la sécrétion de mélatonine dans la reproduction. On a constaté qu'une concentration anormale de mélatonine favorise certaines pathologies mentales ainsi que la maladie de Parkinson. Certains chercheurs supposent qu'elle est le régulateur des régulateurs, c'est-à-dire qu'elle a la capacité d'agir sur plusieurs hormones.

Tous ces résultats et ces hypothèses ont incité les laboratoires à mettre sur le marché la mélatonine à des fins médicales, tout d'abord dans les cas de pathologies graves, pour lesquelles il n'y avait pas de possibilités de traitement connu. L’action de la mélatonine est beaucoup moins efficace que ce que l'on avait préalablement supposé et espéré.

Des équipes de scientifiques japonais et américains, sous la direction du Dr Mory (de l'université de Tokyo) et du Dr Cohen (de New York), n'ont jamais réussi à renouveler les résultats positifs dans le traitement des cancers obtenus par les laboratoires, "promoteurs" de la mélatonine. Le seul point sur lequel les chercheurs soient d'accord, c'est que cette substance reste énigmatique et que, du fait de son importance dans les processus de régulation, il faut l'utiliser avec la plus extrême prudence. Les expériences effectuées sur les animaux démontrent sa puissance. Une dose de 10 µg (dix millionièmes de gramme) a été suffisante pour modifier le système reproductif.

Il ne faut toutefois pas oublier que les informations sur cette hormone sont souvent contradictoires. On sait, par exemple, qu'elle a son importance dans le métabolisme des sucres. Mais certains chercheurs sont "moins optimistes" que d'autres. Attkins et Matty démontrent expérimentalement sa capacité à diminuer considérablement la sécrétion de l'insuline. Elle peut donc avoir une influence dans la genèse du diabète.

Les variations du taux de mélatonine sont caractéristiques lors de la menstruation (ce taux est en général plus important dans la période qui précède et celle qui suit les règles). De par ce simple fait, il est clair qu'un traitement à base de mélatonine va modifier le cycle menstruel avec toutes les conséquences que cette dérégulation peut occasionner. Son utilisation devrait donc se limiter à des cas bien définis.

Aucun laboratoire de recherche n'a réussi jusqu'à présent à démontrer son action rajeunissante. Il est important de souligner que la dégénérescence du système hormonal, qui se trouve liée au processus du vieillissement, est probablement le résultat de la chute du nombre de récepteurs cellulaires (sites où se fixent les hormones) et non de la diminution de capacité que possède l'organisme à synthétiser les  hormones.

De plus, de nombreuses recherches confirment que plusieurs facteurs, tels que les drogues, l'alcool, ou les calmants, modifient la sécrétion de mélatonine naturellement produite par notre organisme.

 

La DHEA

 

N’est délivrée maintenant que sur ordonnance. Cette hormone appelée déhydropiandrostérone (DHEA), bénéficie d’un engouement particulier qui échappe à toute logique. Derrière, il a tout un discours qui se transmet de bouche à oreilles. Cela à tout de la rumeur.   Les chercheurs qui ont mis au point cette substance, il faut le reconnaître sont très discrets sur les pouvoirs que les utilisateurs attribuent à cette hormone, les plus optimistes disent que nous n’avons pas assez de recul. Les plus réalistes quant à eux pensent que les bienfaits tiennent du placebo et que toute manière, si ils existent ils sont loin de compenser les effets néfastes qui commencent à être mis en évidence. L’utilisateur, monsieur et madame tout le monde ne veut rien savoir, on est dans l’irrationnel le plus total.

Aucun test n’a pu démonter son efficacité. Toutes les études confirment que la DHEA ne montre aucune action ni dans la prévention de cancers ni dans la prolongation de la longévité et de la jeunesse.

« La littérature gérontologique est entièrement tournée vers la recherche obsessionnelle de la cause du vieillissement : de préférence, une seule cause, ou, tout au plus, un petit nombre de grandes causes ; Au cours de ma carrière de biologiste, les changements hormonaux, la détérioration du système immunitaire, la dégénérescence nerveuse se sont disputés tour à tour le titre de la Cause, bien qu’aucune séries de résultats convaincants n’ait jamais été avancée pour soutenir l’une ou l’autre de ces théories…. Le vieillissement met en jeu de nombreux systèmes simultanés… il ne sert à rien d’entretenir à grand frais un organe particulier du corps, si les autres organes connaissent une détérioration plus rapide. Réciproquement, il n’est pas judicieux non plus de permettre à quelques systèmes de se détériorer avant les autres…. » Diamond Jared – Le troisième chimpanzé – essai sur l’évolution de l’animal humain NRF essai p. 164. 

 

Si vous êtes vraiment accro, et que vous voulez pas voir votre jeunesse s’envoler, en restant les bras croisés.

 

Il existe quelques trois cents théories différentes qui tentent d’expliquer les processus du vieillissement. Le physiologiste Max Rubner, au début du siècle a démontré que chez diverses espèces animales, la durée de vie était en rapport avec la consommation d’énergie (alimentaire). Ces expérimentations ont été faites sur des animaux totalement différents, puisqu’il utilisa des vaches, des chevaux, des chiens et des cobayes. Chez ces différentes espèces, la dépense énergétique ramenée au gramme de poids corporel de n’importe quel  animal était identique. Ce qui tendrait à démontrer que nous aurions à notre disposition un capital énergétique de transformation alimentaire constant, identique, limité en quantité. Ceci justifierait le vieil adage bien connu qui dit « que l’on creuse sa tombe avec ses dents ». A partir de ces expérimentations d’autres théories ont vu le jour. Des chercheurs ont pu démontrer que le rat et la souris soumis a un régime alimentaire restrictif voient leur espérance de vie prolongée en moyenne de 30 %. La sous alimentation, qui ne faut pas confondre avec la malnutrition augmente effectivement la durée de vie des rongeurs. Chez nos proches cousins les primates, les résultats sont identiques. Les singes sous alimentés, restent jeunes et vigoureux plus longtemps que ceux du groupe témoin suralimenté. Phénomène intéressant, leur taux de glucose et d’insuline est également plus bas, ce qui donne à ces animaux une meilleure protection contre les maladies telles que le cancer, le diabète et les maladies cardio-vasculaires. Les animaux soumis à des régimes restrictifs sont d’un point de vue général en meilleure santé. La restriction alimentaire non seulement stimule les capacités physiques mais elle permet de les conserver jusqu'à un âge avancé. Les chercheurs observent également que chez les rongeurs sous alimentés le système neuro endocrinien est sans cesse en éveil, ils sont à même de mobiliser plus efficacement leurs réponses immunitaires, Ils sont plus endurants, résistent mieux au stress...

Pour étayer cette thèse et l’extrapoler à notre espèce, nous pouvons dire qu’au delà d’un certain âge, le pourcentage de personnes qui présentent des surcharges pondérales est infime.

Le processus du vieillissement est inscrit dans tous les systèmes vivants, nous ne pouvons qu’espérer le retarder. Vouloir faire plus est d’autant aléatoire que nous sommes dans l’incapacité d’en comprendre tous les processus. La seule chose qui nous soit accessible c’est de l’observer. Nous ne connaissons pas non plus les raisons qui permettent à chaque système d’avoir des fonctions différentes. Ce qui est toujours un sujet d’étonnement pour les chercheurs, est de savoir comment les cellules peuvent arriver à s’organiser pour prendre des formes aussi dissemblables à l’intérieur d’un même organisme. L’autre grande question qui n’est toujours pas élucidée est de savoir pourquoi le vivant est  continuellement en transformation. Toutes ces raisons font, que ramener le corps à une machine dont les pièces usagées seraient plus ou moins interchangeables, relève plus du fantasme que de la réalité.  Le corps est une entité propre, complexe, indissociable et ceci, même si nos moyens chirurgicaux actuels réalisent des prouesses et arrivent à pallier quelques une de nos défaillances.  Ceci ne  souffre aucune comparaison avec la fantastique organisation du monde vivant, qui non seulement est étonnante de par sa perfection et qui de plus est inexplicable. Tout au long de notre vie, dans un fonctionnement normal,  l’auto réparation de nos organes est quasi permanente, elle permet non seulement par exemple la cicatrisation de nos plaies, mais également l’élimination de cellules mutantes. Ce n’est que dans des conditions anormales que notre corps tombe malade ; même dans ce cas de figure, c’est toujours le travail d’auto réparation qui prime sur tout autre, les remèdes, les interventions humaines ne sont là (ou ne devraient l’être), que pour lui faciliter la tâche. 

En Suède, l’influence du caractère génétique est très fortement souligné par les chercheurs.

Les découvertes de macrothermodynamique (thermodynamique supramoléculaire) qui étudient les systèmes quasi fermés et les données publiées sur la composition chimique des organismes, confirment l'existence d’une  relation entre la thermodynamique et les processus du vieillissement. Si nous nous référons aux théories thermodynamiques, la valeur spécifique de la fonction de Gibbs de la  formation des structures supramoléculaires a tendance à aller vers le  minimum. Cette tendance explique le changement chimique et morphologique des tissus pendant la phase du vieillissement. La théorie thermodynamique permet de dire qu'il est possible ralentir ces processus à l’aide d’un régime alimentaire approprié. Adjoindre à son alimentation  la consommation de certaines substances est également bénéfique. Ces substances et aliments doivent avoir un caractère préventif sur les  pathologies même considérées comme mineures. La stabilité chimique de la structure supramoléculaire des tissus permet comprendre le point de vue de la thermodynamique, et son explication du vieillissement ainsi que le ralentissement de ces processus.

Gladyhev G. Thermodynamics of aging Izvestiia Akademii Nauk. seria Biologicheskaia. (5) 1998

Samuelsson SM et all. The Swedish Centarian Study: a multidisciplinary study of a five consecutive cohorts at the age of 100. International Journal of Aging &Human Development 45 (3) 1997

Jean Aikhenbaum

Piotr Daszkiewicz  

 

LE MYTHE DE LA JEUNESSE ETERNELLE

 

                "Eos avait obtenue de Zeus que Tithonos devînt immortel mais elle avait négligé de demander pour lui la jeunesse éternelle. Aussi Tithonos, en vieillissant, fut-il accablé d'infirmités. A la longue, Eos l'enferma dans son palais, où il menait une vie misérable. Ou bien, à force de vieillir, il perdit l'aspect d'un homme et devint une cigale toute desséchée."

                Pierre GRIMAL, "Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine"

                p.141 colonne A, éditions P.U.F., Paris 1976

 

le mythe de l’éternelle jeunesse

 

                L'idée d'une éternelle jeunesse a toujours hanté l'esprit humain. L'usure du temps, la perte de la beauté corporelle et de la force physique, la diminution des capacités intellectuelles : ces fléaux inhérents à la condition humaine ont de tous temps frappé les penseurs et les artistes. Le mythe d'Eos, la déesse de l'Aurore, que nous citons en exergue, en est une belle illustration.

 

                Bien entendu, ce sont d'abord les religions qui ont été les grandes consolatrices de l'homme en lui promettant, en contrepartie d'une vie pieuse vouée à la vertu et au bien, la résurrection soit de l'âme soit du corps, soit des deux à la fois. Le mythe de l'éternel retour en est un autre exemple. Notre propos n'est pas d'étudier ici les différents mythes et les différentes religions car toutes prennent en compte l'idée de l'immortalité.

                On trouve dans le Premier livre des Rois (1-1/5) l'épisode de la guérison du roi David qui n'arrivait plus à se réchauffer en dépit des nombreuses couvertures que l'on posait sur son lit. Ses serviteurs eurent l'idée de faire rechercher dans tout le territoire d'Israël une belle jeune fille qui lui donnerait sa propre chaleur en couchant sur sa poitrine. Abishag de Shunem fut choisit. "Cette jeune fille était extrêmement belle; elle soigna le roi et le servit, mais il ne la connut pas".

                Il y a là finalement l'idée d'un échange concret qui permet au roi de récupérer auprès de la jeune fille une partie de sa jeunesse et de sa vigueur et à Abishag de rester dans la mémoire collective comme éternellement jeune et belle. La Bible ne parle d'ailleurs pas de sa vie ultérieure.

                L'oeuvre littéraire classique qui met en jeu l'idée de l'éternelle jeunesse est évidemment le "Faust" (écrit entre 1790 et 1832) de Goethe. En fait Goethe s'est inspiré d'un thaumaturge allemand du XVIème siècle qui exista réellement. Le dramaturge anglais Marlowe en avait déjà donné une version en 1592 intitulée "La tragique Histoire de Faust". De nombreuses variantes furent écrites par la suite en Allemagne, en France (le livret de l'opéra de Charles Gounod en 1859) et ce thème inspira également la peinture (de Delacroix à Ary Scheffer) et le cinéma (notamment le grand metteur en scène expressionniste allemand F.W.Murnau en 1926). Le sujet en est célèbre : Le Diable, à la suite d'un pari avec Dieu, propose au docteur Faust de lui vendre son âme en contrepartie de l'avantage d'une éternelle jeunesse. Il séduit Marguerite, l'abandonne et celle-ci, après avoir tué son enfant, est jetée en prison. Mais le poids du péché et l'amour qu'il éprouve finalement pour elle lui permettent de se racheter. Dans le "Second Faust", ni la science ni la pensée ni l'amour ne peuvent rassurer l'inquiétude de Faust et seule l'action le sauve et lui permet d'échapper à l'Enfer.

                Le personnage de "Melmoth, l'homme errant", inventé par Mathurin et repris par Honoré de Balzac dans un conte fantastique de jeunesse est fortement inspiré de celui de Goethe. Là encore, un homme érudit, âgé et lassé de la vie croit trouver le bonheur en acceptant ce fantastique marché : vendre son âme au Diable en contrepartie d'une jeunesse éternelle. Mais le spectacle des horreurs du monde et la connaissance surhumaine qu'il acquiert ainsi le rendent encore plus malheureux qu'avant et il ne souhaite plus qu'une chose : retrouver l'humaine et humble condition.

 

Du roman à la littérature fantastique  

 

Balzac a approfondit ce thème dans son célèbre roman fantastique "La peau de chagrin". Son héros, un jeune étudiant joueur et passionné, demeure toujours jeune et une peau achetée chez un mystérieux antiquaire vieillit à sa place. Oscar Wilde, vers la fin du XIXème siècle écrit de son côté "Le Portrait de Dorian Gray" qui est sans doute l'oeuvre la plus sublime jamais écrite sur le sujet. Ayant émis le voeux que son portrait vieillisse à sa place, Dorian comprend qu'un Dieu égyptien l'a exaucé. Dès lors, l'assurance que lui procure son état l'entraîne vers la perversion et le mal. Il contemple les stigmates et les dégradations que subit son portrait tandis que son corps demeure inaltérable. Sans révéler la fin étrange du roman, signalons qu'Albert Lewin en a donné la meilleure adaptation au cinéma en 1946, sous le même titre. Le désir d'éternité est nettement teinté de romantisme dans l'oeuvre de Wilde. Conscience du mal, face cachée et sombre de la réalité : Dorian Gray est au fond assimilé au docteur Jeckyll, le personnage inventé par Robert-Louis Stevenson à la même époque.

De Dorian Gray au docteur Jeckyll (et Mister Hyde), la pente nous entraîne finalement vers le personnage du vampire. D'abord légende très vivante en Europe Centrale, il devient héros du roman de Bram Stocker sous le nom du comte Dracula. Le réalisateur Terence Fisher rappelle que l'acteur Christopher Lee et lui étaient d'accord pour mettre en relief dans "Le cauchemar de Dracula" (1958) la tristesse et la solitude du personnage. D'accord aussi pour montrer son absence d'humanité. Le vampire est devenu une créature du Diable. Il n'est plus humain et ne peut éprouver aucune sorte d'amour ou de plaisir. Son unique but est de se prolonger lui-même. Son âme n'est en repos que le jour où il est détruit par les procédés rituels illustrés spectaculairement tant dans le roman que par ses adaptations au cinéma. Alors son aspect physique se transforme et son corps redevient rapidement cendres, tant il est vieux. Le philosophe Baruch Spinoza écrit au XVIIème siècle que "chaque être tend à persévérer dans son être" : le vampire est la parfaite illustration de cette formule qui peut sembler obscure.

La comtesse hongroise Erzebeth Bathori est en revanche bien réelle. Elle se baignait dans le sang des servantes vierges qu'elle faisait travailler comme domestiques dans son domaine. Les villages alentours ne voyaient jamais revenir les jeunes filles qui étaient appelées dans son château. Un film anglais tourné en 1972 par Peter Sasdy avec Ingrid Pitt retrace l'étrange histoire de "La Comtesse sanglante" qui pensait obtenir ainsi une éternelle beauté.

L’avant-dernier film de Terence Fisher, “ Frankenstein must be destroyed “  (“Le retour de Frankenstein” 1969), repose sur l’idée d’un transfert du cerveau d’un grand savant schizophrène dans un nouveau corps. Mais l’expérience, destinée à soustraire à la mort le sujet (il n’aurait put supporter l’opération dans son corps “précédent”) afin qu’il révèle le secret de la technique qu’il a mis au point, engendre d’infernales conséquences. Jean-Marie Sabatier a d’ailleurs justement écrit que ce film était probablement le plus désespéré de l’oeuvre Fishérienne.

 

                Le souhait définitif formulé par Lamartine en 1820 dans son poème "Le Lac":

                "- O temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices,

                "                suspendez votre cours !"

                traduit ce que Ferdinand Alquié appelait si bien le “désir d’éternité”.

 

Francis Moury

 

 

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