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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 16:06
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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 16:05
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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 15:23

Il n'est point, pour la politique polono-allemande, de question plus épineuse que celle de Dantzig.

On connaît le sort fait par les traités à ce port, constitué, avec sa banlieue, en Etat libre, sous l'égide de la S.D.N. Ville de population allemande, encore qu'elle abonde de souvenirs polonais, Dantzig tire de la Pologne le plus clair de son activité et de ses ressources ; elle est, pour ainsi dire, l'exutoire naturel de l'immense pays qui s'étend de la »Baltique aux Carpathes et aux confins de l'Ukraine.

La S.D.N. et la Pologne sont représentées chacune par un haut-commissaire, auprès du Sénat de la ville. Mais elle a, en ce qui concerne son administration intérieure, toutes les prérogatives d'un Etat indépendant.

Situation assez ambiguë, unique en Europe, et qui ne va pas, bien entendu, sans provoquer des conflits sans cesse renouvelés. Les griefs de Dantzig à l'égard de la « nation protectrice » sont nombreux, sinon justifiés.

Dès avant la guerre, l'activité du part s'était de beaucoup ralentie. La création d'une Pologne libre n'a pas remédié à cette situation; et ce n'est pas sans amertume que les dantzikois ont assisté à la création, par le nouvel Etat et sur le golfe même de Dantzig, du port militaire et marchand à la fois de Gdynia. Ce port, creusé et équipé de toutes pièces en quelques années, ne va-t-il pas aggraver enclore la situation économique déjà précaire de la Ville Libre ? .....la conclusion d’un emprunt destiné de permettre la construction d’une ligne de chemin de fer qui reliera Gydnia, et donner à coup sûr, un nouvel essor, on multiplié les alarmes des dantzikois. Cette concurrence leur porte ombrage, qui est, à entendre leur presse, parfaitement déloyale et, ajoutent-ils, totalement contraire à l'esprit du traité de Versailles.

De deux choses l'une argumentent les feuilles nationalistes de la Ville Libre : ou là Pologne doit se contenter de Dantzig, ou il n'y a plus de raison à maintenir Dantzig dans cet état de séparation avec le Reich que lui ont imposé les traités. Telle est l'argumentation de la presse dantzikoise. Mais il s'en faut, à vrai dire, que tout se borne à argumenter. Séparée du reste de l'Allemagne, Dantzig n'en est peut-être pas moins la ville allemande où le chauvinisme teuton est le plus développé et le plus ombrageux.

Les dernières élections, qui ont eu lieu en octobre dernier, ont envoyé au Sénat une majorité compacte de rationalistes, dont un fort contingent d'hitlériens. M. Ziehm, président du Sénat, est représenté par la presse polonaise comme un ennemi juré de la Pologne et de tout ce qui est polonais.

De fait, l'un des premiers actes du nouveau Sénat a été d'avertir Varsovie que le port de la Ville Libre serait, désormais, fermé aux navires de guerre polonais, Gdydnia, disait la note du Sénat, étant en mesure de leur servir de base et de port d’attache. .....

Bien entendu, les éléments nationalistes de la Ville Libre, n’épargnent aucune brimade. Il ne se passe presque pas de jour que de nouveaux sévices ne lui soient infligés...

Le premier est l'affaire d'un certain Gengierski, de nom polonais, mais de nationalité allemande, qui, ayant à se plaindre d'une compagnie de navigation, et déçu de voir ses réclamations sans-résultat, assassina l'employé à qui il attribuait son échec.

Cet employé était polonais. Arrêté, Gengiérski déclara qu'il avait tué l'employé, non pour des raisons personnelles, mais parce que son interlocuteur, au cours de leur altercation, avait, blessé ses sentiments patriotiques ; cette méthode de défense produisit le résultat qu'il attendait. Gengierski fut acquitté.

Le deuxième incident est dû aux hitlériens. Certain soir du mois de mars, un groupe de racistes, en « tournée » sur le port, aperçut, sur le pont du navire polonais Copernic, un matelot, nommé Styrbick, qu'ils attirèrent à terre, battirent jusqu'à ce qu'il perdît connaissance et qu'ils abandonnèrent sur la place. Le malheureux Styrbick fut transporté à l'hôpital, pansé, guéri, et il se disposait à regagner son bord, quand un policier se présenta, lui mit la main au collet et le conduisit séance tenante en prison, sous l'inculpation d'avoir... troublé la paix publique.

Ces événements ont motivé la démission de M. Strassburger, haut-commissaire de la Pologne à Dantzig. Dans la lettre qu'il a adressée au, Sénat, M. Strassburger proteste contre la situation faite aux Polonais dans la Ville Libre, et, constatant son impuissance à y porter remède, devant le mauvais vouloir des autorités, il déclare renoncer à une mission qu'il n'a pas-les moyens de remplir.

Sélectionné et mis en forme par Jean Aikhenbaum

Sources Je suis partout du n° 24 du 09.05.31 p.5

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 12:06

~~ Quelle est la portée du putsch des nazis berlinois ?

Les dissensions chez Hitler L'union douanière austro-allemande, les revendications extérieures sur la Sarre, Eupen-Malmédy, sur les territoires polonais, la préparation de la conférence du désarmement, toutes les revendications concernant l'égalité absolue des droits avec les puissances ex-alliées, voilà un programme extérieur qui suffit, ces temps- ci, à retenir l'attention de tout bon citoyen du Reich.

La nouvelle constitution municipale de Berlin, la nomination du nouveau bourgmestre, les recommandations de la commission instituée pour combattre le chômage et la crise économique, la prise en considération des commandes soviétiques, autant de préoccupations ou de curiosités « intérieures, susceptibles d'intéresser ceux qui, bien rares, ne se soucieraient pas du relèvement extérieur de la patrie allemande...

Aussi, le mouvement de dissidence qui s'est produit dans les organisations nationales-socialistes risquait-il assez peu de porter sur le public germanique et sur l'opinion internationale...

Il faut cependant se souvenir. Le rêve passe... 14 septembre 1930, 107 députés hitlériens sont élus grâce à six millions et demi de suffrages. Dix ans avant ? Humble origine... Point négligeable pourtant, ni dénuée de beauté. Au milieu de la champignonnière de sociétés secrètes, d'associations militaires, de ligues nationalistes et de groupes armés, de la première Reichsbanner au Loup-garou, en passant par l'Oberland ou le Casque d'acier, sans oublier les Sainte-Vehme dont les exécutions sanglantes devaient bien prouver l'existence aux plus incrédules, un petit groupe se formait autour d'un ex-peintre en bâtiment autrichien, ancien engagé volontaire dans l'armée allemande.... ..

.les confusions inhérentes précède nécessairement à toute grande manœuvre électorale, se révèlent petit à petit. Des éléments rapprochés dans la fièvre de suffrage s'éloignent les uns des autres. Négligeons maints assemblages curieux, réalisés le 14 septembre, pour ne noter que le principal.

Hitler est alors allé aux urnes, non seulement avec ses propres forces, c'est-à-dire avec des éléments parfaitement digérés ou plutôt des éléments qui avaient en eux la pure doctrine et la pure mystique du premier parti raciste des travailleurs nationaux-socialistes, mais aussi avec toute la force du pis-aller. Si M. Hugenberg et ses amis conservateurs et réactionnaires, tout en se battant convenablement pour leurs propres partis, s'effacèrent en somme devant lui et même lui firent attribuer par la grosse industrie de puissants crédits, c'est que précisément par le côté violemment socialiste (mais non marxiste) de son programme.

Hitler devait capter et capta, en effet, une bonne partie du courant qui, sans lui, coulait infailliblement à la rivière rouge. Des radicaux sociaux marchèrent alors avec Hitler plutôt qu'avec Thaelmann et ses communistes, simplement parce qu'il est plus facile à un Allemand d'être révolutionnaire s'il reste national.

Mais avec la présence des nazis au Reichstag, à tort ou à raison, il est apparu que le parti siégeait à droite ; qu'ils l'aient voulu ou non les députés hitlériens n'ont eu qu'une sorte d'alliés fidèles : les nationaux-allemands et les agrariens, c'est-à-dire les élus de M. Hugenberg. En fait alors que le radicalisme, nationaliste du parti ne manquait pas une occasion de se manifester par des actes, son radicalisme social ne prouvait sa vitalité que par quelques projets de lois illusoires sur les banques.

Choix de textes et mise en forme Jean Aikhenbaum

Référence : Je suis partout du n° 20 du 11.04.31 p.3

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 17:23

~~

Depuis quelque temps Maxime Gorki parle et fait beaucoup parler de lui. Ses manifestations bruyantes et ses articles en faveur des gens de Moscou et pour la défense de leur manière de faire ont attiré une fois de plus sur lui, l'opinion mondiale.

Ainsi, tout dernièrement, le journal berlinois, la Deutsche Allgeineine Zeitung s'étonnait que Gorki, qui a pris sur lui d'être le chef de la propagande bolcheviste à l'Étranger et de peindre en rose tous les méfaits des bourreaux moscovites » préfère au paradis soviétique l'Italie fasciste qui a une si mauvaise presse dans l'U.R.S.S. Gorki, remarque ce journal, essaie de justifier sa présence en Italie par son mauvais état de santé. Cependant il existe en Crimée et au Caucase des endroits dont le climat est aussi doux que celui de Sorrente.

En vérité, la raison pour laquelle Gorki décline toujours l'invitation de Staline de venir dans l'U.R.S.S. et continue de rester à Sorrente, c'est que sous la dictature de Mussolini il se sent plus libre et en plus grande sécurité que sous celle de Staline.

Maxime Gorki, il faut le dire, a parfaitement conscience de la fausse position dans laquelle il se trouve placé aussi bien vis à vis de ses amis de Moscou que de ses admirateurs de l'étranger.

Aussi, il essaie actuellement d'en sortir ou tout au moins de l'atténuer par des « rétablissements laborieux ». D'où cette avalanche de lettres qu'il adresse à la presse soviétique et dont le ton est d'une platitude et d'une servilité qui n'ont de pareils que le morne ennui qui s'en dégage.

Voici, par exemple, quelques passages de sa dernière lettre que publie la Pravda et qui est adressée aux camarades littérateurs et au conseil de rédaction de la Presse soviétique. « Camarades ! Vous vivez sous de nouveaux ciels, sous des ciels où volent de grands oiseaux faits de bois et de fer par vos propres mains. La conquête du ciel est considérée comme le triomphe de l'esprit humain. C'est parfaitement vrai.

Mais à notre point de vue vous êtes en train d'accomplir quelque chose d'encore plus grandiose : vous avez déjà conquis presque toute la terre et vous la conquerrez bientôt tout à fait grâce à l'énergie de votre pouvoir, grâce à votre intelligence. Vous la délivrerez pour toujours des griffes rapaces, de là propriété individuelle. Vous détruirez le terrain qui fait naître continuellement les exploiteurs du travail d'autrui.

En vérité vous faites une nouvelle terre, plus féconde, plus clémente à l'homme, car vous savez très bien, qu'elle exige des soins continuels, une continuelle attention, comme un organisme vivant qui nous nourrit et qu'on ne petit exploiter aussi bêtement et d'une manière aussi, rapace qu'a été exploité votre travail par vos maîtres d'hier.

Entre vos mains je vois la science, la plus haute expression de l'intelligence humaine en absorbant toutes ses données, vous transformez véritablement la terre, aussi vite que vous en faites surgir d'immenses fabriques et de colossales usines ».

Choix de texte et mise en forme Jean Aikhenbaum

sources ; Je suis partout du n° 14 du 28.02.31 p7

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 10:39

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On a fait beaucoup de bruit, ces derniers temps, autour d'une déclaration émanée des Allemands de Lodz et qui tendrait à poser, sous un jour nouveau et assez inattendu, le problème de la minorité allemande en Pologne.

Dans cette déclaration, adressée au Président de la République, au maréchal Pilsudski et au président du Conseil par l'Association culturelle et économique allemande de la grande cité industrielle, s'exprime a l'égard de la commune patrie polonaise ; un loyalisme qui ne semble pas de commande et qui paraît, à première vue, fort sincère. D'autant que les Allemands de Lodz ne laissent pas de condamner avec énergie les « menées révisionnistes de leurs congénères de Berlin et de Munich.

L'irritante question des minorités nationales, si graves pour l'avenir de l'Est de l'Europe et de l'Europe, en général, serait-elle, au moins sur un point, en Voie de liquidation ? On ne manquera pas de rapprocher les déclarations des Allemands de Lodz de celles de quelques-uns des chefs de leurs frères de race de Tchéchoslovaquie. N'a-t-on point entendu récemment un Allemand de Bohème, ministre du gouvernement de Prague prêcher publiquement la pacification des esprits et la réconciliation des deux éléments, tchèque et germanique, pour le bien supérieur du pays qui, disait-il, est aussi notre pays ?

On songera encore que le seul fait que ces minorités allemandes, riches, puissantes, fortement organisées, acceptent de se plier à la domination de peuples slaves — on sait le mépris que professe tout authentique Allemand a l'égard de la race slave — est un gage assez rassurant de la consolidation du statut politique et territorial créé par tes traités de 1919 en ces contrée où les antagonismes de race risquent à tout instant de mettre le feu aux poudres. Il faut, cependant, y regarder de près...

Remarquons, tout d'abord, que la déclaration en question émane d'un groupe d'Allemands, puissant à vrai dire, mais isolé au sein d'une ville authentiquement polonaise, au sein d'une masse polonaise compacte. ll y a une page de Luc Durtain sur Lodz, porte occidentale du monde slave, qui est curieuse et fort juste de ton. Le commerce et l'industrie germaniques ont pu, il est vrai, s'y créer une position de premier plan, le pays n'en demeure pas moins indiscutablement polonais et, de fait, ni Treviranus ni les idéologues hitlériens ne l'ont fait, jusqu'à présent, figurer sur la liste de leurs revendications. Lodz, avant la guerre, appartenait à la Russie, dont elle était l'une des places fortes industrielles. De sorte que le développement économique de la grande cité textile n'est aucunement orienté vers l'Allemagne ; il est plutôt tourné vers l’Est, vers l'intérieur de la Pologne et le monde slave.

Cette situation n'a pas été sans tisser, avec le temps, un étroit enlacement, une profonde solidarité entre les différents groupes de population qui vivent de l'industrie de la ville. Et il n'est aucunement étonnant que les Allemands eux-mêmes, qui l'habitent, se montrent disposés à ratifier une situation qui est, somme toute, favorable à leurs intérêts. Ils ne sont pas, du reste, les seuls en Pologne à se trouver dans ce cas. La Galicie, elle aussi, a sa minorité allemande. Ce sont des colons introduits au XVIIIème siècle en ces régions par Joseph Il et qui, ayant maintenu intact pendant deux cents ans leur, caractère racial, vivent aujourd'hui encore dans des villages à eux, où l'on ne parle que l’allemand et où la tradition du Deutschturn est toujours en honneur.

Mais, de ce côté non plus, nul irrédentisme. Une collaboration s'est depuis longtemps instituée avec l'élément polonais, qui ne laisse aucune prise aux idéologies nationalistes de l'Allemagne revancharde d'aujourd'hui.

Toutefois, ce ne sont là que des cas exceptionnels ; et il s'en faut que les Allemands de Lodz expriment au vrai le sentiment des autres minorités allemandes de Pologne. On se souvient des incidents sanglants qui ont marqué, en Haute-Silésie polonaise, les élections générales de novembre dernier. Ici, le temps n'a pas encore fait son œuvre. Les deux peuples, Allemand et Polonais, sont toujours l'un en face de l'autre, dans une hostilité menaçante que n'amortit qu'à peine la communauté des intérêts. Ici encore, comme à Lodz, c'est entre les mains des Allemands que se trouve la majeure partie de l'industrie, richesse du pays. Mais la situation est autre. La Haute-Silésie a trop longtemps gravité dans l'orbite du Reich dont elle faisait l'une des sources principales de prospérité.....

Autre question épineuse : les Ruthènes de Galicie orientale. Des efforts avaient été tentés, ces dernières semaines, pour aboutir à un accord. Ces tentatives ont échoué, les représentants des partis ukrainiens ayant refusé d'accepter les conditions posées par les Polonais ; c'est à savoir : premièrement, une déclaration solennelle de loyalisme faite à la Diète par les députés ruthènes ; deuxièmement et surtout, le retrait des plaintes déposées à Genève par la représentation parlementaire ukrainienne à la suite de la répression des troubles de l'été dernier en Petite Pologne. La question reste donc pendante. Toutefois, les Polonais viennent d'enregistrer un succès moral considérable.

L'évêque uniate de Przemysl, Mgr Lhomiszyn, dans un mandement retentissant, vient de condamner avec vigueur les menées séparatistes des nationalistes ukrainiens. « L'intérêt de l'Ukraine, a-t-il déclaré en propres termes, est une Pologne forte, un Etat polonais puissant, mais, ajouté, juste... » Cette initiative a eu, il est vrai, pour résultat de déchaîner contre l'évêque les journaux nationalistes ruthènes. Mais l'influence de l'Eglise uniate est grande parmi les masses ukrainiennes de Galicie reste à espérer, pour la paix de l'Europe, que les paroles de l'évêque de Przemysl seront entendues.

Choix de texte Jean Aikhenbaum

Sources (Je suis partout 1931)

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 16:54

(Le suicide français – Éric Zemmour – Albin-Michel)

Savent pas comment faire pour le discréditer. Tiens, entendu même Mamère dire d’un air dédaigneux : c’est en quelque sorte l'idiot utile de Marine Le Pen. Et oui, tout le monde ne peut pas être l’idiot inutile de la gauche environnementaliste.

Z’ont donc tout fait à droite comme à gauche, pour que l’on parle le moins possible du dernier Zemmour, il dérange ce mec. Plus moyen de vendre sa salade comme on l’entend. Son regard sur les politiques est sans complaisance. Donc, il aurait mieux valu pour nos oligarques de tous bords que cet affreux bouquin soit un bide et que le mec en question soit en quelque sorte boycotté par les médias.

Hélas… Il fait de l’audience, Zemmour à une quelconque émission fait un tabac. En plus, il a le sens de la répartie. Son bouquin devient une référence de la contestation. Pas de place pour la bien-pensance. Il crie haut et fort ce que tout le monde sait. La France n’est plus la France, la France industrielle n’existe plus : les patrons quittent l’Hexagone… Nos élites économiques trahissent les intérêts de la France….. Avec Zemmour, la France silencieuse s’exprime.

Z’ont devant l’ampleur du phénomène voulu le mesurer, ont même jugé nécessaire de sonder, pour savoir jusqu’où ce type pouvait contribuer à frelater avec ses discours nauséeux l’esprit public : 68 % contre et 32 % pour. Résultat, les français s’intéressent plus à Zemmour qu’à n’importe quel politicien, Sarko y compris.

J’aime beaucoup ses comparaisons sulfureuses : nous vivons dans une ère carnavalesque. Nicolas Sarkozy fut un Bonaparte de carnaval ; François Hollande est un Mitterrand de carnaval, Manuel Valls, un Clémenceau de carnaval. La Ve République est devenue la république radicale en pire. Chirac dissimulait sous un physique de hussard une prudence matoise de notable rad-soc…

Autre grand débat, qui a fait grincer quelques dents, est la responsabilité de Vichy dans la déportation des juifs et le rôle des justes parmi les nations dans leur sauvetage. J’ai donc consulté « La destruction des juifs d’Europe - p. 1122 et suiv.» par Raul Hilberg, historien incontournable et qui fait autorité en la matière. Voici ce qu’on y trouve :

si le régime de Vichy put marchander le sort des juifs avec les vainqueurs, ce fut en vertu d’une réalité très simple : les Allemands avaient besoin de l’aide des Français… Ce fut à la bureaucratie française le combat de responsabilité d’accomplir une partie de l’œuvre de destruction…. Bref, en août 1942, seulement 21 % des entreprises juives placées sous la tutelle d’un administrateur en zone occupée avaient été cédés par vente ou liquidation… Les Allemands avaient donc pieds et poings liés dans la zone d’occupation italienne, et des milliers des juifs s'y réfugièrent en toute sécurité… Laval avait déclaré sans ambiguïté qu'il était ni antisémite ni philo sémite…..

Les Allemands étaient suffisamment perspicaces pour savoir ce que sous-entendait cette remarque, il n’est plus possible concluaient-ils de compter sur l’assistance à grande échelle de la police française pour les arrestations des juifs… En additionnant les deux zones et les départements incorporés dans la zone belge occupée, le nombre de déportés se montait à plus de 75 000 soit près du quart de la population juive…

En Hollande, les Allemands avaient déporté plus des trois quarts des juifs ; en France les statistiques étaient exactement inverses. Freinez dans leurs efforts de déporter tous les juifs français, les Allemands se jetèrent sur les biens de la communauté juive. Dans ce domaine, l’administration allemande rencontra plus de succès…..

L’un des auteurs auxquels fait référence Zemmour est

Alain Michel historien - rabbin et auteur de« Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français » interviewé voilà ce qu’il répond, comme on peut le voir, il pinaille sur des détails, mais est d’accord sur le fond.

Peut-on dire, comme Eric Zemmour, que "Pétain a sauvé 95% des juifs français"?

Non, ce n'est pas Pétain mais le gouvernement de Vichy. Cette politique - approuvée par Pétain - a été essentiellement menée par Pierre Laval, secondé par René Bousquet. Pétain était quelqu'un qui avait un vrai fond d'antisémitisme, qui n'existait pas, à mon sens, chez Laval et Bousquet.

L'expression de Zemmour est maladroite. Il aurait fallu dire "entre 90 et 92%", et contrairement à ce qu'affirme Serge Klarsfeld, je ne pense pas que l'on puisse attribuer ces chiffres à la seule action des "Justes parmi les nations", mais principalement à la politique appliquée par le gouvernement de Vichy, qui a freiné l'application de la solution finale en France.

En ce qui me concerne, je n’ai trouvé qu’une erreur page 452, Goldenberg n’était pas un restaurant kasher, mais uniquement un restaurant (non kasher) de cuisine ashkénaze.

Le Zemmour nouveau est servi, y’a plus qu’à déguster.

Jean Aikhenbaum

Références :

http://www.lejdd.fr/Societe/Le-livre-de-Zemmour-ne-me-concerne-pas-explique-l-historien-Alain-Michel-apres-la-polemique-sur-Vichy-et-les-Juifs-694144

http://www.hstes1.com/article-la-montee-de-l-antisemitisme-1ere-partie-79345299.html

http://www.hstes1.com/article-montee-de-l-antisemitisme-2eme-partie-79346899.html

http://www.hstes1.com/article-montee-de-l-antisemitisme-3eme-partie-79347709.html

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 09:28

Quand Pierre Gaxotte collaborait à « Je suis partout »

Présentation de Pierre Gaxotte sur le site de l’Académie française

Né à Revigny-sur-Ornain (Meuse), le 19 novembre 1895.

Après des études au lycée de Bar-le-Duc, puis à Henri IV, Pierre Gaxotte entra à l’École normale supérieure en 1917, et fut reçu premier à l’agrégation d’histoire en 1920, en obtenant parallèlement une licence de sciences.

Ayant entamé une carrière de professeur d’histoire au lycée Charlemagne puis au lycée d'Évreux, il se lia d’amitié avec Arthème Fayard, grâce auquel il fut présenté à Charles Maurras, dont il devint un temps le secrétaire. L’éditeur lui confia ensuite la direction de la collection des « Grandes Études historiques » ainsi que la responsabilité de l’hebdomadaire Candide.

Auteur de nombreuses études historiques : La Révolution française (1928), Le Siècle de Louis XV (1933), Frédéric II (1938), La France de Louis XIV (1946), Histoire des Français (1951), Histoire de l’Allemagne (1963), Aujourd’hui, thèmes et variations (1965), Pierre Gaxotte défendait dans ses ouvrages une vision traditionnelle et classique de l’Histoire, cependant que ses choix politiques le situaient nettement à droite sur l’échiquier politique.

Esprit fin, très cultivé et volontiers caustique, chroniqueur au Figaro dans les années d’après-guerre, Pierre Gaxotte a laissé des souvenirs : Mon village et moi, Les autres et moi, ainsi qu’un ouvrage sur l’Académie française, où il fut élu le 29 janvier 1953 par 18 voix, contre 12 à André Chamson, au fauteuil de René Grousset.

Successeur au fauteuil 36 occupé par Pierre Gaxotte

Jacques SOUSTELLE (1912-1990)

Élu en 1983 au fauteuil 36

Commandeur de la Légion d'honneur

Prédécesseur : Pierre GAXOTTE

Successeur : Jean François DENIAU

Œuvres
Discours et travaux académiqu
es

Américaniste, ethnologue, homme politique, essayiste Biographie

Né le 3 février 1912, à Montpellier. Jacques Soustelle a fait ses études (lettres, philosophie) à Lyon. Reçu premier au concours de l’École normale supérieure en 1929, il est diplômé d’ethnologie (1930), professeur agrégé de l’université (1932) et docteur ès lettres (1937). Chargé de plusieurs missions scientifiques au Mexique de 1932 à 1940, spécialiste des civilisations autochtones de l’Amérique, il a été sous-directeur du musée de l’Homme. Après l’armistice de juin 1940, il rejoint les Forces françaises libres à Londres. Les principales étapes de sa carrière politique sont énumérées ci-après : directeur général des Services d’action en France, à Alger (1943-1944)…..Ministre de l’Information dans le gouvernement de Gaulle (1958). Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Sahara, des DOM et TOM et des Affaires atomiques dans le gouvernement Debré (1959-1960). Missions économiques et culturelles au Mexique et en Amérique du Sud. …. Élu à l’Académie française, le 2 juin 1983, au fauteuil de Pierre Gaxotte (36e) et reçu sous la coupole le 24 mai 1984 par Jean Dutourd. Mort le 6 août 1990.

Il est intéressant de noter que Jacques Soustelle est l’auteur de : La longue marche d’Israël et préfacier de l’ouvrage de Menahem Begin : La révolte d’Israël.... et que son parcours politique se situe à l’opposé de celui de Gaxotte.

Voilà un texte que Pierre Gaxotte, n’a pas revendiqué à notre connaissance après la guerre et lors de son élection à l’Académie française en 1953.... apparemment ses historiens oublient également d’y faire référence...

– Comment Pierre Gaxotte (futur académicien, à travers un fait divers, voyait les Juifs).

En droite ligne de ses idées, il fut reçu à l’Académie française le 29 octobre 1953 par le tristement célèbre Général Weygand– antidreyfusard et antisémite : il fait appliquer les lois raciales de Vichy, exclusion des Juifs de la fonction publique, biens sous séquestre. Mais il a été beaucoup plus loin que Vichy, en excluant, les enfants juifs des écoles et lycées, avec l'appui du recteur Georges Hardy. Il instaure en effet, par une simple note de service n°343QJ du 30 septembre 1941, un « numerus clausus » scolaire excluant la quasi-totalité des enfants juifs des établissements publics, d'enseignement, y compris des écoles primaires, « par analogie avec la législation de l’Enseignement supérieur », ce qui n'arriva pas en métropole. Le général de Gaulle, refusera à sa mort qu’une cérémonie officielle se déroule aux Invalides.

Je suis partout n° 403 du 12.08.38 P.1

L’enlèvement du Rabbin ou les mystères du Talmud...

... LL.MM britanniques rentrées dans leur royaume, nous étions en danger de manquer d'actualités. Les dépêches Havas sonnaient le creux et plusieurs secrétaires de rédaction songeaient à se jeter sous un train après s'être arraché leur dernier cheveu.

Le voyage de lord Runciman ? Bien ennuyeux. Bien abstrus. Comment expliquer eu lecteur que ce noble Anglais est chargé d'une mission qui est une médiation sans être un arbitrage, à moins que ce ne soit un arbitrage sans être une médiation ? Et puis, entre nous, le lecteur en a un peu soupé des Tchèques. Les élections, les sokols, les fusillades à la frontière : ça va, c'est mouve­menté, pittoresque, angoissant. Mais ces histoires de déterminations linguistiques...

Le serpent de mer ? Depuis qu'on l'a vu dans la Seine entouré de gardes mobiles, hissant sa petite tête et dressant son long cou au milieu des fontaines et des jets d'eau, il a perdu le mystère et l'attrait.

L'offensive des rouges sur l'Ebre ? Bon départ, qui mit en transes MM. Rosenfeld, Ivanovitch, Couçi-Couça, Lévy-Lopez, Ben­da, Schrameck-Atchoum et autres vieux Bretons. Mais, hélas ! l'affaire tourne au dé­sastre pour l'armée rouge.

Le mari meurtrier d'Evian-les-Bains ? Le maladroit a avoué son crime dans les qua­rante-huit heures et interrompu au deuxième numéro un feuilleton qui s'annonçait bien.

L'offensive de M. Mussolini contre le faux-col ? Vieille histoire qui a déjà inspiré à M. de Waleffe deux tomes d'inégalables chroniques.

Le Tour de France ? Hélas ! Après nos tapes en athlétisme, ballon, tennis et autres sports, on nous avait expliqué qu'il nous restait un espoir, le cyclisme, sport populaire par excellence, où les qualités démocratiques de la race peuvent se manifester avec une exubérance toute française et toute répu­blicaine. Pan ! C'est un Italien, un fasciste, qui gagne et le second est un Belge....

Heureusement dans ce désastre, l’Eternel veillait et il nous a envoyé le rabbin.

Cher rabbin ! Rabbin providentiel ! Rabbin miraculeux !

Dans mon village, on ne s’intéresse plus qu’au rabbin, on s’arrache « Paris sucre » pour avoir des nouvelles du rabbin. Car, enfin, le drame est patent, est rabbin ou n’est-il pas rabbin ?

Un premier point est malheureusement acquis. Il nous faut nous rendre à la triste évidence : le rabbin est Juif. Oui, cet Isaac Leifer qui expédiait dans les deux mondes des centaines de Talmuds truffés d’héroïne est Juif. « Paris-Sucre l’a dit », et s’il y avait le moindre doute, la plus infime possibilité d’émettre le moindre petit doute, « Paris-Sucre » ne l’aurait pas dit.

Pleurons, pleurons....

Mais il reste un espoir. Est-il vraiment rabbin ? Authentiquement rabbin ? Rabbin diplômé, garanti, assuré, reconnu ? Surtout est-il grand rabbin ?

Au premier abord pas la moindre hésitation. Le Temps lui-même était affirmatif :

Les faits divers d’aujourd’hui

Au début du mois dernier, la police était avisée qu’un étranger, jouissant d’une grande influence dans la colonie juive de New-York et de passage à Paris était susceptible de se livrer au trafic international de stupéfiants entre la France, l’Amérique et la Palestine.

.... L’étranger signalé fit chargé dans un taxi un nombre impressionnant de paquets...Au bureau de poste de la Bourse les paquets furent enregistrés... A ce moment le commissaire et l’inspecteur principal arrêtèrent les deux clients. Il s’agissait des nommés Isaac Leifer, de nationalité américaine, par naturalisation et grand rabbin de Brooklyn. Il se trouvait en compagnie d’un coreligionnaire, Hermann Gottdiener sujet hongrois... dans la voiture se trouvait de nombreux livres de prières en langue hébraïque ... la reliure avait été soigneusement évidée... et contenait deux paquets d’héroïne d’un poids total de 160 grammes environ ...

Rabbin, rabbin, grand rabbin, rabbin, grand rabbin, personnalité jouissant dune grande influence dans la colonie juive de New-York (...ils ont donc aussi des colonies ? le mot y est, répété avec insistance).

Et puis le lendemain c'est le doute, la négation, le démenti. Non seulement le rabbin n'est pas grand rabbin, mais il n'est — ni petit, ni moyen. C'est un faux rabbin, un rabbin de pacotille, un rabbin qui n'est pas rabbin, bref un abominable imposteur, et son imposture est établie par les textes les plus formels, les témoignages les plus irrécusables. Le dictionnaire du rab­binat l'ignore ; l'annuaire cabbalique ne le mentionne pas ; le tout-Jérusalem n'en porte pas trace ; la rue des Rosiers le renie ; l’avenue du Bois n'en a jamais entendu parler, et par câble les 785.387 Levy de New-York mandent à Paris-Sucre » que jamais rabbin brooklynois ne s'est appelé Isaac-Leifer.

Sans doute, nous apprend « Ce soir », il y a bien à Brooklyn un rabbin (petit, pas grand) qui se nomme Isak Leifer, mais Isaak n'est pas Isaac, pas plus que chou-vert n'est vert-chou.

Là-dessus, interrogatoire du rabbin. Et le faux rabbin redevient vrai rabbin.

  • Je suis, dit-il, l'Isak de Brooklyn, car Isaac et Isak, c'est comme oui dirait Veil et Nozière, Wiener et Croisset, Poznanski et Savoir, Weiskopf et Gombaud, Brunswick et Montehus, en d'autres termes le même nom écrit autrement. Je suis rabbin, et très rab­bin. Quant au grand, j'avoue que cette épithète est d'usage plus que de droit. Pas plus qu'il n'y a de généraux en Suisse, il n'y a de « grands rabbins » aux Etats-Unis. La démocratie s'y oppose. Cependant, de même qu'il y a chez vous des Dupont qui sont marqués par le consentement de leurs relations et la courtoisie de leurs domesti­ques, de même qu'il y a des sucriers qui sont baptisés « grands industriels » par les ligues qui les tapent et des journaux que les autres appellent « notre grand confrère du soir », il y a des rabbins qui sont grands, non par le galon, mais par leur science en hébreu ou parce que leur papa et leur grand-papa étaient eux-mêmes rabbins. Tel est mon cas. Ma grandesse n'est pas un grade, c'est un signe de respect qu'on me donne, une marque de prééminence et d'honneur. Grand je suis et grand je resterai. Au surplus, j'ignore tout de l'accusation : adressez-vous à M. Jacob.

Je guettai le câble des 785.387 Lévy de New-York : rien ne vint. Je feuilletai fiévreu­sement « Paris-Sucre » : je ne trouvai rien. Comme ces romans que l'on finit sans expli­cation quand les abonnés protestent ou ces campagnes antialcooliques qui disparaissent du jour au lendemain, le rabbin était coupé. Plus de Talmud, plus de reliures, plus de contrebande, plus d'héroïne. Plus de rabbin !

Le Seigneur nous l'a donné ; le Seigneur nous l'a repris.

Mais, entre nous, qu'est-ce que « Paris-sucre » a dû recevoir de lettres signées Blum! Ou Moch. Ou Rosenfeld. Ou Hirskowitz. Ou Zay. Ou Blumel. En confidence, il en a même reçu de trop. Car — inoffensive plaisanterie du temps chaud — à la première apparition du vieil Isaac, je lui avais expédié moi-même une belle protestation racique que j'avais signée Mandel.

Références : Je suis partout 403 du 12.08.38 P.1 –

Choix de texte

Jean Aikhenbaum

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 09:34

Sciences et nazisme, texte d’une allocution

Les sujets que nous allons aborder ce soir sont différents de ceux que vous avez l'habitude de voir traiter et qui ont rapport à la dernière guerre mondiale. Si nous avons choisi de faire un travail dessus, c'est pour des raisons bien précises. La première d'entre elles, c'est que ces faits sont la plupart du temps totalement ignorés du grand public et que seuls quelques spécialistes leur consacre ou leur on consacré du temps. A tel point comme vous allez vous en apercevoir des choses primordiales n'ont fait l'objet que de peu de recherches. Ces lacunes, sont en partie explicables par les raisons que les chercheurs ont besoin de crédits pour poursuivre leur travail. Sans crédit, pas de recherches, sans recherches pas de connaissance, sans connaissance, des faits importants tombent dans l'oubli.

Ce petit préambule pour vous dire que nous allons vous parler ce soir de trois sujets bien différents qui ont tous trois traits à le 2ème guerre mondiale. Ils ont en commun d'avoir été perpétrés grâce à des travaux de scientifiques.

Les deux premiers sont dramatiques, puisqu'ils touchent à des expérimentations faites sur les déportés, et internés par les scientifiques allemands qui n'avaient pas plus que les nazis d'états d'âme particuliers. Ils étaient là pour une tâche bien précise et en fonctionnaires rigoureux l'ont effectué en mettant en oeuvre toutes leurs compétences et leur savoir.

Tous les scientifiques allemands ne se conduisirent pas de la sorte, quelques uns quittèrent l'Allemagne. Les savants nazis retardèrent-ils leurs travaux sur la bombe atomique, pour ne pas la mettre entre les mains d'Hitler, rien n'est moins évident. On sait qu'en 1941, Niels Bohr, prix Nobel de physique en 1922, qui était directeur de l'Institut de physique théorique de Copenhague rencontra Heisenberg physicien allemand qui avait été son élève. Heisenberg aux dires de certains, aurait tenter de faire passer aux scientifiques alliés, qu’il connaissait bien, un message afin de mettre un frein à leur travail respectif sur la fission nucléaire. Cette thèse est peu crédible, puisque les nazis continuèrent leur recherche sur l’atome. Bohr, quitta le Danemark en 1943 pour se joindre à l'effort de guerre des alliés. L'histoire ensuite on la connaît, les américains les premiers disposèrent et utilisèrent l'arme nucléaire.

Mais, même si quelques rares scientifiques allemands eurent quelques scrupules à contribuer à l'effort de guerre nazi, ce ne fut pas le cas de la majorité d'entre eux. Nombreux, avides de gloire, ou de tranquillité contribuèrent activement et se montrèrent très coopératifs avec le pouvoir.

Il nous semble ici intéressant de faire une distinction, même si dans l'horreur ces travaux sont inadmissibles, condamnables indignes d'hommes qui se veulent ou se croient civilisés, il n'en reste pas moins des travaux de recherches qui reposent sur des bases indiscutablement scientifiques, ou l'horreur et l’ignominie dans leurs objectifs certes, ne peut être écarté mais qui néanmoins débouchent sur des faits mesurables et qui restent des travaux scientifiques au sens propre du terme.

Il en va tout différemment pour les faits que nous allons vous exposer dans la troisième partie de notre exposé, qui concernent la mise en place et l'exploitation d'une supercherie nazie dont l'origine remonte aux années 20 et qui s'est poursuivie jusqu'à la signature de l'armistice.

Nous voulons également vous dire, que nous avons publié sur ces différents sujets plusieurs articles deux dans Actualités Juives, dans une version grand public, et un plus spécifiquement destiné à des spécialistes dans le Courrier de l'Environnement de l'Institut National de la Recherche Agronomique.

Ce travail doit être dédié aux victimes, mais également aux témoins qui nous les ont fait connaître à savoir :

à Monsieur le Professeur T.CHROSCIELEWSKI, dont nous parlerons

à Monsieur le Professeur W.SKURATOWICZ officier de la résistance polonaise et déporté dans le camp de concentration de Majdanek, Professeur de zoologie de l’Université de Poznan, a qui nous devons avoir eu connaissance de travaux de Heck.

A Monsieur le Professeur Dvorjetski, survivant du ghetto de Vilnus, professeur de médecine et d'histoire des sciences à l'Université de Tel-Aviv, qui nous a permis de réaliser le travail sur le Dieffenbacchia

à Madame le Professeur Christina DASZKIEWICZ, professeur de droit pénal à l'Université de Poznan, spécialiste des crimes de guerre. Officier dans l'armée clandestine polonaise A.K et auteurs de plusieurs ouvrages.

Ces articles paraîtront également dans les prochains numéros du journal que publie l'association des Enfants cachés.

Ce n'est qu'avec un retard de plusieurs mois que nous avons appris avec tristesse le décès de M. le professeur T. Chroscielewski. Il était Chercheur à la Faculté de Médecine de Poznan en Pologne. C'était l'un des personnages clé de la vie intellectuelle de la Pologne de l'après guerre. Il avait été officier de A.K. (l’armée clandestine polonaise), et avait été déporté au camp concentration d'Auchwitz. Le professeur T. Chroscielewski était fortement lié aux valeurs démocratiques. A plusieurs reprises, il prendra courageusement position pour s'opposer au pouvoir communiste en place. C'était également un médecin légiste renommé, il fut par exemple l'initiateur de la contre-expertise médico-légale dans l'affaire de l'assassinat par la police politique communiste du père Popieluszko. Nous avons eu la chance de le rencontrer au cours de notre dernier voyage en Pologne. Le sujet de notre conversation était lié à l'ouvrage (que nous sommes en train de préparer) sur les "récupérations d’expérimentations criminelles nazies contre l'humanité" par la science et les techniques actuelles. Le professeur Chroscielewski pendant plusieurs années mena un combat difficile, contre l'utilisation par les étudiants de manuels d'anatomie et de physiologie faits à partir d'expérimentations sur les "cobayes humains" par les médecins et scientifiques nazis.

La ville de Poznan a été l'une de premières villes polonaises occupées par l'armée allemande en 1939. Les répressions contre la population civile furent particulièrement féroces, la ville fut déclarée allemande et la grande majorité de la population polonaise "déplacée". dès leur retour dans la ville en 1945, les chercheurs de la Faculté de la Médecine firent une macabre découverte. Les sous-sols du bâtiment universitaire du Collegium Anatomicum recélaient une quantité importante de cadavres. Une certaine partie d’entre eux, dont quelques soldats de la résistance furent identifiés. Mais la grande majorité reste toujours à ce jour anonyme. La ville avait été libérée trop rapidement pour que les "scientifiques" allemands réussissent à détruire toutes les preuves de leur horrible besogne. La documentation abandonnée, l'analyse des nombreux organes humains conservés dans le formol, les interrogatoires du personnel allemand subalterne arrêté juste après la libération ne laissent planer aucun doute. Il s'agissait d’expériences faites sur des "cobayes humains" et la grande collection anatomique[1] trouvée résultait de l'assassinat de prisonniers et d'internés. Ces documents révèlent que plusieurs exécutions furent spécialement commandées par des chercheurs-medecins afin d'obtenir un matériel "intéressant". Ces derniers surveillèrent personnellement les exécutions afin d’expliquer au bourreau comment assassiner proprement, pour que "le matériel obtenu" soit "utilisable scientifiquement".

Les noms des responsables de toutes ces atrocités sont bien connus:

On y trouve notamment le professeur Hermann Voss. Mais après la guerre Hermann Voss fut récupéré par la RDA, n'a nullement été inquiété et devint l'un des "mandarins" de la médecine de l’Allemagne Communiste. Il continua à travailler et à enseigner pour diverses universités de RDA. Sa position importante le tiendra hors de portée de la justice polonaise qui était totalement contrôlée à cette époque par les communistes. Dans la version "officielle" de l'historiographie marxiste tous les criminels de guerre étaient jugés et condamnés. S’ils ne l’étaient pas, c’est qu’ils se trouvaient en R.F.A, ou éventuellement en Amérique du Sud, mais ne ne pouvaient faire partie des autorités scientifiques de RDA.

Le Professeur T. Chroscielewski avec une petit équipe de chercheurs réussit à conserver la documentation faites par les nazis sur ces crimes et plus particulièrement celles qui avaient trait aux activités de Voss. Lui-même scientifique et pathomorphologiste il constata avec effroi, que plusieurs publications scientifiques de Voss publiées après la guerre étaient...basées sur ses recherches effectuées sur les internés et prisonniers durant la guerre. Bien évidement, Voss avait pris soin de modifier les dates et les lieux, mais il n'y avait pas le moindre doute. Les résultats publiés étaient identiques en tous points à ceux effectués sur les prisonniers de guerre. Mieux encore, certain de son impunité, Voss ne prit même pas soin de modifier ses communiqués. La documentation retrouvée en 1945 à Poznan, était reproduite la plupart du temps mot pour mot. Comme dans l'horreur la limite n'existe pas, ces recherches criminelles sont à l’origine d'un manuel d'anatomie destiné aux étudiants. Ce manuel eu un grand succès international. Il fut, ce que l'on peut appeler un best seller. On compte pas moins de 15 éditions en langue allemande et trois en langue espagnole dont une destinée à l’Argentine.

Nous avons pu consulter une édition de 1979. D’après M. Chroscielewski, il y eu d'autres éditions postérieures de cet ouvrage, dont nous pouvons vous fournir les référence. (Taschenbuch der Anatomie, Hermann Voss, Robert Herlinger Edition Veb Gustav Fischer Verlag Jena 1979).

Mais le véritable choc s’est produit, quand M. le professeur Chroscielewski apprit que le manuel avait été vendu à un éditeur polonais, dans le but de l’utiliser pour les cours d'anatomie. L'intervention de groupes de chercheurs polonais fut immédiate, le manuel fut retiré de la vente et interdit. De plus, d'après le professeur Chroscielewski il existe disponible des manuels de qualité supérieure anglais ou américain dont la rédaction ne porte aucune ambiguïté éthique, mais dont apparemment les droits d'édition sont plus chers. Les chercheurs polonais firent à la suite de cette affaire un dossier sur cet "ouvrage" et sur l'activité de Voss et l’adressèrent à plusieurs organismes internationaux de médecins. Hermann. Voss osa prétendre que "les chercheurs Polonais avaient falsifié son curriculum vitae" et que les recherches faites à Poznan pendant l'occupation de la Pologne étaient utiles et "servaient toujours l'humanité". Il a fallut attendre l'unification allemande et l’action de journalistes berlinois pour que le manuel disparaisse (seulement en partie) des programmes universitaires. Mais, rassurez-vous, personne n'a jamais puni Voss, personne n’a songé non plus à retirer les titres de "Docteur Honoris Causa" que détient "ce grand savant allemand". Malgré son autorité scientifique incontestable le Professeur T. Chroscielewski n'a jamais réussi changer cette situation.

Notre second sujet, concerne une plante ornementale appelée le

Dieffenbachia seguine,

Nous considérons que cette plante peut également symboliser les crimes contre l'humanité en voici les raisons :

On s'est aperçu qu'un cancer bien spécifique touche des survivants des camps de concentration, il a la particularité de se manifester chez certains d'entre eux, avec quelques 60 ans de retard ! cette référence provient d'un journal scientifique spécialisé. (ref.Urology 48 (6) 1996).

Pour les spécialistes américains, ces cancers sont le résultat de l’expérimentation criminelle de scientifique nazis sur les déportés et sur des prisonniers. Les chercheurs se sont posés et se posent encore de savoir quel est le type de substance injecté en porte la responsabilité. Il faut savoir que ces substances ont été administrées à des fins de stérilisation. La réponse a cette question est d’autant plus difficile à mettre en évidence, que les victimes sont dans l’incapacité de pouvoir apporter de quelconques précisions sur les expérimentations qu’elles ont subies.

Jusqu’à ce jour, ce mystère perdure, et n’est toujours pas élucider malgré de nombreuses recherches effectuées dont celles patronnées par le Musée de l’Holocauste en Israël.

Ceci nous fait penser à une expérience nazie méconnue du public et on peut ajouter de la plupart des spécialistes.

Vous avez très certainement rencontrées et peut être en avez vous même chez vous, des espèces du genre Dieffenbachia. Ce sont des plantes ornementales qui entrent souvent dans les décors de nos appartements. Elle sont très populaires. On les trouve très facilement chez tous les fleuristes, pépiniéristes et même dans les supermarchés. Elles émettent des substances volatiles intéressantes pour nos organismes que l'on appelle phytoncides. Le Dieffenbachia seguine jouit depuis longtemps d’une réputation particulière. C’est "le curare de la Haute Amazonie", les indiens l'utilisent pour empoisonner leurs flèches. The Gardner's and Botanist's Dictionnary dans sa version publiée par Philippe Miller en 1807, relate qu’il était utilisé dans les Caraïbes pour châtier les esclaves récalcitrants. A cette fin, on introduisait dans la bouche des victimes, des feuilles ou du jus de Dieffenbachia seguine. Les indigènes l’utilisaient également à faibles doses comme contraceptif et à plus fortes doses pour stériliser leurs ennemis.

En 1940, G. Madaus et R. Koch, deux chercheurs publièrent en Allemagne un article sur les stérilisations d’animaux de laboratoire obtenues à l’aide du Dieffenbachia seguine. Un médecin allemand, le Dr Adolf Pokorny considéra que cette découverte était "primordiale pour l'intérêt politique du Troisième Reich". Il adressa une note personnelle au chef des S.S. Heinrich Himmler, pour lui proposer cette plante afin de stériliser "les ennemis du peuple allemand ” : quelques millions de prisonniers de guerre, des détenus politiques, des prêtres et des juifs. Le Dr. Pokorny suggéra de garder secrètes toutes les recherches et d’entreprendre la culture intensive du Dieffenbacchia dans des serres prévues à cet effet.

Himmler fut extrêmement intéressé par le communiqué de Pokarny. Il approuva cette proposition et la trouva "de la plus haute importance" pour les nazis. La réalisation d’une politique massive de stérilisation des citoyens des pays occupés, était désormais possible, il fallait l'entreprendre au plus tôt.

Pohl, responsable S.S. des camps de concentration fut chargé de fournir toute l'infrastucture et la logistique pour la production et les premières expérimentations du Dieffenbacchia seguine sur les humains. Les Tziganes détenus dans le camp de concentration de Lakenbach ont éte les premiers cobayes.

La culture en serre du Dieffenbachia seguine ne donna pas les résultats préalablement escomptés. Pris par le temps, et désireux de mener à bien leur projet les responsables de cette expérimentation décidèrent alors d’importer massivement la plante d’Amérique du Sud, d'où elle est originaire. Mais en 1942, fort heureusement, le Brésil déclara la guerre à l'Allemagne et les sous-marins alliés assurèrent un blocus efficace qui ralentirent notablement l'application industrielle à grande échelle de ce projet. Ils n'en demeurent pas moins exact, que cette expérimentation a pu se faire tout de même à un échelon que l’on peut qualifier de plus artisanal.

L’utilisation du Dieffenbachia seguine à des fins criminelles a fait l'objet d'enquêtes du Tribunal International de Nurenberg. Ce qu'il faut savoir, c'est que cette tâche a été particulièrement ardue pour les enquêteurs par le fait que la majorité des documents avaient été détruits dans les derniers jours de la guerre par les nazis. Ceci on le comprend bien afin de laisser le moins de traces possibles disponibles.

Les enquêteurs réussirent néanmoins à découvrir que l'Institut mis en place pour cette expérience a fonctionné jusqu'en avril 1945. Le Tribunal de Nurenberg n'a toutefois jamais réussi à définir l’endroit précis des cultures. Ils en conclurent qu'elles devaient se situer "à proximité d'un des camps de concentration".

Lorsque l'on interrogea les botanistes allemands qui participèrent à ce projet, il prétendirent ne pas connaître la finalité et l'objectif de leurs recherches. Le Dr A. Pokorny soutint même que "son travail sur le Dieffenbachia seguine avait pour but de saboter les projets d’Himmler. De son avis cette plante n'avait aucune action stérilisante, et son application sur les humains était impossible". Parmi les officiers S.S. jugés comme criminels de guerre, quelques uns se montrèrent plus coopératifs et dénoncèrent ou plus exactement se déchargèrent sur leurs complices scientifiques. Ainsi, R.Brandt reconnut que : "grâce à la proposition du Dr Pokorny, des expériences avaient bien été faites sur des détenus des camps de concentrations et que celles-ci avaient pour but de tester l’efficacité de cette plante.”

M. Dvorjetski, survivant du ghetto de Vilnus, professeur de médecine et d'histoire des sciences à l'Université de Tel-Aviv consacra plusieurs années de sa vie, afin de tenter d’élucider l'énigme sur les recherches secrètes faites par les botanistes nazis. Il retrouva plusieurs témoins et de nombreux nouveaux documents. Il localisa même les terrains de cultures qui étaient situés à proximité du camp de concentration de Dachau*.

Il nous semble d’autant plus important de rappeler que cette plante est étroitement liée et directement impliquée dans le génocide, que les protagonistes de ces crimes n’ont jamais été punis ni même inquiétés. Mieux encore, ces derniers réussirent à semer le doute dans l’esprit des juges et il fallut plusieurs années de recherches au professeur Dvorjeski et aux historiens des sciences anglais pour convaincre le public, les médias et démonter les thèses négationnistes qui avaient trait à ce sujet.

Piotr Daszkiewicz – Docteur es-Sciences - Historien des Sciences - biologiste

Jean Aikhenbaum -

* Cet article est fait à partir des publications et communiqués du professeur Dvorjetski.

Ce texte, ainsi que celui qui a été précédemment publié dans Actualités Juives sur le faux aurochs de Heck, fera parti d’un ouvrage en préparation sur l’histoire de la participation des scientifiques nazis à l’holocauste.

[1]L'assassinat massif de prisonniers pour "enrichir les collections anatomiques" était un crime commis plus souvent que nous pouvons le supposer. Ce particularisme de l'histoire est moins étudié que l'expérimentation mais il existe d'autres exemples bien connus, comme celui de la collection de squelettes du "professeur" Hirt de Strasbourg, qui afin de "faire des études d’anatomie comparative entre les Juifs et "d’autres races", fit assassiner 170 personnes et leur corps furent mis à la disposition de cette "collection" (dans cette collection, on répertorie 129 Juifs, 2 Polonais, 4 Asiatiques et 35 victimes d’origines incertaines).

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 11:19

Éternel problème, dans une communauté d’individus qui coopèrent et la présence de profiteurs, ce que les économistes appellent « les passagers clandestins » qui profitent de la bienveillance des coopérateurs pour tirer la couverture à eux. Lorsque la majorité des gens se font confiance et coopère, les profiteurs peuvent facilement exploiter les autres. Et quand leur nombre augmente trop, la communauté décline. Ainsi le taux de confiance et de coopération va fluctuer au fil du temps.

Matthieu Ricard – plaidoyer pour l’altruisme – p. 192 éditions NIL

Un bouquin de près de 800 pages, une analyse brillante incontournable pour connaître l’état du monde dans lequel tu vis. Grand optimiste ce Matthieu Ricard, pour résoudre les problèmes que rencontrent nos sociétés, une seule solution l’altruisme, sentiment naturel présent dans chaque espèce. Moi, qui n’y connais oas grand chose, j’me pose quand même la question, comment tu veux te préoccuper de l’autre quand tu rentres du boulot à 6 heures du soir dans un métro bondé et que l’autre en question t’écrase les panards ou t’envoie en pleine gueule les relents d’un repas en cours de digestion. Je t’en parlerai peut-être une autre fois.


mec, tu délires encore, en attendant Courage… Fuyons

Avec ça, t’as tout compris. Y’a ceux qui bossent et ceux qui profitent du système et pour orchestrer…. y’a nos chers dirigeants, brillants par leur incompétence, sont là surtout pour faire carrière et pour qui le système est parfait. Tout autre est bien entendu est à exclure, parce qu’irréaliste.

Reçu ça d’un ami correspondant :

Voici les raisons pour lesquelles je vais vivre au Portugal a Lagos en Algarve d'ici 3 mois pays à culture Judéo Chrétienne et classé au niveau sécurité le premier d'Europe voici un résumé de qui c'est passé en France post d'un internaute du journal le Point.fr ! pas étonnant nous sommes gouverné par des nuls depuis plus de 40 ans

@ + Guy

Mohamed Merah, les Fenecs, manifs pro Gaza, Dieudonné and co, Soral and co, "victoire" du PSG et l'équipe d'Algérie qui tournent à l'émeute urbaine, ainsi que les Paris bouché, grèves, grèves et encore des grèves. bouchons, saleté. répression routière, permis à points, amendes de stationnement hystériques.

Cette manif a Barbes s'ajoute à cette liste non exhaustive de la réalité de notre pays. Ou du moins ce qu'il en reste.

Fuyez braves gens, comme l'ont fait avant vous des Français brillants ! Bientôt nous serons des parias mondiaux, et les visas nous seront refusés !

Le monde avance, la France recule, et coule !

Les français ? c’est ce qui s’exporte le mieux, même quand ils sont juifs !

A maintes reprises, je t’ai dit que la première chose qui importait était de se débarrasser des politiques (hommes, femmes et autres à sexe indéterminé). Je pourrais reprendre les poncifs éculés, en te disant : tous pourris. Là-dessus je me suis déjà exprimé. Pas plus pourris que toi et moi, c’est la fonction qui crée l’organe. N’ont pas d’autres choix. Ils s’installent dans la place, avec ton accord, enfin un semblant d’accord, exigent un minimum de temps pour mettre en place leur système et assurer l’avenir de leur caste, définissent les règles du jeu et vérouillent le système jusqu’au prochaines élections et le tour est joué. De plus, se mettent à l’abri du besoin au cas ou le peuple mal intentionné, choisirait la concurrence. C’est y pas beau ça ? Manque même pas de culot, appellent ça démocratie ! c’est de la confiscation du pouvoir (kleptocratie) qui conduit à un système autocratique ou si tu préfères dans nos systèmes actuels à une dictature soft, préférable à Staline, Polpot et autres califat et régimes islamiques, j’en conviens, mais une dictature quand même. Quand tu évoques la possibilité d’un système différent, avec par exemple l’instauration d’une démocratie directe, ou chacun pourrait à tout moment s’exprimer, on entend alors des cris d’orfraies….. leurs discours est toujours identique, un tel système n’est pas viable….. Pour qui ? Je te demande un peu, surtout pour eux. Toutes les statistiques démontrent, les Français s’expatrient, des jeunes, des vieux, des riches, des entrepreneurs… Pas grave, ces pertes sont compensées par de nouveaux migrants. Pour te résumer, la France perd des citoyens à haute valeur ajoutée, créateurs de richesses et d’emplois, les remplace par des individus demandeurs en service, qui sont la plupart du temps une charge pour la communauté nationale. S’en foutent, tu leur a délégué le pouvoir à discrétion. Pas vrai tout ça, c’est des chances pour la France qui frappent à nos portes. Je pense que nos politiques devraient lire et s’inspirer de Michèle Tribalat (directrice de recherches à l’Institut National d’études démographiques). Z’ont le beau rôle, quel que soit le ou les individus prennent la suite, l’échec est assuré. Donc, je te disais qu’il n’est pas de jour où s’exilent des Français à haute valeur ajoutée, créateurs d’emplois et de richesses dans l’indifférence quasi unanime de nos dirigeants, le flot est loin de se tarir, il irait plutôt en s’amplifiant.

je doute, donc je suis…. Enfin, c’est ce que j’essaie de me faire croire !

Bon, je te disais donc qu’il faut se débarrasser de toute cette engeance qui entretient système non viable, moribond. Fini la démocratie parlementaire. Fini les professionnels de la politique. Tout ça a vécu. Il nous faut inventer autre chose. Là-dessus pas besoin de m’étendre la démonstration est quotidienne. Les hommes qui nous gouvernent ne sont pas les meilleurs d’entre nous, mais probablement les plus mauvais. Tu peux facilement t’en rendre compte en écoutant les informations.

Tu veux une preuve de ce que j’avance ? Regarde, notre Garde des Sceaux a fait poursuivre un journaliste qui l’avait comparé à je ne sais quel animal, s’est révoltée la belle ! Comparer un humain a un singe voilà un crime impardonnable, le crime de lèse Garde des Sceaux supérieur à tout autre, et bien entendu à tout autre crime sordide dont la presse fait les choux blancs et qui ont toute la mansuétude de notre chère ministre et de ses tribunaux, ultra représentatifs de la volonté populaire. Le journaliste en question a écopé d’une peine dont il se souviendra… prison avec sursis, amendes….. Les quelques derniers simiesques qui peuplent encore notre terre à l’agonie, ne s’en relèveront probablement pas, oser les comparer à un ministre fût-il Garde des Sceaux, voilà qui est passé inaperçu et aurait dû pourtant faire polémique. Que veux-tu attendre d’hommes et de femmes qui n’ont même pas le sens de la dérision, quant à l’autodérision, n’en parlons pas, cela ne fait pas parti de leurs attributs. Alors, comment peux-tu faire confiance à quelqu’un qui a un rictus en guise de rire et est incapable de rire de lui. Savent vraiment pas se marrer, comment qu’tu veux avec de tels zozos ne pas avoir le moral en berne ? Tout ça, ne peut pas être des gens sérieux. Je te l’ai toujours dit, faut se passer des professionnels carriéristes de la politique et trouver autre chose. Je sais, l’essentiel de leur travail consiste à te faire croire qu’ils sont indispensables, pour ça me semble-t-il on a déjà donné. Peut-on faire autrement, oui, indiscutablement. Est-ce que ça à des chances de fonctionner ? j’en sais fichtre rien, mais ça peut pas être pire.

J’avais, il y a quelque temps lancé comme une boutade, qu’il fallait prendre des hommes et des femmes issues de tous milieux professionnels afin de leur faire faire un service public politique, limité dans le temps, qu’ils soient révocables à tout instant et qu’en aucun cas ils puissent prétendre faire carrière. Tu as dit, ça y est, il délire à ce stade là, y’a plus que la camisole.

Jön Gnarr, ça te dit probablement rien ou pas grand chose. Un humoriste islandais, l’équivalent de notre Coluche, alors ce mec totalement incompétent politique, avec un programme équivalent à celui de Coluche à révolutionné totalement la vie politique à Reykjavik en devenant maire en lançant une boutade, de la ville en faillite, et mieux encore, ce mec ex assistant en psychiatrie, chauffeur de taxi, un rien débile (c’est lui qui le dit) propose un programme délirant en instituant au passage la journée de la rigolade et réussit là où les professionnels avaient échoués…. La politique Punk, saupoudrer d’un rien d’anarchisme qui n’a rien à voit avec ce que nos politiques traditionnels préconisent ça fonctionne. J’te le dis tout net…..on a pas grand-chose à perdre a essayé un machin comme ça…. Au passage on fera de sérieuses économies. (voir Courrier International n° 1239 p.22 et suiv.)

http://www.m6.fr/emission-66_minutes/videos/178416-jon_gnarr_un_maire_hors_du_commun.html

J’ai entendu au passage une phrase historique qui restera dans les annales : l’islam est compatible avec la république. Moi je propose, que tant qu’on n’aura pas demandé leur avis aux récents décapités, le statut quo s’impose. Voilà une vision de l’avenir qui vaut son pesant de pépins de pastèques. Ignares et incultes tels que nous le sommes, ni toi ni moi n’avions remarqué. Évidence même, notre grandissime dirigeant éclairé, comme ils le sont tous et comme c’est son devoir, en a informé les populations autochtones et allogènes. Tout le reste n’est que ragots et mensonges qui n’ont qu’un objectif propulser Marine en tête des sondages.

Propos irresponsables comme à l’accoutumé.

Jean Aikhenbaum

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