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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 15:09

La liberté se mesure non en nombre de dépendances que l’on peut satisfaire,

Mais au nombre de celles dont on peut se passer.

 

 

 

Sucromanie : une dépendance à part entière

Le sucre : une croissance de consommation exponentielle

 

Chomel, dans son « Abrégé des plantes usuelles » publié en 1715, parle du sucre. A cette époque seules quelques personnes fortunées pouvaient en consommer. Il était principalement  utilisé en médecine dans les lavements comme vermifuge chez les enfants et également pour « adoucir la toux et les âcretés de la gorge ». La consommation était alors insignifiante, aujourd’hui elle est de l’ordre moyen, dans les pays industrialisés, de 42 kgs par an et par habitant. 

 

La consommation de sucre

 

Sous le titre : Le sucre, un ami qui vous veut du mal, nous avions publié en 1994, dans « Réussir votre santé » un article dans lequel nous évoquions les problèmes et les pathologies liés à la dépendance au sucre.  

L’hyper consommation du sucre est un phénomène récent dans l’histoire. Les Grecs n’avaient même pas de mot pour désigner la canne à sucre. Néarque, amiral au service d’Alexandre le Grand, l’appelle le « miel sans abeille ». Dioscorides décrit une sorte de miel solidifié appelé sacharun.

 

Comment la consommation de sucre s’est propagée ?

 

600 ans avant notre ère, les Perses de l’Université de Djindisapour réussissent à mettre au point une technique de raffinage et de cristallisation de jus de canne solidifié, qui ne fermente pas.

Cette découverte se propage rapidement parmi les armées arabes qui ont conquis la Perse. Les guerriers islamiques sont les premiers soldats à consommer des boissons sucrées. L’armée musulmane commence à constater les effets néfastes du sucre. Les officiers du sultan parlent de diminution de combativité et de courage des soldats de l’armée turque.

 

Au seizième siècle Léonardt Rauwolf, botaniste et voyageur allemand, décrit le phénomène de dépendance au sucre. Il le compare à la dépendance occasionnée par la marijuana et l’héroïne.

Quatre siècles plus tard, Sigmund Freud ne fait pas la différence entre la dépendance aux sucreries ou à la cocaïne.

 

L’ère de la colonisation fait apparaître le développement des plantations de cannes à sucre ainsi que le développement des importations de sucre de canne, le sucre reste toutefois un luxe uniquement accessible à quelques riches privilégiés.

 

En 1747, Margraf, chimiste allemand découvre que la betterave de Babylonie contient une quantité importante de sucre. En 1786, Archard ouvre la première sucrerie de betteraves en Silésie. La révolution française et les guerres napoléoniennes perturbent l’importation de canne ; divers moyens sont mis à l’étude afin de remplacer le sucre de canne devenu inaccessible. Nous avons retrouvé la lettre-rapport d’un des agents du Directoire, sur la production de sucre d’érable et de son importation du Canada. Mais le blocus britannique oblige Napoléon (lui-même entièrement dépendant des sucreries – dépendance que partageront Hitler et Staline) à encourager les recherches sur les betteraves. L’amélioration de  la technique de raffinage du sucre par Benjamin Delessert, marque le début de la grande carrière du sucre blanc.

 

Le sucre de betterave a-t-il contribué à l’abolissement de l’esclavage ?

 

Rapidement la betterave a conquis l’Amérique où les Quakers anglais l’utilisent comme moyen de lutte contre l’esclavage en faisant concurrence au sucre canne dont la main-d’œuvre était essentiellement composée d’esclaves en provenance d’Afrique.

 

Premiers troubles, carie dentaire, hypoglycémie, pathologies neuro-psychiatriques.

 

Les anthropologues qui travaillent sur les ossements humains, déterminent facilement l’arrivée du sucre en Europe, cet événement est lié à l’accroissement du nombre de caries dentaires. Mais la carie n’est pas la seule maladie causée par l’hyperconsommation de sucre qui altère divers processus métaboliques.

L’hypoglycémie, chute brusque de la glycémie (taux de glucose dans le sang) se traduit par des troubles multiples en grande partie d’ordre neuro-psychiatriques. Lorsqu’elle est intense, elle peut même entrainer un coma et conduire à la mort.

Certains neuropsychiatres émettent l’hypothèse que l’hypoglycémie est l'une des causes les plus courantes de maladies neuropsychiatriques et qu’elle a pour origine la consommation de sucre et les nouvelles habitudes alimentaires de l’homme.

 

Et la poliomyélite ?

 

Des chercheurs décrivent le sucre comme responsable de très nombreuses pathologies. Le Dr Van Meer, dans son ouvrage « Poliomyélites, has been the sugar after all ? ce médecin fait la corrélation entre l’augmentation de la consommation de sucre et l’accroissement du nombre de cas de poliomyélites.
 

Les enfants un marché potentiel énorme, qui ne demande qu’à être façonné

 

Cette overdose sucrière planétaire est d’autant plus préoccupante que la cible privilégiée des industriels de l’agro-alimentaire sont les enfants et les adolescents.

A l’heure actuelle, dans les pays industrialisés, 20% des enfants sont en surpoids et une partie d’entre eux sont, ou vont devenir obèses avec des prédispositions pour bon nombre de pathologies dont le diabète. La liste liée à la consommation de sucre s’allonge de manière problématique, altération au niveau des artères, résistance à l’insuline, l’attirance pathologique de certains sujets aux produits sucrés constitue donc bien une addiction comparable à celle du tabac, de l’alcool ou de drogue.

 

Des politiques désarmés

 

Des groupes politiques, notamment en Suisse, ont pris conscience de la gravité du problème et ont demandé que des mesures soient mises en place, afin que le consommateur soit clairement informé de la composition exacte du produit qu’il achète. Cette demande n’a pas aboutie. Il est fort probable que même si une telle mesure était adoptée, elle ne servirait pas à grand chose, si l’on admet que la sucromania  constitue une dépendance, thèse soutenue par des chercheurs et médecins de plus en plus nombreux, la première démarche consisterait à faire prendre conscience au patient de son état et de mettre en place une thérapie de sevrage.

 

Les politiques, même lorsqu’ils on conscience que des mesures sont indispensables pour tenter de juguler les dérives de la consommation de sucre et des autres édulcorants artificiels, notamment ceux utilisés en tant qu’additif alimentaire sont confrontés au dilemme de savoir s’il est préférable de préserver la santé des consommateurs au détriment de l’emploi et des intérêts des groupes industriels. Leur marge de manœuvre, on le constate est des plus étroite.

 

Lorsque des campagnes de prévention avec support publicitaire sont mises en place (notons que les effets mesurables sur la diminution de consommation sont quasis nuls). Pour le lobby du sucre, l’association négative entre sucre, dépendance, obésité et diverses pathologies constituent     autant d'images dévalorisantes et insupportables, elles nuisent à l’image de marque de leurs produits auxquels ils veulent associer l’idée de plaisir sans risque.


Le cas du Dr Stephen Gyland est révélateur

 

Il tombe malade, présente de nombreux symptômes physiques et mentaux – faiblesse, étourdissements, perte de concentration, manque de mémoire, accélération du rythme cardiaque … le diagnostic pour un éminent spécialiste tombe, il souffre de névrose. Il se trouve dans l’incapacité de travailler et de plus, il est confronter au jargon devenu incompréhensible de ses confrères. Lorsqu’il se soumet au test de glucose, le taux qui apparaît est insuffisant. Il est en état d’hypoglycémie. Sur les conseils de l’un de ses confrères, il modifie son régime alimentaire, supprime les mets raffinés, exclut sucre et farine blanche et les symptômes, tremblements, étourdissements, névroses , artériosclérose cérébrale s’évanouissent comme par miracle…..

 

Tout n’est pas mauvais pour tout le monde

 

Le sucre, rassurez-vous, vous rend malade, vous tue lentement, mais l’industrie sucrière se porte bien et est même créatrice d’emploi et de richesses.
La consommation de fructose, substituées au glucose, dans de nombreux aliments industriels qui vont du jus de fruits à la charcuterie et dans tout un éventail de produits prêts à consommer est également néfaste pour l’organisme avec un nombre de pathologies nouvelles, dont il est à craindre que la liste est loin de se tarir.

 

Qu’est-ce que l’hypoglycémie ?

 

L’hypoglycémie est causée par l’ingestion des sucres rapides. Elle entraine un métabolisme anormal et la chute du taux de glucose.   Le sucre attaque le pancréas et le rend hypersensible, ce qui l’amène à détruire le glucose du sang. Le café, le tabac et les aliments raffinés peuvent être également responsables de la chute de glucose qui nuit au fonctionnement des glandes surrénales. La farine blanche et l’alcool affaiblissent le foie qui ne peut stocker convenablement le glucose. Le glucose est quant à lui, le combustible nécessaire à toutes nos activités, musculaires, mentales nerveuses, émotives. S’il vient à manquer, cela provoque des réactions aux effets plus ou moins graves.

 

La liste des maux engendrés par l’hypoglycémie est infinie :

 

Obésité, fatigue, irritabilité, tremblements, évanouissements, transpiration excessive, dépression, somnolence, insomnie, troubles digestifs, maux de tête, douleurs musculaires, palpitations, troubles de la mémoire, syndrome de meunière, prédisposition à l’alcoolisme, diabète, névroses, artériosclérose, vieillissement précoce, instabilité, agressivité. Il est également à noter que certains auteurs font état de troubles comportementaux chez des enfants et des adolescents. Elle favoriserait ( ?) également cancers, maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, dégénérescence maculaire… en nommant le mal du sucre "sugar blues" les américains ne s'y trompent pas, puisque certains chercheurs émettent  comme hypothèse qu'il serait à l'origine de dérives comportementales.

     

Les alcooliques, ils ne font pas que trinquer !

 

Le docteur Hoffer, prétend quant à lui, souligne que presque tous les alcooliques seraient hypoglycémiques. Atkins corrobore cette opinion, lorsqu’un alcoolique cesse de boire, il se met à manger des sucreries. Pour ces médecins, cette maladie considérée d’ordinaire comme un vide de l’âme est la résultante de mauvaises habitudes alimentaires, qui entraîne un épuisement des glandes surrénales et donc l’abaissement du glucose sanguin. L’alcool et le sucre ont alors des effets similaires et entrainent temporairement, lorsqu'ils sont consommés, la disparition des angoisses et de l’anxiété. Certains alcooliques oscillent parfois entre dépendance alcoolisée à celles des sucreries.

 

Une alimentation privée de nutriments essentiels

 

Les hydrates de carbone raffinés de notre alimentation moderne sont « vides » et obligés de « voler » des  nutriments des autres aliments (vitamines B) ce qui prive notre corps de ces nutriments essentiels.

Daniele Starenkij affirme que consommer de la farine blanche et du sucre d’adduction , c’est faire croire à notre corps qu’il est bien nourri, mais entretient de fait une famine cellulaire chronique.  

 

Pour lutter contre l’hypoglycémie et rompre la dépendance aux sucres

 

Le docteur Harris à décrit le premier l’hypoglycémie en 1924. En 1977, le rapport « United States dietary goals » propose le programme suivant :

-         Augmentation de la consommation des hydrates de carbone naturels.

-         Diminution des acides gras saturés.

-         Suppression des sucres rapides (ou les réduire au maximum)

-         Eviter (ou diminuer sensiblement) la consommation de sel.

-         User et abuser de fruits, de légumes frais, de céréales complètes.

-         Eviter la viande, diminuer la consommation de beurre et de lait

-         Supprimer le café et les excitants….

-         Faire de façon régulière des exercices physiques. Celui-ci transforme le glycogène des muscles en glucose assimilable par nos cellules.

    - Jean AikhenbaumPiotr Daszkiewicz

 

Sources :  

-          Réussir votre Santé n° 8 septembre 1994

-          Abrégé de l’Histoire des plantes usuelles par J.B Chomel 1715

-          La civilisation du sucre

-          Le livre noir du sucre blanc

-          Le mal du sucre Daniele Starenkij

-          Histoire de l’alimentation végétale – Maurizio

-          Has it been the sugar after all – Van Mer

-          Le sucre cet ami qui vous veut du mal – William Dufty (ed. Guy Tredaniel)

Dr Serge Ahmed : une poudre blanche qui rend accro…

"Modélisation expérimentale de l’addiction aux drogues chez l’animal de laboratoire"

Cette observation est au coeur de toutes les théories actuelles de l’addiction basées sur la notion de “substances toxicomanogènes”. Aucun besoin préexistant, aucun facteur prédisposant – génétique ou épigénétique – ne seraient nécessaires au développement de la dépendance.

 

http://www.universcience.tv/video-sucre-une-poudre-blanche-qui-rend-accro-5443.html

 

http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier/tous-dependants-au-sucre-01-07-2010-88760

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 09:46

L’école...  l’apprentissage de la drogue

 

                                                                         Ninfa Alegria

 

 

 

 

            Parmi les dopants les plus souvent cités, on trouve les stimulants du système nerveux central tels les amphétamines, cocaïne ou caféine.  Les effets secondaires provoqués par ces drogues d’un usage fréquent chez les sportifs sont de plus en plus nombreux. Ces substances sont bien connues des spécialistes et du public au moins de nom. Il existe pourtant un deuxième groupe de substances dopantes, tout aussi dangereux pour la santé et pourtant beaucoup moins "médiatisé".

 

Anabolisants

 

 Les anabolisants stéroïdes, largement utilisés par les sportifs sont particulièrement dangereux.  Les chercheurs finlandais ont comparé la mortalité des sportifs de hauts niveaux qui ont participé à des championnats dans diverses disciplines entre 1977-1982, avec une population témoin. Les résultats sont alarmants. La mortalité chez les sportifs de haut niveau est de manière significative nettement plus élevée. D’un point de vue purement logique, c’est  totalement anormal, puisque pendant très longtemps le sport avait la réputation de compter parmi ses adhérents que des individus robustes, particulièrement résistants à l’effort physique. Les sportifs devraient être non seulement aptes à l’effort physique intense, mais être à l’abri de pathologies qui peuvent touchées d’autres catégories d’individus. La population témoin en revanche était composée d’individus fort divers, qui n’avaient pour la plupart du temps aucune règle d’hygiène alimentaire spécifique, certains étaient fumeurs, consommateurs occasionnel ou habituel d’alcool.  D'après les spécialistes la consommation de substances dopantes à base de stéroïdes porte l’entière responsabilité de cette surmortalité. Il semble utile de rappeler que les stéroïdes sont également fréquemment prescrits en médecine. Ce sont par exemple les corticoïdes ou les médicaments hormonaux destinés à traiter stérilité masculine parmi eux on trouve la testostérone. Les effets secondaires de ces anabolisants sont nombreux : hypertension, carcinome du foie, arthériosclérose, graves pathologies cardiaques,  stérilité, et perturbations d'ordre psychologique. La liste des pathologies liées à l'usage de ces substances s’allonge au fur et mesure des nouvelles recherches. La base de données MEDLINE fait état de morts soudaines d’athlètes après la consommation de stéroïdes. Les spécialistes allemands décrivent le décès d'un "bodybuilder" de 23 ans, mort à la suite d’une hypertrophie cardiaque, accompagnée d’une nécrose des cellules et d’une  fibrose du muscle cardiaque.

 

            Ces substances ont un effet de rémanence et continuent à agir même longtemps après leur ingestion. Dans le cas précis de ce "bodybuilder", le jeune garçon indépendamment des troubles immédiats caractéristiques à la prise de stéroïdes a vu ceux-ci persister deux ans après l'arrêt du dopage.

 

Je me dope,

tu te dopes

il ou elle se dope....

 

Quant la dope se démocratise...

 

Depuis une dizaine d’années le dopage à  l'hormone de croissance GH est un problème préoccupant. Aujourd’hui, on connaît bien les effets secondaires très néfastes qu’il a sur l'organisme. Ce produit ne pose aucune difficulté d’approvisionnement, on le trouve sur les marchés parallèles des médicaments et sur des sites internet. On ne sait que toujours très peu de chose sur la façon dont il agit et sur son action "stimulante" sur l'organisme. Il est considéré par les utilisateurs comme un puissant dopant. Récemment, un groupe de chercheurs suédois a voulu évaluer les effets de ce produit sur les performances sportives. A la surprise de tout les chercheurs les tests ont montré que cette prétendue capacité à augmenter les performances est en réalité insignifiante voire nulle, qui n’a aucun effet mesurable, mais qui est néanmoins extrêmement dangereux. Ces résultats mériteraient d’être connus du public ce qui contribuerait à faire chuter  la demande pour un  "produit soi-disant miraculeux", qui n’est qu’une esbroufe susceptible de mettre gravement à mal la santé des utilisateurs.

 

 

Le danger est actuellement préoccupant, ces anabolisants sont facilement accessibles et que les pouvoirs public n’ont aucun moyen efficace pour s’opposer à leur utilisation. La popularité de ce dopage chez les amateurs de sport et chez les jeunes qui désirent "améliorer leur look" est telle que les scientifiques allemands ont considérés qu’il était nécessaire d'organiser une grande campagne médiatique sur les risques liés à l'usage des stéroïdes. Aux Etats Unis,  l’accroissement des consommateurs est considéré par les pouvoirs publics comme l’un des plus graves problèmes de santé publique. D'après les données américaines, aux USA environ 3  millions de personnes prennent de façon régulière des anabolisants stéroïdes. La majorité sont des jeunes dont la moyenne d’âge est de 25 ans. D’après des études faites en Suède 3% des élèves ont déjà essayé "d’améliorer leurs performances"  à l’aide de stéroïdes. Les autorités suédoises reconnaissent qu’elles n’ont aucun moyen efficace pour lutter contre ce fléau.  Ces substances tout comme les autres drogues ne posent pas de problème d’approvisionnement.  Des dealers en proposent à l’intérieur même des lycées. Le gouvernement prévoit de lancer une vaste campagne d'information ainsi qu’un programme "anti anabolisant" destiné à sensibiliser la jeunesse. Sur ce sujet, nous ne disposons malheureusement d’aucune information pour la France. Nous avons tout lieu de supposer que ce problème après avoir touché les pays scandinaves ne s’arrêtera certainement pas à nos frontières. Les spécialistes américains quant à eux confirment non seulement les risques liés à la prise de ces substances mais également le danger lors de prise par injection dans des conditions qui sont "loin d'être stériles". Sur le plan clinique les usagers de ces drogues sont de plus en plus vulnérables. L’effondrement de leur système immunitaire favorisent leur contamination par HIV, hépatite B et C, etc. Les médecins ont également remarqué chez les usagers de ce type de drogue des infections par staphylocoques, streptocoques ou mycobacteries.

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 23:22

 

 

 

 

 

 

 

Cancer : Pour en finir avec les allumés du citron….

 

 

 

Reçu ce petit libelle dont j’ai sélectionné les passages croustillants… le drame avec internet, c’est qu’il ya de la place pour tout, et surtout pour n’importe quoi.
Je vous disais donc, que j’ai reçu de plusieurs correspondants, cette petite information que les laboratoires nous cache, bien entendu, dans un but bien évidemment conspirationniste et surtout pour gagner plein de fric. C’est pas nouveau, les labos on intérêt à faire en sorte que des vérités essentielles capables d’apporter le soulagement à nos maux, ne soient divulgués que lorsqu’ils en possèdent la totale maitrise. Et là, en l’occurrence pas de détail, la pathologie, c’est le cancer et oui et en plus sous ses formes les plus variées et le remède , simple comme bonjour… il fallait y penser : le citron. Ben voyons !  

 

 

 

Que nous dit le petit libelle adressé soi-disant par

 

L’Institut de Sciences de la santé, L.L.C. 819 N. Rue Charles Baltimore, MD 1201.

Ceci est la dernière nouveauté en médecine, effective pour contrer le cancer !!!
Lisez avec attention le message que l'on vient de m'envoyer, j'espère que vous le ferez suivre !!!
– on est pas à une connerie près.

Les bienfaits du citron.

Le citron (citrus) est un produit miraculeux pour tuer les cellules cancéreuses.
Il est 10.000 fois plus puissant que la chimiothérapie.
Pourquoi ne sommes-nous pas au courant de cela ?
Parce qu'il existe des laboratoires intéressés par la fabrication d'une version synthétique qui leur rapportera d'énormes bénéfices.
Vous pouvez désormais aider un ami qui en a besoin en lui faisant savoir que le jus de citron lui est bénéfique pour prévenir la maladie.
Son goût est agréable et il ne produit pas les horribles effets de la chimiothérapie.

 

 

 

Combien de personnes meurent pendant que ce secret est jalousement gardé pour ne pas porter atteinte aux bénéfices multimilionnaires de grandes corporations ?
…. On lui attribue plusieurs vertus mais la plus intéressante est l'effet qu'elle produit sur les kystes et les tumeurs.
Cette plante est un remède prouvé contre les cancers de tous types. Certains affirment qu'elle est de grande utilité dans toutes les variantes de cancer
.

 

 
….La source de cette information est fascinante: elle provient d'un des plus grands fabricants de médicaments au monde, qui affirme qu'après plus de 20 essais effectués en laboratoire depuis 1970, les extraits ont révélé que:
Il détruit les cellules malignes dans 12 types de cancer, y compris celui du côlon, du sein, de la prostate, du poumon et du pancréas...
Les composés de cet arbre ont démontré agir 10.000 fois mieux que le produit Adriamycin, une drogue chimiothérapeute normalement utilisée dans le monde, en ralentissant la croissance des cellules du cancer.

 

Donc, bande de nuls, si vous mourrez  du cancer, c’est entièrement de votre faute. Au placard la chimiothérapie, puisqu’on vous dit qu’un zeste de citron est 10.000 fois plus actif, en rien de temps oublié votre cancer, disparu….. !

 

 

 

Il se trouve, qu’il y a de cela quelques années nous avions fait un travail sur la phytothérapie et  sur les vertus des agrumes et dans lequel nous disions ceci :

 

(les références scientifiques et bibliographiques consultées pour la rédaction de ce travail sont à disposition sur demande)

 

 

 

 

 

Agrumes genre Citrus (Rutaceae)

 

généralités

 

Les citrons, les oranges et les mandarines sont de plus en plus souvent cultivés en tant que plantes d'intérieur. Il vous est possible d’acheter des arbres qui ont déjà une taille impressionnante chez les pépiniéristes et horticulteurs. Vous pouvez également les cultiver à partir de pépins. Vous trouverez de nombreuses variétés qui n'offrent aucune difficulté et qui s'acclimatent facilement en appartement. Les auteurs de ce livre cultivent avec succès et retirent beaucoup de satisfaction d’une variété de citron appelée Ponderosa.

 

soins et culture

 

La température que vous devez donner à cette espèce ne doit pas être inférieure à 12°C en hiver. Elle n’a aucune exigence particulière quant à l'humidité. Toutefois, il est important de vous les bassiniez et vaporisiez ses feuilles fréquemment. Vous les arroserez à volonté en été, plus modérément en hiver. Pour vos cultures d'intérieures les conditions sont pratiquement identiques pour toutes les espèces citées.

 

magie, croyance, légendes, psychologie

 

Il existe de nombreuses légendes et traditions magiques sur les plantes du genre Citrus. En Asie sud-est les feuilles du citronnier sont considérées être aphrodisiaques et de ce fait font partie de nombreuses préparations utilisées dans les "tisanes d'amour". Dans certaines cultures, servir trop fréquemment de la tarte au citron est le signe d'une infidélité conjugale. Pour les Indiens, le citron est le symbole de l'amour devenu amer après la mort de l'un des partenaires. Les sorciers en Europe utilisaient le jus du citron pour nettoyer les objets magiques récupérés lorsqu'ils avaient séjournés ou étaient préalablement possédés par un tiers. Ainsi, ils effaçaient l'influence négative de l'ancien détenteur. Enfin, c'est une plante qui était réputée également pour faire peur et faire fuir les esprits malfaisants. Les pépins d'oranges servent encore de talismans amoureux. Dans certaines régions du sud est asiatique, celui ou celle, qui veut attiser le désir de partenaire doit en porter quelques uns en permanence, jusqu'à ce que l'élu succombe. Mais dans la culture de certains pays (particulièrement espagnole), ce fruit est le symbole de la prostitution.

 

En thérapie affective, comportementale et symbolique

 

Leur présence est recommandée aux personnes qui ont des difficultés à surmonter les problèmes occasionnés par une séparation. Dans les perturbations de l’émotivité, liée aux regrets de ne pas arriver à la hauteur de ses ambitions. Aux indécis permanents, qui perdent du temps dans leur choix. Elle permet de se libérer des tensions musculaires chroniques et développe le pouvoir de concentration.

 

S’utilise en tant que plante ornementale mais également en préparation comme pour les eaux de plantes et de fleurs solarisées (voir page....)

 

médecine, thérapie

 

En Chine du onzième siècle, comme en témoigne l'ouvrage de Han Yen Chih sous l'empereur de Yen-Tsung de la dynastie Sung, la culture des agrumes était très développée. L'écorce des fruits du genre Citrus était considérée par les médecins chinois comme une panacée. Ils s'en servaient aussi bien que dans le traitement des intoxications, des maladies parasitaires que pour soigner le cancer du sein.

 

On retrouve ces fruits dans le traité de Teophraste qui décrit les propriétés antidote de leurs feuilles contre les poisons. Cette vertu thérapeutique est également reprise par Pline et Dioscoride. Le grand savant perse Ali ben Rabban et Tabary (neuvième siècle) préconisait l'usage en décoction* des pépins contre les morsures de scorpions. Enfin les feuilles** des Citrus sont sans aucun doute l’une des espèces parmi les mieux connue de l'histoire de la médecine. Elles étaient prescrites pour traiter les morsures de serpents, contre les insectes, l'asthme, la constipation, les cancers, les maladies parasitaires, les coliques, les nausées, les maux de tête, les maladies de foie, l'insuffisance hépatique, la toux, les fièvres, la goutte, les laryngites, et pour se protéger des épidémies.

 

Aujourd'hui, la recherche scientifique ne confirme qu'une partie de ces vertus.

 

* cette préparation se fait à raison une cuillerée à soupe pour 1 tasse d'eau. Porter à ébullition pendant 20 minutes, laisser infuser 30 minutes. (recette contre les morsures de scorpions et de serpents non confirmée). En boire le plus possible tout au long de la journée.

 

** Les feuilles peuvent se prendre soit en infusion : à raison de 2 à 3 pincées pour une tasse d'eau porter à ébullition pendant 2 minutes. Laisser infuser 15 minutes. Boire 3 à 4 tasses par jour.

 

ou en alcoolat : en laissant macérer les feuilles dans leur double volume d'alcool de fruits pendant 1 mois. Prendre 30 à 50 gouttes 2 à 3 fois par jour.

 

Citron

 

(Citrus limon)

Le fruit est un remède efficace contre le scorbut, l'urémie. Il est également antirhumatismal, désinfectant, astringent*. De l'écorce du fruit on extrait une essence, très utilisée en parfumerie. La pulpe est un excellent bactéricide. Depuis longtemps la médecine populaire géorgienne utilise le jus de citron en gargarisme pour soigner les malades atteints de diphtérie. Le jus mélangé avec de l'eau est utilisé dans cette région pour traiter les maladies des voies biliaires et du foie.

* se prend tel pressé ou coupé avec de l'eau.

Oranger doux

(Citrus sinensis)

Médecine

On utilise les fruits et les feuilles de cet arbre. Ses propriétés sont laxatives. Les guérisseurs africains prescrivent les feuilles* pour combattre les fièvres, la grippe et les bronchites. Ils s'en servent également en fumigation pour traiter les malades atteints de malaria.

* même préparation que la recette précédente.

Oranger amer

(Citrus aurantium)

Médecine

Les feuilles* en infusion sont digestives et antispasmodiques. Elles sont indiquées dans les brûlures d'estomac, les indigestions, les aigreurs et ballonnements. Elles entrent également dans la préparation d'une huile essentielle.

Les fleurs** en infusion sont calmantes, sédatives, antispasmodiques, elles sont idéales pour calmer l'excitation des jeunes enfants. Elles combattent l'insomnie en douceur, procurent un sommeil léger et réparateur.

Le zeste*** de fruits contient une quantité importante d'acide linéolique est digestif et stomachique, il est indiqué dans la constipation et contre le cholestérol.

Les fleurs se préparent en infusion, en sirop,

Le zeste en infusion , en teinture, en poudre, en alcoolat

* elles se préparent en infusion à raison de 2 à 3 pincées pour une tasse d'eau. Porter à ébullition pendant 3 minutes, laisser infuser 10 minutes. Prendre 2 à 3 tasses par jour.

** l'équivalent de 2 pincées pour une tasse d'eau. Verser l'eau bouillante. Laisser infuser 15 minutes. Prendre 2 à 4 tasses par jour.

***Les zestes peuvent se prendre soit en décoction : à raison de 2 à 3 pincées pour une tasse d'eau porter à ébullition pendant 15 minutes. Laisser infuser 30 minutes. Boire 2 à 3 tasses par jour.

ou en alcoolat : en laissant macérer les zestes finement coupés dans leur double volume d'alcool de fruits pendant 1 mois. Prendre 30 à 50 gouttes 2 à 3 fois par jour.

Autres plantes du genre Citrus

Bergamote

Citrus bergamia

Médecine

L'essence de bergamote est employée pour la production de l'eau de Cologne. Cette plante est un stimulant antiseptique préconisé en cas de dépression, d'anxiété, dans les maladies de la peau et les infections des voies urinaires.

Vous pouvez vous servir en usage thérapeutique des feuilles, des fleurs en infusion* la pulpe, les grains et l'écorce en décoction **

* cette infusion s’obtient en mettant quelques fleurs dans une tasse d'eau bouillante. On laisse infuser 1 heure, on filtre, on chauffe légèrement, on prend 3 à 4 tasses par jour avant les repas.

** On laisse macérer dans un litre d'eau bouillante pendant 1 heure, l'équivalent d'une cuillerée à café pour une tasse d'eau de la pulpe ou des grains de la plante. Filtrer. Chauffer légèrement et boire 3 tasses par jour entre les repas.

Attention!!! L'huile essentielle de certains agrumes (dont la bergamote) augmente photosensibilité de la peau et exige de prendre quelques précautions lors des expositions au soleil !!!

Mandarine

Citrus reticulata

Médecine

L'écorce* est utilisée en médecine chinoise contre les fluxions de poitrine, la congestion et la malaria.

* Vous pouvez préparer l'écorce soit en décoction : à raison de 2 à 3 pincées pour une tasse d'eau porter à ébullition pendant 15 minutes. Laisser infuser 30 minutes. Boire 2 à 3 tasses par jour.

en alcoolat : en la laissant macérer coupés dans son double volume d'alcool de fruits pendant 1 mois. Prendre 30 à 50 gouttes 2 à 3 fois par jour.

 

 

 

Piotr Daszkiewicz

 

Jean Aikhenbaum

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 19:19

Le cholestérol, est-il injustement accusé ?

 

Depuis quelques années les médias, les laboratoires de produits pharmaceutiques et  une partie du corps médical, accusent le cholestérol d'être l'ennemi numéro un de la santé. Dans cette campagne, d'allure souvent hystérique, on dissimule des faits qui sont déroutants et peuvent discréditer le lobby anticholestérol. Il est toutefois hors de notre propos de contester que le risque de maladies coronariennes s'accroît en fonction d'un taux de cholestérol sanguin élevé. Mais suffit-il pour autant de changer son régime alimentaire ou de prendre un médicament réputé anticholestérol  pour diminuer les risques liés à ce type de pathologie ? Ce type de traitement est-il anodin, ou présente-t-il des inconvénients ?  La mortalité est-elle moins importante dans les pays ou grâce à un régime alimentaire approprié le taux de cholestérol a baissé ?

Tout d'abord, il est important de souligner à l'intention de nos lecteurs, qu'il n'est pas de notre intention de remettre en cause les traitements de l'hypercholestérolémie qui sont nécessaires dans certains cas bien définis, mais toutefois limités. Il nous semble en revanche important d'être sceptique quant à la valeur d'une propagande anticholestérol exagérément amplifiée.

 

L'un des composants de la membrane cellulaire    

 

Si on se fie aux médias, on pourrait croire que le rôle essentiel du cholestérol est de nuire à notre santé et que sa responsabilité dans l'artériosclérose est bien établi.  Pourtant, on oublie souvent de dire, qu'il est un élément clé dans la composition de la membrane cellulaire. Aucun organisme vivant ne peut continuer de vivre si on le prive de cet élément qui est à la base de l'architecture de nos cellules. Deux chercheurs américains, Michael Brown et Joseph Goldstein ont reçu en 1985, le prix Nobel pour leurs travaux qui démontraient  les mécanismes du transport du cholestérol à l'intérieur de la cellule. Ils ont découvert que ce transport n'est possible que grâce à l'existence dans la membrane de récepteurs de cholestérol. Mais leurs travaux font également ressortir, que l'hypercholestérolémie n'est possible que lorsqu'il existe un défaut génétique au niveau de ces récepteurs membranaires, car si les récepteurs fonctionnent mal, ou ne fonctionnent pas du tout, la cellule n'a plus à sa disposition son matériel de base qui lui sert à élaborer ses membranes  et elle  synthétise son propre cholestérol. Dans ce cas précis, le mécanisme auto contrôle n'existe pratiquement plus (parce que le taux ne dépend plus alors des récepteurs) et l'organisme est condamné à produire du cholestérol. Ces travaux font ressortir que nous ne sommes pas égaux devant l'artériosclérose et que l'apparition de la maladie, ne dépend pas exclusivement du régime alimentaire et du mode de vie.

 

Et les facteurs à risques ?    

 

Il semble logique  qu'une cellule privée de cholestérol cherchera à la synthétiser et que le rapport de l'importance du cholestérol est lié au nombre et au fonctionnement des récepteurs, et que dans ce cas un régime hypocholestérolémique ne peut avoir qu'un effet limité. Certes, on sait que le café, la cigarette, le diabète, l'excès de poids sont des facteurs à risques dans les maladies coronariennes et participent à accroître le taux de cholestérol. Mais est-il pour autant possible de déduire que ce cholestérol est responsable de ces pathologies ou qu'il s'agit là de la résultante d'un  effet secondaire et non de la cause initiale ?  Par ailleurs, des scientifiques britanniques ont fait ressortir que dans de nombreux cas, la maladie coronarienne est probablement programmée dans la première période de notre vie.

La battage autour du cholestérol prétend fréquemment qu'un taux de cholestérol bas est synonyme de bonne santé et diminue les risques d'incidents cardiaques. Pourtant, nous savons maintenant que les personnes qui ont réussi à baisser leur taux de cholestérol sanguin meurent effectivement moins, d'accidents coronariens mais plus de cancers. Cette constatation rejoint celle des physiologistes du début de ce siècle qui supposaient que le cholestérol joue un rôle important dans la régulation de la perméabilité cellulaire, et que de plus il est l'un des éléments clés de l'autodéfense de notre corps contre l'infestation par les cellules cancéreuses. Certes, notre connaissance sur les mécanismes de la carcinogenèse est encore insuffisante pour pouvoir affirmer ou rejeter cette hypothèse, mais il est bien établi que la diminution du cholestérol augmente le risque de cancer. Récemment, les chercheurs japonais ont suivi plusieurs milliers habitants d'Osaka cette hypothèse a été une fois de plus confirmée, la relation entre le cancer (particulièrement chez les hommes) et un taux bas de cholestérol semble être évidente.   Des médecins pensent également que la chute du cholestérol précède la mort, chez des patients qui souffrent de maladies longues. Les chercheurs du centre médical de Baltimore quant à eux font état qu'un taux bas de cholestérol entraînent fréquemment le décès chez les personnes âgées.

 

Le cholestérol a-t-il une incidence sur la durée de vie ?    

 

Déjà en 1981, on a commencé à faire des constatations troublantes, les personnes qui ont un taux faible de cholestérol ne vivent pas statistiquement de manière significative plus longtemps que le reste de la population, mais à la grande surprise des chercheurs ceux-ci ont constaté qu'elles avaient un taux de suicide beaucoup plus important.  Bon nombre de chercheurs pensent maintenant, qu'un taux trop bas de cholestérol est à l'origine des dépressions, suicides, et de mort précoce. Les psychiatres finlandais ont observé que les individus particulièrement agressifs se caractérisent par un taux bas de cholestérol. Les nombreuses expériences faites sur les animaux confirment la relation entre le taux de cholestérol et l'agressivité.

Toutes ces recherches, soulignent que la mode pour les médicaments anticholestérolique est douteuse et que l'abaissement du cholestérol fait de manière inconsidéré peut avoir des conséquences  graves pour notre santé.

 

Le cholestérol à prendre avec des pincettes    

 

Sujet, scabreux à prendre avec des pincettes les études contradictoires se succèdent.  Ainsi que nous venons de le voir, il est présent dans toutes les cellules et dans le sang, ainsi que dans la bile. Ce stérol, se trouve dans les graisses animales, dans le tissu cérébral, dans le lait il est synthétisé par le foie. Son rôle est particulièrement important dans la synthèse des hormones stéroïdes.

L'excès de cholestérol est dangereux, il bloque les artères engendre l'artériosclérose. Si il y a formation de plaques dans le sang il y a risque de thromboses. Mais seul l'excès de cholestérol, qui provient des graisses saturées que l'on trouve dans les produits d'origines animales, les abats, la viande, le lard, les produits laitiers, le chocolat présente des inconvénients notables. Par contre les graisses non saturées présentes dans les huiles vierges ont une incidence protectrice notable.

Le seul 'hic" c'est que l'on ne sait guère quel est le rôle exact du cholestérol dans les maladies cardio-vasculaires. Ainsi que nous l'avons vu, est-il la cause, dans ce cas il est normal et judicieux d'agir pour le contrôler et le juguler, mais si il n'est que la conséquence, c'est agir sur un symptôme et l'effet protecteur ne peut être qu'illusoire.

Sur le plan pratique, lorsque l'on absorbe des  de trop nombreux aliments riches en cholestérol et que celui-ci n'est pas éliminé il se fixe sur la paroi des vaisseaux et forme une plaque qui s'épaissit avec le temps, et va jusqu'à provoquer l'obstruction des vaisseaux.

Mais comme rien n'est simple, certains chercheurs émettent l'hypothèse que celui exercerait une protection contre les radicaux libres et qu'il serait même un antioxydant (d'où son influence protectrice dans le cancer). Sa toxicité n'apparaîtrait qu'après un phénomène d'oxydation, lui même lié directement à nos conditions de vie.

 

 

Des études surprenantes

 

Nous fabriquons chaque jour environ 15 grammes de cholestérol, l'essentiel étant que le taux en concentration soit à un niveau optimal, tout comme pour la glycémie et tous les autres éléments indispensables au bon fonctionnement de notre corps.

En Israèl des chercheurs ont établi des taux de comparaison entre l'espérance de vie les personnes dont le taux se situe entre 2 et 2.30 ont une espérance de durées vie supérieure à celles dont le niveau se trouve entre 1.5 et 1.9. Là  non plus on ne peut tirer de conclusion hâtive, parce que l'on s'aperçoit que le mode de vie, s'il a des répercussions parfois (mais pas toujours) sur le taux, a quant à lui une incidence indiscutable.`

Les oeufs,  ont été souvent à tort sur le ban des accusés, on s'est aperçu que les oeufs utilisés pour les études étaient de la poudre d'oeuf déshydraté !  D'autres études contradictoires faites démontrent que l'oeuf, lorsqu'il est consommé dur, ou à la coque même en quantité importante joue un rôle négligeable sur le cholestérol. Il est probable que la lécithine contenue dans l'oeuf  soit un agent fortement protecteur. De plus, ils contiennent  également des protéines et des acides aminés et des nutriments divers.

 

Les véritables ennemis

 

Le cholestérol n'est pas l'ennemi à abattre à tout prix. Il  peut être  le reflet  d'erreurs alimentaires et (ou) d'une hérédité  génétique  qui est la caractéristique de certaines familles, mais il est également probable que dans ce cas de figure les habitudes alimentaires familiales aient un rôle prédominant. A tout ceci peut s'ajouter l'hypertension, la suralimentation, l'excès de poids, la cigarette, l'alcool, les produits laitiers (soupçonnés par de nombreux chercheurs, plus spécialement la cuisine au beurre), les fritures, l'excès de  graisses animales, charcuteries, triperies, les sucres artificiels ainsi que tous les produits en contenant, (boissons sucrées, sodas, pâtisseries,confitures  chocolat etc.)   le diabète, le stress,  l'inactivité physique, ainsi que certains produits pharmaceutiques

 

Combattre le cholestérol naturellement    

 

Les nutriments à base de GLA, l'huile d'onagre, l'huile de pépins de cassis ont une action anticholestérolémiante. La lécithine abaisse le taux des lipides, les huiles de poisson (elles comportent des acides gras polyinsaturés oméga 3)., les huiles végétales (de première pression à froid) lin, noix, soja, sésame, d'oeillette, de tournesol. Les céréales complètes, le riz, le millet, tous les fruits frais, et les légumes verts, les artichauts, les salades vertes, le citron, le pamplemousse, le raisin, la carotte, les aubergines, le chou, l'oignon, la ciboulette l'ail qui a une action spécifique sur la structure des artères, qui a été démontré par H. Heinle l'adjonction d'ail, à la nourriture fait diminuer de manière importante le taux de cholestérol et a une action bénéfique sur l'hypertension, cette étude a été confirmée par le Professeur A. Arekhow de Moscou, qui a quant à lui constater que la prise régulière d'ail empèche l'accumulation de cholestérol et la formation de plaques athéromateuses dans les vaisseaux sains, comme dans ceux déjà atteints. Plus curieusement, celui-ci a constaté également que l'ail différenciait les cholestérols, il combattait le nuisible (LDL), mais privilégiait le bon(HDL), le résultat dans tous les cas s'avérait positif. Mais l'ail, est un agent anti-oxydant, et il s'oppose aux effets des radicaux libres (l'ASP + l'alliine inhibe environ 46 % la péroxydation des lipides au niveau sérique et tissulaire). Ce qui expliquerait que les régimes "à la méditéranéenne" offrent une protection  aux maladies coronariennes, par rapport à ceux du  nord de l' Europe. L'acide O-linoléique contenu dans l'huile d'olive aurait une action également protectrice.

A privilégier également les vitamines du groupe A, C  et B, le sélénium, le magnésium.

 

Les plantes qui combattent  le cholestérol   

 

L'Alfalfa - le pissenlit - le bouleau - l'olivier - l'aubier de tilleul - la bardane - le chiendent - la saxifrage - le romarin - le solidago - l'écorce de frêne - l'Eupatoire – la ronce –

Toutes ces plantes peuvent être préparées sous forme de décoction à raison de 5 grs pour 1 litre d'eau porter à ébullition pendant 15 minutes infuser 30 minutes, prendre 4 à 5 tasses par jour loin des repas.

recommandé également l’artichaut – l’ail *– l’aubergine – la tomate –la framboise – la noix  - l’huile de noix -    

 

Vin anti-cholestérol :   

 

feuilles de bouleau + écorce de frène dans un litre de vin rouge de Bordeaux (si possible biologique) laisser macérer 1 semaine, filtrer et boire un verre à liqueur par jour, loin des repas.

 

*Pour préparer une teinture, laissez macérer pendant quelques 2 têtes d’ail dans de l'alcool pour un demi litre d’alcool. Cette préparation se prend à raison de 30 à 50 gouttes 2 fois par jour, diluée dans un peu d’eau.

Autre recette 2 têtes d’ail et 2 citrons en macération pendant une huitaine de jours dans un litre d’eau – efficace également dans l’hypertension (be se substitue ni à un régime, ni à un traitement médical)

Vous pourrez utiliser l'ail par voie interne :

dans les maladies infectieuses à titre préventif et curatif, l'asthme, la fatigue, rhumatismes, les troubles liés à l’âge.

Certains auteurs propose également l’ail comme moyen préventif des épidémies et du cancer.    

 

 Jean Aikhenbaum - Piotr Daszkiewicz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 18:24

A plusieurs reprises on nous a posé la question de savoir si la viande casher offrait une protection particulière contre la transmission éventuelle de la maladie de la vache folle à l'homme. D'un point de vue purement biologique le fait qu'une viande soit abattue cachère, cachérisée, abattue à moins de 30 mois, d'origine française etc. ne change pas grand chose au problème.

Des récents travaux faits en Israël et aux USA  font ressortir que les juifs sépharades, notamment ceux originaires de Libye présentent un taux supérieur de contamination que les autres populations.

 

Texte de l’allocution du

 

COLLOQUE SUR LA VACHE FOLLE DU 27.10.96 (Centre Rashi - Paris)

 

Y-a-t-il un rapport quelconque entre les crises que traversent notre société et l’encéphalopathie spongiforme bovine, ou maladie de la vache folle ?

A de nombreuses  reprises Piotr Daszkiewicz et moi-même avons souligné que les déprédations que subit notre environnement à cause de l’industrialisation intensive à des conséquences  et des répercussions difficilement mesurables.

Les différentes  techniques que nous utilisons n’ont jamais tenu compte des   réalités liées au monde vivant, leur seul but est la recherche de l’efficacité, de la rentabilité et du profit. Nos générations ont   modifié de telles sortes nos habitudes comportementales que nous pensons que nos techniques sont indispensables à la vie. Nos raisonnements  actuels sont basés sur le fait  que sans progrès techniques, il n’y a pas de vie possible qu’elle soit humaine, animale ou végétale.

D’homo sapiens, nous sommes devenus homo technicus, et pour ce faire, nous travaillons pour nous payer des produits issus de techniques qui vont se démoder au fur et à mesure que de nouveaux naîtront en laissant au passage leur florilège de nuisances.  Loin d’être à notre service, c’est nous qui oeuvrons de telle sorte que nous en  sommes devenus   dépendants.

Ainsi que je viens de le dire, il n’est pas de geste que nous effectuons sans le support de la  technologie. Le monde politique pour résoudre  les problèmes que rencontrent les individus à l’intérieur de nos société  n’échappe pas non plus à ce type de raisonnement,  seuls les termes de croissance et de productivité    censés nous apporter plus de richesses et résoudre les crises économiques ont cours. On peut toutefois s’interroger et rester perplexe, en effet depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les richesses et les biens matériels se sont accrus de façon considérables, plus qu'à toute autre époque de l'histoire de l'humanité et paradoxalement  ont augmenté chômage, exclusion, mal être, consommations de drogues légales ou non, mortalité par pathologies dégénératives (cancers, Sida) réapparitions de pathologies que l’on croyait avoir éradiquées etc*.

Notre société quoiqu’en dise ses ardents partisans n’a été en aucune manière capable de satisfaire les attentes des citoyens. Pourtant l’idée était belle, donner à tous et le nécessaire et l’accès au superflu, vivre enfin mieux dans un monde devenu meilleur. Hélas, force est de reconnaître qu’avoir voulu nous donner le superflu, ce système arrive à nous  priver de l’essentiel, et les dommages que nous avons créés sont à la mesure et dépassent largement les richesses éphémères que nous avons produites. Le propre de l’Homo technicus, est de croire que son intelligence et ses techniques sont indispensables à assurer  sa vie, qu’il y a bien ça et là quelques petites failles, mais que  l’homme et le vivant en général s'adapteront  en fonction des nouveaux progrès issus des nouvelles technologies, ou que  nous mettrons en oeuvre d’autres techniques qui compenseront les éventuels effets néfastes des précédentes, mais que de toutes manières, le bilan global demeure positif, vouloir le remettre en cause c'est obligatoirement être passéiste.  Ce type de raisonnement optimiste auquel je voudrais bien adhérer est hélas irréel et simpliste. Depuis plus de quarante que j’observe le monde dans lequel nous vivons, j’ai vu certes se modifier nos façons de vivre, de produire de consommer, mais j’ai également constater que les pollutions se sont accrues et que les solutions préconisées et mises en place, n’ont été que des palliatifs débouchants sur d’autres pollutions dont les effets pervers masquent les premiers et en créés de nouveaux. Le constat global que l’on peut faire est que malgré toutes les techniques compensatrices, la situation de notre environnement ne cesse de se dégrader et que bon nombre de scientifiques considèrent aujourd'hui  cette situation comme catastrophique.

Alors, le problème de la Vache folle dans tout cela, Piotr Daszkiewicz et moi-même avons écrit ces derniers mois à ce sujet, aux différentes autorités religieuses, J’ai moi-même dit qu’il s’agissait là, d’un faux problème probablement monté de toutes pièces à des fins de marchandage politique et qu’il avait dû outrepasser les espérances de ses promoteurs. Nous avons également souligné que le boycott était disproportionné par rapport au risque réel encouru par les consommateurs de viandes. En effet, La contamination à l’homme n’est pas aussi évidente qu’on tenté de  nous le faire croire les médias avides de sensationnel bien qu'elle soit possible :  1cas    d’encéphalopathie  humaine de type Creutzveld Jakob est   dénombré en Europe occidentale par millions d'individus, qui ont pour leur majorité des origines différentes. On peut donc être étonné que ce mouvement ait pris de telles proportions, alors que personne ne songe à boycotter  l’automobile bien que les risques  encourus soient plusieurs milliers (millions) de fois supérieurs.

Nous avons également souligné que le fait de donner un aliment d’origine animale à un herbivore, faisait que la fonction de rumination ne pouvait plus s’effectuer de manière normale, puisque le ruminant herbivore par nature était incapable de transformer et de digérer des protéines animales. La première question à poser à nos décisionnaires religieux, est-ce qu’un animal privé d’une fonction aussi importante dont on peut suspecter qu’il n’est plus totalement ruminant  est encore casher ?

Les mêmes remarques peuvent être faites pour les autres formes d’élevage  :  volailles, poissons  à qui dans leur nourriture on ajoute des quantités importantes de protéines animales. Pour l’élevage de la volailles notamment, on constate depuis ces cinquante dernières années de telles modifications que le terme d’élevage qui souligne une relation affective et respectueuse entre l’homme et l’animal devient impropre pour désigner ce type de production et le terme de fabrication est à mon sens beaucoup plus adéquat. Voulez vous un aperçu de ce type d’élevage que je connais plus particulièrement.  Lorsqu’un de nos rabbins devant le problème de la vache folle a dit que finalement il était peut être préférable de manger de la volaille, je lui ai écrit en soulignant l’irrationalité de ce type de production. On fait aujourd’hui un poulet de chair en 6 semaines alors qu’auparavant jusque  dans les années 50, lorsque ce type d’élevage était pratiqué par des petits producteurs, il fallait suivant le cas entre 4 et 6 mois, le même rapport gain de temps existe dans la production des bovins, au 19° siècle, les bovins étaient généralement sacrifiés entre 6 et 8 ans, sauf pour le Durham race originaire de Grande Bretagne qui arrivait à maturité au bout de 4 ans, il est vrai  que ces animaux étaient utilisés également pour le travail. Aujourd’hui, ces temps ont été considérablement raccourcis et divisés par 2 et même par 3. La consommation du poulet de chair était beaucoup moins courante qu’à l’heure actuelle et on mangeait des poules arrivées en fin de ponte qui ont quasiment  disparues des étals ou des coqs en fin  de reproduction. La technique de l’élevage s’est donc perfectionnée et les animaux bénéficient de tous nos progrès technologiques... ils sont élevés dans des espaces restreints jusqu’à 20 volatiles au mètre carré, ces conditions et cette promiscuité engendrent des stress pour pallier aux inconvénients et prévenir les maladies qui pourraient  découler de cette promiscuité et du manque d'hygiène on les vaccine, et  leur administre des antibiotiques, il est de plus fréquent que des producteurs indélicats se procurent des hormones en fraude et les administre à leurs animaux. Quant à l’alimentation des volailles, elle a pour but de produire  avec efficacité aux moindres coûts  afin d'obtenir le maximum de profit et comporte des produits et sous produits d'origine animale.  L’argumentation principale des vendeurs d’aliments industriels pour animaux est toujours basée sur le pourcentage de poids obtenu par rapport au poids de nourriture ingurgitée.  Comme vous pouvez vous en rendre compte ce système  ne tient compte que de l’évaluation économique et de profits à court terme. Les réalités biologiques inhérentes à chaque espèce sont totalement occultées par nos éminents techniciens, technocrates et  scientifiques de moins en moins pour ces derniers, qui se rendent enfin compte tout au moins pour certains d'entre eux  de l'incohérence d'un tel système.

Nous avons  faits quelques recherches sur ce sujet qui de notre point de vue méritent quelques réflexions jusqu’à présent les races communes des animaux domestiques boeufs, chèvres, moutons, chevaux, volailles, ainsi que les végétaux etc.  avaient la particularité d’être adaptées à leur biotope, l’environnement familier dans lequel elles vivaient correspondaient à leurs réalités biologiques bien particulières. Les races étaient sélectionnées en fonction du rendement  des animaux, ou de leurs aptitudes au travail pour les bovins  et particulièrement pour  leur résistance. Les maladies étaient relativement rares  les bêtes et les plantes étaient réputées pour leur rusticité. Lorsqu’une bête était malade, l’éleveur  l’isolait, ou éventuellement l’éliminait de manière à éviter la contamination de son cheptel. En 1899, Monsieur CH. JACQUE qui était naturaliste,  publia un ouvrage intéressant sur l’élevage des volailles tel qu'il se pratiquait à son époque. Son contenu me semble encore actuel. Il donne des conseils  sur la basse cour, sur les races, sur les systèmes de reproduction, le choix des reproducteurs, la couvaison... son ouvrage qui fait près de 350 pages, ne consacre que 4 pages aux maladies des poules. Mr Jacque considère que si une volaille est malade, c’est que soit son alimentation est inadéquate  ou que l’hygiène des bâtiments laisse à désirer.

Aujourd’hui, que se passe-t-il, les animaux vivent dans des conditions déplorables, les souches sont sélectionnées en fonction de la rentabilité immédiate. Aucune des exigences biologiques propre à cette espèce ni à aucune autre d'ailleurs n’est respectée, on leur coupe les griffes, les ailes, le bec,  :  l’éclosion artificielle des oeufs favorise la productivité, mais elle non plus ne tient compte des réalités biologiques. Peu d’études ont été faites sur l’influence de l’électromagnétisme sur l’embryon, mais on sait toutefois que la pollution électromagnétique est un fait bien établi et qu’elle a des conséquences qui ont été soulignées par de nombreux travaux.

Les oeufs réservés à la consommation sont également produits dans des conditions inacceptables.

L’insémination artificielle est également un non sens biologique. Dans tous les cas il est indispensable de revenir à des modes de reproduction proche de ce qui se fait dans la nature.

Quant à l’alimentation et aux mélanges que concoctent nos laboratoires eux aussi  ne tiennent compte que de rentabilité, côte en bourse etc.  Mr Jacque au  siècle dernier disait déjà, que le seul apport que l’homme pouvait faire en aliments à la basse-cour devait être essentiellement composé de graines, de légumes et de végétaux. Il déconseillait vivement l’apport de viandes et de produits d’origines animales. Les animaux lâchés trouvaient les  insectes, vers, graines germées complément à leur alimentation dans la nature.

Quand il y a 35 ans, je m’étonnais que nous juifs nous tolérions ce type d’incohérence et lorsque j'en faisais la remarque aux autorités religieuses de cette époque en soulignant qu’il fallait peut être se poser la question de savoir si l’animal souffrait de ces conditions d’élevage, on m’a toujours éconduit fort poliment, en me considérant probablement comme un original... exception faite je dois le souligner pour Monsieur le Grand Rabbin Jaïs.

Cette agriculture intensive est également sélective, bon nombre d’espèces animales sont menacées ou ont disparues une vingtaine de races de bovins sur la cinquantaine qui existaient en France ont disparues et bon nombre de celles qui restent sont menacées, aujourd’hui 85% du cheptel n’est représenté que par 5 races. Pour les volailles c’est l’identique les races locales disparaissent et sont remplacées par des variétés uniformes, certaines races locales  ne sont présentes que chez quelques collectionneurs. Pour les végétaux  on comptait au début du siècle 500 variétés de choux, on en cultive actuellement plus que 30, les mêmes remarques peuvent être faites pour les haricots, radis etc.

Mais comme en arrête pas le progrès, nos spécialistes faites leur confiance sont déjà au travail et nous préparent pour demain des produits encore plus élaborés, encore meilleurs... ils sont en train de nous concocter  la cuisine de l’ An 2000, et le fin du fin c’est le génie génétique, les O.G.M organismes génétiquement modifiés ,  avec toutes ces manipulations qui vont faire soit disant  des merveilles, fini les maladies parasitaires des plantes, de nouvelles variétés apparaissent qui résistent là à un prédateur, là à un traitement sélectif ou bien encore donne plus et encore plus. Là encore nous ne voudrions pas être les empêcheurs de génétiser en rond,  quelles sont les répercussions d’une telle technique sur l’environnement, sur notre santé, sur l’avenir des générations à venir ? Les scientifiques qui mettent au point  ce type de technique  nous assurent que tout se passera bien,  ils savent de quoi ils parlent  c’est leur métier. Je voudrais seulement leur rappeler modestement qu’en dans les années 80, le journal Nature qui est en matière scientifique le journal d’information incontournable faisait déjà remarquer que dans l’encéphalopathie spongiforme bovine la relation avec les aliments des bovins étaient en cause....on a attendu des années pour prendre quelques mesurettes, et qu'aujourd'hui de nombreux scientifiques s'opposent vigoureusement aux manipulations génétiques.

Nous pensons également qu'il est important de rappeler que les manipulations génétiques sont très souvent effectuées entre des espèces totalement différentes, en prenant  des molécules d'origines animales ou végétales ou de micro organismes totalement différents de l'organisme destinataire, le but la modification totale du patrimoine génétique et du métabolisme de l'organisme cible, il s'agit là d'hybridation, pratique totalement interdite par nos lois religieuses. De plus,  les OGM utilisent des animaux interdits également par nos lois religieuses des porcs, des souris, des cobayes, des insectes etc.

L'association Greenpeace dans un communiqué d'octobre 96, fait état que du soja transgénique en provenance   des USA va être mis prochainement en vente sur le marché européen, vendu sous le nom de Roundup Ready soybean (RRS), il a été rendu résistant au Roundup produit utilisé en agriculture comme désherbant et fabriqué par la firme Monsanto. Le soja a été manipulé pour que les agriculteurs puissent utiliser le Roundup pendant toute la période de croissance de cette plante. Pour le soja produit par Monsanto des parties d'un gène de virus, de bactéries et de pétunia ont été rajoutées, qui permet à cette plante d'absorber le double de Roundup. Le plus grave dans cette affaire, c’est qu’aucune réglementation n’oblige les manipulateurs à faire mention sur leur produit des ces transformations que l’on ne rencontre en aucune façon dans le milieu naturel. 60 % du soja consommé en Europe provient des USA et il entre dans la composition de nombreux produits, chocolat, yaourt, huiles, la lécithine de soja qui sert de stabilisant et d'émulsifiant se retrouve dans la  margarine, les pâtisseries etc. elle peut également apparaître sous la référence E.322.  Il est à noter que tous les courants de  l’agriculture biologique s’opposent aux OGM.

Il est donc indispensable que la communauté juive et ses dirigeants interviennent auprès des pouvoirs publics et des instances européennes afin qu'impérativement les mentions des produits issus de manipulations génétiques figurent de manière lisible et facilement identifiable sur les produits en question.

Piotr Daskiewicz et moi - même faisons sommes souvent amenés pour nos travaux  à consulter de nombreuses publications,   nous ne pouvons affirmer aujourd’hui qu’une seule chose avec certitude, c’est que l’ensemble des   connaissances humaines est  extrêmement modeste, et qu’agir en pensant que l’on sait, c’est prendre un risque certain non seulement pour soi, pour les autres mais aussi pour les générations à venir.  Quant aux applications pratiques qui découlent de la recherche on peut croire qu'elles sont au service de l'homme, ou comme Jacques Ellul penser qu'il s'agit là,  d'un processus automatique qui a sa propre raison d'être et qui n'a nul besoin de servir les besoins des hommes.

Le boycott  de la viande bovine, si ainsi que nous l’avons dit, nous semble injustifié est néanmoins significatif. Il démontre que le public s’interroge sur la qualité de son alimentation et plus particulièrement sur l’industrialisation intensive   et en ce sens son interrogation à tout lieu d’être. Les modifications que nous avons fait subir à nos modes alimentaires au cours de ces soixante dix dernières années, sont  plus importantes que celles qui ont été faites dans toute l’histoire de l’humanité. Ces modifications ne sont pas sans risques et personne ne peut contester l’importance  du facteur alimentaire dans notre santé. L’agriculture est devenue une industrie et tous les secteurs sont sous la coupe d’ingénieurs, de techniciens de manipulateurs en tous genres, qui s’évertuent à tenter de nous faire croire qu’ils vont demain régler des problèmes qu’ils ont été incapables de solutionner par le passé. De plus, malgré ou à cause de surproduction les agriculteurs se trouvent  très souvent dans des situations financières critiques,  et ceux qui s’en sortent le moins mal sont encore ceux qui pratiquent un type d’agriculture ou d’élevage plus respectueux de l’environnement.

 Notre alimentation comporte lors de sa production l’intervention de produits innombrables des engrais, des insecticides, des herbicides, des nitrates, des fongicides, des antibiotiques, des organos chlorés, phosphorés, des résidus de plomb, de  mercure, de  cadmium, de  nickel qui proviennent des retombées de nos industries et de diverses sources de pollutions, des agents  pour conserver, émulsifier, colorer, épaissir,  gélifier etc... et comme ceci n’est pas suffisant bon nombre de produits  subissent une ionisation destinée à supprimer les germes qui pourraient encore demeurés.

Ainsi que nous l’avons maintes fois dit, cette industrialisation est incapable de satisfaire le consommateur, puisque d’un  point de vue purement biologique ce type de production donne la plupart du temps des produits abondants, certes, mais carencés.

Notre nourriture se trouve donc dénaturée et dévitalisée,  c’est une des raisons pour lesquelles on assiste actuellement à la multiplication des maladies de civilisation, cancers, diabète, maladies cardio-vasculaire, arthrose dégénératives etc.

Nous Juifs, souffrons des mêmes pathologies que tous nos autres concitoyens et nous ne sommes épargnés par aucune maladie de civilisation. L’interdiction de mélange alimentaire est de toute évidence une excellente chose, l’interdiction de substances animales dans les additifs l’est également. L'interdiction de consommation de certaines espèces l'est aussi, bien qu'aujourd'hui à cause de la pollution des nappes phréatiques nous ne sommes plus comme auparavant protégés des maladies transmises par ces espèces interdites. Mais toutes ces mesures sont limitées, en effet c'est le mode de production alimentaire industriel qui est responsable en grande partie de l’abaissement des défenses immunitaires et favorise l’apparition des maladies de civilisation.

Alors aujourd’hui que faut-il faire ? Hélas, nous ne détenons  pas comme certaines sectes de recettes miracles. La seule chose que nous pouvons affirmer est que l’avenir de l’humanité passe de manière impérative et incontournable par un autre rapport avec son environnement, que l’agriculture a un rôle prépondérant à jouer et c’est pourquoi il est important de revenir à une agriculture qui tient compte des véritables réalités biologiques propres à chaque espèce de favoriser  et d’encourager de  petites et moyennes exploitations agricoles de manière à ce que les agriculteurs et les éleveurs puissent  en vivre et que nous puissions enfin consommer des produits  qui répondent à nos réalités biologiques. C’est pour cela également que nous pensons que l’agriculture biologique est le  premier pas indispensable et que celle-ci doit être encouragée, défendue et bien entendue améliorée. Enfin l’autre aspect non négligeable de l’agriculture biologique, est qu’elle est créatrice d’emploi et qu’elle concoure de manière efficace aux respect du biotope  qu’ elle favorise la diversité des espèces et qu’elle participe à la sauvegarde de celles qui sont en voie de disparition.

Je vous remercie de votre attention

 Jean Aikhenbaum - Piotr Daszkiewicz

* je rappelle que cette intervention date de 1996

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 14:15

 

 

N.B/ ce dossier a été réalisé en 96 - 97, aujourd’hui il serait légèrement différent et tiendrait compte des dernières publications. Toutefois, nous ne remettons  pas pour autant en cause l’ensemble de notre analyse.

 

 

 

(texte publié en Juin 96 destiné à présenté un salon sur l’environnement qui s’est tenu au Centre Eiffel à Paris) 

 

 

 

Faut-il mettre des préservatifs aux vaches folles ?

 

 

La nature des recherches virologiques, fait que même si la  relation existe et que certaines personnes aient  été  réellement contaminées, il faudra encore prouver que cette contamination a un rapport avec   la  consommation de viande. Enfin,  on peut également s’interroger sur la  seule  médiatisation du risque encouru par  la consommation de viande britannique,  parce que l’on trouve des bêtes malades  dans les cheptels  suisses, portugais et français. Si l’on tient compte  que seul un petit pourcentage de porteurs de  virus développe la maladie, les risques de l’éventuelle contamination semble être importants même dans des élevages où la maladie ne s’est apparemment pas manifestée. Les virologistes classifient le virus responsable de la maladie de Creutzfeldt-Jakob parmi les virus lents. C’est à dire qu’entre le   moment de la contamination et l’apparition des premiers symptômes de la maladie il faut souvent plusieurs années (parfois  une vingtaine). Le cycle rapide de  production industrielle de  viande bovine fait,  que pour  la grande partie des animaux porteurs de virus, la maladie n’aura pas le  temps de se manifester. L’expérience que nous avons avec ce type de pathologies démontre que souvent ces virus échappent aux tests de contrôle de routine. C’est le fait  pour les virus lents,  car ceux-ci ne se repliquent que lentement, ils n’atteignent  pas le  stade de l’infection, sont peu nombreux donc plus difficile à détecter.

 

Pour asseoir notre  argumentation,  nous voulons insister sur le fait que notre connaissance en la matière, et nos possibilités d’action sont des plus restreintes. Mais même, si nous ne savons  rien ou pas grand chose, sur les risques de transmission aux humains de la maladie de la  vache folle, en revanche l’attitude des pouvoirs publics Européens à de quoi laisser perplexe. Cette infection est connue en Europe depuis au moins dix ans. Depuis plusieurs années on sait  qu’elle est causée par un virus lent. Enfin on a l’exemple  de nombreuses maladies virales dont les vecteurs sont les animaux. Depuis plusieurs dizaines années nous savons également que très fréquemment  les virus ne sont pas spécifiques à une seule espèce, c’est à dire que le même virus peut infecter plusieurs espèces animales (et l’homme). Dans des conditions d’expérimentation in vitro il est possible de contaminer des animaux par le virus “Kuru” (dont les symptômes cérébraux sont proches de ceux  de la maladie de la  vache  folle). L’encéphalopathie spongiaire, maladie  typique des indigènes de la tribu Foré de Nouvelle Guinée, est attribuée   à l’habitude ancestrale de leurs  pratiques du cannibalisme. Depuis longtemps déjà, on aurait dû  réfléchir aux similitudes de    symptômes  entre la maladie des vaches folles et certaines maladies dégénératives du système nerveux comparable au syndrome de Creutzefeldt-Jacob.

 

Pourquoi donc cette bombe politique et médiatique  ? Pourquoi a-t-il fallu  attendre dix ans pour que se pose la question de savoir si des risques de contamination pour  l’homme existait ? Le  cas de  maladie survenue parmi des employés d’élevage et parmi des individus jeunes (jusqu’alors  considérés comme ne présentant aucun  risques de contamination) a-t-il  subitement interpellé les spécialistes de politique sanitaire ? Enfin l’abattage du cheptel  britannique est-il  un moyen efficace et suffisant pour protéger  notre santé ?

 

Depuis peu, nous observons l’apparition de nouvelles maladies mystérieuses. Qu’y a-t-il de  commun entre la maladie des vaches folles, et celles qui causent  la mort massive de phoques de Mer du Nord et qui  ravage   les écureuils marsupiaux Trichosurus vulpecula d’Australie ? Dans ces trois cas les chercheurs parlent d’un virus qui touche le système nerveux. Ces trois maladies comme par hasard, se manifestent dans un  contexte de grave crise écologique dans lequel se trouve ces populations. Les phoques subissent les répercussions  de la pollution maritime, qui dépasse leur seuil de tolérance, les écureuils australiens ont été  introduits dans différents sites d’Australie et de Nouvelle Zélande comme  animaux à fourrures,  ils se  sont échappés et ont  commencer à envahir des régions très différentes de leurs milieux naturels. Comment s’étonner, si en ajoutant à leur  nourriture des carcasses d’animaux malades, et que celle-ci comporte en outre, une antibiothérapie systématique, l’action permanente des hormones, le stress qui découle des  conditions d’élevage industriel, que ces innocents ruminants  deviennent une population à hauts risques.

 

Nous ne voulons pas alimenter une polémique  purement académique, de savoir  si nous sommes confrontés à de  nouveaux virus ou si les conditions nouvelles de vie rendent agressifs des micro-organismes qui jusqu’alors n’étaient pas pathogènes. Par ailleurs on sait que certains virus comme le PML , responsable de la l’eucoencéphalopatie sont assez fréquents dans les populations humaines (70% des hommes sont porteurs) mais que ceux-ci ont besoin de conditions particulières pour devenir virulents. On devrait également réfléchir sur le fait démontré récemment par des chercheurs tchèques, que la carte d’évolution de  certaines maladies dégénératives est identique à celle des  sites de  pollution industrielle importante.

 

Nous pensons que pour éviter ces pathologies aux bovidés  et  leur éventuelle transmission à l’homme, il  faut de toute urgence s’intéresser  à la préservation de la nature, plus  qu’à l’abattage de troupeaux même si  ce moyen semble être nécessaire, il n’est qu’un remède  symptomatique et ne traite pas les causes de la maladie. Il est évident qu’aucun des   décideurs ne suivra  nos conseils d’abandonner  la production industrielle de  viande et  que nos appels visant à la réorganisation de l’élevage et à la protection plus stricte de l’environnement resteront lettre morte. Nous savons également que les pouvoirs publics se doivent de faire quelque chose pour répondre à la pression de l’opinion publique. Nous leur conseillons donc de mettre des  capotes anglaises aux  vaches. Ce moyen de protection a eu une efficacité psychologique totale sur  l’opinion publique et les médias dans l’affaire du SIDA, même si à maintes reprises nous avons démontré que son efficacité réelle était plus que douteuse.



1°) Il n’a pas été démontré que l’encéphalopathie spongiforme bovine, qui frappe les vaches soit transmissible à l’homme, bien qu’il y ait néanmoins de fortes présomptions. (à l’heure actuelle, la transmission inter espèces a été établie)

 

2°) La maladie n’a touchée que très peu d’individus, l’expression de la maladie chez les vaches ne connaît pas de courbes exponentielles.

 

3°) Cette affaire connue depuis très longtemps (années 80) ainsi que nous le soulignons  dans le dossier a été montée de toute pièce en épingle, à des fins de marchandage politique et qu’elle a outrepassée l’espérance de ses promoteurs.

 

4°) la réaction du public du boycott de la viande bovine est disproportionnée en fonction du risque réel, qui est au regard des statistiques est insignifiant, la maladie de Creutzeveld Jakob, n’a fait que quelques dizaines de victimes. On peut donc à première vue être étonné que les hécatombes sur les routes, les nuisances occasionnées par de très nombreuses sources de pollutions industrielles civiles ou militaires ne suscitent aucune réaction de la part de ce même public.

 

 En revanche, cette réaction  est significative, elle montre que le public même s’il a mal choisi sa cible, s’interroge d’une façon générale sur la qualité de son alimentation, et vue sous cette optique son interrogation a toute raison d’être, comme nous l’avons maintes fois souligné et démontré. Le risque lié à nos systèmes alimentaires et aux autres sources de pollution industrielle est certain, tous les scientifiques et observateurs s’accordent sur ce point. Les conséquences de nos techniques (y compris médicales) risquent d’être catastrophiques pour les générations à venir; celles-ci ont toujours été soigneusement occultées et par les différents pouvoirs politiques, économiques et industriels.

 

 L’autre aspect a souligné, ce sont les explications et les mesures, je devrais dire l’absence de mesures des pouvoirs en place.

 

Les politiques, ont mis la responsabilité sur les farines anglaises... alors que le même type d’aliment est donné aux bovins européens élevés de façon industrielle. Pour tous ces spécialistes, il est tout naturel de nourrir des herbivores, avec des aliments contenant des déchets animaux. J’ai même entendu dire, (sans rire) sur une radio par l’un d’entre eux  pour justifier ces façons de faire, que la vache lorsqu’elle mettait bas, mangeait son placenta. On peut s’étonner qu’un spécialiste (sic) arrive avec un tel constat, à de telles extrapolations... (alors qu’il s’agit là d’un phénomène bien connu d’autophagie), qui s’observe chez bon nombre d’espèces.

 

La mesure prise par les pouvoirs politiques, d’interdire la consommation de cervelles et de moelle épinière peut à première vue paraître être une mesure intéressante, mais elle non plus  ne résiste pas à une analyse même superficielle. En effet, même  si le prion est plus facilement identifiable sur ces organes particuliers, rien ne certifie qu’il ne soit pas présent dans les autres tissus animaux. Je rappelle, ainsi que nous l’avons souligné (Piotr Daszkiewicz et moi-même) la particularité de ces organismes est qu’ils  mutent facilement  et qu’ils s’adaptent en fonction du milieu. Rien ne certifie, donc qu’ils sont inexistants sous d’autres formes, indécelables.

 

Il est a souligner qu’en 1988, un laboratoire anglais confirma que l’encéphalopathie spongiforme bovine était liée à la consommation de farines contaminées.  En juin 88, les anglais interdirent les protéines animales pour l’alimentation des ruminants. Les farines continuèrent d’être fabriquées et étaient réservées à l’exportation, vers la France, la Thaïlande et Israël. Il va sans dire que les responsables sanitaires de ces différents pays ne pouvaient ignorer que ces farines étaient interdites en Grande Bretagne, l’interdiction en France date de Juin 89 et fut appliquée au mois d’août, uniquement pour les herbivores.

 

 Celles-ci ont néanmoins continuer  à nourrir, les animaux d’élevage volailles, poissons, porcs. L’encéphalopathie spongiforme bovine, malgré cette interdiction à continuer à se développer plus en Grande Bretagne qu’ailleurs, ce qui laisse supposer qu’indépendamment de la responsabilité des farines d’autres facteurs environnementaux peuvent être suspectés.

 

Ainsi que nous l’avons dit et redit, il est indispensable de revenir à des  moyens agricoles respectueux de l’environnement.

 

J.Aikhenbaum

 

Piotr Daszkiewicz

 

 

 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 14:11

L’importance de la biodiversité

 

 

Sauvegarder la biodiversité pour préserver notre santé (texte de 1996 publié pendant la crise de la vache folle)

 

La sauvegarde de la biodiversité des animaux domestiques est l’une des premières mesures à prendre pour résoudre  la “crise de vache folle”. D’après “The World Watch List for Domestic Animal Diversity “, 27% du patrimoine des animaux domestiques (dont 274 uniquement pour  l’Europe)  est menacé de  totale disparition.

L’industrialisation de l’agriculture est la première responsable de la perte considérable qu’ont subi les variétés de bovins. En 1865 en France on  comptait environ 50 de races. En 1943, trente races  se répartissent  un troupeau de 18 millions de têtes (dont huit se partagent  50% du cheptel).

Aujourd’hui   85% du cheptel français n’est représente  que par cinq races !

Pourtant indépendamment de celles sélectionnées pour l’élevage industriel, on trouve en France et ailleurs des races à petits effectifs, parfois appelées rustiques, qui se sont  réduits comme peau de chagrin depuis les années 1950-1960. Le plus souvent ce sont des races locales, qui comportent  moins d’un millier de têtes. Citons : La Bretonne pie noir (500 vaches réparties chez 75 éleveurs), l’Armoricaine (50 femelles inventoriées dans  huit troupeaux situés dans le Finistère), l’Aure et la Saint Girons (70 femelles inventoriées), la Gasconne aréolée (170 vaches), la Béarnaise (75 vaches et 10 taureaux), la Lourdaise (45 vaches), la Marachaîne (60 bêtes), la Nantaise (60 bêtes), la Villars-de-Lans (144 vaches). Ces races ont été condamnées par nos éminents  technocrates de l’agriculture à disparaître, elles n’avaient selon eux plus aucune raison d’être. Elles ont été  souvent d’ailleurs  traitées injustement comme  signe de pauvreté et d’arriération. La Ferrandaise (actuellement 200 femelles) a été  même interdite de concours agricole dans les années 1950, tant les technocrates de l’agriculture souhaitaient la voir disparaître. Plusieurs races ont disparues définitivement (25 en France) notamment : l’Albanaise: race de la région de l’Albens en Haute Savoie,  l’Augeronne, la Betizu (race  Basque).

Quelques unes de ces races rustiques ne survivent actuellement que grâce aux  efforts d’organismes à buts non lucratifs, comme les conservatoires biologiques régionaux (qui maintiennent entre autres le troupeau de Gasconne aérolée) ou de Parcs Naturels (la Nantaise a survécu grâce au Parc Naturel de Brière). Pourtant, il semble nécessaire de  trouver à ces races un rôle diffèrent que celui d’accessoire de décoration pour agrémenter le   paysage ou de pièces de musée ! Elles  sont connues pour leur longévité et leur  résistance à des conditions environnementales difficiles. De plus, nous savons que plus une population est  variée génétiquement, mieux elle résiste  aux maladies. Il est très certainement parmi ces races, des animaux susceptibles de résister  à la folie de l’homme. Elles  font également  partie de notre patrimoine culturel. Leur sélection s’est effectuée  pendant plusieurs milliers années. Il est impossible de penser  revoir les conditions de l’élevage “moderne” et  vouloir assurer la sécurité des consommateurs en oubliant ces races menacées de  disparition.

 

       Source de données: Inventaire des Animaux Domestiques en France, Alain Raveneau, Ed. Nathan 199

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 11:47

 

Les vertus cachées de la pomme de terre

 

Le jus des pommes de terre (faiblement toxique,  mais évidement bien moins que la majorité des médicaments), est l'un des rares moyens accessible  qui diminue efficacement l’hypertension sanguine. Ce jus est également conseillé pour combattre la constipation chronique. Il peut même être consommé par  les femmes enceintes.

 

Brûlures d’estomac

 

En Europe Orientale et Centrale la médecine populaire utilise depuis très longtemps le jus frais des pommes de terre pour combattre   l'inflammation de l'estomac et les ulcères de l'estomac et du duodénum. Les paysans ukrainiens se  servent également du jus pour traiter le pyrosis (brûlures d'estomac).

 

Bronchites toux sèches

 

Dans les bronchites et les toux sèches, les inhalations faites avec des pommes de terre sont salutaires. Il vous suffit de les cuire sans les éplucher, dans une petite quantité de l'eau. Vous en respirerez les vapeurs  pendant 10 à 15 minutes, en recouvrant votre tête à l’aide d’une serviette

 

Pommes de terre crues, pommes de terre cuites

 

Les pommes de terre crues sont utilisées pour traiter les brûlures. Si vous intervenez rapidement, elles vous éviterons les complications, notamment les cloques et les cicatrices. Vous appliquerez les rondelles à même la peau.

 

Lumbalgies

 

Les pommes de terres cuites et placées dans un petit sac constituent des cataplasmes chauffants, que vous pouvez appliquer sur les douleurs diverses, rhumatismes, lumbagos, dorsalgies.

L'amidon de pomme des terres est un moyen qui accentue l'efficacité des autres médicaments.  Dans les  intoxications, elle protège de façon remarquable la muqueuse intestinale. Enfin on utilise les cataplasmes secs d'amidon de  pommes de  terre pour traiter des érysipèles.

Dans les inflammations des seins,  la  pommade faite d’un mélange d'huile de tournesol et d’amidon de pommes de terre est très efficace. Vous pouvez obtenir cette préparation en réduisant vos pommes de terre par la cuisson en purée et en y ajoutant de l’huile (pour une pomme de terre moyenne 3 cuillerées à soupe d’huile).

 

Hypertension

 

La teinture mère de fleurs de pommes de terre est utilisée dans le traitement de l'hypertension et comme excitant de la respiration. Toutefois, en quantité importante, l’utilisation autres que les tubercules, peut occasionner des intoxications par la solanine.

Les vertus médicinales de la Solanum tuberosum on été au cours de ce siècle totalement occultées. On a oublié également qu’elle était très belle. Il nous semble utile de vous rappeler que pendant les deux premiers siècles de son épopée européenne, la  pomme de terre était surtout une plante ornementale recherchée par les jardiniers et les collectionneurs.

Personne ne tient plus et c'est regrettable à mettre en valeur cette plante. On peut facilement comprendre que ni les laboratoires pharmaceutiques, ni les médecins, ni les vendeurs de panacées exotiques aient un intérêt quelconque à divulguer  qu’un  simple gratin dauphinois,  peut avoir plus de vertus que de nombreux  remèdes chers et compliqués,  ou qu’une simple purée contient plus de vitamine C, que tout un tube de comprimés. De plus, lorsque vous la prenez de cette manière, il s’agit de vitamine C,  d'origine naturelle qui ne comporte aucune contre indication. 

 

Piotr Daszkiewicz  - Dr es-sciences

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